Presses de Sciences Po

  • L' Affordable Care Act de 2010 a permis à vingt millions de citoyens américains de bénéficier d'une couverture maladie. Réforme la plus ambitieuse en matière de santé depuis les années 1960 aux États-Unis, l'Obamacare est aussi une réussite politique. Même Donald Trump n'est pas parvenu à la faire abroger.
    Ce succès tient au travail de fond, à l'abri des regards, d'un petit groupe de « gardiens des politiques de santé », habitués de longue date aux arcanes washingtoniennes et fins connaisseurs des rouages du système de santé américain. En périphérie du pouvoir sous la présidence de George Bush Jr. puis au sein de l'administration fédérale sous celle de Barack Obama, ces insiders échaudés par l'échec de la réforme Clinton au début des années 1990 ont usé de leurs ressources politiques pour faire évoluer un système devenu obsolète. S'ils n'ont pu mettre en place une couverture universelle, du moins ont-ils accru les capacités de régulation de l'État fédéral dans le domaine de la santé, créant par là-même la possibilité de futures améliorations.
    L'enquête de William Genieys met au jour le rôle de ces nouvelles élites politiques américaines qui oeuvrent pour que l'État fédéral soit au service non pas des lobbyistes, mais de l'intérêt général.
    William Genieys est directeur de recherche CNRS au Centre d'études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

    Willam Genieys est directeur de recherche CNRS. Il est notamment l'auteur d'une Sociologie politique des élites (Armand Colin, 2011).

  • Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du « non » irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. Il a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des États membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la « fédération d'États » et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du « modèle communautaire » et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la « vie politique » qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'États peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.

  • "Le Moyen-Orient est une des régions les plus instables au monde. Guerres civiles en Syrie et en Irak, transition politique douloureuse en Égypte, occupation massive de la Palestine par Israël, tensions récurrentes au Liban : autant d'exemples d'un état de violence qui a la particularité de s'exporter hors des foyers où il se déploie.
    La désertion du politique, dont la légitimité se fonde sur le dialogue, le compromis et la référence au droit, laisse le champ libre à un déferlement de violence multiforme dans cette région. Pour en décrypter les mécanismes, les auteurs prennent en compte cinq dimensions : les conflits territoriaux, les enfermements idéologiques, les replis identitaires, la résilience des autoritarismes et le contournement du droit international.
    Une réflexion sur cet espace géopolitique majeur, que le déni du politique fait sombrer dans le chaos."

  • Bons squatters ou fauteurs de troubles ? L'image des squatters est contrastée, autant que le sont leurs actions, qu'il s'agisse d'occupations de locaux par des sans-logis, ou sans-papiers, de centres sociaux autogérés, de "squarts" d'artistes ou de modes de vie alternatifs. Les mouvements sont multiformes, et leurs motivations nombreuses...
    L''intérêt de cet ouvrage est de retracer les étapes de l''invention du squat comme mode d'action collectif, de la fin du 19e siècle jusqu''à nos jours et dans différents pays. Il met en lumière deux grandes typologies, le squat "classiste" qui revendique un droit au logement et le squat "contre-culturel" qui met en avant le droit à un espace pour vivre autrement.
    Dans tous les cas de figure, le squat, en tant que mode d''action collectif, a ceci de remarquable qu'il constitue ipso facto la réponse à la demande dont il est porteur.

  • Brexit au Royaume-Uni, montée de l'extrême-droite en Autriche, élection de Donald Trump aux États-Unis, d'Emmanuel Macron en France, percée des Cinq étoiles en Italie et de Syriza en Grèce, etc. Les « coups de tonnerre » électoraux se succèdent dans les démocraties occidentales et bouleversent les grands systèmes partisans de l'après-guerre.

    Cette évolution s'inscrit dans une tendance déjà ancienne qui, dès les années 1970, a vu décliner la participation électorale et les partis de gouvernement, s'accroître la volatilité et se dessiner un nouveau clivage autour des questions d'immigration et d'identité nationale. Le processus s'est accentué après 2008 avec l'émergence de nouveaux partis, l'effondrement ou la réorientation brutale de partis anciens, en réaction au néolibéralisme et aux inégalités croissantes qu'il engendre.

    Pour bien comprendre les mutations en cours au sein des systèmes politiques occidentaux et s'interroger sur leur avenir, il est indispensable de les analyser à l'échelle mondiale et de prendre en compte tous les phénomènes économiques, sociaux et environnementaux qui leur sont liés, dans le contexte d'une « révolution mondiale » à l'oeuvre depuis 1945.

  • Plus de vingt ans avant le « printemps arabe », le régime du parti unique s'est subitement effondré en Algérie pour laisser place à un système pluripartisan. Comment cette première expérience démocratique de la région s'est-elle organisée ? Et comment a-t-elle échoué trois ans plus tard ? L'ouvrage reconstitue ce processus, à partir d'un matériau d'une ampleur inégalée : entretiens avec les responsables des principaux partis politiques (FLN, FIS, RCD, FFS), des ministres, des généraux, des fonctionnaires locaux et départementaux ; décryptage de nombreuses archives originales (du FIS et du ministère de l'Intérieur notamment), de la presse et de textes juridiques. Il retrace la mise en place des nouvelles règles du jeu politique, la sélection des acteurs habilités à participer à la compétition électorale, les apprentissages politiques soutenant la construction d'un système partisan pluraliste, les alternances de confi ance et de méfi ance. Tel un laboratoire du changement démocratique, où s'éprouvèrent toutes les conditions nécessaires à ce passage, l'expérience algérienne n'a résulté ni d'un simple basculement, ni d'une évolution linéaire consécutive à une crise de régime. Mais plutôt d'un processus erratique et imprévisible livrant à chaque étape de nouvelles confi gurations d'acteurs pris collectivement dans une dynamique que personne ne maîtrisait. Un livre clé pour comprendre la place singulière de l'Algérie ainsi que sa « stabilité » lors des « révolutions arabes ». Une grille d'analyse pour porter un regard plus averti sur les bouleversements actuels du monde arabe.

  • La désobéissance civile, à la différence de la lutte armée, s'inscrit dans la vie ordinaire des individus, qui l'utilisent pour marquer leur opposition à la force de la loi. Au XXe siècle, Gandhi et Martin Luther King en ont fait un instrument privilégié

  • En quelques années à partir de 1989, la Pologne est passée sans violence d'un régime sclérosé de parti-État à une démocratie de partis. Cela fait-il de ce pays un modèle de transition démocratique ?

    À contrepied des récits mythiques, l'ouvrage montre comment, dans le pays du puissant syndicat Solidarnosc, un petit nombre de partis a conquis un nouveau monopole politique, instaurant une démocratie somme toute limitée, une « partitocratie », sur les ruines de l'autoritarisme.

    En s'intéressant, sur une période de vingt-cinq ans, à la façon dont les partisans et les adversaires du régime déchu réconcilliés ont fait usage du droit pour concevoir les institutions et les règles démocratiques, l'auteur dévoile un paradoxe central de la vie politique en Pologne : les partis sont devenus les voies d'accès privilégiées au jeu politique tout en demeurant des instances peu crédibles, voire illégitimes. Ainsi s'explique le succès de Droit et justice (PiS) et de Plateforme civique (PO), les deux partis qui dominent la vie politique en Pologne depuis le milieu des années 2000.

    Fondée sur une enquête de longue durée et sur une connaissance intime du terrain, une approche singulière et novatrice sur les logiques de construction démocratique et de changement de régime.

  • Le présupposé éthique et politique de la modernité veut que la « nature » soit extérieure aux humains. Les hommes la considèrent comme leur « environnement », comme si les choses de la nature étaient conçues aux seules fins de les servir. Telle est l'origine de la crise écologique de notre temps : le projet politique et technique d'asservissement d'une nature fantasmatique vouée à satisfaire nos besoins.

    L'État moderne résulte donc d'un prétendu droit selon lequel nous devons nous organiser en vue de leur lutte contre la nature et non d'une vie en harmonie avec elle. Ainsi pensée, la nature n'est plus qu'un vaste magasin où nous puisons notre nourriture. Quant à sa « valorisation », elle se réduit à la marchandisation capitaliste de ses ressources.

    Pour faire face à la crise, nous devons disqualifier les fondements politiques et moraux de nos façons de penser et d'agir, et substituer au droit naturel un droit biotique permettant une réforme radicale de la relation qu'entretiennent la cité des hommes et la nature. Car en réalité, la crise n'est pas écologique mais politique : c'est celle des fondements essentiels de la cité. Plutôt qu'une politique des hommes sur les choses de la nature, il nous faut concevoir une cosmopolitique de la nature.

  • Au Proche-Orient, la terre et l'eau cristallisent les jeux de pouvoir et les rivalités. La question foncière joue un rôle clé dans les bouleversements politiques que connaît cette région depuis le milieu du XXe siècle. Et l'accès à l'eau - dont la plus grande part est destinée à l'irrigation - suscite d'âpres compétitions inter- et intra-étatiques.Dans cet espace aride, l'essor démographique et les risques liés aux changements climatiques accroissent les tensions autour des questions agraires et alimentaires. De plus, l'agriculture, secteur à forte dimension identitaire et territoriale, est souvent utilisée au service de politiques de contrôle de l'espace.Se concentrant sur cinq foyers géopolitiques importants du Proche-Orient - Liban, Syrie, Israël et territoires palestiniens, Jordanie, Égypte - cet ouvrage rappelle la place centrale de l'agriculture dans les stratégies de puissance et les logiques conflictuelles.Une leçon qui s'applique au Proche-Orient comme au reste du monde.

  • Les finances publiques sont au cur des débats et du fonctionnement des sociétés démocratiques. Pourtant, elles sont peu analysées en termes de pouvoir, de conflits d'acteurs, de choix politiques, de contraintes ou de ressources pour l'action publique, de relations entre gouvernants et citoyens.
    A travers douze contributions couvrant des domaines variés (défense, justice, santé, recherche, immigration, pouvoirs locaux, logement, etc.), cet ouvrage renouvelle l'analyse des finances publiques. Il éclaire les transformations actuelles de l'État et de l'action publique, marquées par les déficits, les réformes fiscales, les politiques de rigueur et les questions de redistribution.
    Quelles stratégies politiques se cachent derrière les enjeux de financement ? Quels affrontements président aux réformes fiscales ? Comment les politiques publiques sont-elles influencées par leurs financements ? Quelles sont les stratégies d''adaptation à la contrainte budgétaire ?
    Ce livre novateur s''adresse à tous ceux qui veulent découvrir combien les finances publiques sont vivantes et incarnées, et combien l''art de les gouverner est pétri d''enjeux économiques, politiques et sociaux.

  • "À peine la menace de la troisième guerre mondiale s'estelle éloignée avec la fin de la guerre froide que la violence a refait surface sous différentes formes : guerre civile, nettoyage ethnique, génocide, hyperterrorisme.
    Fautil opposer la violence à la

    1 autre édition :

  • Les métropoles d'Afrique du Sud et du Nigeria sont réputées dangereuses, bidonvillisées et dominées par l'économie informelle. Peu est su en revanche de la manière dont les populations y sont triées, catégorisées et policées, en droite ligne avec les méthodes de réification ethnique et sociale de l'apartheid et de la période coloniale.À Johannesburg, au Cap, à Lagos et à Ibadan, les quatre villes où l'auteur a enquêté, un gouvernement du tri et de l'exclusion assigne des droits, des peines et des interdits à des catégories considérées comme problématiques (délinquants, jeunes, migrants, femmes seules, vendeuses de rue) ; des organisations non étatiques surveillent au quotidien les quartiers populaires, les gouvernent la nuit et usent de violence contre les jeunes ou les étrangers.De la rue au marché, de la gare routière au guichet de l'administration, s'instaure un maquis de petits arrangements qui contournent exclusions et discriminations. L'accès à ces lieux est en permanence contesté et négocié auprès d'individus en posture d'autorité (fonctionnaires, responsables syndicaux, parrains politiques, gouverneurs) par des habitants à la recherche d'un service, d'une autorisation, d'un document, d'un soutien, d'une place sur un marché ou à l'université.Dans cette réalité urbaine imprévisible qui échappe à la planification, individus et groupes sociaux modifient des pans essentiels de l'action publique par l'exclusion et la violence autant que par la négociation.

  • "États membres de l'ONU dès sa création fin 1945, le Brésil et le Mexique vont, au fil de leur histoire politique et de leur insertion dans le jeu multilatéral, user de postures d'abord passives, puis sélectives pour protéger leurs régimes autoritaires, et enfin actives pour émerger sur la scène internationale en tant que puissances moyennes.
    Trois types de relations se démarquent ainsi à travers leur participation aux instances de l'ONU : l'amultilatéralisme, ou l'absence de formulation d'une politique multilatérale ; le multilatéralisme limité, ou positionnement aux marges du système ; la prise de parole multilatérale, marque d'une attitude plus coopérative, mais aussi d'une capacité de contestation et de proposition.
    En soulignant les liens entre les scènes politiques nationale et internationale, l'ouvrage met en évidence les effets circulaires de la participation au multilatéralisme. Il montre également comment le multilatéralisme permet aux pays du Sud de devenir des acteurs à part entière dans le jeu international."

  • Comme les entreprises, les organisations internationales recourent aux bonnes pratiques pour améliorer leur action, former leurs collaborateurs, renforcer leur expertise et, ainsi, légitimer leur présence sur un terrain de plus en plus concurrencé par les acteurs non étatiques. De l'OCDE à la Banque mondiale, en passant par ONU Femmes ou ONUSIDA, rares sont les organismes qui échappent au phénomène. Mais si les bonnes pratiques, fruits de l'expérience, séduisent par leur aspect pragmatique, elles prennent des formes très différentes selon les institutions et les politiques dans lesquelles elles s'inscrivent. En explorant leur émergence et leurs usages, l'ouvrage apporte une synthèse sur ce nouvel outil de gouvernance internationale, sur sa raison d'être et ses effets sur l'action multilatérale, dans des domaines aussi variés que la santé, l'éducation, l'aide au développement ou la protection de l'environnement.

  • Réunissant les réflexions de politistes et sociologues français et internationaux parmis les plus reconnus, cet ouvrage propose un état des lieux de la discipline des politiques publiques en s'appuyant sur les travaux fondateurs de Pierre Muller, qui a fortement contribué à sa reconnaissance et à son développement.
    À partir de thèmes fondateurs de la science politique, tels que la domination, la démocratie, la place des acteurs dans les processus politiques ou le gouvernement des sociétés complexes, les auteur(e)s posent la question d'une spécificité française dans l'analyse de l'action publique. Supposée mais rarement discutée en profondeur, cette French touch existe-t-elle et si oui, en quoi consiste-t-elle ?
    Cet ouvrage offre une vision panoramique des développements méthodologiques, conceptuels et pratiques de ce champ de recherche particulièrement dynamique. En conclusion, Pierre Muller livre des éléments d'analyse inédits sur la question du changement de l'action publique ainsi que de nouvelles pistes de recherche.

  • "L'homme s'est toujours adapté aux changements environnementaux en se déplaçant.
    Sur une planète de 7 milliards d'habitants aux prises avec des événements climatiques sans précédent - réchauffement brutal, montée du niveau des mers, bouleversement des cycles météorologiques, multiplication des catastrophes -, le phénomène migratoire prend soudainement une ampleur alarmante.
    On estime le nombre de « migrants climatiques » à 250 millions d'individus d'ici à 2050. Comment cet enjeu est-il aujourd'hui abordé et débattu ? Quels sont les mécanismes de gouvernance internationale existants et ceux qui doivent être mis au point dans les prochaines années ? Quel rôle le droit international peut-il et doit-il jouer ?
    Face à cet immense défi pour la communauté internationale, cet ouvrage propose une synthèse des savoirs et des débats actuels, avec un accent particulier sur les questions juridiques et de gouvernance."

  • Les cours constitutionnelles se sont affirmées comme les garantes des valeurs fondamentales de nos démocraties modernes, même en France où, malgré une tradition peu favorable à la justice constitutionnelle, le Conseil constitutionnel est parvenu à s'imposer comme un acteur politique central. L'un des protagonistes de cette montée en puissance, le constitutionnaliste lui-même, passe en général inaperçu. Cet ouvrage retrace l'invention du constitutionnaliste, ce professeur de droit spécialiste des constitutions politiques qui apparaît en France à la fin du XIXe siècle en même temps que la République naissante. Il démontre combien ces professeurs ont joué un rôle crucial dans l'avènement du nouveau régime, dans sa consolidation et ses remises en cause, et analyse les tensions permanentes entre droit et politique émaillant la création du corpus constitutionnel au fondement juridique de notre système politique actuel. Ce faisant, Guillaume Sacriste révèle un pan essentiel, et pourtant oublié, de l'histoire juridique et constitutionnelle de la France.

  • Lorsque l'UMP est créée en 2002, après le choc du 21 avril, beaucoup doutent de sa longévité. Cette refondation en forme de fusion va pourtant transformer la droite française en l'espace de dix ans. L'organisation du nouveau parti, très indexée aux cycles électoraux, s'appuie sur une forte professionnalisation et sur la mobilisation des outils marketing.Ces transformations calquées sur le modèle de l'entreprise n'ont pas conduit à l'effacement des cultures et des idéologies partisanes. Bien au contraire, le peuple de droite existe toujours et l'UMP en constitue un creuset où prime un ordre social traditionnel fondé sur une hiérarchie des genres et des générations et où s'exprime aussi une fibre populaire.Avec le sarkozysme, la droite partisane française a opéré une radicalisation idéologique qui s'explique autant par les stratégies nationales déployées à l'égard du FN que par l'existence de certaines cultures politiques locales proches de l'univers de l'extrême droite.Une approche sociologique, historique et européenne, du phénomène partisan appliqué à la droite française.

  • "Depuis l'élection d'Hugo Chávez au Venezuela en 1998, l'Amérique latine a massivement basculé à gauche. Pendant les années 2000, des figures emblématiques telles que Lula au Brésil y volent de succès en succès. Le continent atteint des taux de croissance qui font rêver en Europe et connaît un net recul de la pauvreté et des inégalités. La gauche latino-américaine aurait-elle trouvé la recette du développement équitable ?

    Panorama des réformes introduites par la gauche depuis une décennie, cet ouvrage révèle leur diversité et leur ampleur au regard d'une histoire politique et sociale marquée par l'exclusion. Il met aussi met en lumière l'originalité d'une expérience qui allie pragmatisme et rigueur, avec des gouvernements qui, sans totalement remettre en question les politiques néolibérales des années 1990, ont su réhabiliter le rôle politique de l'État dans la promotion du développement et introduire ainsi un changement durable.

    Un bilan de l'évolution politique, sociale et économique de l'Amérique latine."

  • "Une nouvelle forme de relations internationales se dessine : un mouvement favorable à l'unité politique du monde en tant qu'aboutissement logique de l'histoire universelle. Il rompt avec les mécanismes classiques d'attraction entre les États, fondés sur

  • Pour devenir un acteur économique de premier plan et ne plus se limiter au rôle d'« atelier du monde », la Chine oriente sa croissance vers les technologies de pointe et la création d'un vaste tissu de PME. Ses investissements récents dans le domaine des

  • Politiques européennes offre une vue d'ensemble du système institutionnel, des acteurs, du jeu politique et des modes d'action de l''Union, à la fois dans les domaines où son intervention est ancienne et dans ceux où son influence est plus récente. Agriculture, monnaie, concurrence, mais aussi commerce, enseignement supérieur, social, environnement ou même politique étrangère : l''influence de l''Europe se fait sentir dans un grand nombre de domaines, et pourtant son action reste largement méconnue.
    Fruit d'une coopération entre politistes, juristes, économistes et sociologues, tous enseignants à Sciences Po, ce manuel sans équivalent en langue française donne les clés pour mettre en perspective les dynamiques de la construction européenne depuis ses origines et pour comprendre les défis auxquels elle fait face aujourd''hui.
    Conçu comme un support pour des enseignements d'introduction à l''intégration européenne, il propose un panorama clair et synthétique des politiques européennes et de leur développement. Enrichi de nombreux encadrés, zooms, documents et références bibliographiques, il s''adresse aux étudiants, chercheurs et enseignants des premiers et deuxièmes cycles en science politique, droit, économie, administration publique et administration économique et sociale.
    Renaud Dehousse, qui a dirigé la publication, a rassemblé autour de lui une équipe dont les membres comptent parmi les meilleurs spécialistes de l'intégration européenne : Loïc Azoulai - François Bafoil - Didier Bigo - Laurie Boussaguet - Olivier Costa - Jérôme Creel - Isabelle Garzon - Emiliano Grossman - Charlotte Halpern - Boris Hauray - Bastien Irondelle - Sophie Jacquot - Zaki Ladi - Jacques Le Cacheux - Anne-Marie Le Gloannec - Paul Magnette - Patrick A. Messerlin - Bruno Palier - Pauline Ravinet - Cornelia Woll.

  • "Les processus de décentralisation, de dévolution et de fédéralisation se poursuivent partout en Europe. La France « une et indivisible », façonnée par le centralisme jacobin, n'échappe pas à cette évolution, sous l'effet conjugué de la réforme de l'État, du regain des identités territoriales et de la part croissante des régions et des métropoles dans le développement économique.

    Cet ouvrage propose une nouvelle sociologie du fait régional à partir des notions clés de pouvoir, de mobilisations sociales, de coalitions, de jeux multiniveaux ou d'instruments de gouvernement. Il analyse les mutations de la gouvernance publique à l'échelle des territoires, auxquels la mondialisation et l'intégration européenne fournissent de nouvelles ressources politiques.

    Il offre enfin une perspective inédite sur la France contemporaine, celle d'une nation différenciée, composite, où les acteurs locaux jouent un rôle grandissant dans la régulation publique ; où le pouvoir régional redessine la figure d'une République à la croisée des chemins.

    Une synthèse attendue, qui s'adresse autant aux étudiants et enseignants qu'aux lobbyistes, fonctionnaires territoriaux et organismes de formation."

empty