Michel de Maule

  • La révolution tunisienne de janvier 2011 a surpris le monde entier. Pour les Tunisiens comme pour les observateurs étrangers, le régime brutal, corrompu et par bien des aspects ubuesque du président Ben Ali paraissait indéboulonnable.



    Véhiculé par la Toile et les portables, le mouvement de révolte a été initité et mené par les jeunes. Très vite, l'ensemble de la population les a rejoints malgré la violente réaction des forces de sécurité. Ce soulèvement de tout un peuple a amorcé la grande vague des révolutions qui ont bouleversé le monde arabe, du Caire à Damas et Tripoli.



    Moncef Guellaty se souvient avec émotion et humour de la surprise, de la joie, des inquiétudes qu'il a ressenties durant ces semaines qui ont transformé la vie des Tunisiens. « Je me rêvais révolutionnaire en 1968 : à 68 ans, me voici enfin citoyen. »

  • Non, la France n´est pas condamnée au déclin. À condition qu´elle ne rate pas le virage des pays émergents. Ni la réduction drastique des déficits, ni l´utopie de la « démondialisation », ni le protectionnisme ne lui apporteront un nouveau bien être.



    En réalité, il n´y a qu´une façon de s´en sortir : le retour de la croissance. Mais comment faire ? Partir à la conquête de l´Eldorado des temps modernes. Ils sont des centaines de millions en Chine, en Inde, au Brésil, en Russie à sortir de la pauvreté. La montée en puissance des classes moyennes, leur appétit de consommation, leurs besoins énormes représentent un immense réservoir de croissance pour le vieux monde. Si les grandes entreprises l´ont compris, les Français dans leur grande majorité n´en ont pas encore pris conscience.



    Les pays dits émergents constituent non pas une menace mais un formidable espoir. À la condition que nos entrepreneurs, soutenus par une volonté politique sans faille, se lancent à l´assaut de ces nouveaux marchés. Mais, il n´y a pas de temps à perdre. Tandis que nous tergiversons nos concurrents sont déjà à l´oeuvre.

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