Desclée de Brouwer

  • Comment définir le régime de Poutine ? S'agit-il d'un autoritarisme camouflé sous des décors démocratiques ? Avons-nous affaire à une forme d'autocratie, dans la continuité de l'histoire russe, ou à une oligarchie mafieuse ? Quelle est l'influence de l'ex-KGB, sur le mode de pensée des hommes du Kremlin et sur leurs méthodes de gouvernement? Le régime peut-il survivre à son homme fort ? Pourquoi l'opposition donne-t-elle une impression de faiblesse et de division face à un pouvoir dont les échecs sont aujourd'hui flagrants ?Pour répondre à ces questions, l'auteur se penche sur la genèse et l'histoire du poutinisme. Elle souligne la place de la « com » dans ce système mêlant archaïsme et modernité. La politique étrangère de la Russie est analysée à travers les évolutions de sa politique intérieure. Ainsi apparaît le paradoxe de ce pays : l'affirmation d'une « civilisation russe » tournant le dos à l'Occident cache la passion nihiliste qui anime le Kremlin et qui exerce une influence délétère, en Russie et à l'étranger.
    Françoise Thom, spécialiste de l'URSS et de la Russie postcommuniste, enseigne l'histoire à l'université Paris-Sorbonne. Elle a publié de nombreux ouvrages, dont Les Fins du communisme (1994), Beria : le Janus du Kremlin (2013) et récemment : Géopolitique de la Russie (avec J.-S. Mongrenier, 2016).

  • A la gauche de la droite ! Une position sur l'échiquier politique qui peut sembler paradoxale, mais par laquelle Marie-Anne Montchamp définit son combat et le sens de son action. Héritière à la fois de la tradition gaulliste et d'un fort attachement à la culture de l'individu, elle n'entend pas pour autant se laisser enfermer dans un carcan idéologique. Est-ce lié à une entrée en politique tardive, à une pratique des ressources humaines en entreprise, à la complexité insondable d'une personnalité singulière ?... Toujours est-il que Marie- Anne Montchamp, qui a commencé le quinquennat avec Dominique de Villepin pour le terminer avec Nicolas Sarkozy, excelle à aborder des thématiques et des réflexions peu prisées dans les cercles officiels. D'où les chantiers ouverts dans le domaine du handicap, de la dépendance ou de la psychiatrie... Car, pour elle, la politique doit être laboratoire, riche d'idées et d'initiatives propres à améliorer la vie collective. A partir des préoccupations concrètes de millions de citoyens pour qui le vivre ensemble a encore un sens, il est temps de faire émerger un nouveau style. Telle est la petite musique originale de l'autre MAM...

  • Depuis mai 2007, au fil de ses chroniques hebdomadaires dans L'Humanité, François Taillandier commente d'une plume acérée la France de Nicolas Sarkozy. On se souvient que l'élection du président avait été perçue alors comme un événement notoire, voire comme une ère nouvelle. Les idées, le comportement, le style de l'homme tranchaient sur tout ce qu'on avait vu jusqu'alors. Comme beaucoup d'autres, François Taillandier en fut intrigué, surpris, souvent heurté... Mais au fond, qu'est-ce qui a vraiment changé durant toutes ces années, par-delà l'influence de la seule personnalité présidentielle ? Que dire de tous ces bouleversements qui atteignent notre quotidien dans son langage, ses habitudes les plus ancrées, sa perception du monde ? Dans ces croquis qui ne se privent ni d'humour ni de liberté, François Taillandier traque sans relâche la couleur du temps, avec souvent la nostalgie d'une culture et d'un art de vivre qui se meurent...

  • Pourquoi le libéralisme est-il aussi fortement dénoncé en France dans sa version économique, alors même que le libéralisme culturel, la liberté en matière de moeurs se voient exaltés ? La mentalité régnante en France attend tout de l'Etat, y compris qu'il garantisse par la loi tous les comportements des minorités . Les idéologies se réclamant de la gauche politique illustrent parfaitement cette attitude, en soi contradictoire. Jacques Rollet répond en revenant aux traits généraux du libéralisme à partir de la pensée de Hayek, théoricien majeur, mais relit aussi son meilleur adversaire, Cari Schmitt, auteur sulfureux dont se réclame une partie de l'extrême gauche intellectuelle. L'auteur étudie sans complaisance les traits caractéristiques de la culture sociale et politique en France, où la nostalgie de la Révolution française reste très forte. Et c'est aussi l'occasion pour lui de mettre en valeur l'apport du catholicisme dans son appréciation de l'idéologie libérale... Un ouvrage indispensable pour comprendre les grands enjeux de la future élection présidentielle.

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