Littérature arabe

  • Laëzza

    Mohammed Dib

    De l'Algérie à la France, la vie de Mohammed Dib, l'un des plus grands écrivains de langue française, fut plus qu'un simple exil : un parcours littéraire hors pair qui a marqué plusieurs générations de romanciers et de lecteurs autant par son exigence que par la haute liberté qui traverse son oeuvre. poète, romancier et conteur, Mohammed Dib a constamment renouvelé son écriture, puisant toujours à la source de sa terre natale pour exprimer le difficile rapport à l'autre, à l'étranger, à la double culture, et l'énigme de notre présence au monde. Dans son dernier ouvrage, Laëzza, il évoque aussi bien des passions qui ne peuvent s'inscrire dans le réel, qu'en émouvant contrepoint, sa propre enfance à Tlemcen, cette présence intacte qu'il nous transmet de manière aussi simple que lumineuse.

  • Simorgh

    Mohammed Dib

    Le Simorgh est cet oiseau mythique dont Avicenne, Attar ou Rumi ont célébré le mystère. Le Simorgh, c'est aussi ce puzzle littéraire où Dib mêle allégrement le conte, la nouvelle, l'essai et le journal pour aborder les thèmes qui traversent son oeuvre, la langue, l'étranger, la fascination du désert, le pouvoir du rêve et de l'imaginaire. Et Simorgh, s'il s'ouvre par un mythe né au Proche-Orient, se clôt par une autre image à l'aune de notre destinée, celle d'OEdipe à Colone, un vieil homme qui, après avoir subi tragédie et exil, rejoint apaisé la terre de ses ancêtres.

  • Dans une aube éternelle d'été nordique, perchée sur l'un ou l'autre des arbres de son jardin, la petite Lyyli Belle recrée le monde. Entre une mère européenne et un père maghrébin, que peut être la réalité ?
    Des sapins enneigés aux dunes infinies de sable, de la confrontation de deux traditions, de deux imaginaires, elle construit tout l'univers magique de l'enfance solitaire avec ses rites et ses secrets, et abolit à sa façon la souffrance et la séparation.
    Avec L'Infante maure, Mohammed Dib, le grand romancier et poète algérien dont l'oeuvre est traduite dans de nombreux pays, poursuit l'exploration des territoires de l'exil, lieu des mirages, de l'errance mais aussi de l'identité perdue.

  • L'arbre à dires

    Mohammed Dib

    L'arbre à dires, expression trouvée par une enfant pour désigner l'être humain, a trait à la question de l'identité. Le nom, la langue natale, le statut que l'on acquiert dans l'exil, celui de l'étranger ou de l'émigré, l'impossible retour, en sont les thèmes porteurs et récurrents. Quel que soit son destin, l'homme, cet « arbre à dires », garde toujours la liberté de disposer de soi, de s'inventer, de s'étonner lui-même et d'étonner le monde à chaque instant.
    Ni essai, ni reportage, ni roman, ni nouvelle, mais empruntant à tous, L'arbre à dires mêle le cheminement personnel et l'aventure romanesque et poétique. Mohammed Dib, Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française, Grand Prix de la Ville de Paris, questionne et livre ses réflexions, ses émerveillements aussi, avec une simplicité et une justesse d'observation qui obligent à un regard différent sur l'autre et qui sont un hymne à l'échange entre les cultures.

  • Quel est ce mystérieux manuscrit découvert par des archéologues dans un coffret en bois, perdu au milieu des ruines, non loin d'Alep ? Quelles terribles vérités contenait-il pour avoir été ainsi abandonné à la garde des siècles ? Traduit de l'araméen,

  • La nuit sauvage

    Dib-M

    Souvent tragiques bien que baignées de lumière, les nouvelles de La Nuit sauvage marquent le retour de Mohammed Dib au pays d'origine. Certaines ont pour cadre la guerre d'Indépendance, d'autres cette guerre que vit actuellement l'Algérie, qui creuse des béances insondables. D'autres encore se situent dans l'entre-deux, quand le souvenir de la colonisation génère une nostalgie qui ne débouche pas forcément sur la haine. Il y a enfin celles qui parlent d'autres violences, sous d'autres cieux.
    Dans La Nuit sauvage, Mohammed Dib, Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française, renoue avec une Algérie de chair et de sang, et témoigne de ses tragédies et de ses conflits, animé d'une préoccupation constante : ne pas disjoindre, comme il l'écrit en postface, « écriture (romanesque) et responsabilité (morale) «.

  • Si Diable veut

    Mohammed Dib

    On dit : incha `Allah, si Dieu veut ; à la place, on devrait dire plus volontiers : incha `Iblis, si Diable veut. Et si Diable veut, Diable peut.
    Dans un village de l'Algérie profonde, deux vieux qui n'espèrent plus rien voient arriver leur jeune neveu qui a grandi au loin et choisit de revenir au pays. Ymran, l'enfant des banlieues parisiennes, ne comprend rien à cette société féodale, à ces étranges fiançailles qu'on lui impose. Mais il n'est pas seul à bouleverser la vie paisible du village ; des chiens ensauvagés ont attaqué et reviennent en force le jour de la fête du mouton, attirés par l'odeur du sang...
    Si Diable veut convoque à la fois le romancier et le poète, le témoin et le chercheur de vérité qu'est Mohammed Dib, Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française et Grand Prix de la Ville de Paris. Réalité d'une Algérie profondément traditionnelle et de l'impossible retour au pays, c'est aussi l'allégorie des êtres enclos dans leur destin et leur chant muet, en recherche d'identité et impuissants à lutter contre les forces du Mal.

empty