Indigène éditions

  • Au coeur de ce petit livre engagé, Christiane Hessel Chabry restitue les mots du Palestinien Nasser, à Gaza, enregistrés en janvier 2009 sous les feux de l'opération israélienne Plomb durci, et qui, mieux que tout rapport officiel, font foi sur les crimes de guerre perpétrés alors. Nostalgie de rencontres, de regards, d'un invincible goût de la vie affleurant sous les massacres. Bref, d'une liberté inespérée qui a poussé Christiane Hessel Chabry à vouloir écrire ce nom : Gaza.

  • La jeune Lina Ben Mhenni, aux commandes de son blog Tunisian Girl, est l'une des actrices les plus courageuses de cette guerre menée contre Ben Ali, le dictateur tunisien. Tandis qu'ex-ministres arabes et ex-ministres occidentaux palabrent sans vergogne sur le « printemps arabe », ce petit livre témoigne du rôle indéniable de la génération Facebook pour la conquête d'un monde sans violence, sans torture, sans censure et sans chefs. 

  • « Voici un livre dense et tragique », écrit dans sa préface Robert Badinter. Il poursuit : « Ce que les flammes qui les brûlent proclament, c'est qu'ils ne peuvent plus supporter l'agression commise contre leur peuple, l'éradication de ses coutumes et de sa langue, le génocide culturel auxquels, dans le lâche silence des États, les autorités chinoises se livrent au Tibet. »  Ce texte, où la rigueur glaçante des « détails » tient souvent lieu d'émotion, rappelle La Question d'Henri Alleg, rédigée en 1958, en pleine guerre d'Algérie, pour dénoncer la torture perpétrée par l'armée française. Depuis 1959, le Tibet, annexé par la Chine au mépris du droit international, a vu une répression féroce s'abattre sur lui, sa capitale Lhassa devenant « un ghetto sous occupation nazie ». Entravés dans toutes leurs manifestations collectives, ces résistants de l'esprit n'ont plus que ce moyen de protestation : l'auto-immolation, la seule violence qui leur paraisse concevable, celle dirigée contre soi-même. Ni attentats ni terrorisme, mais en vérité la non-violence portée à son paroxysme, son incandescence.

empty