Bayard Culture

  • On peut parler aujourd'hui de crise au sein de l'islam. Issus d'une vision rigoriste qui s'appuie sur le Coran et sur la tradition, les discours extrémistes rencontrent un réel succès, avec des conséquences parfois dramatiques. Pourtant, dans le même temps, certains penseurs musulmans s'insurgent contre cette lecture. Pour la théologienne Nayla Tabbara, si l'islam majoritaire souffre aujourd'hui d'autoritarisme et de manque d'esprit critique, c'est notamment parce qu'il a été pensé depuis ses origines dans un contexte fortement patriarcal, par des hommes et pour des hommes. Aussi, une nouvelle approche est nécessaire, faisant droit désormais à la part féminine de la raison et de la sensibilité. Cette « lecture féminine » du Coran met par exemple en lumière l'attribut « maternel » de la miséricorde de Dieu, beaucoup plus que sa force ou son intransigeance. Il ne s'agit pas pour l'auteure, de ne s'intéresser qu'aux « questions de femme », comme le voile ou la polygamie par exemple, mais d'envisager sous un jour nouveau l'ensemble de la religion musulmane. Dégagé d'une conception littéraliste et de la pratique purement formelle, ce nouveau regard pourrait permettre à l'islam de retrouver sa vocation spirituelle.

  • Nombreux sont les musulmans qui refusent que leur religion soit caricaturée : par ceux qui déclarent ne pas aimer l'islam, mais aussi par ceux qui prétendent le connaître mieux que les autres et qui cherchent à imposer leurs conceptions sectaires à tous. Anne Bénédicte Hoffner a enquêté parmi ces "nouveaux acteurs de l'islam" qu'elle rencontre régulièrement dans son travail de journaliste. Elle met en lumière six personnalités : Hichem Abdel Gawad, Iqbal Gharbi, Michaël Privot, Mohamed Bajrafil, Farid Abdelkrim et Nayla Tabbara, qui ont choisi d'agir pour transmettre à leur façon, très différentes les unes des autres, un islam qui réconcilie et qui réunit.

  • « J'essaie, avec d'autres disciples de Jésus, que vous avez la bonté de citer, de suivre les pas de mon maître et de sa prière : Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. Chaque page de votre Requiem m'y encourage. De cela, et de votre livre, plus encore, de l'ouverture de votre coeur, je vous suis infiniment reconnaissant.» Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen.
    Le père J. Hamel est assassiné le 26 juillet 2016, dans sa 86e année, dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, égorgé par deux jeunes terroristes islamistes lors de l'attentat commis dans ce lieu de culte.
    Ce livre, rédigé sous forme de lettres librement adressées au père Hamel, est une puissante méditation sur la violence, le terrorisme, la religion. Dans une langue brûlante, poétique, l'auteur évoque le martyr du prêtre, la folie de ses assassins, et ce qu'éprouve un musulman comme lui.
    C'est le témoignage bouleversant et inattendu d'un véritable dialogue spirituel. La révélation d'un auteur également.

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