Littérature traduite

  • Dans ce portrait choc de Donald Trump et de la famille qui l'a façonné, Mary Trump, psychologue et unique nièce du président américain, apporte un regard éclairant sur le clan Trump afin de comprendre comment son oncle est devenu l'homme qui menace aujourd'hui l'équilibre sanitaire, économique et social du monde entier. 

  • Je viens d´un pays qui est né à minuit.Quand j´ai failli mourir, il était juste midi passé.Lorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l´ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battrre pour continuer d´aller à l´école. Son courage faillit lui coûter la vie.Le 9 octobre 2012, alors qu´elle n´avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n´a que renforcé sa conviction dans son combat, entamé dans sa vallée natale pour la conduire jusque dans l´enceinte des Nations unies. À seize ans à peine, Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique et la plus jeune candidate de l´histoire au prix Nobel de la paix.Moi, Malala est le récit bouleversant d´une famille exilée à cause du terrorisme ; d´un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l´ont encouragée à s´instruire, à écrire, à dénoncer l´insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l´accès au savoir.

  • Un récit incroyable sur les coulisses de l'administration  Trump  à la Maison Blanche.
    Conseiller à la Sécurité Nationale de Donald  Trump, John Bolton a passé 453 jours au coeur du pouvoir américain avant d'être remercié. Vivez heure par heure son histoire.
    John Bolton nous offre un compte rendu précis de la gestion des crises internationales et nous révèle de nombreuses anecdotes sur Trump : la position américaine sur le climat, la Corée du Nord et son dictateur «  Rocket Man  », l'Iran, la Syrie, l'Ukraine, les batailles au G7, le plan fou pour amener les Talibans à Camp David..., et nous livre la méthode  Trump  pour gérer les relations internationales des États-Unis. Ce qu'il en a vu l'a estomaqué  : un président focalisé sur sa réélection, quitte à  demander l'aide de la Chine pour soutenir la politique agricole américaine, ou demander au président ukrainien d'enquêter sur son rival politique.
    Il nous dépeint un président  addict  au chaos, qui embrasse les ennemis des États-Unis et méprise ses alliés historiques. Bolton n'en revient pas de voir  Trump  gérer la politique étrangère comme une négociation immobilière. Avec pour résultat d'affaiblir la position des États-Unis face à la Chine, la Russie, l'Iran, et la Corée du Nord.
    Dès son arrivée, Bolton est confronté à la crise des attaques chimiques en Syrie, les échanges avec la France, le détail des appels téléphoniques entre  Trump  et Macron.
    Un ouvrage de géopolitique passionnant.

  • Aujourd'hui naît en Chine un régime comme le monde n'en a jamais vu. Une néo-dictature entièrement remodelée par les armes du XXIe siècle, les nouvelles technologies. Il est temps de nous en inquiéter.

    « Au-dessus de lui, il n'y a plus que le ciel » : Xi Jinping concentre aujourd'hui un pouvoir plus important que Mao lui-même. À l'intérieur du pays, la Chine est en train d'arriver à un État de surveillance numérique parfait. Les technologies les plus modernes, notamment l'intelligence artificielle, propulsent l'économie chinoise dans le futur. Elles recueillent, relient et exploitent, dans de gigantesques banques de données, chaque pas et chaque pensée de plus d'un milliard de citoyens et de tous les visiteurs. L'objectif ? Le contrôle total du Parti sur tout et tous avec pour mesure étalon le fameux « crédit social », un système inédit fondé sur les bonus décernés par le Bureau de la fiabilité. Ainsi émerge une Chine nouvelle, défi direct pour nos démocraties qui importent massivement ces technologies.

    Dans un livre choc, Kai Strittmatter nous propulse au coeur d'une Chine contemporaine digne d'Orwell. Cette Chine-là veut remodeler l'ordre international à son image. Les démocraties occidentales doivent réagir et y faire face avec lucidité.

  • Dans ce récit personnel cinglant, l'économiste mondialement connu Yanis Varoufakis nous révèle l'agenda caché de l'Europe, à travers le récit de son combat perdu pour la restructuration de la dette grecque. Que s'est-il alors vraiment passé dans les coulisses du pouvoir ? Quels furent les échanges à huis clos entre les hauts responsables européens ? La plupart du temps stupéfiants par leur cynisme, leur mauvaise foi et leur duplicité... 

  • Le mouvement #MeToo a brisé l'omerta sur les agressions sexuelles et révélé les abus d'hommes en position d'autorité. Quand l'homme en question est le plus puissant du monde, rompre le silence est d'autant plus difficile.Ce livre est l'enquête la plus détaillée à ce jour sur Donald Trump et son rapport aux femmes.  Les auteurs, journalistes d'investigation, analysent son parcours du point de vue des femmes qu'il a fréquentées : épouses, maîtresses, mannequins et escort girls, mais aussi toutes les autres, celles qui ont été embrassées contre leur gré, attouchées ou intimidées. S'appuyant sur des entretiens de première main, il expose une quarantaine d'allégations de femmes sur le comportement de prédateur du Président, portant le total connu à 67 accusations.  Il ne s'agit pas d'incartades ni de dérapages occasionnels. Répété et généralisé à l'échelle de plusieurs décennies, le comportement de Donald Trump vis-à-vis des femmes révèle un système : celui de la prédation. De son enfance et son rapport à ses parents à son ascension en politique, en passant par ses études et sa carrière dans l'immobilier et la téléréalité, cette enquête révèle ce qui va bien au-delà de simples « propos de vestiaires », et analyse la construction d'un prédateur.

  • Poutine, Erdogan, Trump, Bolsonaro... Le populisme mondial a autant de visages qu'il y a de situations nationales singulières. L'Inde n'y a pas échappé : l'incarnation -l'avatar, dirait-on ici - du national-populisme a ici le visage de Narendra Modi, Premier ministre de « la plus grande démocratie du monde ». Mais la métamorphose en cours de ce pays de 1,3 milliard d'habitants reste largement méconnue des Français. Avec L'Inde selon Modi, Shashi Tharoor vient combler cette lacune.
    On y apprend d'abord comment un petit chai-wallah (vendeur de thé dans la rue) devenu militant du BJP, parti d'extrême droite hindou, a réussi à se hisser jusqu'au sommet du pouvoir. L'auteur se penche ensuite sur les transformations culturelles et sociétales à l'oeuvre en Inde : vaches sacrées, violences sexistes, liberté d'expression, Taj Mahal, Islam, réfugiés... le nationalisme hindou s'est emparé de tous les sujets et c'est finalement l'Inde laïque, pluraliste et égalitaire imaginée par Gandhi et Nehru qui disparaît inexorablement.
    Posant un diagnostic sans concession, l'ouvrage de Shashi Tharoor sonne comme un avertissement à tous les citoyens des nations démocratiques qui seraient tentés de céder, à leur tour, aux sirènes du national-populisme.
    Shashi Tharoor est l'auteur de nombreux romans (Le grand roman indien, 1993, L'émeute, 2002) et de plusieurs essais (L'Inde d'un millénaire à l'autre, 2007 ; Nehru : L'invention de l'Inde, 2008). Homme politique, il a été secrétaire général adjoint à l'ONU puis ministre des Affaires extérieures de son pays. Aujourd'hui député du Parti du Congrès, il est l'un des plus brillants opposants à Narendra Modi.

  • Observateur et acteur très engagé dans les bouleversements dont ses romans faisaient pressentir l´urgence, Alaa El Aswany propose ici, tel un état des lieux, un ensemble de chroniques écrites avant, pendant et après le séisme de la révolution égyptienne, et cet homme si jovial, si compréhensif, si plein d´empathie avec les autres, se montre inflexible, inexorable dès qu´il s´en prend aux forces qui oppriment son pays.

  • Lors de la réoccupation des villes de Palestine au printemps 2002, l'armée israélienne a utilisé une tactique inédite : au lieu de progresser dans les rues tortueuses des vieux quartiers ou des camps de réfugiés, les soldats passaient de maison en maison, à travers murs et planchers, évitant ainsi de servir de cibles aux résistants palestiniens. Cette méthode, "conceptualisée" sous le nom de "géométrie inversée" par des généraux qui aiment à citer Debord, Deleuze et Guattari ou Derrida, représente un tournant postmoderne dans la guerre des villes. Les territoires occupés sont ainsi devenus un laboratoire spatial pour de nouvelles techniques d'attaque, d'occupation et de contrôle de populations, qui sont ensuite exportées aux frontières où se livre la guerre globale. Et inversement, la réflexion sur l'urbanisme est largement passée dans des centres de recherche où des militaires travaillent sur l'art de construire/ détruire en s'appuyant sur de pseudo-concepts philosophiques. Mais Eyal Weizman montre que ces idées nouvelles - substrat d'une querelle des Anciens et des Modernes dans l'armée israélienne - n'ont pas été étrangères au fiasco libanais de l'été 2006.

    Eyal Weizman est architecte. Il dirige le Centre de recherches architecturales du Goldsmiths College (université de Londres).

  • Commonwealth

    ,

    • Stock
    • 19 Septembre 2012

    Troisième ouvrage issu de la collaboration entre Antonio Negri et Michael Hardt, Commonwealth poursuit la critique du triumvirat république, modernité et capital, en affirmant la nécessité d´instituer et de gérer un monde de richesses partagées. Le commun en question est de nature écologique mais aussi biopolitique, puisque ce sont les connaissances, langages, images, codes, affects et réseaux de communication qu´une société produit de manière collective. Face à une république devenue république de la propriété privée - tant au niveau national que global - au fil des constitutions et des grandes révolutions bourgeoises, la multitude doit apprendre à se réapproprier le commun, et devenir par là un projet d´organisation politique.
    Pour ce faire la critique ne suffit pas, aussi Negri et Hardt esquissent-ils les ligne de fuite de l´alter-modernité - ces forces de résistance mais aussi de renouvellement. Negri et Hardt confient donc la lutte des classes à l´autonomie croissante du travail biopolitique. Ainsi les aptitudes économiques montrent la voie aux aptitudes politiques de la multitude. Cet ouvrage, et l´étude des manières d´instituer le commun qu´il propose, gagne une nouvelle perspective au vu des événements récents, notamment du printemps des révoltes arabes.Traduit de l'anglais par Elsa Boyer

  • Conservatisme

    Roger Scruton

    Si le conservatisme est une manière particulière d'être, un « tempérament » - qui revendique sa part dans toutes les activités humaines, les arts, la musique, la littérature, la science, la religion et, bien sûr, la politique -, la philosophie politique à laquelle il a donné son nom est issue quant à elle de trois grandes révolutions : la Glorieuse révolution anglaise de 1688, la Révolution américaine achevée en 1783 et la Révolution française de 1789. C'est l'histoire de ce courant de pensée mal aimé et mal connu que le philosophe Roger Scruton, l'un de ses plus éminents représentants, retrace ici avec brio.
    L'image d'Épinal du conservateur nostalgique, réactionnaire, dont la pensée, comme toujours en deuil, ne semble tournée que vers le passé se trouve fortement remise en question par Roger Scruton, qui révèle l'étendue et la richesse insoupçonnée de cette tradition intellectuelle.

  • Contre Charles Boycott, propriétaire terrien irlandais, ses fermiers organisèrent en 1879 un blocus qui l'obligea à capituler sur les loyers et les conditions de travail.
    Le boycott est l'arme des pauvres contre les puissants, des opprimés contre la domination. Le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) est issu d'organisations populaires palestiniennes en lutte contre l'occupation militaire de la Palestine et l'apartheid en Israël. Comme l'explique Barghouti, c'est un mouvement non violent, moral et antiraciste. Il vise tous les produits en provenance d'Israël : le limiter aux produits des colonies serait le rendre inefficace, tant cette origine est facile à masquer.

    Il vise entre autres le domaine académique, car à de très rares exceptions près l'université israélienne est complice de l'occupation et de l'apartheid. Le débat sur le boycott atteint désormais des pays aussi divers que la Norvège, l'Australie, les États-Unis ou l'Afrique du Sud. Sur ce débat, le public français est mal informé. La publication de ce livre, qui comble une lacune, est menée au nom de la liberté d'expression et du droit du public à une information indépendante.

  • Barack Obama a-t-il l'étoffe d'un président de guerre?
    Parmi tous les périls qui planent sur son mandat, la guerre d'Afghanistan est sans doute le défi le plus important qu'il ait à relever. Au lendemain de sa victoire, l'ancien candidat «anti-guerre» a dû endosser l'habit du commandant en chef pour sortir l'Amérique du bourbier dans lequel George W. Bush l'avait précipitée.
    C'est cette mue que raconte Bob Woodward, poursuivant son exploration des coulisses du pouvoir américain. Fort d'un accès privilégié aux documents les mieux gardés et des confidences des personnalités les plus haut placées à Washington, il décrit sous un jour nouveau les deux premières années de l'administration Obama et dresse un portrait inédit du 44e président des États-Unis.
    Dans Les guerres d'Obama, on assiste ainsi à son premier briefing par les services de renseignement - où il apprend que la CIA entretient une véritable armée clandestine au Pakistan -, on suit au jour le jour la constitution de l'équipe chargée de la sécurité et de la politique extérieure des États-Unis - notamment comment Barack Obama a convaincu Hillary Clinton, pourtant son adversaire, de le rejoindre - et on est plongé dans la véritable guerre de tranchées qui voit s'affronter la Maison Blanche et le Pentagone sur la conduite à tenir en Afghanistan. Car c'est bien à une guerre dans la guerre que Barack Obama a été confronté, avec le risque de voir les militaires prendre le pas sur le pouvoir civil.
    Au-delà des événements cruciaux qu'il est le premier à évoquer, Bob Woodward nous permet ainsi de mieux comprendre comment Barack Obama pense, décide et agit.

  • Policiers du monde et protecteurs attentifs de leurs intérêts nationaux, bien que pris dans des logiques d'interdépendance croissante, les États-Unis continuent de déterminer une grande partie de la politique internationale. Comme aucun autre président ne l'avait jamais fait avant ni ne le ferait par la suite, Wilson exalta sans retenue la fonction messianique de l'empire américain. La religion, le capitalisme, la démocratie, la paix et la puissance des États-Unis, tout cela ne faisait qu'un. « Voyez loin, disait-il à des représentants de commerce, gardez à l'esprit que vous êtes des Américains, que vous êtes faits pour apporter la liberté, la justice et les principes de l'humanité partout où vous allez, vendez des marchandises qui rendront les gens heureux et convertissez-les aux principes de l'Amérique. » Dans son discours de campagne, il déclarait en 1912 : « Je crois que Dieu a présidé à la création de cette nation. Nous avons été choisis pour montrer à toutes les nations le chemin à suivre pour marcher sur les chemins de la liberté. » Au XXe siècle, les États-Unis mènent une politique étrangère qui en a fait la puissance hégémonique mondiale. Mais c'est une hégémonie à double face, qui leur impose à la fois de garantir l'ordre capitaliste et de favoriser les intérêts des entreprises, des banques et des lobbies américains. Une difficulté qu'aggrave leur économie, prise dans l'interdépendance croissante des économies rivales et de plus en plus soumise au développement du crédit. Retraçant l'histoire de cette politique étrangère, étudiant ses stratèges et les problèmes auxquels elle est confrontée, Perry Anderson met en garde ceux qui sous-estimeraient la durée de vie de l'empire américain : « Sur le plan politique, son sort n'est pas encore réglé. » Historien britannique, Perry Anderson est l'un des fondateurs de la New Left Review, qu'il a dirigée pendant plus de quarante ans. Il a publié, en français aux éditions Agone, Le Nouveau Vieux Monde (2010) et (à paraître) Sur le marxisme occidental puis À la recherche du matérialisme historique.

  • À dix ans, Nadejda Tolokonnikova est féministe, à seize ans, étudiante en philosophie, à vingt et un, cofondatrice des Pussy Riot. Parce qu'elle a défendu la liberté d'expression et l'égalité des sexes, qu'elle a fait de l'art un moyen de résistance politique, elle a été condamnée par l'État russe à deux ans de détention dans une colonie pénitentiaire en Mordovie. Ce livre est plus que son témoignage, c'est un manifeste. « L'affaire a été portée devant un tribunal, et le tribunal leur en a collé pour deux ans. Je n'y suis pour rien. Elles l'ont cherché, elles l'ont eu. » Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie « En dépit de toutes les accusations, vous faites entendre un certain discours. Il peut sembler que les gens ne vous suivent pas, mais secrètement ils vous croient, ils savent que vous dites la vérité ou, mieux encore, que vous défendez la vérité. » Slavoj Zizek, lettre à Nadejda Tolokonnikova, 2 janvier 2013

  • Formé aux relations internationales dès ses débuts dans les Jeunesses communistes, Andreï Gratchev fait partie des " enfants du dégel ", ces Russes nés sous Staline dont l'adolescence et la jeunesse se déroulèrent lorsque Khrouchtchev relâcha la pression. Il raconte avec finesse, ironie et passion ces années où le besoin de modernisation bouillonnait sous la chape de la Guerre froide. C'est cette génération des " soixantistes " (ceux qui avaient 20 ans dans les années 1960) qui croit possible d'instaurer une démocratie sociale alors que la chape retombe sous Brejnev et que l'immobilisme des vieillards et de l'appareil rend indispensable un nouveau dégel.
    Tel sera le pari de Mikhaïl Gorbatchev dont Andreï Gratchev offre ici un portrait subtil et chaleureux. On suit à ses côtes les enthousiasmes et les drames de cette époque en Urss et dans le monde avec des scènes dignes d'un roman. Au-delà des faits, Andreï Gratchev poursuit son enquête intellectuelle : comment penser le monde alors que s'effondre l'affrontement des deux blocs ? Quelle alternative démocratique offrir au capitalisme sauvage qui s'accommode désormais parfaitement des régimes autoritaires postcommunistes et/ou nationalistes ?
    Concluant provisoirement sur l'actuelle crise ukrainienne, Andreï Gratchev ne perd pas de vue la nécessaire modernisation de la vie politique russe et l'impératif écologique. Quelles limites une nouvelle démocratie sociale pourrait-elle poser à la volonté de puissance d'une économie globale désormais sans freins et d'une montée des fondamentalismes ?
    Le ton de ce récit est toujours vif, avec une touche d'humour. Y couve la flamme jamais éteinte d'un grand idéal et d'un enthousiasme qu'aucun revers et aucune déception ne peut éteindre.

  • L'auteur explore, au jour le jour, région par région, famille par famille, les motifs qui ont conduit certains Arabes de Palestine à coopérer avec les institutions sionistes, dans le contexte colonial du mandat britannique. Il éclaire les méthodes de recrutement des collaborateurs, leur utilisation en vue de miner la société palestinienne de l'intérieur. Loin de tout jugement moral ou politique, il offre aussi une description vivante de la formation de l'identité palestinienne.

  • Le nouveau vieux monde

    Perry Anderson

    • Agone
    • 30 Avril 2018



    Dans le contexte de la montée générale du néolibéralisme, l'autosatisfaction des élites européennes et de leurs porte-parole accompagne le mépris des populations. À ce niveau, l'absence d'un réel clivage politique empêche l'émergence d'une véritable sphère publique en Europe. La bonne conscience entretient les illusions, comme celle d'une autonomie vis-à-vis des États-Unis. Entre la réalité d'un régime politique produisant des effets plus ou moins uniformes sur l'ensemble de son territoire et l'intensité incomparablement supérieure de la vie interne de chacune des nations qui la composent, l'Europe ressemble beaucoup à un objet impossible. Ce livre veut contribuer à rompre le concert d'échos médiatiques qu'est aujourd'hui l'Union européenne pour en faire un objet de véritables choix politiques.
    Une partie du chapitre consacré à la France est déjà parue sous le titre La Pensée tiède (2005), ici actualisée et replacée au sein d'une réflexion globale sur place de la vieille Europe dans le nouvel ordre mondial.
    L'auteur rassemble ici quinze ans d'observations et de réflexions pour retrouver le fil rompu des grands penseurs politiques de l'Europe. Alternant les points de vue généraux sur l'organisation du continent et sur les réalités nationales, il envisage aussi bien la question des origines historiques que les enjeux les plus actuels - comme l'élargissement vers l'Orient.

  • C'est quasiment une drogue. Aussi addictif que drôle... si ce n'était pas dramatique. Parce que chaque jour Donald Trump multiplie les bourdes, les propos hallucinants, engage, critique puis limoge conseillers ou ministres, insulte la presse, les autres pays... on en vient à attendre sa gaffe quotidienne. Voici une année du pire du pire de l'actuel président américain. Un jour, on le voit - sale gosse - poussant avec violence le Premier ministre du Monténégro lors d'un sommet international pour être en avant sur la photo. Un autre, il tacle son propre ministre de la Justice sur Twitter. Un troisième, il se prétend le meilleur président des USA de tous les temps. Un quatrième, il se prend les pieds dans ses relations avec la Russie, confond les pays, voit sa femme refuser de lui prendre la main. Et pendant ce temps-là, il n'arrive pas à faire abroger l'Obamacare, à construire son mur de la honte, joue au golf, monte sur des tracteurs... Donald Trump, le président dont on a honte, celui qui met en colère chacun d'entre nous tellement il est arrogant, pathétique, vantard, mauvais, etc etc. Eh bien, ce livre est l'éphéméride amusant (à défaut d'être amusé) de toutes les frasques du personnage. Après les best-of, voici son worst-of. De quoi fêter en souriant (au moins on aura eu çà) sa première année à la Maison Blanche.
    Qu'on se rappelle : si tous les experts le donnaient perdant durant la campagne, l'impensable est arrivé. Et après l'impensable, c'est au pire du pitre que nous avons droit. Depuis le 20 janvier 2017 en effet, le roi de la téléréalité, l'homme qui prétend " attraper les femmes par la chatte ", qui critique la famille musulmane d'un héros mort à la guerre, le milliardaire narcissique, brutal, fantasque est devenu le 45eme président des Etats-Unis, le leader du Monde libre. Et ceux qui pensaient que l'exercice du pouvoir ferait rentrer l'ours mal léché dans le rang se sont encore trompés. Ubu habite la Maison Blanche. D'éminents psychiatres, convaincus qu'il souffre de maladie mentale et qu'il n'est pas apte à gouverner, font circuler une pétition pour appeler à sa destitution... D'autres, au contraire, croient qu'il s'agit d'une stratégie délibérée, disruptive, censée dynamiter les codes politiques pour séduire l'électorat populaire. Diplomatie, droit des femmes et des minorités, rêve américain, remise en question de la démocratie, attaque en règle contre les médias... le " monde selon Trump " n'en finit pas de nous sidérer. Retour donc, avec humour et effroi - à travers des brèves, des textes courts, des tweets présidentiels ainsi que quelques images - sur une année folle qu'aucun scénariste d'Hollywood n'aurait osé imaginer.

  • À quoi ressemblera le monde en 2030 ? Jamais les incertitudes n'auront été si nombreuses.
    C'est la raison pour laquelle le National Intelligence Council qui est le centre d'analyses stratégiques de la CIA a synthétisé toutes les informations en sa possession pour dessiner le monde en 2030.
    Plusieurs grandes tendances apparaissent : la population mondiale atteindra 8,4 milliards d'habitants, l'urbanisation sera croissante, surtout en Afrique, les classes moyennes se développeront. L'éducation et la santé entraîneront une émancipation des individus. Mais ils auront aussi accès à des technologies plus meurtrières et dévastatrices qui ne seront plus l'apanage des États. La dispersion de la puissance entre les nations sera plus marquée. Le pouvoir sur lequel les États-Unis n'exerceront plus leur hégémonie glissera grâce aux technologies de la communication vers les réseaux. La demande en nourriture, eau, énergie augmentera entre 35 et 50 % et de nombreux pays seront confrontés à des pénuries. Enfin, nous vivrons une époque cisaillée par les crises économiques et les conflits.
    Le Monde en 2030 est un document passionnant, scientifique, clair et précis. Il sert de " bible " à tous les pouvoirs, gouvernements et décideurs. D'où la nécessité de le lire pour ne pas se faire manipuler par les puissants.
    " Un rapport à l'influence significative et qui envoie un message clair à Obama " (Reuters).
    Ce rapport est préfacé par Flore Vasseur. Spécialiste des tendances, elle a longtemps vécu aux États-Unis où elle a créé son cabinet d'études et de prospective. Elle est également romancière, auteur notamment de Comment j'ai liquidé le siècle, roman consacré à l'emprise de la Finance et à la vulnérabilité de notre société de la technologie.

  • L'impérialisme d'aujourd'hui n'est pas le même qu'il y a trente ans. Il a changé mais il ne s'est pas transformé en son contraire, malgré la mystification néo-libérale qui affirme qu'il a fait place à une économie globale où nous serions tous " interdépendants". L'auteur avance qu'en dépit des changements, l'impérialisme conserve son identité et sa structure et il précise son désaccord avec l'oeuvre des philosophes Hardt et Negri, notamment à partir du livre "Empire".

  • « Connais ton ennemi » reste l´adage le plus important dans la lutte contre le terrorisme.Si l´État islamique est présenté le plus souvent, dans les journaux occidentaux, comme un gang de criminels enchaînant les victoires, l´experte en terrorisme Loretta Napoleoni nous rappelle que l´ambition première de l´organisation est d´édifier une nation, en recréant l´ancien califat de Bagdad version XXIe siècle.Largement financé par l´étranger, l´État islamique utilise toutes les technologies modernes de communication pour recruter, collecter des fonds et séduire. Car son but est d´asseoir sa souveraineté et de créer une adhésion autour de son projet, à la différence d´Al-Qaïda et des talibans qui exploitent les populations locales et font régner la terreur. Grâce aux réseaux sociaux, 12 000 djihadistes, dont 2 200 Européens, ont rejoint ses rangs.Cette enquête est un document clé pour la compréhension de la nébuleuse État islamique engagée dans une guerre de conquête. L´EI n´est pas un réseau terroriste de plus, mais un ennemi puissant en phase avec le désordre mondial actuel, et « ignorer ces faits est plus que trompeur et superficiel, c´est dangereux ».

  • Qu'est-ce qu'une vraie démocratie ? Et qu'est-ce qu'une bonne constitution ? Un document figé qu'il faut changer à chaque crise ? La Constitution américaine et son histoire ne peuvent-elles nous servir de modèle pour réfléchir à la meilleure manière de faire évoluer nos propres institutions ?Un grand constitutionnaliste et un éminent journaliste politique mettent au jour ce qu'est vraiment la Constitution américaine : un document pragmatique qui canalise les intérêts particuliers pour en extraire un consensus productif. Le Génie de l'Amérique raconte ainsi l'histoire de cette constitution, de sa rédaction à nos jours, à travers les crises et les turbulences qu'elle a permis de traverser. Eric Lane et Michael Oreskes en appellent à la responsabilité des dirigeants politiques et plaident pour qu'ils respectent leur rôle institutionnel. Pour eux, il est essentiel de ne pas perdre l'esprit des fondateurs ; sinon, c'est la démocratie qui est en danger. Eric lane est professeur de droit à la Hofstra University School of Law et membre du Brennan Center for Justice. Il a dirigé plusieurs commissions de révision constitutionnelle aux États-Unis et a été conseiller des sénateurs démocrates de l'État de New York. Michael oreskes a été le rédacteur en chef de l'International Herald Tribune et a notamment été correspondant politique du New York Times. Il est l'un des dirigeants de l'agence de presse Associated Press.

  • Existe-t-il un imaginaire européen ? Sommes-nous des citoyens européens ? Quel "nous" justifie l'énoncé de ces citoyens ? Y a-t-il au contraire dans chacun des pays qui composent l'Union européenne un imaginaire d'Europe différent ? Quelle patrie habite l'imaginaire des "émigrés" portugais qui sont confrontés à la société française ? Quelle est la patrie de ces Portugais que les Français imaginent et méconnaissent ?

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