Société des écrivains

  • L'annexion de la Crimée en 2014 et la guerre hybride menée dans le Donbass depuis lors ont profondément affecté les rapports des pays occidentaux avec la Russie. Des sanctions économiques ont été prises par l'Union européenne et les USA à l'encontre de celle-ci. En réponse le pouvoir russe tente par tous les moyens de diviser le front occidental et pratique une désinformation à destination des opinions publiques européennes et nord-américaines. Cet ouvrage essaie de dissiper les faux-semblants en rapportant les thèses à des données de l'histoire ou de la vie contemporaine en Russie. Il est fondé sur la thèse que la politique de Vladimir Poutine vise à occulter le mécanisme de sa gouvernance - essentiellement kleptocratique - en mettant en condition l'opinion intérieure et internationale. Confrontant les realia (les faits avérés) et les discours officiels russes, l'auteur exprime sa solidarité avec les groupes qui en Russie même mènent un combat pour la vérité et le respect du droit. Sur un plan général, l'auteur démontre que le pays connaît une nouvelle phase d'obscurantisme réactivant les démons du passé. L'espérance toutefois demeure, elle qui selon un proverbe russe « meurt en dernier ». Riche et fouillé, un édifiant portrait critique de la Russie de Poutine.

  • La femme a-t-elle été tirée d'une côte d'Adam, au point qu'elle lui doive la vie et qu'il puisse la dominer ? Ce mythe biblique imprègne-t-il à ce point les mentalités pour que, encore au XXIe siècle, les femmes soient mannequinisées, ...

  • « Le Mexique, un pays si beau et si grand, un peuple si chaleureux et accueillant, une nation à vocation socialiste, aux grandes réalisations, les bras toujours ouverts à ses frères latinos surtout, doit affronter de vieux démons qui se multiplient de jour en jour, les monstres de la violence, de la corruption. Ce pays aux multiples cultures et langues millénaires, faisant bon ménage avec l'espagnol rassembleur universel qui se parle sur tout son territoire, finira, il le faut, par sortir vainqueur avec l'aide internationale sans nul doute. Et sa vigoureuse population de plus de cent millions d'âmes arrivera à avoir le dessus, le bonheur et le progrès qu'elle mérite. » Entrez dans le quotidien d'un jeune médecin plongé en plein coeur de la région mixtèque mexicaine. Malgré la pauvreté et la violence ambiante, cet ouvrage est une véritable invitation à la découverte de ce peuple d'une gentillesse rare. Véritables moments de partage entre deux civilisations, cet ouvrage place l'Humain au centre du récit. Partage, échange et bienveillance sont les maîtres-mots de cet ouvrage.

  • L'univers entier est régi par une loi immuable qui en domine tout élément : l'équilibre universel. Absolument tout est-il régi par cette loi ? Non ! Il reste encore, au tréfonds d'une galaxie perdue, un petit peuple d'irréductibles terriens qui, contre vents et marées, résistent à cette force céleste qui les entraîne vers la plénitude. Plus ils se veulent intelligents, plus ça les rend idiots, plus ils se veulent beaux, plus ça les rend laids, plus ils cherchent l'amour, plus ça les rend violents, plus ils veulent la paix, plus ils font la guerre... Tout cela est insensé, mais pourtant bien réel. Un éternel paradoxe se joue entre leurs désirs et leur comportement pour les réaliser. Pourquoi ? L'un des buts de ce livre est de démontrer, dans le bouillonnement d'une cuisante satire, à quel point la barbarie inscrite dans chacun de nos gènes détermine la relation causale entre le désir de l'Homme et l'aboutissement de son contraire. Il pose des problèmes existentiels où des réponses parfois bouleversantes apparaissent comme par enchantement. Il remet en question, de façon surprenante, le bien-fondé de sa progression, de ses racines à nos jours, pour tenter de lui rendre ce qu'il a trop souvent occulté dans sa lente « évolution » : un peu de bon sens. Préparez-vous, si vous décidez d'entamer cette lecture, à remettre en question, non seulement votre vision, déformée ou non, de la réalité qui vous entoure, mais aussi vos valeurs les plus enracinées quant à votre nature profonde et vos notions de l'existence sur cette planète.

  • « La géopoétique suppose, par sa nature même, une analyse des rapports des humains avec la nature. Ces correspondances font fusionner le corps et l'esprit dans de lents cheminements évoquant les liens entre le ciel et la terre. Elle implique un exercice de la pensée, guidée par une perception détaillée, car la conception holistique humboldtienne force le regard à parcourir les traces vivantes des lieux. Comment envisager dans ces conditions un état poétique du concret des villes et traiter les marcheurs des rues et les simples passants comme des géopoéticiens ? » Dans cet ouvrage, Licia Soares de Souza s'est attachée à se centrer sur une géopoétique en privilégiant Montréal comme ville de la littérature québécoise contemporaine, car elle permet d'étudier les mouvements des individus et des groupes avec leurs formations culturelles à travers la configuration urbaine de la métropole québécoise. Dans la majorité des oeuvres analysées, la ville est plus qu'un décor puisqu'elle dévoile une mise en scène d'appareils poétiques concernant les relations des protagonistes avec les endroits où ils développent leurs expériences, individuelles ou collectives. Cet essai littéraire, riche de connaissances érudites et approfondies, offre au lecteur la découverte d'un mouvement regroupant des chercheurs et artistes en quête de rapports privilégiés avec le monde.

  • "La Réalité est celle dans laquelle je vis! La Folie est celle que je vois tous les jours! L´Utopie est celle que je porte en moi! Le Rêve est celui qui m´aide à vivre!" Toutes ces affirmations ne satisfont pas l´auteur qui malaxe, dissèque, reconstruit ces mots pour trouver un sens à l´existence. À la fois pamphlet construit talentueusement sous forme de conférence entre ces quatre concepts et réflexion philosophique, le texte de Floréal Plana est une diatribe féroce contre les puissants mais aussi un appel au secours pour que d´autres se rallient à la recherche de la Vérité.

  • "Je n´ai pas écrit ceci pour persuader les autres, pour modifier leur comportement ou leur façon de vivre [...] il s´agit surtout d´un mouvement de révolte envers tous ceux "qui m´ont fait croire ou laissé croire", envers ces charlatans qui abusent de notre confiance, mais aussi envers notre "tendance à tout gober" pour échapper au banal quotidien." Comme Jean Brix le précise dans son avant-propos, ce livre est un cri de révolte. Il aborde dans ce texte, en gardant son humour, des sujets aussi divers et variés que la religion, l´égalité homme-femme, Internet, les ovnis... Sujets ayant pour dénominateur commun la désinformation et la manipulation.

  • « Pour une étoile ou une plante, un animal ou un humain, créer est un don de sa propre substance, de sa propre chair, si ce n´est de son esprit, dont il faut accepter le prix : il est vain de s´inquiéter des dépenses énergétiques de l´Univers, sur cet éparpillement de matière en lumière éperdue. »

  • « Raymond Montpetit a parfaitement saisi toute l´importance du processus de l´écriture dans laquelle l´idée du temps s´inscrit. Nous revenons à la recherche de cette vapeur de la durée dont j´ai parlé plus haut, d´un développement progressif, d´une marche temporelle ou d´une suite qui flâne, vagabonde et chemine avec le temps. L´écriture est une sorte de déambulage en errance, à grandes enjambées, dont les flâneries parfois mettent la dernière main aux cadences. C´est ce qui me fait avancer. Tous travaux d´écriture apportent un merveilleux équilibre. »

  • Ces deux courts essais critiques, composés par Camille Damego-Mandeu, forment comme un plaidoyer pour une meilleure connaissance - et reconnaissance - des littératures africaines. De son analyse comparative des figures d´Emma Bovary et de Maïmouna, à ses propositions pédagogiques autour d´un enseignement de ces littératures, c´est en effet toutes les potentialités et toute la richesse (linguistique, culturelle, intellectuelle) de cette production que l´auteur dévoile avec simplicité et limpidité.

  • « J´ai trouvé ce mot chez Montaigne (encore lui !), et il me plaît. C´est ainsi qu´il appelle, de manière imagée, les digressions où il semble s´égarer. On ne trouvera pas dans ces quelques pages un thème directeur, mais seulement des "farcissures" [...]. Autre image empruntée à la cuisine... Je rassemble ici des pensées qui me sont venues, des scènes qui m´ont frappée un jour, une expression entendue, comme on réunit deux oignons, quelques carottes, une tomate, un reste de viande, un bout de saucisse, et les indispensables pommes de terre, pour faire mijoter un ragoût, qu´on espère savoureux et roboratif, qu´on peut faire réchauffer sans qu´il perde son goût, au contraire. »

  • « Et les guerres construites ici par les puissants prédateurs ? Les démons de la convoitise. Les bonimenteurs au sommet de la chaîne alimentaire. Et l'envie et la nécessité du pouvoir ? Et la fertilisation de la pauvreté appelée à se défendre contre l'envahisseur ? Et la violence et l'ampleur de sa robe ? Et l'indigence, la détresse déversée partout sur la planète ? Et la contamination qui se promène impunément partout ? Et tous les laissés-pour-compte de notre grande maison ? Et l'outrageuse marée noire qui rampe partout ? Et nos enfants, répandus, affamés, malades, misérables ? Ces enfants des pays lointains qui marchent sans fin le ventre creux, tous les jours à la recherche de l'or blanc ; cette eau si précieuse et nécessaire à la vie. Ces bouts de chou qui peinent pieds nus, ancrés dans le sol brûlant. Tandis que certains de leurs pères guerroient, trônent et courtisent avidement l'or noir et exhument le corps du sol ancestral pour mieux s'abreuver de champagne. L'âme tachée du sang et de l'indigence de leurs enfants. Qui sournoisement, trop souvent, installent la richesse de leurs populations dans des pays étrangers, complices, dans la perspective d'une retraite dorée. »

  • La légende de Mélusine, telle que les auteurs médiévaux nous l'ont transmise, est racontée, de nos jours, par une passionnante maîtresse de conférences en histoire des littératures anciennes à un auditeur attentif et sous le charme. En même temps qu'un lien se noue entre les deux personnages contemporains, le lecteur découvre la dualité tour à tour séduisante et repoussante d'une Mélusine fée et monstresse. À la frontière du roman et de l'essai, "Mélusine, la féminité inquiétante" nous entraîne au coeur des mythes et légendes qui associent les motifs de la femme, du secret, de la maternité et de la monstruosité. Remontant la filiation de cette figure attachée au Poitou et mettant à jour une constante dans la représentation de la femme, Claude Yon compose un récit aussi érudit qu'enrichissant, aussi captivant qu'efficace, qui questionne et critique avec justesse cette défiance sourde, millénaire et masculine vis-à-vis de la femme.

  • « Quand j'ai gagné ce voyage en chronique de première classe, que j'ai fait avec vous plutôt que de vous le raconter, je ne pensais pas que ce serait un Voyage en Absurdie, car il faut la notoriété d'un Stéphane de Groodt pour oser le proposer à la vente. J'étais persuadé voyager sur Air-Vérité. Hélas, ...

  • La politique ? On en a soupé, penseront certains après y avoir goûté lors de JT bâclés. Eugen Berthold Friedrich Brecht, pourtant, prétendait, lui, que «?le pire des analphabètes est celui politique, et que c'est l'ignorance politique qui produit la prostituée, l'enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politique malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des multinationales?». Quant à la religion, comment l'oblitérer quand c'est la couleur locale de notre époque ? C'est pourquoi ces deux thèmes, ordinairement jugés déplacés dans une conversation, ont été soigneusement noyés dans un maximum de réflexions distrayantes pour en rendre, autant que possible, leur lecture supportable au plus grand nombre de curieux. Enfin, est-il utile que je le précise ? N'oubliez jamais que je dépeins un monde souvent à l'envers, tant il y a d'autres choses que je préfère vous passer sous silence, les laissant généreusement aux enfonceurs de portes ouvertes. De Daesh à la nécessité d'une VIe République, Au revir et merçoi ! est un nouveau kaléidoscope du monde passé sous le prisme de la critique infernale d'Édouard-Émile Alyac. Avec la verve et la fantaisie qui le caractérisent, notre infatigable chroniqueur parvient à analyser la sinistrose ambiante sans oublier de la tourner en une salvatrice dérision. Un bouillon de culture et d'humour à consommer sans modération.

  • épopée

    Fernand Maillet

    «?Les Origines sont à situer à cette époque lointaine où la Nature a ``parlé'' à l'Homme en le tirant du néant de la pensée. La Nature lui a dévoilé, de la Terre, ses règles, et du Ciel, le mystère. Le regard ainsi porté sur les Origines se teinte de poésie pour éclairer quelques pièces du puzzle à la recherche de l'Immuable.?» Dans cette Épopée, Fernand Maillet relate l'évolution de l'humanité depuis ses origines à travers des manifestations culturelles diverses, linguistiques comme artistiques. On y trouvera ainsi certaines réponses aux interrogations portant sur l'essence de l'Homme et sa perception par l'analyse du regard et des formes dans l'art avec, entre autres, les peintures de Claude Monet ou encore la réponse musicale apportée par Franz Liszt à la notion d'«?être?». C'est donc l'histoire de la création humaine et de ce fait l'expression de la pensée sous toutes ses formes qui sont dépeintes au fil des pages. Contrairement à l'approche scientifique pure et dure, l'auteur présente ici sa démarche sous un angle plus poétique, proche de la balade. Un charme certain et une légèreté aussi surprenante que bienvenue dans la complexité de la thématique abordée, qui sauront séduire d'autant plus un grand nombre de lecteurs.

  • Nous sommes dans le crépuscule du monde qui nous a vus naître et vivre et qui va sans doute s'effacer à cause de nos excès et de nos errements. L'heure de la finitude approchant, nous éprouvons le besoin de rechercher, dans le passé, les causalités profondes de nos comportements face aux pressions introduites par de grands événements à incidences mondiales. Il semble ainsi logique d'attribuer, par analogie, ces mêmes causes aux réactions des peuples qui les ont subies dans des conditions analogues aux vôtres, et donc de mieux les comprendre. Comment appréhender notre passé et envisager notre avenir ? S'attachant à sensibiliser chacun à son rôle d'acteur de son destin et aussi de l'Histoire, cet essai est un voyage à travers le temps peuplé de souvenirs de rencontres, de regards sur le monde et les époques, de réflexions géopolitiques et économiques. De la Seconde Guerre mondiale au défi énergétique du XXIe siècle, en passant par l'immigration et l'éducation, l'auteur nous tend les clefs pour mieux comprendre notre monde.

  • « Consacrant l'essentiel de ses nuits à méditer sur les multiples aspects de la condition humaine, l'auteur est à la recherche constante d'une certaine hygiène mentale, creuset d'une pensée véritablement créatrice. À cette fin, il s'impose la contraignante discipline de filtrer les résultats de son activité intellectuelle, afin de n'en retenir que les postulats vrais, les hypothèses plausibles, les assertions rationnelles et les conclusions constructives. » Avec ce recueil, Paul Faber nous délivre non pas la pensée première qui se révèle à nous comme objet de réflexion, ou pensée brute, mais celle qui, fruit d'une quête permanente de vérité, constitue le résultat d'un travail rigoureux. Si l'apparence est parcellaire - chaque réflexion prend la forme d'une vérité courte et fugace sur des thèmes divers et variés tels que l'amour, le temps, la mort ou encore le divin -, le message n'en demeure pas moins profond puisqu'il incarne une forme d'aboutissement. N'excluant nullement le désaccord, l'ouvrage appelle au contraire le lecteur à s'interroger sur ses convictions et à enrichir son analyse de la vie et de nombreuses valeurs. Accessible à tous, un ouvrage que l'on prendra plaisir à lire.

  • « On s'est construit à l'intérieur de soi un Monde imaginaire parfois loin de la réalité. C'est souvent là l'histoire de toute une vie. Se croyant maintenant libres, les humains continuent toujours à subir le hasard des événements, c'est-à-dire leur destin. Pourtant, la prise en main responsable est de nos jours de plus en plus possible. Cela exige de chacun beaucoup de lucidité, de la rigueur intellectuelle, une grande volonté et de la persévérance. Devant l'incertitude du futur, chaque individu peut faire ses propres choix au lieu de se les laisser imposer par les autres. Il s'agit d'apprendre à voir le Monde au-delà de ses émotions et perceptions. » Dans un souci d'exhaustivité, André Arès dresse un aperçu des nombreuses découvertes qui ont précisé la place et le rôle de l'homme dans l'univers, l'obligeant ainsi peu à peu à modestement abandonner une vision anthropocentrique archaïque. Cet ouvrage de vulgarisation scientifique est destiné à un large public, offrant de précieux éléments de compréhension dans des domaines aussi divers que la physique, l'astronomie, la biologie, la psychologie, la religion, l'histoire, et bien d'autres encore. Grâce à cette accessible synthèse des savoirs humains acquis au fil des siècles, l'auteur combat les idées reçues et l'ignorance, avec pour ambition d'améliorer notre rapport aux autres et au monde.

  • « Pour nous, il s'agit de nous pencher sur la dynamique des lieux, d'analyser leurs effets sur les regroupements et les sociabilités du point de vue de leur matérialité concrète et de leur localisation. Informer la dynamique des lieux représentés implique d'identifier les mouvements des protagonistes dans les décors urbains où il n'y a pas seulement des éléments naturels, mais aussi et surtout des éléments construits par les humains, comme les rues et les immeubles, et les éléments culturels qui émanent de l'aménagement de l'environnement. » Dans cet essai, Licia Soares de Souza tente de constituer un modèle d'appréhension d'une poétique de l'espace où s'articulent des personnages comme éléments inséparables de l'environnement qui les entoure. À travers six romans québécois contemporains, elle démontre les rôles indissociables de la littérature et de la géographie pour cerner ce modèle, en privilégiant l'approche géopoétique.

  • «?Nous constatons actuellement que les Français n'ont plus aucune confiance envers les politiques et en général envers les autorités. Ils ne veulent plus être bernés et trouvent ces derniers non crédibles. Les gens, beaucoup de gens, disent qu'ils sont humiliés, trompés, que ceux qui les gouvernent sont des menteurs, des prodiges de serments... et rien d'autre ! Ils disent qu'ils ne sont pas écoutés et ajoutent que les autorités n'ont pas d'oreilles, mais sont aptes à promettre et à oublier leurs promesses. » Tribun engagé, inquiet devant l'état de notre démocratie, Georges Martinez prend la parole pour éveiller les consciences. D'un ton vif, il fustige le comportement des membres du gouvernement corrompus trompant la confiance d'un peuple qui a livré son sort entre leurs mains. Bien renseigné sur l'actualité, il met en lumière les dysfonctionnements au sein du système politique français. Dans ce vibrant réquisitoire, il pointe du doigt le problème du cumul des mandats, du chômage, du statut privilégié de la Corse, de la mauvaise gestion des retraites, ou encore de l'immigration. Selon lui, il est inadmissible que nombre de responsables politiques commettent autant d'exactions en toute impunité. Il réclame donc que justice soit faite et que les autorités au pouvoir respectent leurs engagements, en toute transparence.

  • «?Percevoir une chose et en conclure qu'elle existe effectivement ne serait pas aussi scientifique que de tenter d'abord d'expliquer pourquoi je la perçois telle, n'est-ce pas ? Les nouveaux scientifiques, qui l'ont bien compris, incluent l'observateur dans les équations de leurs découvertes. Car tout dépendrait de l'esprit et la physique quantique n'étant saisissable que dans le présent, chose Dieu sait combien fugace, suppose, pour être comprise, une conscience permanente des phénomènes. Par exemple nous croyons communément qu'il y a un univers commun à tous et que nous sommes plusieurs esprits à le percevoir. Et s'il n'y avait plutôt qu'un seul Esprit ayant conscience d'une multitude d'univers individuels ??» L'auteur ne cache pas que Jeannot, protagoniste volubile à l'esprit curieux, est un double de lui-même. Dans cet ouvrage foisonnant, Édouard-Émile Alyac donne également accès aux pensées de Dieu en personne sur sa création. Il aborde une grande diversité de sujets, allant du réchauffement climatique à l'astronomie, en passant par la guerre ou encore les dérives de la modernité. Il livre une analyse passionnée du paysage politique contemporain, en France et ailleurs, en décortiquant les prises de position des principaux partis. Mais il questionne surtout les différences entre les cultures et les religions, qui révèlent les tentatives souvent vaines entreprises par l'homme pour trouver un sens à son existence, malgré le caractère inéluctable de sa propre finitude.

  • « Chacun de nous est individualiste, avec ses peurs, ses méfiances, ses exclusions, ses haines, ses violences. Tout cela est notre dualisme, notre petite schizophrénie. Il est temps d'en prendre conscience et ne plus être victime qui devient bourreau. La difficulté est qu'il est impossible de lutter contre l'individualisme, car ce serait demander à l'individualiste de lutter contre lui-même, ce qui est du volontarisme inefficace ; de plus, notre individualisme est inconscient du fait de son évolution, très lente, depuis des générations. La face la plus visible de la schizophrénie se voit en politique, grâce à des médias et à des juges vigilants. » Et si l'humanité entière était schizophrène ? Car l'identité de l'être humain a été perdue avec la sédentarisation, car nous sommes le fruit de conflits, car crises mondiale et intérieure nous assaillent, l'auteur nous invite à un dialogue entre conscience et inconscient au fil d'une réflexion troublante sur le passage de la dualité au dualisme, au conformisme et à la superficialité qui menacent chaque jour davantage notre monde.

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