Pygmalion

  • Qu'on ne s'y trompe pas : la sorcière n'est pas le sorcier au féminin. Elle est d'une autre nature. Quand bien même parviendrait-on à faire l'inventaire exhaustif des actes, des prodiges, des maléfices, des mirages relevant de la sorcellerie, on n'aurait pas encore mis à nu le mystère de la sorcière.
    Dans nos contrées d'Europe, trois ou quatre siècles durant, leur rendant l'hommage flamboyant et purificateur du bûcher, on a consumé des sorcières par dizaines de milliers. Mais, ce faisant, a-t-on réduit en cendres « la » sorcière, l'amante des songes obsessionnels de clercs et de juges qui en perdaient la raison ?
    Du cavalier noir de Verberie à la « dernière» sorcière Anna Gldin, en passant évidemment par Salem, cet ouvrage vous propose de (re)découvrir les plus grands procès de sorcellerie de l'histoire. Et peut-être de percer le mystère d'une figure incontournable.

  • Un chef psychopathe au bureau ? Un conseiller bancaire accro aux lettres de relance ? Une belle-mère qui envisage de se mettre à l'ecstasy ? Un pote serial lover dépressif ? Pour survivre à ça, il n'existe aucun mode d'emploi. Heureusement pour nous, c'est le boulot des personnages de séries. Ils vivent nos cauchemars puissance mille. Et c'est pour ça qu'on les aime.
    De Game of Thrones à Sex and The City en passant par Grey's Anatomy, Marianne Levy, critique depuis quinze ans (c'est-à-dire scandaleusement rémunérée pour se vautrer sur un canapé et regarder la télé), s'adresse à ces héros qui nous veulent du bien.

  • « La connerie est un sujet sérieux, pour ne pas dire grave. Un sujet trop grave pour être confié aux gens sérieux, tout comme la guerre, qui, pour Clemenceau, était un sujet trop sérieux pour être confié à des militaires.
    Il semblerait que l'époque soit particulièrement fertile en connerie. Et ce pour une simple raison : jamais, dans l'histoire de l'humanité, les êtres humains n'ont eu accès à autant de savoir objectif, jamais elle n'a atteint un tel degré de maîtrise technologique et scientifique et, dans le même temps, jamais l'être humain n'aura autant douté de la science et de ses promesses.
    Dans ce livre, tout le monde va en prendre pour son grade, du plus puissant au plus modeste.
    Chers amis, nous vous proposons une petite promenade dans les allées ombragées d'une époque gavée à la niaiserie. »

  • Il était une fois, la merveilleuse république d'Idiotie...
    «Vous conviendrez, j'en suis sûr, qu'aucune nation intelligente n'a jamais dans l'histoire été gouvernée par des cons. Aucune. Absolument jamais! Une nation intelligente ne peut le souhaiter, ni pour contrarier sa mère patrie, ni pour aucune raison. Bien évidemment non.
    En revanche, il existe une petite nation fort sympathique dont c'est l'une des caractéristiques : la république d'Idiotie. Mais bon, comme son nom l'indique, elle était prédestinée.
    Il est temps que votre dévoué serviteur vous fasse découvrir cette merveilleuse et inénarrable contrée. Ce pays inimaginaire qu'on ne trouve sur aucune carte de géographie, dont on ne parle dans aucun livre, dont on ne trouve pas trace dans les guides touristiques... Sauf ici.»

  • A la fin des années 1870, Léon Tolstoï vit une crise spirituelle. Tous les doutes qui l'ont assailli jusqu'alors, portés à leur paroxysme, trouvent leur dénouement dans ce qu'il appelle sa seconde naissance. Dès lors il tente de donner à sa foi retrouvée une forme en accord avec son être profond, de dire également son expérience mystique déjà exprimée, de diverses manières, dans le destin de certains de ses personnages. Ainsi, peu à peu, se superpose à sa personnalité d'écrivain celle d'un maître spirituel qui attire des disciples des quatre coins de la Russie et du monde entier. Cela ne signifie pas pour autant que le Tolstoï spirituel naît seulement à cette époque. Toute sa vie est ponctuée de questions douloureuses sur le sens de la vie. Le néant hors de Dieu s'articule autour de la problématique du vide, deux abîmes qui hantent la littérature russe de Dostoïevski à Nabokov. En fait, le Tolstoï mystique, pressentant à l'avance les terribles bouleversements du XXe siècle à venir, a toujours existé ; il a été jusqu'à renier son propre art et l'art en général coupable, selon lui, de déformer et d'enjoliver. C'est sous cet angle de l'artiste inséparable du mystique qu'il est ici révélé, de manière renouvelée et élargie, affrontant toutes les contradictions pour tenter d'approcher la lumière.

empty