Presses universitaires du Midi

  • Al anunciar en la dedicatoria de la segunda Parte del Quijote (1615) la próxima salida de la que iba a ser su postrera novela, Cervantes, casi septuagenario y enfermo ya, parece lanzarse a sí mismo un último desafío, el más difícil para un creador: no superar a los demás, sino superarse a sí mismo. Autodesafío que la fortuna harto desigual de la obra - notable éxito hasta el siglo XVIII, largo eclipse posterior y lento resurgimiento actual - transforma hoy en permanente desafío para la crítica moderna. A él quiere responder el presente ensayo. Partiendo siempre del texto cervantino y poniendo en perspectiva las principales aportaciones de una extensa bibliografía, trata de formular el cuestionamiento adecuado para acercarse a la realidad específica del Persiles, novela de aventuras original y riquísimo taller de escritura. Un recorrido crítico, pues, que, tras una presentación general (una novela llena de sorpresas), examina el Persiles como novela pastiche (la relación con Heliodoro), como novela internacional (aspectos lingüísticos, narrativos e ideológicos) y como novela del deseo, sin olvidar su dimensión de transgresión irónica de todos los géneros constituidos y de la misma «novela de aventuras». Los ejes estructurantes así descubiertos permiten apreciar una diversidad barroca muy superior a la de un patchwork, y una empresa desidealizadora distinta a la del Quijote.

  • Le présent volume est le résultat de deux rencontres scientifiques du groupe LEMSO (équipe 7 de FRAMESPA - UMR 5136 du CNRS -, dans son Atelier 2, « L'origine »), qui se sont tenues à l'Université de Toulouse-Le Mirail. La première journée d'étude, à vocation internationale, a réuni, le 23 octobre 2006, des chercheurs de l'équipe et des chercheurs d'Espagne, des Universités de Cordoue et de Madrid, sur Le plaisir des formes dans la littérature espagnole du XV au XVIIe siècle. La seconde, qui a ouvert son champ d'étude au Moyen Âge s'est déroulée le 22 octobre 2007, réunissant des chercheurs de l'Université de Toulouse-Le Mirail, Pau, Poitiers, Caen et Paris III-Sorbonne Nouvelle.

  • Lieux « stratégiques » évidents, les portes du livre (le péritexte) ainsi que celles de la fiction (l'incipit) font partie des points d'ancrage obligés de l'étude littéraire. Tout aussi essentielles sont les origines d'une forme narrative ou poétique, leurs spécificités se révélant être les ferments d'une féconde tradition. Si la cartographie du commencement peut sembler incertaine, son analyse n'en est pas moins cruciale pour saisir les mécanismes à l'oeuvre dans la création, la réception et l'édition. Condensés structurels et symboliques, les « débuts » préparent leurs prolongements tout autant qu'ils peuvent former des pièces relativement autonomes. C'c'est précisément cette charnière que plusieurs spécialistes de la littérature du Siècle d'or ont interrogée pour proposer au chercheur (hispaniste, comparatiste ou théoricien) et au « curioso lector », si ce n'est une méthodologie, du moins des perspectives, sur la passionnante matière qui a dominé les XVIe et XVIe siècles. Quelle fonction se donne le titre d'une nouvelle ? Quel rôle s'arrogent les sonorités d'un incipit ? Comment les premiers mots forgent-ils la scène fondatrice d'une farsa ? Du Libro deApolonio à la « Hermana Marica » et des cycles chevaleresques au genre picaresque, ce recueil d'articles apporte de multiples points de vue sur la poésie, le théâtre et la prose, convoquant cour à tour les enivres de Lope de Vega. Cervantès et Góngora. Il espère donc présenter un aperçu à la fois large et précis des possibilités offertes par la littérature de l'époque sur toutes ces questions relatives aux commencements.

  • Hay fechas y gestos que se convierten en metáfora de un período histórico. El de Lutero en 1517, según quiere la tradición, cuando clava las 95 tesis en la puerta de la iglesia de Wittenberg, permanece en el imaginario como momento detonante de una ruptura religiosa, política e intelectual que modificaría la vida de occidente. Este gesto ocasionó una deflagración inesperada en parte al entrar en contacto con ideas previas que se habían materializado el año 1516 en algunos textos emblemáticos: De inmortalitate animae de Pomponazzi, la Utopía de Tomás Moro, el Novum Instrumentum de Erasmo de Rotterdam y la versión no autorizada de sus Coloquios. Mientras Pomponazzi, en 1516, aún defendía la existencia de dos ámbitos de discusión alternativos, el de la filosofía y el de la teología, las polémicas posteriores a la ruptura de Lutero con Roma se circunscriben al ámbito de la fe. La beligerancia de la polémica de Lutero con el papado obligó a sus contemporáneos a tomar partido, pero a su vez, la propuesta luterana se vio envuelta en enfrentamientos y cismas con movimientos de reformismo radical, que conseguirían perdurar con matices divergentes. En este contexto, surgirían de manera paradójica dos novedades inesperadas que desbordaron el marco de los planteamientos fideístas: el escepticismo y la libertad de conciencia. Como consecuencia de ello, el panorama ideológico del siglo XVI presenta una complejidad hecha al mismo tiempo de confrontaciones directas y de sutilezas y ambigüedades que operan en el límite mismo de la posibilidad del discurso. Buena parte de los trabajos de este volumen surgieron de un congreso celebrado en la Universidad Complutense de Madrid y la Fundación Menéndez Pidal (octubre de 2017), El clavo de Wittenberg: duelos textuales en tiempos de Reforma, con el propósito de reflexionar sobre el influjo de este contexto en España y Europa. El resultado se ha agrupado en tres bloques que desarrollan, sucesivamente, algunas de las repercusiones y tomas de posición generadas desde 1517: las estrategias de defensa ante las ideas reformistas europeas en los primeros años de su expansión (artículos de Jimena Gamba y Fabrice Quero); los intentos de eludir los términos del conflicto y la búsqueda de respuestas `laterales' en forma de utopías o ideas escépticas (artículos de Ignacio García Pinilla, Nicolas Correard y José Luis Ocasar); y finalmente -en un movimiento inverso al de los años veinte- las expresiones exteriores del reformismo español, que dejará una impronta perdurable en el reformismo europeo a través del exilio (artículos de Carlos Gilly y Clara Marías).

  • Si foires et marchés continuent aujourd'hui de véhiculer la nostalgie d'une civilisation rurale révolue depuis les bouleversements économiques de l'après-guerre, bien peu est véritablement connu de leur histoire, et tout particulièrement de leurs origines médiévales. La reconstitution que l'on peut en faire à partir du cas de l'Aunis-Saintonge est à cet égard révélatrice du rôle joué par les assemblées commerciales dans l'économie et la société du Moyen Âge, du début du XIe au milieu du XVIe siècle. Témoins clés de l'évolution de la conjoncture du Centre-Ouest sur cinq siècles, foires et marches constituent en effet les instruments de base des échanges d'un pays dont l'activité fondamentalement rurale a pu être précocement dynamisée par le développement de secteurs intégrés aux flux du commerce international du vin ou du sel. C'est en effet un réseau remarquablement dense et hiérarchisé, organisé par les villes et les principaux centres châtelains, qui fut peu à peu tissé au cours de cette période, insérant les populations dans ce rapport de plus en plus étroit avec le marché que les historiens anglais ont qualifié de « commercialisation » de la société. Pourtant foires et marchés n'étaient pas uniquement des outils économiques. Au-delà, ils constituent des temps forts de la vie des sociétés locales dans leur ensemble. Moments privilégiés de l'exercice du pouvoir seigneurial, par le biais de la justice ou de la fiscalité, ils sont aussi, peut-être surtout, de grandes célébrations festives, au cours desquelles les échanges marchands sont le prétexte de la convivialité la plus intense, comme des excès les plus divers...

  • El Cantar de mio Cid, una de las principales obras del canon literario español, es también una de las más importantes en el ámbito de la poesia épica medieval por sus valores estéticos, su influencia histórica y su fundamental papel en la conversión del Cid en un héroe del imaginario universal de la literatura. Aunque la bibliografia sobre esta obra resulta casi incontable, una obra de tal riqueza no se agota jamás a ojos de la critica. En particular, los estudios comparativos relativos a la misma no han adquirido un desarrollo proporcional a la importancia y la influencia de este cantar de gesta. El objetivo de este libro es, entonces, tratar de nuevo algunos de los temas clave del poema y de su descendencia ibérica en las crónicas de la Edad Media (algunos de ellos bastante descuidados por la crítica precedente, como la dimensión simbólica del poema o sus aspectos hagiográficos), pero sobre todo profundizar en la comparación a su voz épica con h de otras literaturas heroicas, desde la épica románica hasta los gunki monogatari japoneses. La obra ha sido dirigida por Alberto Montaner Frutos, catedrático de la Universidad de Zaragoza, que ha desarrollado una larga actividad de investigación sobre la épica española medieval y sus relaciones con la poesia épica de otras literaturas Sus estudios sobre la figura del Cid y su edición critica y comentada de Cancar de mio Cid gozan de una gran reputación.

  • Né le 10 septembre 1935 à Oran, dans une famille d'origine alicantine installée en Algérie depuis le XIXe siècle. Francis CERDAN fit ses études supérieures d'espagnol et de portugais à Aix-en-Provence, puis à la Sorbonne. Professeur certifié au Lycée de Corbeil-Essonnes, il fut détaché, après l'agrégation, aux Affaires Étrangères et affecté à la Faculté des Lettres d'Alger, où il dirigea la section d'espagnol. Nommé Maître-Assistant à titre personnel, il réintégra l'Éducation Nationale et enseigna à partir de 1970 à l'Université de Toulouse-Le Mirail. Après le doctorat de 3e cycle sur Frei Jerónimo Bahia, épigone portugais de Góngora, nommé Maître de Conférences, il consacra ses recherches, dirigées pur Robert JAMMES, à « Fray Hortensio Paravicino et l'éloquence sacrée de son temps » et, de façon plus générale, à la littérature religieuse du Siècle d'Or, sans renoncer pour autant à des incursions dans d'autres domaines : la littérature espagnole contemporaine, en particulier la poésie, ou encore le cinéma (Lorca, Miguel Hernández, Rafael Alberti, Saura). Après une thèse d'État soutenue sur travaux, il fut nommé Professeur des Universités. Admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1997, il fut nommé alors Professeur émérite. Membre fondateur en 1974 de la RCP 439 du CNRS « Poésie espagnole du Siècle d'Or » et de la revue Criticón dirigées par Robert JAMMES, il a continué à foire partie de cette équipe de recherches qui connut divers statuts et plusieurs appellations (LESO puis LEMSO) jusqu'à l'intégration dans Factuel FRAMESPA.

  • Né le 6 octobre 1943 à Villefranche-de-Rouergue, Claude Chauchadis a été Maître de conférences à l'Université de Bordeaux 3 puis à Toulouse-Le Mirail, où il est nommé Professeur en 1992 et où il enseignera jusqu'à son départ à la retraite en 2004. Impliqué dans différents groupes de recherche, il consacre un nombre non négligeable d'articles à des sujets divers allant du xvie au xxe siècle, sur le roman, la poésie, le théâtre ou la société espagnole. Cependant, et cela dès 1977, il oriente l'essentiel de ses recherches vers le thème de l'honneur. Toutes ses contributions à ce thème traité sous différentes facettes sont publiées en 1991 sous le titre Études sur l'honneur. C'est en 1997 que paraît sa Thèse d'État de 520 pages aux Presses Universitaires du Mirail à Toulouse : La loi du duel. Le code du point d'honneur dans l'Espagne des xvie-xviie siècles, qui fait autorité dans l'hispanisme international. Par la suite et aujourd'hui encore, il continue, par de nombreux travaux, à contribuer à la richesse scientifique et au rayonnement de l'hispanisme français.

  • La réunion des deux notions d'historiographie et d'écriture au sein d'une même expression semble profondément légitime lorsque l'on s'intéresse à cette forme textuelle qu'est la chronique médiévale : l'historiographie se définit en effet comme un discours sur le passé à mi-chemin entre art et science. La chronique médiévale ne saurait par conséquent être exclusivement conçue comme source d'information, mais comme objet de langage, redevable d'une lecture littéraire, objet donc d'une poétique, d'une analyse du système interne du texte qui met l'accent sur les procédés stylistiques qui caractérisent l'écriture. Sur ce constat reposent les quatorze travaux qui composent le présent volume. Chacune des contributions cherche à démontrer, au moyen de techniques et de perspectives différentes. que les chroniques, attachées au décompte du temps et à la mention brève des événements et traditionnellement considérées comme étant des manifestations d'un genre mineur, sont bel et bien des exercices de style. Étudier la poétique de la chronique médiévale équivaut donc à se pencher sur la fabrication d'un langage littéraire.

  • Un essai pionnier pour aborder, dans leur particularité hispanique, quelques aspects des peurs sociales dans l'Espagne des xvie et xviie siècles. Peurs socio-collectives, d'abord. Le Juif en est le tout premier objet de fixation, aussi bien à travers les menaces que font peser l'hérésie illuministe ou les révélations infamantes des libelles généalogiques que dans les dangers dont sont porteurs, pour la « Nation », les « nations étrangères » faites de conversos mais aussi de morisques ou de protestants. Le Saint-Office, en réalité, a fort à faire, redoublé qu'il est sur le plan civil par la Santa Hermandad, terrifiant organisme policier et judiciaire, qui essaie bientôt de se survivre dans une impitoyable chasse aux gitans. D'autres peurs, pourtant, font trembler l'Espagnol du Siècle d'Or. La crainte d'un écroulement de la société d'ordres désigne le parvenu comme la bête noire, tandis que, sur un plan plus socio-individuel, le gentilhomme connaît les affres d'un choix de valeurs entre loi mondaine et loi évangélique. Pour les conjurer, il trouvera l'appui des casuistes, champions de la voie médiane, à mille lieues de la synthèse tout à fait originale qu'élabore Thérèse d'Avila afin de répondre aux exigences de son angoissante passion de l'honneur. Réponse très personnelle, qui introduit à une nouvelle dimension, plus intime, de la peur : celle qu'éprouve l'homme devant la femme, c'est-à-dire la peur de l'amour.

  • L'entrée dans l'écrit est le pas décisif que nos sociétés demandent de faire au jeune de cinq, six et sept ans. Dans "l'apprentissage de la lecture", l'écriture, aujourd'hui, est prise en compte au même titre que la lecture, tandis que l'enfant se retrouve placé au centre des préoccupations. Quelques-uns des meilleurs spécialistes mondiaux de la conception constructiviste s'expriment dans cet ouvrage sur un thème qui fait l'objet d'un intérêt chaque jour plus grand.

  • Nacido en Talavera la Real en los últimos años del siglo xv, Diego Sánchez de Badajoz fue cura de su pueblo nativo hasta su muerte hacia la mitad de la centuria siguiente. Un cura tan preocupado por la catequización de sus feligreses, que no vaciló en hacerse cura-dramaturgo y componer, para convertirlos mejor, las veintisiete farsas recogidas, en 1554, en la Recopilación en metro. No por tener, sin embargo, tan declarada finalidad catequística es este teatro religioso aburrido o inhábil. Muy al contrario. Lo que nos descubren los análisis sistemáticos de Françoise Cazal son, hasta ahora muy escasamente captados por la crítica, todo el talento literario y el espíritu festivo del autor de una producción dramática en que se mezclan la variopinta jocosidad de la Edad Media y las interrogaciones doctrinales que iban a ser las del Concilio de Trento. Más aún, los principios metodológicos aplicados à la lectura de las farsas de Diego Sánchez - los procesos de la interlocución examinados a la luz de las teorías de Michel Vinaver, o los de la reescritura de la materia bíblica - ofrecen modelos para el estudio de cualquier otra obra del teatro aún insuficientemente explorado del XVI.

  • Este volumen, titulado Pictavia aurea, reúne 131 estudios que constituyen una granada muestra de los debates y las presentaciones en torno a la cultura hispánica del Siglo de Oro que entre los días 11 y 15 de julio de 2011 se dieron en la ciudad de Poitiers (Francia) en el marco del IX congreso de la Asociación Internacional "Siglo de Oro". Auspiciada por la Universidad de Poitiers, a través del Centro de Estudios de la Literatura española de Entre Siglos (siglos xvii-xviii) (CELES XVII-XVIII) y el laboratorio «Formes et Représentations en Linguistique et Littérature» (FoReLL), la convocatoria reunió en la ciudad francesa a 276 participantes y a un centenar de asistentes en la novena edición del Congreso de la Asociación, que celebró entonces la efeméride del 450o aniversario del nacimiento de Luis de Góngora.

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