Littérature russophone

  • Lorsque Valia, étudiant débarqué de province, rencontre Anna à Moscou, il pourrait vivre avec elle une jolie histoire d'amour. Mais Anna, membre de « L'Union des jeunes patriotes » qui usent et abusent du terme « camarade » et organisent des réunions secrètes à l'image des cellules marxistes d'avant la révolution, considère l'amour comme une notion petite-bourgeoise...
    Qui est vraiment Anna ? Une adolescente prise à son propre jeu ou le symbole d'une nouvelle force politique ? Au fur et à mesure que la jeune fille tente d'embrigader Valia, celui-ci démasque la « vraie » Anna, celle qui se cache derrière les slogans, au risque d'en tomber follement amoureux...
    Lauréate de nombreux prix littéraires, Irina Bogatyreva fait partie de la nouvelle vague russe. Dans ce premier roman traduit en français, elle saisit avec humour et pertinence les paradoxes de sa génération.

  • Récit d’une tragédie conjugale, La Sonate à Kreutzer de Léon Tolstoï fut, dès sa parution en 1891, un objet de polémique. Sophie Tolstoï, sa femme et sa plus fidèle lectrice, y voit une attaque personnelle, justifiée par leurs relations tumultueuses. Elle décide de répondre à ce violent réquisitoire contre l’amour charnel en écrivant son propre roman : À qui la faute, roman d’une femme. Elle oppose à la bestialité masculine les aspirations plus spirituelles de la femme, à travers le personnage d’Anna, épouse tourmentée, déçue de son mariage avec le prince Prozorski, et troublée par sa rencontre avec Bekhmetiev.

    À qui la faute révèle le talent romanesque d’une femme qui a vécu à l’ombre d’un génie. Roman posthume publié pour la première fois en France, ce texte est un événement. Il est suivi d’une nouvelle traduction de La Sonate à Kreutzer.

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