Sous-sol

  • Des premiers rougissements de l'émoi amoureux aux reproches de la rupture, des regrets de sentiments cachés à la joie de passions vécues, des courriers du coeur aux bons soins de, de Simone de Beauvoir à Frida Kahlo, de Zora Neale Hurston à John Steinbeck, de Nelson Mandela à Mark Twain, ce sont toutes les facettes de l'amour qui sont ainsi rassemblées par Shaun Usher. Florilège de courriers historiques, inattendus et farfelus, Au bonheur des lettres : Amour réunit des missives poignantes et amusantes, inspirantes et tragiques, où toujours l'amour est au coeur, comme l'on jouerait à détacher des pétales d'une fleur, il m'aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout...

  • De la terreur des bombardements à l'horreur des combats, de la violence et l'atrocité au courage et à la compassion sur le champ de bataille, des courriers d'Alexander Hamilton à ceux de Kurt Vonnegut, de Mehmed IV au Mahatma Gandhi, ce sont sur tous les théâtres d'opérations que les lettres ici rassemblées par Shaun Usher affluent.
    Au bonheur des lettres : Guerre réunit des missives poignantes et amusantes, inspirantes et tragiques, où toujours le vacarme des batailles révèle les hommes et leurs sentiments, à la guerre comme à la guerre !

  • Des partitions d'opéra aux standards de jazz, de la cacophonie à l'harmonie, des octaves aux doubles-croches, d'un éloge de Baudelaire à Wagner aux lettres de Keith Richards, de Beethoven à Verdi, des saillies de Nick Cave, John Lennon ou Leonard Cohen, c'est tout un orchestre éclectique et bruyant réuni ici par le maestro Shaun Usher.
    Au bonheur des lettres : Musique rassemble des missives poignantes et amusantes, inspirantes et tragiques, où toujours le bruit des instruments résonne avec pour seul métronome ces quelques mots de Verlaine : de la musique avant toute chose.

  • Près de 50 ans après que Tom Wolfe ait lancé dans sa fameuse anthologie du reportage le manifeste du Nouveau Journalisme, Robert S. Boyton reprend le flambeau et en actualise le propos en exposant l'importance et la variété du journalisme littéraire contemporain. A travers une série d'entretiens avec les grands noms du grand reportage, de William Finnegan à Gay Talese, de Michael Lewis à Adrian Nicole LeBlanc, l'ouvrage dessine un art du reportage comme l'on exposerait un art du roman. Que ce soit Ted Conover détaillant ses techniques d'immersion dans une prison d'état, ou Adrian Nicole LeBlanc racontant dix ans de vie avec une famille du Bronx, ces conversations à bâtons rompus de légendes du reportage forment un bréviaire passionnant du genre, bible de tout étudiant en journalisme.

  • Dans le sillage des Pensées de Pascal citées en exergue, Bleuets est un objet hybride quelque part entre l'essai, le récit, le poème. Deux cent quarante fragments composent cette méditation poétique, intime et obsessionnelle autour d'une couleur, le bleu. Le deuil, le sentiment amoureux, la mélancolie sont autant de thèmes chers à Maggie Nelson ici abordés dans une maïeutique convoquant l'art et la beauté entre deux digressions introspectives ou savantes, des fantasmes de l'auteure à des approfondissements autour de la pensée de Platon ou de Goethe, en passant par l'oeuvre d'un Warhol ou d'un Klein ou la musique de Leonard Cohen. Laissons-nous séduire par cette déclaration d'amour fou à une couleur, un livre à ranger précieusement entre les Fragments d'un discours amoureux de Roland Barthes et Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman.
    "Et si je commençais en disant que je suis tombée amoureuse d'une couleur. Et si je le racontais comme une confession ; et si je déchiquetais ma serviette en papier pendant que nous discutons. C'est venu petit à petit. Par estime, affinité. Jusqu'au jour où (les yeux rivés sur une tasse vide, le fond taché par un excrément brun et délicat enroulé sur lui-même pareil un hippocampe), je ne sais comment, ça a pris un tour personnel."
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy

  • Les Argonautes, c'est d'abord une histoire d'amour. Deux êtres qui se rencontrent et tombent éperdument amoureux. Leur amour grandit, leurs deux corps se transforment, et avec leurs mutations d'autres grandes questions résonnent : qu'est-ce que la maternité ? Comment se construit le genre ? Comment vivre et penser la marge en construisant une famille ?
    À la lisière de l'essai et de l'autofiction, Les Argonautes est à la fois amusant et indigné, souvent emporté, toujours brillant. Maggie Nelson nous y présente les penseurs qui l'ont aidée à vivre, Judith Butler, Susan Sontag, Gilles Deleuze ou Roland Barthes. Elle parvient à mêler histoire intime et réflexion, livrant un texte à nul autre pareil, brillant et solaire. Au fil de ses lectures, elle nous emmène en Floride sur la plage, au cabaret burlesque, dans une université de New York, dans le bureau d'un shérif en Californie, à la très kitsch chapelle de Hollywood... Et surtout, elle s'assure que nous ne verrons plus jamais de la même façon le mystère de la fabrication d'un corps par un autre.
    "Les Argonautes l'a imposée aux États- Unis comme une star de la 'non-fiction'. (...) Surprenante, exigeante, la pensée de Maggie Nelson vogue à contre-courant, ne prend rien pour acquis et force à réfléchir. Non-fiction, mais oui-talent.'
    ELLE
    "Le portrait exceptionnel à la fois d'une relation amoureuse et de la collaboration entre le coeur et l'esprit de Maggie Nelson.'
    The New Yorker

  • "Où t'en es-tu allé, Joe DiMaggio ? Une nation entière tourne vers toi son regard esseulé', interrogent Simon et Garfunkel dans la chanson culte "Mrs Robinson'. Homme élevé au rang de demi-dieu, acclamé par les foules, DiMaggio a été brisé par la machine qui a fait sa gloire. Mais qui était vraiment Joe "la Châtaigne', légende américaine du baseball, héros trop discret à la personnalité taciturne et époux malheureux de Marilyn Monroe ?
    Jerome Charyn donne ici voix à l'Amérique de l'après-guerre, qui a vu naître la culture de masse et l'âge d'or des icônes patronnées par les industries du sport et du cinéma. Il analyse les rouages du rêve américain à travers les portraits croisés de DiMaggio, fils d'immigrés italiens, et de Marilyn, aux origines sociales modestes, tous deux partis côtoyer les étoiles. Par petites touches, il en montre également les fêlures : la ségrégation, le maccarthysme, et l'émergence de la contre-culture. Mêlant travail de recherche, bonheur d'écriture et fulgurances littéraires, il s'affranchit de la frontière entre la biographie et le roman, s'inscrivant ainsi dans la lignée des grands textes de Norman Mailer et de Joyce Carol Oates.
    Préface inédite de l'auteur.

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