• Comment fut élaboré le Coran ? Qu'est-ce qui unit et sépare chrétiens et musulmans ? Quel est le statut de la femme dans l'islam ? Que lui doit-on sur le plan scientifique ? Pourquoi fait-il peur en France ? Quand fut lancé le premier djihad ?

    Souvent l'islam inquiète. Comme tout continent mal connu, il suscite l'anxiété. Voilà pourquoi il était si important de demander au grand spécialiste Malek Chebel de revisiter son domaine de prédilection et de répondre avec clarté aux grandes questions que l'on est amené à se poser. Tous les aspects sont abordés : l'histoire, le prophète, le Coran, les rituels, les relations avec la France, l'Occident, l'amour et la sexualité, les autres religions, les arts, la littérature et la science, les réformes à venir...
    D'une plume vive, Malek Chebel nous livre en 100 questions des dizaines d'années de recherche et de réflexion.

  • Marie dans l'Islam

    Ameer Jaje

    Marie tient une place considérable dans l'islam. Mentionnée sous le nom de Maryam dans le Coran, elle y est figure exemplaire de piété et de dévotion. Elue de Dieu, elle est dans la tradition musulmane une juste, une sainte parmi les saintes. Objet de grande piété populaire, on lui attribue le pouvoir de faire des miracles. Elle alimente également depuis les premiers siècles de l'Hégire les travaux des exégètes.
    Alors que le Coran réduit Jésus au rôle d'un prophète parmi d'autres et inférieur à Muhammad, il reconnaît à Marie la plupart des privilèges que lui accorde la foi chrétienne. Pourquoi ? Les chercheurs et les islamologues se questionnent encore aujourd'hui.
    Marie, sainte musulmane, ne pourrait-elle pas constituer un point de départ du dialogue inter-religieux ?

  • « Dans vingt ans une bonne partie des églises seront des mosquées. » « L'islam opprime les femmes. » Il est « inadapté a un mode de vie moderne », « incompatible avec les valeurs de la République française. » « Les salafistes sont tous des terroristes. » Les clichés et idées reçues sur l'islam et les musulmans foisonnent, sur fond d'ignorance et de confusion où l'on mélange indistinctement le Coran, la Charia, les cultures et les civilisations dont l'islam a été le vecteur. Or, la religion musulmane ne se résume pas à une pratique rigoriste ni à des groupes intégristes prônant l'instauration d'une société régie par la Charia, ou qui adoptent une lecture figée du Coran et de la Tradition prophétique. L'islam est divers, traversé de tensions. La pratique religieuse des musulmans est variée, leur lecture du Coran très personnelle. Et les nombreux préjugés masquent la réalité de ce que vit l'immense majorité des musulmans qui participent à la société. Statut du Coran, relations avec les pays occidentaux, rapports hommes/femmes, vie quotidienne, place de la religion dans la laïcité, géopolitique, violence... En s'attaquant à plus de quatre-vingts idées fausses, rumeurs, approximations concernant l'islam et les musulmans, Omero Marongiu-Perria propose une parole libre et apaisée, destinée à tous les citoyens qui refusent que cette religion soit stigmatisée. Omero Marongiu-Perria est docteur en sociologie de l'ethnicité et des religions, spécialiste de l'islam français. Il est chercheur associé à l'IPRA (Institut de recherche sur le pluralisme religieux et l'athéisme) et directeur scientifique d'ECLEE (European Center for Leadership & Entrepreneurship Education). Intervenant régulier dans l'émission Islam, diffusée chaque dimanche matin sur France 2, il est l'un des initiateurs du Forum islamo-chrétien de l'Ouest de la France.

  • Le terrorisme au nom de l'islam peut-il trouver une explication dans notre propre histoire ? Loin de toute culpabilité, Pierre-Jean Luizard reconsidère dix épisodes fondateurs de la « mission civilisatrice » que la France s'était assignée en terre arabe de l'islam : l'expédition d'Égypte de Bonaparte, le décret Crémieux, l'éloge de la colonisation par Jules Ferry, la non-application de la loi de 1905 aux musulmans d'Algérie, le ralliement de Clemenceau au parti colonial ou encore la méconnue affaire Sarrail en Syrie... L'historien met ainsi en lumière le retournement des idéaux laïcs chers aux élites républicaines, au nom du patriotisme alors moteur de la modernité, pour justifier la domination coloniale. Dès lors, comment s'étonner qu'aujourd'hui les musulmans n'aient pas la même vision des idéaux en vertu desquels ils sont invités à s'intégrer en France ? Remonter à la source de ce malentendu, en regardant au-delà de notre roman national, permet de comprendre pourquoi l'islam a tant de mal à se fondre dans la République.

    Un essai plus que nécessaire pour éclairer les enjeux qui traversent notre société.

  • Au-delà des débats sur l'islam, religion tolérante ou fermée sur elle-même, la question posée dans cet ouvrage est la suivante : quel est le regard porté sur l'autre, le non-musulman, par l'islam coranique ?
    Pour répondre à cette interrogation de façon non polémique, Olivier Belleil examine plusieurs sources: le texte du Coran, la vie de Muhammad présentée dans les hadiths, les législations de la Charia. Dans une démarche originale, et convaincu que l'islam se trouve à la croisée des chemins, il convoque Martin Buber, philosophe de la relation, pour nous offrir une meilleure compréhension de la vision de l'autre dans l'islam coranique.

  • Apparu en Arabie au VIIe siècle, le Coran entend récapituler la Torah et l'Évangile. Pourtant, le Livre saint des musulmans affirme offrir le portrait authentique de Jésus, détenir la réalité première de sa doctrine et en restituer la vérité contre les chrétiens eux-mêmes qui les auraient corrompus. Qu'en est-il ? Comment comprendre ces divergences ? Qu'est-ce que lire le Coran en lui-même et qu'est-ce le lire d'un point de vue chrétien ? À rebours des idées reçues et des préjugés hâtifs, un ouvrage clair et méthodique, qui a valeur de classique, pour instaurer une compréhension mutuelle qui ne fasse pas l'économie des différences fondamentales.

  • Contre les fondamentalismes, le principal penseur de l'islam ouvert explore ici l'anthropologie musulmane afin d'en refonder l'humanisme. Un événement présentant d'une manière inédite le véritable état du débat.
    Violence, terrorisme, citoyenneté, allégeance à l'État, rapport aux autres religions : nul ne tente au Proche-Orient de penser de manière rénovée l'islam d'aujourd'hui comme le fait Muhammad Shahrour. Réfléchir sur la religion et poser à nouveaux frais son articulation à l'éthique, au politique ou au social constituent pour lui une des tâches les plus urgentes. L'islamologue et exégète syrien, qui suscite de nombreuses réactions dans le monde arabe, interroge ici la définition même du mot " islam ".
    Audacieux et radical, ce livre fait table rase de la tradition religieuse et du corpus exégétique, théologique et juridique, afin de faire advenir, à partir du Coran, le geste primordial qui a présidé à la naissance de l'islam. Les résultats de cette recherche surprennent par leur modernité : ils réinstallent les dimensions axiologiques au coeur de la profession de foi islamique et conduisent également à lutter contre l'intolérance.
    Un livre inégalé qui propose de nombreuses pistes pour le renouvellement de la pensée de la loi, du statut de la femme ou du rapport entre politique et religion.

  • Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique.

    Cette édition comporte en sus la conférence donnée par l'auteur à la Sorbonne, le 29 mars 1883,intitulée L'islamisme et la science.
    Cet essai philosophique d'Ernest Renan, publié en 1851 dans le Revue des deux Mondes, analyse les sources de l'islam et la vie de son prophète Mahomet.
    Lecture utile à contextualiser dans l'époque en raison des débats toujours enflammés sur cette religion.

  • Première enquête sociologique d'ampleur sur les musulmans de France face au terrorisme, cet ouvrage propose un éclairage sur les recompositions du paysage musulman hexagonal depuis l'électrochoc des attentats de 2015 et 2016.
    L'objectif des auteurs est de répondre à deux idées reçues fréquemment répandues : d'une part, celle selon laquelle les musulmans de France seraient restés majoritairement indifférents et silencieux face aux vagues terroristes qui ont frappé le pays ; d'autre part, celle, idyllique, d'une mobilisation musulmane massive pour combattre le djihadisme.
    À l'heure où les polémiques s'enchaînent, ce livre rend compte de la multiplicité des réactions, des positions et des mobilisations des musulmans de France face au terrorisme, et ce à différentes échelles : instances représentatives, grandes organisations musulmanes de France, associations et mosquées locales, leaders religieux ou d'opinion, aussi bien que croyants ordinaires. Le « défi terroriste » a suscité chez les citoyens français de confession musulmane des phénomènes de conscientisation citoyenne, une pluralité de prises de positions et de réponses, venant casser l'image d'un prétendu communautarisme musulman qui attendrait son heure pour éclore.

  • Coran, sunnisme, chiisme, soufisme, charia,wahhabisme, Frères musulmans, salafisme, mosquées, laïcité, djihadisme... Ces mots nous les entendons sans les comprendre. À la fois religion et système politique, l'islam est un fait complexe, souvent mal appréhendé. Jacques Huntzinger nous offre ici une initiation claire et approfondie, minutieusement documentée, pour nous permettre de mieux saisir ses réalités actuelles, en nous plongeant dans son histoire : le Prophète à La Mecque et à Médine, le temps des conflits, le choc avec l'Europe et sa modernité, les premières expériences de laïcité, le grand débat sur la réforme jusqu'à la naissance de l'idéologie islamiste issue du fondamentalisme... Un ouvrage essentiel pour mieux décoder la deuxième religion de France.

  • Notre époque assiste à une montée des fondamentalismes religieux. Dans des milieux en crise d'identité profonde, ce type de conviction peut sécuriser en donnant des repères considérés comme sûrs, immuables, véridiques. Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et la proclamation de l'État islamique d'Irak et du Levant, la nébuleuse fondamentaliste islamique, dans sa forme djihadiste, inquiète par sa capacité croissante à attirer des musulmans et à recruter des non-musulmans fraîchement convertis, jusqu'en Europe. Or l'extrémisme d'inspiration musulmane, perçu à travers une actualité dramatique, ne se réduit pas à des conjonctures sociales et internationales. Il s'inscrit dans un fondamentalisme religieux particulier ou, plus exactement, dans un faisceau d'idéologies politico-religieuses qui, depuis plus d'un siècle, ont circulé dans les sociétés du monde musulman, surtout dans sa partie arabe, en réponse à une série de crises internes et externes. Malgré sa pertinence, l'analyse sociopolitique n'est donc pas en mesure, à elle seule, de rendre compte de la dérive fondamentaliste. La nature religieuse du phénomène ne peut être éludée. Elle implique une prise en compte des logiques inhérentes à la réflexion théologique. C'est ce que les spécialistes de l'islam réunis autour de Michel Younès ont entrepris d'expliquer. Ils vont au-delà d'une représentation superficielle de ce courant de pensée et des mobilisations qu'il inspire. Ils nous aident à comprendre plus profondément un phénomène religieux et politique devenu crucial en ce début du xxie siècle. Michel Younès, professeur de théologie et d'islamologie à l'Université catholique de Lyon, dirige le Centre d'études des cultures et des religions (CECR). Ont contribué à cet ouvrage : Samir Amghar, Maurice Borrmans, Malek Chaieb, Bénédicte du Chaffaut, Philippe Dockwiller, Ali Mostfa, Emmanuel Pisani, Haoues Seniguer, Bertrand Souchard et Michel Younès. Préface de Ghaleb Bencheikh

  • Le radicalisme musulman, appellé « islamisme », est à mettre en lien avec la pluralité de groupes et de mouvements qui se rattachent à l'islam. S'il est multiforme, il a des bases idéologiques assez claires. Il a pris naissance non seulement en Arabie et en Égypte, mais aussi dans le sous-continent indien. Il s'agit de revitaliser la communauté musulmane, trop longtemps obsédée par la modernité à l'occidentale. Pour atteindre ce but, les islamistes propagent une identité simple, avec une pratique bien définie, qui rendrait la communauté musulmane homogène, en éliminant toute pluralité - or, l'islam est amplement pluriel - et en usant parfois d'une violence extrême. Les mouvements qui adhèrent à ce courant de pensée et d'action se caractérisent par un exclusivisme excessif, qui n'est pas uniquement anti-occidental.

  • La question identitaire s'est substituée à la question sociale et politique. L'islam s'est mué en nouvel ennemi de l'intérieur, en remplacement du communisme défunt. L'idée laïque, constitutive de la loi de 1905 actant la séparation des cultes et de l'État et la neutralité de celui-ci en matière religieuse, s'est transformée en idéologie laïciste et en religion nationale, mettant l'islam sous contrôle politique. Djihadistes et laïcistes sont devenus des ennemis complémentaires, se renforçant mutuellement de leur haine réciproque. Aussi bien Daech que la droite identitariste entendent réduire ce que l'une et l'autre nomment la « zone grise » des citoyens qui ne se reconnaissent ni dans la nouvelle religion nationale ni dans la guerre sainte. Qui sème le vent culturaliste récolte la tempête identitaire.

  • Le texte persan des Maqâlât est un cas exceptionnel pour une période ancienne, mais il s'agit de l'enseignement direct d'un maître hors du commun, un enseignement restitué à travers les notes prises par ses disciples. Des notes relues par le maître

  • « 25 - Dieu sait mieux que quiconque ce qui est dans vos coeurs, et si vous êtes bienfaisants. Il pardonne aux repentants. 26 - Donne au proche son dû, et à l'indigent et à l'étranger. Mais ne sois pas prodigue. 30 - Dieu ouvre les voies de la fortune selon ce qui lui plaît. De ses créatures, Il voit tout. Il sait. 33 - Vous ne tuerez point, la vie est sacrée ; sauf pour la cause du droit. (...) 35 - Si vous mesurez, mesurez justement et pesez avec une balance droite. Ceci est juste et meilleure compréhension. 37 - Ne marche pas sur terre avec suffisance, tu ne pourras jamais fendre la terre et tu n'atteindras pas la hauteur des montagnes. » « Ces versets 23 à 37 de la sourate Al-'isrâ (sourate des Fils d'Israël) ont la force de ceux de la première sourate du Coran intitulée Fâtiha, ouverture obligatoire de toutes les prières musulmanes. En raison de leur importance, je me permets de les regrouper sous le nom de « Deuxième Fâtiha » : par la majesté de son inspiration, cette section du Livre sacré a en effet le privilège de guider croyants et non-croyants vers une éthique universellement acceptable, potentiellement inspiratrice d'un droit moderne. Nos fatwas pakistanaises, saoudiennes, égyptiennes ou européennes ne font que susciter la moquerie du monde et le mépris des nations non musulmanes. Leur inspiration est trahison, parce qu'elles condamnent l'islam à n'être plus qu'une religion de parade et d'accoutrements, dans laquelle le signe tient lieu de foi. On ne peut aimer l'islam et accepter un tel abrutissement. Il faut relire les quatorze commandements de cette sourate entrante du Coran pour diriger la pensée musulmane vers un renouveau radical : vers la démocratie, la liberté et l'État de droit. » (Y. B. A.) Un essai essentiel pour comprendre l'esprit des révolutions démocratiques arabes, par l'un des tout premiers juristes du Maghreb, acteur de la reconstruction politique tunisienne.

  • De leur victoire électorale à la répression féroce qu'ils ont subie après le coup d'État du maréchal Sissi, les Frères musulmans égyptiens ont connu un destin mouvementé depuis la révolution de 2011. Par-delà ces événements, le défi majeur qui s'est imposé à cette organisation islamiste a été de sortir de l'ambivalente clandestinité à laquelle elle était tenue sous l'ancien régime. Depuis des décennies, la Gama`a des Frères musulmans, ce mouvement de nature indéfinie, interdit mais toléré, à la présence sociale aussi étendue que déniée, existait comme un « secret public ». Une plongée ethnographique dans trois quartiers du Grand Caire permet de montrer comment ce secret public façonnait l'ancrage social de la Gama`a et quels étaient les ressorts de sa mobilisation sous le régime de Moubarak. Au fil des pratiques quotidiennes d'action politique et sociale de leurs députés, apparaît une tension irréductible entre la large implantation des Frères musulmans dans la société, et la perpétuation, en leur sein, d'un entre soi clos et hiérarchisé. Dans l'interdépendance entre les structures de l'ancien régime et les réseaux des Frères, des processus de politisation, diffus et aléatoires, reposaient sur les sociabilités locales et des sensibilités éthiques partagées. Au-delà du seul cas égyptien, ce livre invite à penser l'imbrication des logiques de coproduction et de contestation de l'ordre autoritaire. Il éclaire aussi d'un jour nouveau les néoconfréries nées de la réforme de l'islam, au début du XXe siècle, et les dynamiques internes des mouvements islamistes. Marie Vannetzel est chargée de recherche au CNRS (Centre universitaire de recherche sur l'action publique et le politique, UMR 7319), et participe au programme ERC-CNRS « When authoritarianism fails in the Arab World » (WAFAW).

  • Qu'en est-il du droit islamique et des droits de l'Homme ? La loi révélée et le droit naturel sont-ils conciliables ? Entre antinomie et concordance, ces questions cruciales engagent singulièrement l'islam dans son rapport à la modernité. Le monde shi'ite au Liban, en Iraq, et surtout en Iran, en est un laboratoire. Depuis les années 1990, savants religieux et intellectuels s'attachent à penser cette dualité et poursuivent la controverse qu'elle engage. Qu'ils réexaminent de manière critique ou qu'ils réaffirment de manière vigoureuse leur fonds théologique et philosophique, tous oeuvrent à ce chantier juridique et politique sans précédent. Récapitulant les grandes étapes de la modernisation du droit de la Révolution constitutionnelle de 1906 à nos jours, en passant par 1979, s'appuyant sur l'ensemble des textes produits et sur les réflexions d'ayatollahs majeurs, Constance Arminjon Hachem offre un panorama inédit d'une mutation de la pensée islamique.

  • L'islam constitue aujourd'hui un objet conflictuel dans le champ politique français. Il serait vecteur de repli sur soi ou l'objet d'instrumentalisations politiques. Pourtant, à distance des discours globalisants présents dans l'espace public et médiatique, ce livre entend démontrer que cette religion peut constituer une ressource dans la mobilisation d'acteurs que tout prédisposait à l'apathie, dans un contexte où la laïcité contraint les formes d'engagement s'appuyant sur l'expérience religieuse. Il vise tout particulièrement à défaire les analyses qui feraient agir la « communauté musulmane » comme un seul et même groupe social homogène. En suivant les acteurs au plus près dans différents quartiers populaires, ce livre restitue les contraintes très fortes qui pèsent sur l'action collective des groupes minoritaires. À rebours d'une lecture qui n'y verrait que des revendications « communautaristes », cet ouvrage démontre que les engagements inspirés de l'islam recherchent avant toute chose l'égalité.

  • Ce livre regroupe les réflexions sur l'islam menées par l'auteur dans différents contextes. Elles ont toutes comme ambition de donner une perspective historique à ce qui est souvent présenté comme des catégories indissociables ou des traits essentiels d'une religion sur laquelle l'histoire n'a pas de prise et qui est extérieure aux réalités des sociétés qui s'en réclament. Certains textes parlent de la période classique, des débuts de l'islam à la fin du fameux « âge d'or » de la civilisation arabo-musulmane ; d'autres portent sur la période contemporaine marquée par des rapports contradictoires avec les temps modernes. Sans être une étude exhaustive des faits islamiques, les questionnements particuliers de l'auteur sur des réalités passées et présentes de l'islam en dressent néanmoins un portait achevé. On suivra l'évolution et la maturation du penseur à la frontière de la recherche scientifique et d'un engagement intellectuel en faveur de l'universalité des droits de la personne.

  • Dans la sidération provoquée par les attentats de novembre 2015, Tristan Vigliano a voulu proposer à ses étudiants quelques leçons d'histoire littéraire, pour évoquer la place de la religion musulmane tant dans les textes du patrimoine que dans l'enseignement contemporain. Il nous livre ici les cours qu'il a alors improvisés, dans la tourmente et dans l'urgence. On y apprendra comment, à travers les siècles, a été nommé et représenté le prophète de l'islam ; comment les craintes inspirées par cette religion ont évolué, des débats théologiques médiévaux aux polémiques d'aujourd'hui ; comment, enfin, trouver dans l'histoire des outils et des méthodes pour affronter les peurs et les divisions de notre temps.

  • La religion iranienne n'est pas une religion de la sortie de la religion. Bien au contraire, on observe dans la longue histoire iranienne une permanence de la transcendance et du message divin qui se concrétise dans une idéologie religieuse qui perdure to

  • Depuis le début des années 2010, la prolifération des sites islamiques et des réseaux sociaux a annoncé la maturation d'un environnement cyberislamique. La pratique de la foi ne se transmet plus exclusivement au sein de la famille, dans les mosquées ou les associations ; jeunes et moins jeunes se tournent désormais vers Internet afin d'apprendre à être un « bon musulman ». À l'inverse, Internet, avec un radicalisme virtuel très actif, peut pervertir et conduire certains à commettre des actes irréparables.
    La sphère cyberislamique a ainsi contribué à produire une réaffirmation identitaire dans les modes de croire et de pratiques chez un grand nombre de musulmans.

    Quel type d'informations vont-ils rechercher sur la Toile ? La crise de représentation dont souffre l'islam de France trouvera-t-elle un second souffle sur le Net ? Qui sont ces prédicateurs et influenceurs 2.0 auprès de la communauté ? Peut-on réellement parler d'une communauté virtuelle ?
    Internet sera-t-il un outil du renouveau pour les musulmans de France ? Une enquête approfondie sur l'islam 2.0, entre modernisation libératrice et instrument d'aliénation.

  • Voici une injonction pour la société musulmane de faire l'histoire. Assez peu reconnu à son époque et encore largement méconnu aujourd'hui, l'intellectuel algérien Malek Bennabi (1905-1973) a pourtant fait une entrée remarquée dans la vie intellectuelle en Algérie avec sa notion de " colonisabilité " en 1949. Il se fera connaître ensuite dans le monde musulman notamment avec ses définitions fonctionnelles de la culture et de la civilisation. Néanmoins, sa conception réformiste de la religion, nommée " idée religieuse " et ayant une fonction sociale, a été très peu analysée. Or, elle est la clé de voûte de la compréhension de la pensée de Bennabi. Pour lui, " l'idée religieuse " doit être une idée vécue comme une " vérité travaillante ", authentique avec l'islam et efficace dans le monde moderne. Il mélange des savoirs issus à la fois de la Tradition musulmane et des sciences humaines et propose de connecter l'islam authentique avec l'esprit technique cartésien. Ainsi, dans un contexte de décolonisation, Bennabi veut réaliser, par le déploiement moral et social de " l'idée religieuse " un projet de société pérenne, prospère et ouvert sur la civilisation humaine. Par le biais de cette notion " d'idée religieuse ", nous proposons dans cette étude d'analyser la vocation civilisationnelle que Bennabi donne à l'islam. Cet ouvrage se veut une introduction approfondie de la vie et de la pensée de Malek Bennabi. C'est aussi un nouvel angle d'analyse proposé aux études sur la pensée islamique contemporaine et à l'islamologie à travers le regard méconnu d'un acteur de l'islam contemporain au XXe siècle.

  • Au sommaire de ce numéro : L'islam et la cité, l'Islam dans la cité, Robert Bistolfi ; L'islam de France sera-t-il républicain ? Didier Motchane ; La laïcité : malentendus et représentations, Lahouari Addi ; Islam minoritaire, islam majoritaire, Entretien avec Tareq Ramadan ; l'Islam dans la société allemande, G. Gabert ; l'Islam aux Pays-Bas, Han Entzinger ; Communautés musulmanes en Grande-Bretagne, Philipp Lewis.

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