Editions de l'Aube

  • Spécialiste de géopolitique dans cette zone en conflit permanent, l'amiral Jean-François Coustillière nous donne les clés des situations passée et à venir.
    La Méditerranée, aujourd'hui, est un théâtre où se jouent dans une inextricable et inquiétante confusion conflits religieux, armés, politiques, et drames environne­mentaux, démographiques et économiques. Révélant l'envers du décor, Jean-François Coustillière, dans un dialogue remarquablement intelligent avec José Lenzini, éclaire les motifs et les stratégies des acteurs, zoome sur les détails (par quel tour de passe-passe l'Arabie saoudite devient-elle une démocratie fréquen­table ?), élargit le champ aux puissances internationales qui, bien qu'éloignées, tiennent à protéger leurs intérêts en Méditerranée (Russie, USA). Il scrute sous la même lumière crue les rôles de la France et des pays européens, loin d'être innocents et aux diplomaties emplies de contradictions.
    Le tableau serait désespérant si l'auteur ne montrait, grâce à sa fine connaissance du sujet, que d'autres scénarios sont possibles... à condition que se manifeste une volonté de s'y engager.

    Jean-François Coustillière, né à Bizerte (Tunisie), a exercé sur le théâtre opérationnel aéronaval de Méditerranée ou du Proche et Moyen-Orient. Il quitte la Marine en 2005 et crée le cabinet JFC Conseil dédié aux questions méditerranéennes. Il préside l'association Euromed-IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

  • 2008 : Les formes de conquête et d'exercice du pouvoir par Nicolas Sarkozy en France et par Silvio Berlusconi en Italie suscitent bien des interrogations. Elles présentent des similitudes identifiant un phénomène original : le « sarkoberlusconisme ».
    Fin 2010 : Leur capital confiance est au plus bas, la crise les a rattrapés et les « affaires » qu'elles soient de moeurs, judiciaires ou d'argent semblent prendre plus d'importance que la politique menée. Est-ce pour autant la fin du « sarkoberlusconisme » ?

  • François Hollande arrive à l'Élysée avec des idées simples de non-ingérence dans les affaires africaines, de refus de toute connivence avec les chefs d'État rétifs à la démocratie et avec la volonté d'ignorer les dictateurs africains. Mais les crises malienne et centrafricaine l'obligent à changer radicalement de posture... et les interventions de l'armée française se dessinent dès à présent comme le principal succès du début de ce quinquennat.
    Après le naufrage diplomatique de Nicolas Sarkozy, qui a déstabilisé l'image de la France en Afrique et dans une grande partie du Sahel par le biais d'une campagne militaire en Libye aux conséquences mal maîtrisées, François Hollande a saisi l'occasion de réparer une partie des erreurs de son prédécesseur. Comment, pourquoi, à quelles conditions humaines, économiques et politiques : l'auteur nous dévoile le dessous des cartes. Et nous amène à nous interroger sur les défis à relever pour que la France retrouve pleinement une place en Afrique - un enjeu considérable pour l'avenir de l'Afrique et de la France.

    Gregor Mathias est spécialiste des problèmes de sécurité et de défense en Afrique et professeur associé à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.

  • Avec lélection du nouveau président iranien, le moment est venu de mieux comprendre les attentes de lIran. Et ce, bien au-delà de lislamisme. Car en Iran les invasions ont forgé une culture allant à rebours de notre propre histoire et, parmi les raisons expliquant léchec des pourparlers nucléaires, celle-ci na pas été assez étudiée. Nous avons trop pris lhabitude de ne compter les cultures que pour un agrément ou une illusion. Leur méconnaissance nous empêche de penser le monde comme il est Car si la modernité nous a éloignés, il existe en réalité de fortes harmoniques entre la culture iranienne contemporaine et celle de la France classique qui ne sont pas assez exploitées. Les Lettres persanes ne doivent pas être oubliées. Un essai passionnant qui décortique certaines vérités trop souvent ignorées.

  • Compte tenu de l'histoire du communisme chinois, est-il justifié d'avoir peur de la Chine socialiste ? En Occident, on a souvent tendance à dénoncer la Chine et à y trouver tous les maux et les défauts possibles. Ce livre vise à démanteler l'idée reçue que la Chine socialiste s'opposerait fondamentalement à l'Occident. Entre la Chine socialiste et l'Occident, il y a certes des différences, mais aussi des points communs, une histoire partagée. Le communisme chinois a davantage hérité de l'Occident qu'on ne le croit, mais avec des interprétations différentes : dans le marxisme-léninisme, dans le capitalisme, dans la liberté comme émancipation, et même dans les droits humains (que la Chine socialiste a fortement renforcé ces dix dernières années). Demeure la démocratie qui est la grande question chinoise de demain. La Chine socialiste, c'est à bien des égards l'Occident en Orient ! Dès lors, si l'on a peur du communisme chinois, ce ne peut pas être parce qu'il est fondamentalement dissemblable de l'Occident. C'est beaucoup plus parce que nous ne savons pas où nous allons dans le mouvement actuel de mondialisation.

  • Ce livre commence comme le récit, remarquablement écrit, de la révolution tunisienne. Mais peu à peu, il ­devient essai. Et il nous propose alors une réflexion audacieuse et originale sur le paradoxe de ce peuple qui met à la porte un dictateur pour élire un régime islamiste autoritaire... Emna Belhaj Yahia remonte aux sources des événements qui agitent son pays. Et on reste désarmé devant la contradiction entre le désir de démocratie et de développement, et la libération des pires haines contre l'école moderne, l'interrogation sur soi, le libre examen, vus comme des inventions de l'Occident. Passionnant et inquiétant.

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