• Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l'espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d'années, n'ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d'anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l'esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu'il n'y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités. Chaque type de laïcité est en effet le résultat d'un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu'elles soient civiles ou religieuses.
    C'est à l'éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.

  • Etudie les mécanismes de la démocratie semi-directe en vigueur dans les Etats démocratiques par la présentation des textes qui organisent les référendums.

  • Refusant de tenir un discours polémique, l'auteur s'emploie en se référant aux décisions de justice récentes à relever et à dénoncer les pratiques répréhensibles et frauduleuses visant à influencer les électeurs, à déformer ou à dénaturer la manifestation de leur volonté. Isolée à l'origine, la fraude électorale a des communes d'élection et s'étend aujourd'hui à l'ensemble du territoire national. Ce mal est tel qu'il exige une mobilisation générale. Des citoyens mieux informés de leurs droits, des représentants des candidats plus vigilants, une justice plus sévère et l'adoption d'une « loi anti-fraudeurs », comportant en particulier des mesures spécifiques pour les « circonscriptions à risques majeurs » de fraude, contribueraient à vaincre ce fléau.

  • La démocratie est située dans son contexte historique et les questions fondamentales de son avenir son posées aussi bien pour les anciennes démocraties que pour celles qui se construisent aujourd'hui.

  • Vous avez dit République bananière ? Les bonnes âmes, en ces temps de commémoration complaisante, crieront au scandale. Mais comment qualifier autrement cette France qui, deux cents ans après la Révolution, célèbre le culte de ses présidents-monarques et organise l'impuissance du Parlement, la dépendance des juges, la valse des fonctionnaires, les trafics d'influence, le financement clandestin des partis et, le moment venu, l'amnistie ? Comment expliquer la complicité de la classe politique que ces atteintes à la démocratie laissent indifférente ? Et que penser des mystérieux critères qui ont guidé nationalisations ou privatisations et certains choix comme le nucléaire ou le Plan-câble ? Quant aux «affaires» et aux scandales -politiques ou financiers -, on en parle quinze jours, un mois, et on les enterre. «1992», les droits de l'Homme, la «République des petits porteurs», autant d'envolées lyriques qui doivent faire oublier au citoyen sa situation face à l'Etat, à ses grands commis, à sa justice sur mesure et à son culte obsessionnel du secret. Avec un certain sens de la provocation, les auteurs démontrent que la France, aujourd'hui, n'est plus un modèle : c'est une république bananière qui ne le sait pas encore.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le processus de la modernisation politique qui a son origine en Europe aboutit à la constitution de l'État-nation et du régime démocratique. Cet ouvrage trace l'histoire de la formation des États-nations et de l'intégration de la population dans les systèmes politiques des démocraties occidentales. À partir de l'héritage historique spécifique de chaque pays il décrit et analyse la diversité des institutions et du fonctionnement actuel d'un certain nombre de démocraties modèles notamment l'Allemagne le États-Unis, la France, la Grande-Bretagne l'Italie les pays scandinaves. Tout en se référant aux théories des grands maîtres de la politique comparée, l'auteur présente une synthèse personnelle qui offre un nouveau regard sur les systèmes politiques des pays démocratiques de l'Occident.

  • En période de renouvellement politique, il est important de comprendre les origines, constantes et fonctionnements du système démocratique : tel est le but de cet ouvrage. L'auteur se livre à une véritable redéfinition de la démocratie, rappelant les leçons politiques de la démocratie Athénienne et les analyses des Anciens sur ce « gouvernement du peuple ». Il examine les fonctionnements démocratiques au cours des républiques, notamment la cinquième, ainsi que l'étendue de chaque pouvoir, exécutif, législatif et judiciaire, avant de terminer sur une analyse sociale, politique et philosophique des gouvernants, et des gourvernés dans la démocratie française. L'auteur montre comment le pouvoir politique, même démocratique, ne fonctionne pas toujours dans l'intérêt général. Il souligne l'accroissement inquiétant des scandales politiques, la perte de prestige moral des dirigeants et la difficulté qu'a le peuple à se défaire rapidement de ses « Rois », protégés par de longues années de pouvoir entre deux élections. Toutes ces réflexions conduisent Jacques Bataillard à souligner que le peuple n'est que soi-disant souverain, que tous les États dits démocratiques sont en fait des régimes « mixtes » alternant monocratie, oligarchie et démocratie, et que le suffrage universel ne suffit pas à lui seul à garantir la démocratie, qui reste, de nos jours néanmoins, « la moins mauvaise solution ».

  • Des élections municipales de 1983 où le Front national fit, à Dreux, son entrée sur la scène politique française à la victoire de la droite lors des législatives de mars 1993, l'auteur a suivi dans les colonnes du Figaro dix ans d'histoire de France au quotidien.

  • Il ne suffit pas de modifier quelques articles de la constitution pour enrayer les causes profondes de la détérioration d'un régime démocratique. Celles-ci tiennent à des bouleversements mondiaux économiques, sociaux, géopolitiques et culturels. Il en résulte l'affadissement de la vie publique, l'incohésion et la fragmentation de l'Etat-nation, etc. La France n'y fait pas exception.

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