Romans & Nouvelles de genre

  • Le ton de « Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation » est vif, voire lapidaire, le style particulièrement cru et chatoyant. Pierre Louÿs use volontiers d'ironie pour évoquer les amours viles des jeunes filles perverses, et cette relative distanciation lui permet de faire fi de toute censure morale. Le Manuel de civilité est sans doute l'oeuvre la plus subversive de Louÿs, véritable attaque en règle contre le puritanisme bourgeois de la Belle Époque.

  • Les Exploits d'un jeune Don Juan est un roman érotique écrit par Guillaume Apollinaire et publié en 1911 sous couverture muette. C'est un roman d'initiation amoureuse et sexuelle. Roger, un jeune homme de bonne famille, part accompagné de sa mère, de sa tante et de sa soeur, dans la propriété familiale située à la campagne. Là-bas, il va découvrir, à travers de nombreuses expériences, les plaisirs de la sexualité.

  • Teleny

    Oscar Wilde

    Teleny est un roman érotique publié à Londres en 1893. Teleny fut écrit d'abord en collaboration par Oscar Wilde et plusieurs de ses amis puis entièrement remanié par Oscar Wilde. Le roman se déroule à Londres à la fin du XIXe siècle, et dévoile sans retenue la nature et la complexité de la relation amoureuse entretenue entre Camille des Grieux et René Teleny. Ce texte est l'un des premiers textes pornographiques à parler explicitement de l'homosexualité en langue anglaise (le précédent était Les Péchés des Cités de la plaine de 1881). Son style littéraire recherché le rapproche aussi de la littérature de l'époque. Publié dans un premier temps clandestinement à Londres en 1893, il fut traduit à Paris en 1934 dans la collection Ganymède Club (Charles-Henri Hirsch).

  • Au XVIIIe siècle, Erosie quitte son couvent en diligence. Un abbé envoyé par son promis l'aborde. Elle le fait monter. Arrivé à une auberge, il lui présente le vicomte Solange qu'il éduque. L'abbé les voit faire l'amour et s'en réjouit. Erosie écrit tout ceci à Juliette quand son promis arrive !

  • Le surmâle

    Alfred Jarry

    « L'amour est un acte sans importance, puisqu'on peut le faire indéfiniment ». Le roman commence par cette étonnante phrase lâchée lapidairement par le personnage central, André Marcueil en plein milieu d'un repas dans son château de Lurance. Suit inéluctablement une discussion sur l'amour où chacun rivalise d'imagination pour célébrer un surmâle, un homme capable de faire un nombre impressionnant de fois l'amour en un temps limité. Cette discussion devient enfin purement scientifique lorsqu'un médecin, le docteur Bathybius, fait remarquer que le corps humain n'est pas adapté à de telles prouesses et que par conséquent, ces histoires de performance ne sont que des fantasmes. Un autre personnage, Monsieur William Elson, chimiste de renom, fait alors intervenir l'une de ses inventions, la perpetual-motion food (que l'on peut traduire par « nourriture du mouvement perpétuel ») qui, selon lui, permettrait la regénération des muscles pendant l'effort. Un homme ainsi nourri pourrait, sans effort particulier, devenir physiquement hyper-impressionnant et rivaliser avec le fantasmagorique. Pour mettre à l'épreuve son invention, le chimiste propose aux invités d'assister à une course de vélos où les sportifs seront exclusivement alimentés avec cette nourriture : il s'agit de parcourir 10 000 milles, soit la distance Paris et Irkoutsk (Russie). Ils suivront celle-ci depuis un train qui roulera au côté du peloton. Lors de cette course, la plupart des cyclistes trouvent la mort, mais l'exploit est tout de même réalisé. L'ombre d'une personne non-alimentée par la perpetual-motion food rivalise de vitesse et de distance avec les coureurs. Voici le surmâle. Tout au long de la route entre Paris et la Russie, l'on a retrouvé des cadavres de femmes, à qui l'on avait sauvagement fait l'amour. Après quelques recherches, l'on trouve et fait venir cette fameuse ombre pour qu'elle réalise enfin la performance sexuelle tant attendue. 89 fois : tous les records seront battus. (Source : Wikipédia)

  • L'oeuvre tout érotique d'André de Nerciat est typique des oeuvres libertines comme celles de Sade, sans cruautés criminelles. Bien loin du romantisme mal à l'aise avec le désir mal assumé, Nerciat est joyeux, convivial, imaginatif et débordant de vitalité vigoureuse. Rarement, jamais peut-être, la sexualité ne fut plus simple, plus disponible, plus immédiate et avec un bonheur d'arc-en-ciel.
    Il est l'auteur de plusieurs romans libertins, dont Félicia, ou Mes Fredaines.
    Extrait : « Ma chère Félicia, dit-il avec un peu de confusion, je suis fâché d'avoir troublé ton repos ; mais j'étais venu pour savoir comment tu te trouvais après ce terrible orage, et si tu n'en as pas été incommodée. Puis te voyant dans un désordre qui t'exposait à prendre quelque maladie, j'ai cru devoir m'approcher... Il faut te recouvrir. » En effet, il rejetait le drap sur moi et l'arrangeait avec la plus heureuse maladresse ; ses mains me parcouraient savamment. Je feignais beaucoup de reconnaissance : son empressement officieux alla jusqu'à me passer lui-même une chemise ; complaisance qui lui valut encore quelques jolis larcins, dont je ne lui sus point mauvais gré. Certain feu brillait dans ses yeux... Ah ! s'il m'eût aussi bien devinée !... Mais il ne hasarda qu'un baiser, un peu libre à la vérité pour un oncle ; je le rendis, je crois, un peu libéralement pour une nièce... Il s'en allait... Il hésita... J'espérais... Il s'en alla tout de bon.

  • Voici un roman réaliste très agréable à lire tant l'éloquance de Mirabeau y est parfaite.
    Laure est une jeune fille dont la mère est morte lorsqu'elle avait dix ans. Elle est dès lors laissée aux bons soins de son père, qui est en réalité son beau-père, mais auquel elle est très attachée. Très vite, commence alors son initiation aux plaisirs. Elle voit aussi l'apparition d'une bonne, qui devient l'amante de son père et sa compagne dans ses jeux libertins.


  • Gamiani ou Deux nuits d'excès est un roman érotique d'Alfred de Musset édité pour la première fois en 1833.

    Ce roman est l'ouvrage le plus réimprimé au cours du xixe siècle avec plus de 40 éditions. L'attribution du roman à Alfred de Musset a longtemps été contestée.
    Le roman raconte deux nuits de la vie de la comtesse Gamiani marquées par ses ébats avec Fanny et Alcide. Pendant ces deux nuits, les trois personnages vont successivement raconter leur initiation sexuelle ainsi que leurs plus grands exploits dans ce domaine.

  • Alphonse Momas, né en 1846 et mort le 6 juin 1933 à Paris, est un écrivain français. Après avoir écrit des pièces de théâtre au début des années 1890, il écrivit un très grand nombre de romans érotiques sous divers pseudonymes.

    Un collège féminin dans lequel la fustigation est une règle. De belles filles de dix-huit ans et plus entre lesquelles le rapport lesbien est un principe. Un roman érotique et amusant. « Reine avait quitté l'Institution Sticker, et après Reine, Lisbeth et Aline partirent à leur tour. Peu à peu les pensionnaires, présentes à l'arrivée de la jolie Française, se remplaçaient par les nouvelles venues, mais la graine de saphisme germait de plus en plus. Hilda n'était plus la favorite de Jean Sticker. Elle se fit encore prendre, en train d'être enfilée par un godemichet placé sous le ventre de Clary. Elle ne reçut pas la flagellation cette fois : toute sa division réunie, la directrice, lui ayant fait attacher jupes et chemises sur les épaules, la condamna à exécuter trois fois le tour de la salle de travail, en la poursuivant à grands coups de pieds dans le derrière. Au troisième, elle la flanqua à la porte et lui commanda de marcher dans cette tenue autour du bâtiment, pendant une demi-heure. Toute rouge de confusion, le visage en larmes, surveillée par une sous-maîtresse rigide, Hilda subit cette honte, rencontrée par les serviteurs des deux sexes, lui décochant force quolibets, et, sur la porte de sa chambre, dans le petit angle obscur et insoupçonné, s'apercevait l'étoile de luxure. Lassée de son favoritisme, finissant toujours mal, écoeurée des actes obscènes qui se commettaient avec une audace sans cesse croissante, jalousée et enviée de celles qui aspirèrent à lui succéder et qui, n'ayant pas abouti, la dénigraient auprès des grandes et des moyennes ; elle revenait à des sentiments de sagesse. La nuit, elle dormait paisiblement sans plus se préoccuper des tentations charnelles : le sang posé des Anglaises reprenait le dessus dans son tempérament. Elle pensait n'avoir rien à redouter de personne, et si elle fermait sa porte à clef, elle le faisait parce qu'elle savait que, dans la nuit, des personnes étrangères à la maison circulaient à travers les bâtiments scolaires. Et voilà qu'un soir, devant sa porte, s'arrêta le duc Albert d'Ottinicher. »

  • Alphonse Momas, né en 1846 et mort le 6 juin 1933 à Paris, est un écrivain français. Après avoir écrit des pièces de théâtre au début des années 1890, il écrivit un très grand nombre de romans érotiques sous divers pseudonymes. "Il eut une dernière hésitation, jeta un regard sournois autour de lui puis, brusquement, la retroussa, glissa la main entre le pantalon et la dirigea au conin. Ah, comme elle écarta vite les cuisses où apparaissaient à peine quelques poils follets ; comme elle facilita, et combien elle jouit à ce contact du mâle sur ses parties sexuelles ! "

  • Alphonse Momas, né en 1846 et mort le 6 juin 1933 à Paris, est un écrivain français. Après avoir écrit des pièces de théâtre au début des années 1890, il écrivit un très grand nombre de romans érotiques sous divers pseudonymes.

    Extrait : Elle attisait le feu avec son marivaudage qui parfois, souvent, frôlait l'effronterie cynique, mais quelle gentillesse dans cette effronterie ! Les mots sortaient des lèvres dans un sourire de candeur qui stupéfiait et coupait court à la réplique. Que dit-elle donc dans la dernière valse, alors qu'elle s'abandonnait les yeux mourants, au vertige du tournoiement, le corps presque dans ses bras ? Oui il se rappelait. Un gros soupir gonfla sa poitrine, le monde n'existait plus, il lui semblait qu'il la possédait, et ses mains prirent connaissance par dessus la toilette des trésors qu'il convoitait : les yeux de Lucette se levèrent sur les siens, avec un frémissement des cils et elle murmura :
    - Vous me voyez et vous me sentez nue !

  • Fonctionnaire à la préfecture de la Seine au début des années 1890, il écrivit un très grand nombre de romans érotiques sous divers pseudonymes : Bébé, Clic-Clac, L'Érotin, Fuckwell, Le Nismois, Léna de Mauregard, Camille Mireille, Mercadette, Pan-Pan, Tap-Tap, Trix,Un journaliste du dernier siècle, Zéphyr, et fut le plus prolixe des écrivains pornographiques des années 1890. Dès 1915 il publia à son compte des brochures plus mystiques et ésotériques.

    Extrait : Reine s'était couchée sur la fourrure : en femme experte, elle écartait les cuisses et ouvrait les bras dans lesquels se laissait aller la fausse miss Sticker ; elle-même, elle dirigeait la queue au bon endroit, à la porte du gentil conin qu'elle dépucela, aspirant à ce qu'elle en franchit vite le seuil ! Ah, le doux frottement des épidermes ! Les lèvres se dévoraient de caresses, la petite cochonne de Reine ne cessait d'actionner sa langue dans la bouche de la directrice ; d'une de ses mains elle lui caressait les reins, les fesses, la pressait sur son ventre, pour mieux la sentir dans son vagin. La queue avait pénétré, et les soupirs d'extase soulevaient les deux poitrines : directrice et élève faisaient des yeux blancs et se trémoussaient pour se fondre en un seul corps. Une sonnerie se fit entendre dans le salon ; elle annonçait l'arrivée d'une élève et de ses parents, miss Sticker précipita le coït, la queue déchargea son sperme dans le ventre de Reine, pas une goutte ne se perdait au dehors. La jeune fille se tordait dans les délices de la possession, son amant s'arracha à l'ivresse folle qui les emportait loin de ce monde.

  • « Le dessein de ce roman est nouveau sans doute ; l'ascendant de la Vertu sur le Vice, la récompense du bien, la punition du mal, voilà la marche ordinaire de tous les ouvrages de cette espèce ; ne devrait-on pas en être rebattu ! Mais offrir partout le Vice triomphant et la Vertu victime de ses sacrifices, montrer une infortunée errante de malheurs en malheurs, jouet de la scélératesse ; plastron de toutes les débauches ; en butte aux goûts les plus barbares et les plus monstrueux ; (...) n'ayant pour opposer à tant de revers, à tant de fléaux, pour repousser tant de corruption, qu'une âme sensible, un esprit naturel et beaucoup de courage ; hasarder en un mot les peintures les plus hardies, les situations les plus extraordinaires, les maximes les plus effrayantes, les coups de pinceau les plus énergiques, dans la seule vue d'obtenir de tout cela l'une des plus sublimes leçons de morale que l'homme ait encore reçue ; c'était, on en conviendra, parvenir au but par une route peu frayée jusqu'à présent. »

  • Pour créer le personnage de Fanny Hill, Cleland s'est inspiré de Fanny Murray, une prostituée de 17 ans qui était l'idole des aristocrates londoniens. Sous la plume du romancier, Fanny raconte ses expériences à travers deux longues lettres où elle décrit sa vie misérable à la campagne, son arrivée sans le sou dans la capitale, son initiation dans une fameuse maison close puis sa spécialisation dans les orgies les plus débauchées. D'abord pure et innocente, elle acquiert vite l'expérience suffisante pour comprendre comment profiter au mieux de sa situation. Fanny devient une forte femme, intelligente, clairvoyante. Loin d'être une incontrôlable nymphomane, Fanny ne dédaigne pas le plaisir, mais elle place aussi la vertu au-dessus du vice, ne perdant jamais de vue le fait que ses nombreuses expériences lui ont surtout permis de trouver sa place dans le monde et n'ont pas fait d'elle une débauchée.

  • Les Infortunes de la vertu est un conte philosophique de Sade, écrit en 1787. L'ouvrage est écrit entre le 23 juin et le 8 juillet 1787, alors que Sade est emprisonné dans la tour de la Liberté à la Bastille.
    Justine ou les Malheurs de la vertu, publiée en 1791, est la seconde version de cette histoire, qui sera elle-même suivie d'une troisième version, La Nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu, publiée en 1799.
    Le prénom de l'héroïne, Justine, est celui qui avait été donné à Catherine Trillet, domestique au château de La Coste en 1776.
    Le manuscrit des Infortunes de la vertu a été mis au jour en 1909 par Guillaume Apollinaire et a été publié pour la première fois en 1930.

  • L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour est un roman libertin de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, paru en 1798. Restif a cherché à être l'anti-Sade, comme il l'annonce dans la préface : « Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l'infâme Dsds [Sade] ; c'est-à-dire, de Justine, Aline, le Boudoir, la Théorie du Libertinage, que je lis dans ma prison. Ce scélérat ne présente les délices de l'amour, pour les hommes, qu'accompagnées de tourments, de la mort même, pour les femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les siens, et que les épouses pourront faire lire à leurs maris, pour en être mieux servies ; un livre où les sens parleront au coeur ; où le libertinage n'ait rien de cruel pour le sexe des Grâces, et lui rende plutôt la vie, que de lui causer la mort ; où l'amour ramené à la nature, exempt de scrupules et de préjugés, ne présente que des images riantes et voluptueuses. » Il a voulu faire un « Erotikon », propre à rallumer les passions éteintes, sans verser dans la cruauté du marquis de Sade : « Pour remplacer la Justine et faire préférer L'Anti-Justine, il faut que celle-ci surpasse l'autre en volupté autant qu'elle lui cède en cruauté... » Le livre se présente comme de la main de Jean-Pierre Linguet, avocat au Parlement, entreprenant de raconter sa vie, son initiation et ses souvenirs. L'Anti-Justine, tel qu'il a été édité, est inachevé, mais le manuscrit original devait avoir une longueur double ou triple de ce que nous connaissons aujourd'hui. En effet, Restif commença l'impression du roman en mars-avril 1798, mais fut nommé sous-chef de bureau dans les services de la police vers mai de cette année, ce qui l'incita très certainement à la prudence. Il semble ainsi que seuls quatre exemplaires (conservés à la Bibliothèque nationale de France, le plus complet s'achevant en milieu de phrase, au début d'une seconde partie alors que sept ou huit sont annoncées) aient jamais été imprimés, rien n'indique qu'il y en eut d'autres. L'oeuvre, tombée dans l'oubli, ne refit véritablement surface que dans les années 1860. Il est à noter que, si Restif abhorrait Sade, Sade détestait de même Restif ; ainsi, le marquis écrivait à sa femme, en 1783, alors qu'il était incarcéré à Vincennes : « Surtout n'achetez rien de ce Restif, au nom de Dieu ! C'est un auteur de Pont-Neuf et de Bibliothèque bleue, dont il est inouï que vous ayez imaginé de m'envoyer quelque chose. »

  • Herman et la noble et fière Ernestine, deux jeunes amoureux, sont aux prises avec des libertins prêts à tout - même au crime - pour assouvir leurs désirs. Le comte Oxtiern, scélérat et débauché, et sa complice, Mme Scholtz, veuve au tempérament enflammé, ne reculent devant aucun mensonge, aucune vilenie. Mais le crime triomphe-t-il toujours ? La pureté et l'amour ne peuvent-ils vaincre le vice ?

  • L'Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice est un roman du marquis de Sade, publié en 1801. L'Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice est le second volet de l'histoire de la soeur de Juliette, Justine ou les Malheurs de la vertu. La publication, sans nom d'auteur, de ces deux ouvrages a valu à leur auteur son arrestation sur ordre par Napoléon et son incarcération sans procès à l'asile de Charenton durant les treize dernières années de sa vie. Alors que, dans les Malheurs de la vertu, Justine n'obtient, pour tout prix de sa vertu, que des injustices et des sévices répétés, Juliette est au contraire une nymphomane amorale dont les entreprises lui valent le succès et le bonheur. Juliette est élevée dans un couvent, mais à l'âge de treize ans, elle est séduite par une femme qui entreprend de lui expliquer que la moralité, la religion et les idées de cette sorte sont dépourvues de sens. Toutes les considérations philosophiques évoquées au cours du récit sont de cet ordre : toutes les idées touchant à Dieu, la morale, les remords, l'amour, sont attaquées. La conclusion générale est que le seul but dans la vie est « de s'amuser sans se soucier, aux dépens de quiconque ». Juliette pousse ceci à l'extrême en assassinant de nombreuses personnes, y compris divers proches et amis. Pendant le roman, qui suit Juliette de l'âge de treize à environ trente ans, l'anti-héroïne dévergondée s'engage dans pratiquement chaque forme de dépravation et rencontre toute une série de libertins comme elle, tels que la féroce Clairwil, dont la passion principale est d'assassiner de jeunes hommes, Saint-Fond, un nabab incestueux de cinquante ans qui assassine son père, torture quotidiennement des jeunes filles à mort, allant même jusqu'à ourdir un complot ambitieux visant à provoquer une famine qui éliminera la moitié de la population française. Minski, l'« ogre des Apennins », est un anthropophage infligeant au corps humain les tortures et les mutilations les plus inventives.

  • Les Aventures de Sherlock Holmes est un recueil de nouvelles policières écrit par Sir Arthur Conan Doyle et mettant en scène son célèbre détective privé.

  • Thérèse philosophe, ou mémoires pour servir à l'histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Éradice, plus connu sous le nom de Thérèse philosophe est un roman de 1748 à l'attribution contestée. Produit d'une audacieuse entreprise éditoriale à cheval sur l'actuelle Belgique et la France, il est vraisemblablement composite. On peut citer parmi les attributions les plus solidement étayées pour ses différentes parties celle à Jean-Baptiste Boyer d'Argens, ainsi que celle à Louis-Charles Fougeret de Monbron. Thérèse Philosophe rapporte la relation entre Marie-Catherine Cadière et Jean-Baptiste Girard, de quasi trente ans son aîné. Principalement considéré comme un roman pornographique, ce qui explique ses ventes massives dans la France du xviiie siècle où les oeuvres pornographiques réalisaient les meilleures ventes, ce roman des Lumières contient certaines idées des Philosophes.

  • Alphonse Momas, né en 1846 et mort le 6 juin 1933 à Paris, est un écrivain français. Après avoir écrit des pièces de théâtre au début des années 1890, il écrivit un très grand nombre de romans érotiques sous divers pseudonymes.

    Extrait : Betty, les jupes retroussées jusqu'à la ceinture, approcha les cuisses de son visage, en se plaçant presque à cheval sur ses épaules. Glissant la main, Reine lui entrouvrit le pantalon, souleva la chemise et découvrit le jeune conin encore imberbe. Elle y colla la bouche avec avidité, aspira avec gloutonnerie, darda à plusieurs reprises la langue, picotant et chatouillant les chairs, pelota les fesses avec les mains en croc et murmura :

    - Tourne-toi de l'autre côté.

empty