Editions Boréal

  • Désirons-nous vraiment réaliser l'indépendance politique du Québec ou sommes-nous trop épuisés pour espérer remporter un troisième référendum ?

    Jacques Beauchemin le militant explore les raisons profondes qui font de la souveraineté un objectif historique essentiel. Par contre, Jacques Beauchemin le sociologue ne peut cacher son inquiétude devant la démission collective des Québécois, qui semblent accepter sans états d'âme que leur langue française périclite et que leur culture se délite.

    L'auteur met le lecteur au pied du mur : les ancêtres canadiens-français ont-ils lutté et résisté avec autant de courage depuis la Conquête pour voir leurs descendants dilapider l'héritage ?

    Les héritiers - que nous sommes tous - choisiront-ils une démission tranquille ou relèveront-ils l'urgent défi auquel ils font face ?

    « La Souveraineté en héritage » est un remarquable essai politique qui arrive à point nommé, au moment où le Parti québécois cherche un nouveau souffle.

  • La République est la grande oubliée de l'histoire politique du Québec, comme si cette idée qui a inspiré tant de peuples dans le monde n'avait rien à nous dire ici. Pour Marc Chevrier, introduire la République dans nos débats, ce n'est pas seulement deviser sur le remplacement de notre monarque constitutionnel par un président élu, c'est s'interroger sur les fondements de notre démocratie. Dans cette perspective, il étudie d'abord un phénomène paradoxal, le « monarchisme québécois », qui se signale par un penchant à séparer l'État de la communauté des citoyens et par un climat intellectuel particulier, ultramontain, où les lumières, en toutes choses, ne peuvent venir que d'ailleurs.

    Il fouille ensuite dans le lointain passé de la Nouvelle- France, cette autre grande incomprise, qui constitue peut-être un fascinant embryon de république moderne, commencée par le choc entre le monde européen inégalitaire et l'univers indien sur lequel plusieurs penseurs européens ont projeté des fantasmes de liberté naturelle.

    Il trace les chemins à prendre pour fonder une République du Québec et essaie d'en esquisser quelques traits à travers un certain nombre de questions qui se poseront nécessairement aux constituants, peu importe qu'il s'agisse d'une république indépendante ou d'une république qui, appuyée par un référendum majoritaire, aurait à redéfinir sa place à l'intérieur d'un Canada sommé à son tour de se repenser.

    Il pose enfin la question, délicate : une culture patriote du bien public au Québec est-elle encore possible ?

  • « Antimondialisation », « altermondialisation » ou « mouvement pour la justice mondiale » : le « mouvement des mouvements », à la fois enraciné dans les contextes politiques nationaux et nourri de ses multiples liens transnationaux, représente une puissante lame de fond, un ressac contre l'idéologie néolibérale et les politiques menées depuis des décennies que les contestataires jugent éminemment injustes et néfastes pour une grande partie de la population. Ce vaste mouvement social est complexe. On le voit dans ses actions, ses pratiques, ses organisations et ses discours. Il est une force critique porteuse d'une multitude d'idéaux, d'espoirs et de projets souvent contradictoires. Cette synthèse présente le mouvement altermondialiste pour en discuter les faiblesses et les forces, en portant une attention particulière à son activité au Québec et en Occident. Elle présente les éléments essentiels permettant de comprendre le mouvement et d'en débattre, en tant que force politique plurielle et contradictoire, et pourtant animée d'un même idéal de justice.

  • Dégoûtés par la corruption qui régnait sous le précédent gouvernement libéral, épuisés par le discours entêté et approximatif des souverainistes, échaudés par l'approche intransigeante des carrés rouges et inquiets du degré d'improvisation des nouveaux partis, de nombreux Québécois étaient très embêtés au moment de voter lors des deux dernières élections provinciales. Résultat : plus de 60 % d'entre eux ont donné leur voix à un parti de droite, tant en 2012 qu'en 2014.

    Convaincu que la majorité des Québécois est d'abord et avant tout progressiste, Paul St-Pierre Plamondon plaide pour l'émergence d'un nouveau mouvement qui viendra combler le vide ressenti par plusieurs orphelins politiques. Ce mouvement de gauche modéré sera porté par une élite intellectuelle et économique qui croit au progrès social et mise sur l'éducation publique de même que sur la promotion du français pour rassembler la nation québécoise.

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