Presses universitaires de Bordeaux

  • Historiquement et par définition éducative, la littérature pour la jeunesse retient l'attention de plusieurs disciplines de recherche dont les regards convergent vers l'enfance. Qu'on la tienne pour outil éducatif, produit éditorial, objet d'enseignement ou patrimoine à conserver, cette jeune littérature a conquis sa légitimité en faisant l'objet d'une critique universitaire, mais son étude est plutôt abordée sous l'angle socio-historique qu'au plan proprement littéraire - ce dernier aspect intéressant davantage les didacticiens de la littérature. À l'heure où elle est enseignée de la maternelle à l'université, c'est en préalable à cet enseignement que le présent ouvrage se propose d'interroger la littérature de jeunesse contemporaine lorsqu'elle aborde et adapte à sa manière les genres constitués, cultive des genres qui lui sont propres, explore ou invente de nouveaux genres et sous-genres, s'adonne au mélange des genres et se fait parfois littérature de genre. Il arrive aussi, face aux oeuvres les plus originales, que le critère du genre vole en éclats et ne laisse plus qu'un seul mot à la disposition du critique, celui de littérature. Les contributions réunies ici examinent les formes et les métamorphoses contemporaines des trois principales catégories génériques - roman, théâtre, poésie - à travers le prisme de l'édition et de l'écriture pour la jeunesse. Un second volume portera sur les genres littéraires qui semblent se tourner davantage vers l'enfance en accordant une place prépondérante aux images : conte, album et bande dessinée. Ce programme de recherche est mené en collaboration avec l'équipe TELEM de l'université Bordeaux-Montaigne et avec l'ESPE d'Aquitaine.

  • Le sommeil, comme la mort, est une suspension de la vie. Dormir ou ne pas dormir, n'est donc pas une affaire de prophylaxie, mais un véritable enjeu existentiel, auquel l'art ne saurait être étranger. Cet ouvrage propose une réflexion autour des réponses que les manifestations artistiques, liées à la Péninsule Ibérique, apportent à ce questionnement. Le sommeil peut ainsi devenir topos narratif, frontière nécessaire entre la nuit et le jour, tenue parenthèse entre la vie et la mort, fossé entre révélation et néant, ou encore lieu transgressif de la création.

  • L'impuissance de la littérature est de nos jours une question centrale dans la création littéraire et dans la critique. Ce livre collectif examine cette question selon deux axes : en amont de l'oeuvre, l'impossibilité d'écrire ; en aval de l'oeuvre : l'interrogation sur l'action ou l'inaction de la littérature face au monde réel et à l'Histoire.
    Cette interrogation n'est pas pessimiste : l'impuissance peut être féconde. L'un des paradoxes de la littérature, c'est que, de cette impuissance, l'écrivain va tirer des oeuvres particulièrement intenses, bouleversantes par la singularité d'un style, d'une voix, et toujours riches d'effets sur le lecteur.
    C'est sur fond d'impuissance que la littérature continue de s'élever. L'impuissance est créatrice, et c'est bien avec un double sens qu'il faut entendre l'expression "impuissance créatrice" : impuissance à créer, et impuissance qui crée, qui incite à créer.
    La littérature persiste obstinément à être parole de résistance. Fragile, mais résistante. Ce n'est pas une parole de pouvoir, mais de contrepouvoir : "hors-pouvoir", comme le disait Barthes dans sa Leçon. À long terme, la parole littéraire se révèle gagnante, elle contribue à mieux humaniser l'homme. Sa réception, de générations en générations, invente de nouvelles formes de sensibilité, de subjectivation, de vie. Impuissante souvent dans son présent - puissante dans le temps.

  • Inscrit dans le cadre d'un programme de recherche de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine sur "La construction des jeunes générations en Europe du XIXe au XXie siècle", l'ouvrage se propose d'étudier les représentations du genre dans la littérature de jeunesse publiée en France de l'après-guerre à nos jours. Il s'appuie sur les apports de la sociologie pour penser le genre dans un domaine où l'éditeur, l'auteur, le prescripteur, le médiateur, sont rarement dépourvus d'arrière-pensée éducative. Analyser les discours véhiculés dans les livres pour enfants en croisant les regards de l'historien, du sociologue et du littéraire, c'est tenter d'apprécier comment évoluent les représentations du masculin et du féminin par l'adhésion aux codes culturels et symboliques ou par le rejet de ces codes. C'est aussi s'interroger sur le poids des ouvrages étudiés, sur la médiation dont ils font l'objet et sur la réception des jeunes lecteurs. La littérature de jeunesse apparaît comme un observatoire privilégié de la construction de la jeunesse dans la mesure où, selon les fonctions qu'elle se donne et les valeurs qu'elle cherche à transmettre, selon les croisements ou les clivages qu'elle établit entre culture de masse et culture des élites, elle reflète l'évolution de cette jeunesse ou en propose des représentations modélisantes. Située à l'intersection d'enjeux économiques, idéologiques, pédagogiques et esthétiques, elle résonne des échos de ce contexte pour s'adresser aux jeunes générations et éclairer leur route vers l'âge adulte. Un deuxième volume portera sur la littérature de jeunesse en Europe de 1850 à nos jours.

  • Voici un livre qui vient à son heure. C'est un heureux événement pour la langue mbo et pour la linguistique africaine. Grâce à la somme des données dégagées par la description, il ouvre, pour la langue mbo, des perspectives prometteuses en termes d'aménagement orthographique, terminologique et grammatical, ...

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