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  • Se ofrece la edición del Discurso poético de Juan de Jáuregui, poeta y literato sevillano instalado en Madrid como criatura de don Gaspar de Guzmán, conde de Olivares. En un momento clave de la polémica gongorina, y diez años después de haber lanzado, bajo cuerda, un exitoso panfleto contra las Soledades, el Antídoto, Jáuregui interviene con un discurso de tono serio, en el que no nombra ni siquiera a sus adversarios, pero sí alude a ellos de forma inequívoca. Propone nada menos que una tercera vía: tan distante de Lope de Vega como de Góngora, rechazando como vulgar la llaneza del uno y como impostura el lenguaje inaudito del otro. Se entiende así que el discurso no fuera del agrado de casi nadie, pese a su elocuencia y elegante estilo. Según el análisis de la editora, la estética de Jáuregui obedece a una coyuntura política y moral: sin duda trata de agradar a Olivares al proponer que la literatura española siga modelos romanos, de Cicerón a Séneca, y que sea magnífica, pero también grave y austera, apropiada a fin de cuentas para un período en que el combate de la monarquía española contra sus enemigos exige, en opinión del ministro, reformas impopulares, aceptables a precio de virtudes estoicas de constancia, de abnegación y de coraje.

  • Edición anotada y estudio del conjunto de epístolas escritas entre 1621 y 1624 por Lope de Vega y por el erudito segoviano Diego de Colmenares en el marco de la polémica suscitada por el gran eco y éxito que habían obtenido los llamados "poemas mayores" (especialmente el Polifemo y las Soledades) de Luis de Góngora.

  • Ce travail est consacré à l'étude des prophéties apocalyptiques de tradition joachimites produites entre 1282 et le dernier tiers du XVe siècle par lesquelles s'est affirmé le rôle eschatologique des souverains aragonais, qu'elles aient été composées dans la couronne d'Aragon ou bien hors de ce territoire. Une introduction précise le contexte intellectuel d'écriture de ces oracles, notamment leur inscription dans la tradition prophético-exégétique joachimite, tente d'élucider leurs mécanismes d'écriture et dresse un bref portrait de leurs auteurs, de leurs publics et de leurs fonctions sociales et politique. Vient ensuite l'édition du Liber de Oneribus Orbis de Jean de Roquetaillade et de prophéties catalano-aragonaises. Le délicat travail d'établissement de ces textes a donné l'occasion d'une réflexion plus générale sur le genre auquel ils appartiennent. La prophétie dite « politique » étant selon nous d'abord un objet théologique, nous rappelons ce que les théologiens de la fin du Moyen Âge entendaient par « prophétie » et dégageons les conditions d'appartenance au genre. Par ailleurs, ces prophéties nous apparaissent comme une modalité datée du discours apocalyptique chrétien, née de la rencontre d'une théorie du signe, de la théologie joachimite de l'histoire et de la pratique de l'exégèse inaugurée par l'abbé de Flore ; nous exposons donc les caractéristiques de la théologie de l'histoire, de l'apocalyptique et de l'exégèse joachimite, avant d'exposer en quoi se marque la filiation joachimite des oracles que nous étudions. Nous tentons enfin de rendre compte des caractéristiques formelles et sémantiques particulières à l'écriture apocalyptique de l'histoire. Les textes édités sont livrés sous deux états : une transcription diplomatique, accompagnée d'une description des volumes contenant ces oracles et une édition modernisée. Un triple appareil de notes est joint aux éditions modernisées : identification des sources, indication des variantes (manuscrites ou de transcriptions antérieures) et notes historiques, visant à l'identification du référent événementiel de ces oracles, lorsqu'il en existait un. Les textes ont été soumis à une recherche systématique des sources et des filiations.

  • En el Tractado del origen de los reyes de Granada -dirigido a Isabel la Católica y atribuido al historiógrafo de la reina, Fernando de Pulgar- el autor relata la historia del emirato de Granada desde sus orígenes hasta su caída ocurrida el 2 de enero de 1492. Sin embargo, la obra no fue escrita por Fernando de Pulgar a finales del siglo XV: se trata de una crónica promovida por la familia morisca granadina Granada Venegas entre los años 1575-1579 y 1602. El Tractado del origen de los reyes de Granada fue reproducido en nueve manuscritos -conservados en España, Portugal y Argentina- cuyo contenido no es uniforme. Así se distinguen tres versiones: mayoritaria, mayoritaria amplificada y minoritaria. Se propone a los lectores la edición crítica de la versión minoritaria, conocida gracias al manuscrito 150 de la Biblioteca de la Real Academia Española de Madrid.

  • Dans le Tractado del origen de los reyes de Granada - offert à Isabelle la Catholique et attribué à l'historiographe de la reine, Fernando de Pulgar - l'auteur relate l'histoire de l'émirat de Grenade de son origine jusqu'à sa chute, le 2 janvier 1492. Le Tractado est une oeuvre peu consultée au XVIe et au XVIIe siècle : Esteban de Garibay y fit allusion, sans l'avoir lue, dans Los qvarenta libros del compendio historial de las chronicas y vniversal historia de todos los Reynos de España imprimés en 1571 ; en 1622, Alonso López de Haro utilisa le Tractado afin de rédiger la Segunda parte del Nobiliario genealogico de los reyes y titulos de España ; deux exemplaires manuscrits du Tractado étaient possédés par Pedro de Granada Venegas, un noble morisque décédé en 1643. Ces dernières années, le Tractado a suscité l'intérêt de quelques chercheurs mais aucun travail n'a été consacré à la paternité de l'oeuvre en dépit de sa singularité puisqu'elle se distingue de la Crónicade los Reyes Católicos de Fernando de Pulgar aussi bien dans sa forme que dans son fond. Le charme du Maure est une étude du Tractado reposant sur une double hypothèse : Fernando de Pulgar ne peut être considéré comme l'auteur du livre examiné ; celui-ci est l'oeuvre d'un - ou de plusieurs auteurs - qui, à la fin du XVIe siècle voire au début du XVIIe, ont écrit une histoire de l'émirat très favorable à la famille Granada Venegas, issue du lignage musulman Alnayar. L'auteur de l'étude accorde une grande attention à l'examen des sources de l'oeuvre et à leur contenu afin de souligner au mieux le projet historiographique porté par le lignage Granada Venegas.

  • Emporté sur un char tiré par des dragons, le poète se retrouve dans un désert peuplé d'une foule. Tous veulent entrer dans la maison labyrinthique de Fortune : mais celle-ci passe au deuxième plan, car Providence offre au poète de le guider dans sa visite. Elle éclaire pour lui le sens, clairvoyante jusqu'en l'avenir, comme le devient le poème. Ordre social, éclat des armes, vertus et vices, rênes du pouvoir, l'histoire vue dans la ciselure de l'art, prophétie de l'avènement politique du roi Jean II. Juan de Mena emmène le lecteur en cadence jusqu'à ce lever du jour.

  • L'auteur voit dans l'écriture que pratiquent les clercs de la chancellerie royale castillane au tournant des XIIe et XIIIe siècles l'origine des premières expressions, en Castille, d'une littérature tournée vers la fiction. Son étude de l'écriture de chancellerie est proprement éblouissante : naissance et développement du phénomène, puis, tout le paysage, jusqu'ici presque inconnu, des groupes, de leurs chefs, des écoles, des rivalités, des grandes évolutions. Quelques personnalités remarquables sortent définitivement de l'ombre : Juan de Osma, récemment éclairé, en outre, par un colloque du SIREM en Sorbonne, l'étrange Mica, où Amaia Arizaleta est tentée d'entrevoir le premier transfuge ouvrant la route qui mène de la charte à l'écrit littéraire. Car tel est bien le coeur de la question, décisive et donc un peu effrayante, qu'elle aborde : le passage insensible de la belle charte à une écriture narrative qui entre en connivence avec la tradition des fictions exemplaires. L'objet de l'ouvrage se trouve donc dans l'entre-deux de la charte et de la littérature. Mais ce que propose l'auteur, le produit de son travail, est lui-même un entre-deux de la science et de la littérature. Il y a quelque chose de littéraire en essence, quelque chose de romanesque, dans une approche, très savante néanmoins, et rigoureusement scientifique, du passé, servie par l'éclat d'une belle écriture.

  • Este volumen de la colección Fuentes presenta la edición de un manual de confesión escrito en Castilla en la segunda mitad del siglo XV, actualmente conservado en los fondos de la biblioteca de la Real Academia de la Historia de Madrid. El códice, compuesto por varios textos o fragmentos de textos, redactados algunos de ellos en lengua vernácula y otros en latín, es un valioso testimonio de la difusión y de la circulación de este tipo de opúsculos destinados a los confesores obligados, a partir del Concilio de Letrán IV (1215), a administrar al menos una vez al año el sacramento de penitencia. Su originalidad radica en el examen de conciencia ad status que presenta en su parte central. El estudio del manuscrito permite demostrar que se trata, al menos en parte, de un compendio de la importante suma escrita por Martín Pérez en 1316, el Libro de las confesiones. La edición del códice está precedida por un minucioso análisis de su contenido y de los procedimientos de abreviación, y propone algunas hipótesis acerca de los motivos que pudieron suscitar su realización. Prefacio de Fernando Gómez Redondo, Universidad de Alcalá de Henares Publicado con la ayuda de AILP (GDRE 671, CNRS). Cubierta: Detalle de un capitel del claustro de Santa María la Real de Nieva (Segovia, siglo XV). Créditos: Foto L. Thieulin.

  • Au cours des quinze dernières années, en particulier après la monographie et les nombreuses études d'Amaia Arizaleta, on a assisté à la prolifération de travaux portant sur l'emblème du monde des lettres castillanes du début du XIIIe siècle : le Livre d'Alexandre. À la lumière des travaux les plus récents, cet ouvrage - qui s'appuie sur les possibilités offertes par une monographie tout en proposant une série de questions nouvelles - s'attache à présenter une vision actualisée du poème. Face aux interprétations récentes, fortement centrées sur l'aspect politique et en particulier courtisan de l'oeuvre, l'auteur adopte un point de vue strictement littéraire : un voyage à travers les mots du texte avec un regard porté sur d'autres textes, notamment français, un voyage articulé autour de deux termes clés présents dès le prologue - maestría et pecado - avec leurs nombreuses nuances, afin d'inscrire le poème castillan dans le cadre plus vaste de la culture européenne.

  • A Crónica de 1344, da autoria de Pedro de Barcelos, filho natural do rei D. Dinis de Portugal, é uma das mais emblemáticas obras da cultura ibérica do século XIV, com larga fortuna em Portugal e em Castela ao longo dos séculos seguintes. Teve, porém, uma transmissão textual atribulada - passando por uma reformulação por volta de 1400, seguida de uma abreviação e continuação pouco antes de 1460, além de sucessivas traduções para castelhano - da qual resultou uma tradição manuscrita bilingue e lacunar onde não se conta nenhum testemunho português da crónica original. Estas circunstâncias tiveram consequências na difusão editorial do texto. Apesar de a obra ter sido objecto de duas edições críticas, a sua secção final, contemplando os reinados castelhanos de Afonso X a Afonso XI, permanece inédita. De facto, Lindley Cintra publicou, entre 1954 e 1990, o texto português da reformulação c. 1400, que termina em Fernando III; quanto a Diego Catalán, deu à estampa, em 1970, a secção inicial da crónica original, radicalmente alterada pela reformulação e que subsiste apenas em tradução castelhana. Desta forma, a secção da Crónica de 1344 posterior à morte de Fernando III, cujo texto integral se conserva também apenas em castelhano, continua confinada aos manuscritos. O presente trabalho vai dar a conhecer esse relato de um passado recente, que documenta uma visão privilegiada das relações entre os reinos peninsulares nesse conturbado período da história ibérica e constitui uma peça chave no complexo entrecruzamento de textos historiográficos medievais em galego-português e em castelhano. Investigação conduzida no quadro do projecto "Pedro de Barcelos e a monarquia castelhano-leonesa: estudo e edição da secção final inédita da Crónica de 1344" (XPL/CPC-ELT/1300/2013), financiado pela FCT e pelo COMPET.

  • Este trabajo ofrece la editio princeps del Cronicón de Guillem Mascaró (+1405), un beneficiado de la catedral de Barcelona. El Cronicón es transmitido por el manuscrito Barcelona, Biblioteca de Cataluña, 485, y está redactado en latín y en catalán. Presenta dos partes: la primera comienza con una cronología del mundo desde Adam hasta Jesucristo y concluye en 1397, la segunda comienza en el año 714 d. C. y finaliza en 1398. Completan el texto varias noticias sobre los años 1405-1406 y 1452. Entre sus fuentes se encuentran las Etymologiae de Isidoro de Sevilla, la Chronica de Sicardo de Cremona, el Speculum historiale de Vicente de Beauvais, la bula Vox in excelso del papa Clemente V y una compilación analística perteneciente a los denominados cronicones Barcinonenses. Esta edición aparece precedida de un estudio del manuscrito y de los contenidos de la obra y es completada por una traducción anotada de todo el relato histórico.

  • La autora se propone analizar, en la literatura medieval castellana, la evolución del motivo de la profecía, concebida como un paradójico "conocimiento de lo incognoscible". El estudio de las dos grandes tradiciones proféticas que se suceden en la Península, de ascendencia bíblica la una, merliniana la otra, permite deslindar un recorrido a la vez diacrónico y sincrónico, que indaga en una multiplicidad de textos las ramificaciones tanto cronológicas como genéricas del motivo profético.

  • Le Livre de bon amour raconte et chante, prie et plaisante, tout au long de plus de 1600 strophes, la plupart écrite en une adaptation du « métier de clergie » (les vers ont de 14 à 16 syllabes), les autres selon des formes lyriques inspirées de diverses traditions. Plus contemporaine de Pétrarque que de Dante, son écriture est portée par le désir spirituel du salut et par la joie carnavalesque d'un érotisme parfois cru, parfois voilé. Il puise aux sources de la tradition scolastique, mais ne dédaigne pas une veine plus paillarde. Un archiprêtre y est mis en scène, qui est également le narrateur d'aventures galantes moins biographiques que destinées à illustrer la casuistique amoureuse de façon vivante, joyeuse et légère. La mort, cependant, est plusieurs fois au rendez-vous et fait l'objet d'une méditation pleine d'émotion. Au Moyen Âge, la vie n'est pas loin de la mort et vice-versa. De là, la ronde dans laquelle le Livre entraîne son lecteur, d'aventure en aventure, de méditation en méditation. Il s'encadre mystiquement de « Joies de Marie », deux au début, deux à la fin, où s'arrête cette traduction. Entre ces prières musicales se déploie la ronde du temps, de mai à février et de février à mai, en un éternel retour du printemps si propice à l'amour. Pas de solution de continuité entre les expressions de l'amour divin et celles de l'amour charnel, quasiment bestial lors des rencontres de montagnardes. L'amour est un, à chacun de savoir à quel niveau le prendre, pour gagner le paradis. Ce n'est pas le Livre qui le commandera ; conscient de la relativité des points de vue, il remet au lecteur subtil la responsabilité du sens à trouver dans l'écriture et celle de ses choix. A-t-il été écrit en prison, comme le déclare au XVe siècle le copiste du manuscrit de Salamanque, l'un des trois principaux où est conservé ce chef d'oeuvre médiéval ? En tout cas, il ne l'a pas été d'une seule traite (1330-1343), même s'il forme un tout plus cohérent que la diversité des motifs abordés ne le laisse croire au premier abord. L'identité précise de son auteur reste un mystère. Les archives de Hita ont disparu, pour la période où le dit Juan Ruiz aurait pu en être l'Archiprêtre. Plusieurs personnages, sortis d'autres documents, pourraient être ce Juan Ruiz qui fait rimer son nom avec « raiz », racine, en un projet poétique de fondation et avec un clin d'oeil, peut-être, sur une érotique identité, bien propre à un homme « né sous le signe de Vénus ».

  • Ésta es la primera edición de una versión completa de la Crónica de Castilla. Poco estudiada y sólo editada parcialmente, la Crónica de Castilla gozó sin embargo de notable éxito y gran posteridad en la Edad Media. Compuesta a principios del siglo XIV, la obra fue traducida en seguida al gallegoportugués y escogida por el conde portugués Pedro de Barcelos como fuente principal del Libro de los linajes (1343) y de la Crónica de 1344. También fue una referencia privilegiada para los historiógrafos castellanos hasta principios del siglo XVI. Tal éxito se debe sin duda al lugar que ocupa en el texto el relato de la vida del personaje que fue y sigue siendo el único héroe de Castilla : Rodrigo Díaz de Vivar, llamado el Cid. Así se asemeja la crónica a una novela en la que resplandece la imagen de una realeza caballeresca. Elaborada a partir de dos manuscritos de la tradición (el manuscrito Esp. 12 de la Biblioteca Nacional de Francia y el manuscrito X-I-11 de la Biblioteca del Escorial), la edición va precedida de una presentación de la obra donde la autora muestra que la principal vocación de la Crónica de Castilla, compuesta sin duda por iniciativa de María de Molina, fue celebrar la alianza que la regente contrató con los caballeros y los omnes buenos de las ciudades para asentar a su hijo en el trono.

  • El presente trabajo estudia las relaciones entre la Continuatio de la Crónica de Alfonso III en su versión a Sebastián presente en el manuscrito 57-1-16 de la Biblioteca Capitular, Institución Colombina, de Sevilla, con la existente en el manuscrito 9880 de la Biblioteca Nacional, único testimonio de esta Continuatio hasta ahora conocido. Dado que se trata de un texto muy cercano al Cronicón de Sampiro, el trabajo estudia igualmente sus relaciones con las versiones conocidas de este texto. Finalmente presenta la edición crítica del texto y su traducción. Este estudio forma parte de los Proyectos de Investigación FFI2008-01843 del Plan Nacional de I + D y del P09-HUM-4534, Proyectos de Excelencia de la Junta de Andalucía (FEDER-FSE). Además, queremos dejar aquí constancia pública de nuestra gratitud al Prof. Ricardo Martínez Ortega por sus atinadas correcciones y sugerencias, que sin duda han mejorado el trabajo.

  • La Suma de reyes du grand dépensier de la reine Aliénor d'Aragon, première femme de Jean Ier de Castille, est une chronique générale abrégée rédigée entre 1402 et 1405 par un homme appartenant à la maison de l'infant Ferdinand, frère d'Henri III de Castille, qui a souhaité garder l'anonymat, ne dévoilant que son ancienne charge à la Cour, mais dont on peut supposer avec Diego Catalán qu'il est juif. Son texte est étonnant en soi, dans la mesure où il parvient à ménager la susceptibilité des pétristes en passant sous silence la guerre civile des années 1366-1369, tout en légitimant avec habileté la prise de pouvoir d'Henri II. L'histoire de sa diffusion, qui passe par la rédaction d'une version expurgée des éloges que l'original adressait à l'infant Ferdinand, par celle d'une refonte datable des années 1465-1468 et par celle d'une version actualisée au début du règne d'Isabelle (vers 1476) ne l'est pas moins. Un siècle après sa rédaction, cette pièce de l'historiographie trastamariste sera devenue un texte pétriste, utilisé par la famille Castilla pour réhabiliter leur ancêtre Pierre le Cruel. L'édition de Llaguno Amírola, de 1781, sur laquelle a longtemps reposé notre connaissance de l'ouvrage, est notoirement dépassée, et il était devenu nécessaire de lui substituer une édition critique plus fiable, qui prenne en compte la totalité des manuscrits conservés et soumette l'oeuvre à un questionnement renouvelé.

  • El Apologético de Espinosa Medrano es un testimonio tardío de la polémica gongorina, el único escrito en América por un defensor del poeta. Se trata de un tratado erudito de crítica literaria en el que un joven predicador y catedrático de Artes y Teología hace gala de su saber, su gracia y su estilo para defender al príncipe de los poetas de España contra los ataques vertidos por Manuel de Faria e Sousa, polígrafo portugués y defensor de Camões. Publicado en Lima en 1662, el libro es también una reivindicación criolla de Espinosa Medrano y de su círculo, apoyada en un contexto imperial complejo. La presente edición crítica, acompañada de un estudio preliminar y de abundante anotación, ofrece una nueva lectura del tratado y de sus fuentes, integrándolo en el corpus de la polémica gongorina en el que su autor lo incluyó.

  • Las cartas aquí reunidas se caracterizan por su unidad temática - discutir los méritos o insufribles vicios de la obra poética de Luis de Góngora - sino que forman un conjunto autónomo dentro de la dilatada querelle en torno a la obra de Góngora. Francisco Cascales lanzó la polémica en una carta humorística, con fórmulas memorables como la que hace del poeta un ángel de luz convertido en ángel de tinieblas. Esto desde Murcia, muy lejos de Madrid, donde Góngora transcurría entonces sus últimos y amargos años, aureolado de una gloria y de escándalo cuyos ecos se oían en toda la península.Quienes participan en esta controversia son son personajes de segunda fila de la República de las letras españolas, asentados en el Sur de España: respectivamente en Murcia para Cascales, donde ejerció como catedrático de Retórica; en Andújar (provincia de Jaén) para Villar, donde fue vicario y juez eclesiástico; y en Loja (provincia de Granada) para Angulo y Pulgar, un hombre acomodado, de linaje noble. El fuego y la pasión con los cuales debaten de la poesía gongorina les llevan a movilizar el sarcasmo más burlón (Cascales) o bien argumentaciones matizadas e ingeniosas, en defensa de su admirado Góngora (Villar y Angulo y Pulgar). La cuestión central es la del estatuto de la lengua moderna en relación con el latín, pero también el uso y los límites de la erudición. Los editores, mediante las notas y el estudio preliminar, restituyen cuidadosamente las tres figuras, las circunstancias del intercambio y las sutilezas de los textos.

  • Este libro recoge las actas del primer encuentro del programa « MISSIVA - Cartas de mujeres en la Europa medieval (España, Francia, Italia, Portugal, siglos VIII-XV) » en el marco de los programas plurianuales de la École des Hautes Études Hispaniques et Ibériques - Casa de Velázquez (Madrid). Las contribuciones reunidas en este volumen, dedicadas a la correspondencia entre mujeres y la emergencia de lo que se podría considerar como verdaderas cadenas de mediación, ofrecen una reflexión sobre el interés de la materia epistolar para reconstruir la historia de las mujeres. ¿Cuáles son los contextos en que las mujeres intercambian cartas y con qué motivos? ¿Tendrán los documentos epistolares alguna especificidad formal y discursiva? ¿Qué revelan las cartas de mujeres de los vínculos que ellas mantienen con aquellos con quienes se cartean? ¿Qué es lo que nos enseñan sobre el campo de acción y de influencia de dichas mujeres?

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