• Nuit d'épine

    Christiane Taubira

    • Lizzie
    • 13 Août 2020

    La nuit, chacun la voit, la vit, la sent, l'apprivoise à sa manière. De celle de Guyane, trouée d'un faible lampadaire sous la lueur duquel, enfant, à la faveur de la moiteur et du silence, elle allait lire en cachette, à celle qui lui permettait de régler ses comptes avec les péchés capitaux que les religieuses lui faisaient réciter dans la journée, la nuit a souvent été, pour Christiane Taubira, une complice, une alliée, une sorte de soeur intime, un moment particulier. C'est la nuit des chansons qu'on adore et dévore, la nuit du sommeil qui refuse qu'on annonce la mort d'une mère, la nuit des études passionnées et des yeux en feu à force de scruter les auteurs sacrés, la nuit qui ouvre sur les petits matins des métros bougons et racistes. C'est aussi la nuit des militantismes, de la Guyane qui se révolte, des combats furieux à l'Assemblée autour du mariage pour tous - un cathéter au bras et le courage en bandouillère. C'est enfin la nuit d'un tragique vendredi 13, bientôt suivie de celle où l'on décide d'un adieu. Ces nuits des espoirs, des questions, des inquiétudes parfois, des colères aussi sont un roman du vrai. Un récit littéraire où l'auteur montre que la vie est souvent plus forte, inventive, poétique, envoûtante, dure, terrible que bien des fictions.

  • « La vie ordinaire est une vie d'hypocrite. On fait comme si c'était "déjà ça" de vivre "tranquillement", comme si on ne voulait pas d'aventure. Comme s'il suffisait de se la couler douce dans les plis du laisser-être pour atteindre la tranquillité tant recherchée. Sauf que la plupart du temps, on n'y arrive pas.
    Puisque l'existence humaine est à la fois provisoire et continue, puisque rien ne dure et que le temps ne se retient pas, la tranquillité n'est pas de ce monde. Et c'est tant mieux. Que le dard de l'intranquillité vous pique encore et encore! Demandez-vous, au moins une fois, si le nombre d'années parcourues, les épreuves et les angoisses endurées, si vous avez vécu tout ça pour vous réfugier dans la mauvaise foi de l'émerveillement ordinaire, sans jamais vouloir fouiller en dessous, remuer la vase qui étouffe vos désirs et vous fait croire qu'être quelqu'un, c'est peser lourd, et s'accrocher aux horaires comme si la vie en dépendait. »

  • Limonov n'est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; l'idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l'immense bordel de l'après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement. C'est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d'aventures. C'est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Jacques Frantz donne corps au personnage énigmatique de Limonov en restituant toute la violence et les contradictions de son combat.

  • Lettres à un jeune poète Nouv.

    « Les lettres que Rainer Maria Rilke adressait au jeune poète Franz Kappus, me sont apparues comme une eau claire. J’ai plongé dans cette lecture sans reprendre mon souffle. Ma rencontre avec ces lettres reste un choc ; une émotion au bord des larmes. » Barbara
    En 1903, Rilke répond à Franz Kappus, un jeune homme de vingt ans, élève d’une école militaire, qui lui a envoyé ses premiers essais poétiques. Neuf autres lettres suivront, que Kappus publiera en 1929, trois ans après la mort de Rilke.
    Leur retentissement n’a fait que s’accroître depuis. Bien plus, en effet, qu’un entretien sur le métier poétique, elles forment une extraordinaire méditation sur la solitude, la création, et l’accomplissement intérieur de notre être.
    /> La lecture puissante, sensible et généreuse de Barbara séduira aussi bien les amateurs de littérature que les admirateurs de cette artiste inoubliable.
    Un enregistrement d’exception, réalisé en 1991, dont Audiolib publie ici une version remasterisée inédite pour faire revivre ce chef d’oeuvre du patrimoine sonore.
      Avec la participation de Marie-Ève Dufresne pour l'annonce des titres.
    © et (P) Audiolib, 2021
    Enregistrement original (p) 1991, Editions Ducaté © Librairie Générale Française, 1989
    Durée : 1h13

  • Publié en France en 2017 par Actes Sud, le recueil Le silence même n'est plus à toi rassemble quelques-unes des chroniques d'Asli Erdogan parues dans le journal Özgür Gündem, où elle dénonçait les atteintes à la liberté d'opinion. Elle le fait avec une grande exigence poétique, mêlant lucidité et beauté de la langue.

    « Faut-il accueillir avec douleur, avec humour ou avec compréhension les paroles du grand chef qui, après avoir de facto privé des millions de femmes de leur droit à l'avortement, sur un ordre murmuré du bout des lèvres, déclarait le 8 Mars : « Je vais m'occuper personnellement du problème des femmes, comme je me suis occupé de celui de la cigarette ». Nous ne sommes pas du côté de la loi, mais de celui de la révolte ! Ceci n'est pas le slogan d'un seul jour, c'est notre réalité individuelle ! Ce sont les femmes qui changent la Turquie, qui la transforment et la transformeront. » A.E

  • Que savons-nous de La Fontaine, sans doute le plus grand poète de notre langue française ?
    Voici une promenade au pays vrai d'un certain tout petit Jean, né en 1621, dans la bonne ville de Château-Thierry, à l'entrée de la Champagne. Bientôt voici Paris, joyeux Quartier latin et bons camarades : Boileau, Molière, Racine. Voici un protecteur, un trop brillant surintendant des Finances, bientôt emprisonné. Voici un très cohérent mari : vite cocu et tranquille de l'être, pourvu qu'on le laisse courir à sa guise. Voici la pauvreté, malgré l'immense succès des Fables. Et voici des Contes, que l'Éducation nationale, qui n'aime pas rougir, interdisait de nous apprendre. Vous allez voir comme La Fontaine ressemble à la vie : mi-fable, mi-conte.
    La Fontaine, une école buissonnière a donné lieu à une série d'émissions diffusées sur France Inter pendant l'été 2017. Cette édition en reprend les enregistrements, par l'auteur, et les complète avec la lecture, par Dominique Pinon, de chapitres et fables additionnels figurant dans l'édition originale du livre.
    Quand Erik Orsenna s'empare d'un personnage, il le met en scène de manière jubilatoire et transmet l'histoire par son grand talent de conteur. Sur le chemin de cette école buissonnière, surgit la statue dépoussiérée de La Fontaine. Un essai biographique brillant et joyeux ; à déguster sans retenue.
    Jean de La Fontaine ? On connaît son nom, on connaît ses fables, mais qui est l'homme et qui est l'artiste ? Erik Orsenna raconte, en mêlant son talent de conteur à son érudition joyeuse : on part avec lui faire l'école buissonnière.
    © Éditions Stock, 2017 - © Éditions France Inter, 2017
    © et (P) Audiolib, 2018
    Durée : 3h14

  • "« Je suis convaincue de l'urgence morale qu'il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l'égard des femmes et des hommes. »

    À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l'art du féminisme la petite fille qu'elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d'une missive enjouée, non dénuée d'ironie, qui prend vite la tournure d'un manifeste.
    L'écrivaine nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d'une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience.
    Cette lettre manifeste s'adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l'enfant qui subsiste en nous et qui s'interroge sur l'éducation qu'il a reçue. Chacun y trouvera les clés d'une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l'encourager. "

  • « Je chanterai maintenant la beauté de ce monde qui est notre tout fragile, passager, fluctuant et qui est notre seul trésor pour nous autres, pauvres hommes, aveuglés par l'orgueil, condamnés à l'éphémère, emportés dans le temps et dans ce présent éternel qui finira bien, un jour ou l'autre, par s'écrouler à jamais dans le néant de Dieu et dans sa gloire cachée. »
    À partir d'une promenade dans nos origines, ce livre raconte l'histoire de l'univers. Sous les traits d'un détective métaphysique, Jean d'Ormesson mène l'enquête et tente avec gaieté de percer ce mystère du rien, c'est-à-dire du tout. Ravissements et surprises sont au rendez-vous de son épatante entreprise.
    © 2014, Éditions Héloïse d'Ormesson
    © et (P) Audiolib, 2014
    /> Durée : 2 h 14 min

  • "Le visage en sang, Jacques hurle : 'Mes yeux ! Où sont mes yeux ?' Il vient de les perdre à jamais. En ce jour d'azur, de lilas et de muguet, il entre dans l'obscurité où seuls, désormais, les parfums, les sons et les formes auront des couleurs." Né en 1924, aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, membre du mouvement Défense de la France, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, incarcéré à Fresnes puis déporté à Buchenwald. Libéré après un an et demi de captivité, il écrit Et la lumière fut et part enseigner la littérature aux États-Unis, où il devient "The Blind Hero of the French Resistance". Il meurt en 1971 dans un accident de voiture. Il avait quarante-sept ans. La voix de Laurent Poitrenaux restitue avec justesse et pudeur le destin de Jacques Lusseyran, cet enseignant-écrivain qui résista au nazisme et dévora la vie en dépit de sa cécité.

  • « Quelque chose a changé ».
    Avec ces quatre mots, commence le nouveau livre de Philippe Labro. Ce « quelque chose », n'est autre que le début de la plongée dans une dépression nerveuse dont le célèbre romancier, journaliste et cinéaste, a été victime entre septembre 1999 et mai 2001.
    Dans un récit sans concession, l'auteur raconte ce que signifie perdre le désir, l'énergie, la passion, l'estime de soi.
    Il va tenter de chercher dans des scènes de son passé des explications à ce qui n'est « peut-être pas explicable ». Il démontre que l'on peut « en sortir ».
    Car ce témoignage unique, porté par le souffle de l'écriture, constitue aussi une éclatante affirmation de la force de la vie et de l'amour.
    Journaliste, écrivain, cinéaste, après des études aux Etats-Unis, Philippe Labro débute à Europe 1 et devient grand reporter pour « France Soir » et la télévision (« Cinq Colonnes à la Une »). Il dirige RTL pendant 16 ans.
    Vice-Président de Direct 8, il est l'auteur d'un éditorial quotidien sur cette nouvelle chaîne de la TNT.
    Philippe Labro a publié de grands succès littéraires dont L'étudiant étranger (prix Interallié 1986), Le Petit Garçon, La Traversée et a réalisé 7 films dont L'héritier avec Jean-Paul Belmondo et Rive Droite, Rive Gauche avec Gérard Depardieu et Nathalie Baye.
    Durée : 6 h

  • « Dans la liste des précautions oratoires, celle-ci occupe une place à part. Elle souhaite jouer la surprise par sa forme, une vulgarité appuyée qui aurait pour mission de gommer à l'avance le pire des soupçons : une pensée réactionnaire. L'interlocuteur ne doit pas se récrier avant la remarque promise. Mais une petite réticence aux commissures des lèvres signifiant "Toi, passer pour un vieux con !?" semble bienvenue. Elle était espérée. »
    Traquant les apparentes banalités de nos discours, nos petites phrases toutes faites, Philippe Delerm révèle pour chacune un monde de nuances, de petits travers, de rires en coin. La vérité de nos vies, en somme.
    br>Laisser aux phrases les plus convenues leur dimension de banalité quotidienne tout en disséquant la subtilité de leur sens implicite, c'est la performance qu'accomplit ici Pierre Arditi dans son interprétation des perles verbales dénichées par Philippe Delerm.
    Durée : 1 h 40

  • Noces

    Albert Camus

    Ce recueil se compose de quatre essais écrits en 1936 et 1937, publiés en 1950.
    Noces à Tipasa évoque un "jour de noces avec le monde". Sur la plage de Tipasa, dans les odeurs sauvages de l'été d'Algérie, un jeune homme, fils d'une «race née du soleil et de la mer», chante sa joie de vivre dans la beauté et son orgueil de pouvoir aimer sans mesure.
    Le vent à Djemila. Au crépuscule, dans le décor tragique d'une ville morte traversée par le vent, l'auteur exprime sa "certitude consciente d'une mort sans espoir". Mais l'horreur même de cette mort ne l'en distraira pas. Jusqu'au bout, il sera lucide.
    L'été à Alger. Description psychologique d'une ville sans passé qui ignore le sens du mot vertu, mais qui a sa morale et où les hommes trouvent "pendant toute leur jeunesse une vie à la mesure de leur beauté".
    Le désert. Partant de la leçon des grands peintres toscans, l'auteur s'approche de cette "double vérité du corps et de l'instant... qui doit nous enchanter mais périr à la fois". Il découvre que l'accord qui unit un être à sa vie, dans un monde dont la beauté doit périr, est la "double conscience de son désir de durée et son destin de mort". Notre salut est sur la terre où le bonheur peut naître de l'absence d'espoir.

  • À un moment de ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans. C'est passé. Affaire classée, alors ? Il faut qu'elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j'aie éprouvé le besoin d'y revenir. Ces chemins du Nouveau Testament que j'ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd'hui - en romancier ? en historien ? Disons en enquêteur.

  • Diderot avait quarante ans lorsqu'il rencontra Sophie Volland. Cet amour dura trente années. Des lettres de Sophie, aucune ne subsiste. Celles de Diderot constituent un document de premier ordre sur la société de l'époque tout autant qu'une magnifique correspondance amoureuse. Texte peu connu, Sur les femmes rend hommage avec ironie, lyrisme et tendresse, à celles qui, «négligées dans leur éducation..., réduites au silence..., assujetties par la cruauté des lois civiles... » sont aussi le «seul être de la nature qui nous rende sentiment pour sentiment et qui soit heureux du bonheur qu'il nous fait ». « Femmes, que je vous plains ! Il n'y avait qu'un dédommagement à vos maux; et si j'avais été législateur, peut-être l'eussiez-vous obtenu. Affranchies de toute servitude, vous auriez été sacrées en quelque endroit que vous eussiez paru. Quand on écrit des femmes, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel et jeter sur sa ligne la poussière des ailes du papillon. » D.D.

  • "Que philosopher c'est apprendre à mourir". Emprunté à Cicéron, ce titre célèbre de l'un des Essais de Michel de Montaigne résume l'enseignement attendu du stoïcisme - l'école philosophique dont Sénèque, homme d'État et écrivain latin (4 av. J.-C. - 65), fut l'un des plus éminents représentants. Pourtant son petit traité De la brièveté de la vie n'a rien de tragique, et s'il nous invite à méditer sur l'imminence de la mort, c'est bien plutôt pour nous apprendre à vivre. Vivre véritablement, c'est-à-dire en philosophe. Jean-Pierre Cassel fait plus ici qu'interpréter le texte : il incarne à proprement parler Sénèque. L'acteur fait siens le souffle et la chair du philosophe et sa seule voix, sereine et ferme, donne à entendre la pratique philosophique stoïcienne dans une interprétation sobre et délicate. Claude Colombini-Frémeaux

  • « Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles : car enfin si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de mademoiselle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. - Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »

  • De Rabelais à Sartre, une exploration passionnée de la littérature française
    A la fois écrivain, critique, universitaire, voyageur et poète, Michel Butor est l'auteur d'une oeuvre littéraire dont la modernité reflète l'évolution extraordinaire du XXème siècle. Dans ces entretiens, menés avec Lucien Giraudo, il propose une histoire personnelle de la littérature française, ressaisie de l'intérieur par l'écrivain, mais présentée avec simplicité et passion par le professeur.
    Connaissez-vous vraiment Chrétien de Troyes, La Fontaine, Racine, Perrault, Rousseau, Chateaubriand, Proust, Artaud ou Céline ? Dans ces leçons vivantes, Michel Butor situe ces auteurs et les mouvements qu'il sont incarnés ; grâce à ses clefs originales et efficaces, il met en scène la grande fresque de la création artistique à travers les siècles et redonne vie aux oeuvres majeures de notre patrimoine culturel.
    Lola CAUL-FUTY FRÉMEAUX
    Entretiens avec Lucien Giraudo.
    Réalisés par Jean-Lou Steinmann.

  • Les bouleversements de la première moitié du vingtième siècle - révolutions et guerres meurtrières, génocides, cracks économiques sans précédents - ont profondément transformé les bases même de la pensée européenne.
    Jusque là conquérante, positive, défrichant sans relâche ni lassitude les territoires de la pensée ou les derniers mystères du monde, elle se met à douter d'elle même et plus encore du sens même de l'existence.
    Les philosophes interrogent et décrivent le sentiment de vide et d'absurde qui habite leurs contemporains , les existentialistes construisent leur pensée autour de ce "vide existentiel", les romanciers et les dramaturges construisent leur art autour de la ruine du personnage, de l'intrigue, du sens...
    Dans ce nouvel espace de la pensée, Albert Camus possède une place particulière, le sentiment de l'absurde le mène à un renoncement exigeant et fier. Refusant les illusions de la logique et de la loi, abolissant tout faux espoir, il décrit un homme nouveau, qui prend pleinement conscience de son être et des ses limites , qui aime d'autant plus profondément la vie qu'il doit la quitter.
    En amoureux du micro, (débats, reportages, lectures...) et doué pour la remise en cause, Jacques Pradel nous conduit avec sensibilité à travers les cheminements de la pensée exigeante d'Albert Camus. La chaleur de sa voix, la densité de sa lecture font de cet enregistrement le meilleur moyen de découvrir le monument de la philosophie contemporaine qu'est le "Mythe de Sisyphe".
    Claude Colombini & Patrick Frémeaux

    "Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie."
    Albert Camus

  • « Restituer le corps vocal, le corps chantant du texte,
    c'est redonner du corps au texte, du corps vivant, parlant,
    c'est rendre du texte au corps,
    c'est mettre en echo » A. F.

    Avec cet enregistrement, les éditions des femmes retournent aux sources en publiant un « livre parlant » de référence : « De la voix ». Ce recueil de textes d'Antoinette Fouque sur les thèmes qu'elle a toute sa vie mis en travail théorique et pratique, oral et écrit, lecture et écriture, corps et texte... est l'occasion d'une nouvelle rencontre de voix. On y entend l'autrice-éditrice, enregistrée lors d'émissions et d'entretiens, ainsi que des lectures par des actrices amies : Fanny Ardant, Ariane Ascaride et Lio.

  • Le Débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, passe à juste titre pour un des grands tournants de la Seconde Guerre mondiale – à tel point que dans l’esprit de beaucoup de Français le reste de la guerre ne fut qu’une formalité. Or, il n’en est rien. Si le Débarquement fut un de ces moments où se forgent les légendes, la bataille qui s’ensuivit, connue sous le nom de bataille de Normandie, fut autrement plus longue, difficile et décisive.
    Antony Beevor révèle, pour la première fois, à quel point le désordre, l’improvisation, les erreurs stratégiques et tactiques, l’impréparation de leurs troupes faillirent coûter leur victoire aux Alliés. Seule leur écrasante supériorité aérienne leur permit de l’emporter – mais à quel prix, notamment en vies civiles françaises et en morts accidentelles dans leurs propres rangs !
    Grâce à des archives inédites et aux debriefings des soldats américains sur le terrain, Antony Beevor nous livre une reconstitution entièrement nouvelle et à rebours des mythes dominants.
     
    Une immersion fascinante sur les plages du Débarquement et au sein des états-majors des différentes armées.
    TABLE DES MATIERES 
    Chapitre 1  : La décision
    Chapitre 2  : Le poids de la croix de Lorraine
    Chapitre 3  : Surveillance sur la Manche
    Chapitre 4  : Le bouclage de la zone d’invasion
    Chapitre 5  : La nuit des parachutistes
    Chapitre 6  : La traversée de la Manche
    Chapitre 7  : Omaha
    Chapitre 8  : Utah Beach et les paras
    Chapitre 9  : Gold et Juno
    Chapitre 10  : Sword
    Chapitre 11  : La consolidation des têtes de pont
    Chapitre 12  : Échec à Caen
    Chapitre 13  : Villers-Bocage
    Chapitre 14  : Les Américains dans le Cotentin
    Chapitre 15  : Epsom
    Chapitre 16  : La bataille du Bocage
    Chapitre 17  : Caen et la colline du Calvaire
    Chapitre 18  : Ultime combat pour Saint-Lô
    Chapitre 19  : Goodwood
    Chapitre 20  : Le complot contre Hitler
    Chapitre 21  : Opération Cobra – la percée
    Chapitre 22  : Opération Cobra – la déferlante
    Chapitre 23  : La Bretagne et l’opération Bluecoat
    Chapitre 24  : La contre-offensive de Mortain
    Chapitre 25  : L’opération Totalize
    Chapitre 26  : Le marteau et l’enclume
    Chapitre 27  : Le piège meurtrier de la poche de Falaise
    Chapitre 28  : L’insurrection de Paris et la poussée vers la Seine
    Chapitre 29  : La libération de Paris
    Épilogue
    Remerciements
    © et (P) Audiolib, 2020
    © Ocito Ltd., 2009 © Calmann-Lévy, 2009
    Durée : 24h38

  • Trois femmes exceptionnelles, Jeanne Guyon, Simone Weil et Etty Hillesum, trois vies marquées par l'expérience mystique. Chacune emprunte le long chemin du délaissement de soi, du dénuement, du renoncement à toute forme de satisfaction, pour parvenir à une parfaite « indifférence », une disposition à ne pas faire de différence, apprendre à tout accueillir avec la même générosité désintéressée, au-delà du bien et du mal.

    « Ce sont de belles âmes, si l'âme veut dire le courage à supporter l'intolérable de son monde. C'est à leur manière d'y faire tête que les amis se reconnaissent, disait Lacan. Ainsi les ai-je toutes trois choisies : ce sont des âmies. Avec chacune je me suis embarquée comme pour une traversée, me laissant transporter sans savoir vers quel port ou quel naufrage. J'ai connu avec elles de grands bonheurs, mais aussi d'amères déceptions et des chagrins sans consolation. [...] Guyon, Weil, Hillesum, nous serviront-elles de guides vers le pays respirable, le pays du réel dont elles eurent la passion ? » C. M.
    (« La Vie parfaite », Gallimard, 2006)

  • « Pour chanter les vingt ans du Pommier, mon éditrice me demanda d'écrire quelques lignes. Les voici. Pour une fois, j'y entre en morale, comme en terre nouvelle et inconnue, sur la pointe des pieds.

    On disait jadis de l'Arlequin de mes rêves, bienheureux comédien de l'art, qu'il corrigeait les moeurs en riant. Devenu arrière-grand-père, son disciple a, de même, le devoir sacré de raconter des histoires à ses petits descendants en leur enseignant à faire des grimaces narquoises. Parvenus ensemble à l'âge espiègle, j'en profite pour leur dire de l'humain en pouffant de rire. » Michel Serres

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