Littérature italophone

  • Le train des enfants

    Viola Ardone

    Naples, 1946. Amerigo quitte son quartier pour monter dans un train. Avec des milliers d'autres enfants du Sud, il traversera toute la péninsule et passera quelques mois dans une famille du Nord : une initiative du parti communiste vouée à arracher les plus jeunes à la misère après le dernier conflit mondial. Loin de ses repères, de sa mère Antonietta et des ruelles de Naples, Amerigo découvre une autre vie. Déchiré entre l'amour maternel et sa famille d'adoption, quel chemin choisira-t-il ? S'inspirant de faits historiques, Viola Ardone raconte l'histoire poignante d'un amour manquée entre un fils et sa mère. Immense succès en Italie et en cours de traduction dans 29 pays, ce roman remarquable révèle une auteure d'exception. « Le Train des enfants est une histoire qu'il fallait absolument raconter, et Viola Ardone le fait avec passion et maestria. » Il Corriere della Sera

  • La loi de la mer

    Davide Enia

    « Le ciel si proche qu'il vous tombe presque sur les épaules. La voix omniprésente du vent. La lumière qui frappe de partout. Et devant les yeux, toujours, la mer, éternelle couronne de joie et d'épines. Les éléments s'abattent sur l'île sans rien qui les arrête. Pas de refuge. On y est transpercé, traversé par la lumière et le vent. Sans défense. »Un père et un fils regardent l'Histoire se dérouler sous leurs yeux, dans l'immensité de la Méditerranée, à Lampedusa. La loi de la mer est le récit de la fragilité de la vie et des choses, où l'expérience de la douleur collective rencontre celle, intime, du rapprochement entre deux êtres. Pendant plus de trois ans, sur cette île entre Afrique et Europe, l'écrivain et dramaturge Davide Enia a rencontré habitants, secouristes, exilés, survivants. En se mesurant à l'urgence de la réalité, il donne aux témoignages recueillis la forme d'un récit inédit, littéraire et poétique, déjà couronné par le prestigieux prix Mondello en Italie. Après Sur cette terre comme au ciel, récompensé par le prix du Premier roman étranger, Davide Enia confirme son talent singulier et puissant.

  • Palerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l'apprentissage de la vie dans les rues de son quartier. Amitiés, rivalités, bagarres, premiers émois et désirs pour Nina, la fillette aux yeux noirs qui sent le citron et le sel, et pour laquelle il ira jusqu'à se battre sous le regard fier de son oncle Umbertino. Car si Pullara, Danilo, Gerruso rêvent de devenir ouvrier ou pompiste comme leurs pères, Davidù, qui n'a pas connu le sien, a hérité de son talent de boxeur. Entre les légendes du passé et les ambitions futures, le monde des adultes et la poésie de l'enfance, Davide Enia, finaliste du prix Strega, tisse le destin d'une famille italienne, de l'après-guerre aux années 90, à travers trois générations d'hommes dont le jeune Davidù incarne les rêves. Entremêlant leurs histoires avec brio, il dresse un portrait vibrant de sa terre, la Sicile, et de ceux qui l'habitent. « Un premier roman remarquable, véritable phénomène littéraire. » La Repubblica

  • Années 1830 : l'Italie n'est pas encore une nation. Tandis que les partisans de l'unité luttent du nord au sud, quatre personnages sont aux prises avec leur destin et avec l'Histoire : Colombino l'orphelin, paysan candide, parti à Rome avec son mulet Astolfo demander au pape la bénédiction de son union avec la belle Vittorina ; Leda, passée malgré elle du couvent à l'espionnage ; Lisander, cynique au grand coeur, photographe expérimental, courant après la fortune et les beaux yeux d'une prostituée ; et enfin le jeune Garibaldi, trouvant au Brésil l'inspiration de ses combats futurs pour l'unité italienne, mais aussi l'amour de la voluptueuse Aninha.Alessandro Mari signe un roman magistral sur la jeunesse. Jeunesse du corps, de l'esprit, jeunesse d'une nation. Une grande fresque, portée par le souffle romanesque du 19e siècle, mais à l'écriture résolument moderne, puissante et sensuelle. Une oeuvre exceptionnelle, qui a valu à son auteur de trente-cinq ans le très prestigieux prix Viareggio.« Un roman monumental et polyphonique, des personnages inoubliables, emportés par l'amour et la politique. » La Repubblica

  • Le livre papier est-il mort ? Non. Si le livre papier risque de devenir commercialement obsolète, cela ne signifie pas qu'il soit obsolète cognitivement. N'en déplaise aux colonialistes numériques, les nouveaux formats n'ont pas ouvert de nouveaux horizons de lecture ; au contraire, cette lecture a été volée.Dans cet essai percutant, Roberto Casati montre comment choisir utilement entre des parcours qui capturent l'attention et d'autres qui la protègent. C'est pourquoi l'introduction du numérique à l'école doit se faire prudemment et toujours être soumise à des évaluations rigoureuses. L'école et les enseignants qui en sont la sève n'ont aucune raison de se laisser intimider par la normativité automatique qu'imposent les technologies nouvelles : le « maître électronique » est un mythe. L'école, au contraire, est un espace protégé dans lequel le zapping est exclu. Accéder à l'information, ce n'est pas lire ; lire, ce n'est pas encore comprendre; et comprendre, n'est pas encore apprendre. Il nous faut inventer les moyens de résister à la culture de l'impatience.

  • Lorsque Ada était petite, sa grand-mère avait inventé un jeu : il suffisait à la fillette de tendre l'oreille. Une tasse de café, des rires d'enfants, un oiseau... Le bruit des choses qui commencent, c'est une belle musique pour oublier les moments tristes.Ada y pense souvent depuis que Teresa sa grand-mère, est malade. Dans les couloirs de l'hôpital, étreinte par l'angoisse et le sentiment d'abandon, la jeune femme guette cette petite musique. Et quand elle entend pour la première fois la voix débordante d'optimisme de Matteo, ou le rire de Giulia, une infirmière pleine de bienveillance, elle se dit que Teresa avait raison : chaque fois qu'une chose finit, une autre naît...La ton, tout en douceur et en délicatesse, d'Evita Greco évoque, à travers le personnage de Ada, les étapes fondatrices de la vie. Un premier roman bouleversant qui transmet un grand feu de vie.

  • Ce récit saisissant est l'histoire d'une renaissance. Celle de Salvatore Striano, dit « Sasa », voleur, receleur, leader à quatorze ans d'un gang de gamins devenus camorristes pour se protéger de la violence des bas quartiers de Naples. Une vie dans la rue, la guerre dans la tête, la cocaïne dans le sang. à trente ans à peine, il atterrit dans une geôle espagnole avant d'être transféré en Italie. Un destin tout tracé. Fin de l'histoire.Mais c'est au coeur de l'enfer et du désespoir que son existence prend un tournant inattendu. « Sasa » découvre les livres, la littérature. Shakespeare commence à lui courir dans les veines comme une drogue qui ne tue pas mais qui sauve. Lui qui n'était jamais allé à l'école se passionne pour le théâtre, joue, renaît à la vie.
    Un récit poignant qui parle de nous, de nos forces insoupçonnées, du pouvoir salvateur des mots et de la littérature qui ont fait aujourd'hui de Sasa, que tout condamnait, l'un des acteurs les plus étonnants et les plus estimés d'Italie.
    « Un livre sur le courage et l'espoir. » La Repubblica

  • Eté 1999. Un grand-père et son petit-fils se rencontrent pour la première fois après de longues années d'incompréhension familiale qui les ont séparés.Simone, né le 17 novembre 1938, le jour où l'Italie a promulgué les lois raciales, ne s'est jamais autorisé à vivre, hanté par le souvenir du petit garçon juif traqué qu'il était. Aujourd'hui retiré dans le village du Piémont où il s'était réfugié pendant la guerre avec sa famille, il mène une existence solitaire.Zeno, un adolescent rêveur et passionné de bandes dessinées, vit au jour au le jour, comme tous les gamins de son âge. Peu lui importe le passé ou la mémoire. Pourtant, en partageant avec son grand-père ce dernier été du XXe siècle, il prend conscience de ce qui le lie à lui, tandis que Simone éprouve, pour la première fois, le sentiment d'exister.Voix importante de la jeune littérature italienne, Fabio Geda, auteur du best-seller Dans la mer il y a des crocodiles, évoque la rencontre de deux générations, chacune à l'épreuve de sa propre solitude, que le temps va rapprocher au fil d'une relation émouvante qui se joue au-delà des mots.« Un de ces livres où l'on retrouve quelque chose de nos vies, quelque chose qui nous touche d'emblée. »La Reppublica

  • Pédophile, morphinomane, coupable d'avoir détourné des sommes faramineuses à des fins illicites... comment Marcial Maciel, qui fonda les Légionnaires du Christ en 1941, a-t-il pu échapper toute sa vie à la justice ? Prêtre marié clandestinement et simultanément à deux femmes, ayant abusé de ses propres enfants comme il l'avait fait avec des dizaines de séminaristes pendant des décennies, comment a-t-il pu devenir l'intime de Jean-Paul II, et surtout rester son protégé alors même que ses crimes étaient devenus patents ?C'est à cette énigme que tente de répondre l'enquête de Franca Giansoldati, qui mène le lecteur à travers les machinations incroyables de Maciel pour assurer son pouvoir. Analysant les raisons politiques et ecclésiales de son irrésistible ascension, ainsi que l'aveuglement des prélats du Vatican, elle s'interroge sur la personnalité diabolique de cet homme qui passait pour un saint aux yeux des fidèles fanatisés de sa congrégation.Voici l'histoire sidérante du plus grand scandale que l'Eglise ait connu depuis des siècles.

  • Youth

    Paolo Sorrentino

    Amis depuis toujours, deux vieillards se retrouvent chaque année dans un hôtel de luxe des Alpes suisses : un chef d'orchestre anglais qui a renoncé depuis longtemps à son métier et un cinéaste américain qui prépare fiévreusement son « film-testament ». Les deux hommes savent que le temps leur est compté. Après le succès de son film Youth, primé plusieurs fois aux European Film Awards, Paolo Sorrentino s'est lancé dans l'écriture de ce roman sombre et drôle qui révèle de lui une tout autre facette, et confirme que le réalisateur adulé de La Grande Bellezza est aussi un des grands écrivains italiens du moment. « Unique, hilarant et émouvant à la fois. » La Repubblica

  • « Je m'appelle Olivia, j'ai trente-trois ans, onze mois et douze jours. Assez vieille pour avoir été déçue mille fois, mais assez jeune pour me laisser encore surprendre. »Quand, à 9h06 précises, Olivia apprend qu'elle est licenciée, elle hésite entre tuer sa boss (la «Witch ») ou penser très fort à sa grand-mère adorée qui lui a appris à conjurer le sort. Dans le petit bar-tabac où elle se réfugie, elle observe les clients en se remémorant sa vie, ses moments de bonheur. Le même jour, Diego, un jeune avocat, décide de prendre un nouveau départ. Comme Olivia, il a perdu un être cher ; comme elle, il prend la résolution de se libérer du passé. Diego et Olivia ignorent tout l'un de l'autre. Pourtant, ils se connaissent...mais ils ne le savent pas encore.Après L'amour est à la lettre A, Paola Calvetti nous entraîne dans une comédie sentimentale pleine d'humour, de poésie et d'optimisme, l'émouvante aventure de deux solitudes qui se rencontrent.

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