Presses de l'Ifpo

  • Le roman s´est affirmé au XXe siècle comme un élément incontournable dans le champ culturel syrien, particulièrement à partir des années 70. La période, en effet, est le théâtre d´un développement quantitatif et qualitatif notable dans la production romanesque. Les écrivains prennent alors leurs distances avec le réalisme antérieur et tentent d´établir un nouveau rapport entre vécu national, patrimoine arabe et littérature mondiale, dans une volonté de renouvellement des modes d´écriture. À partir d´un corpus de romans syriens, la présente étude analyse le fonctionnement des textes narratifs et les procédés d´écriture qu´ils utilisent. Elle tente de montrer, en dialoguant avec les oeuvres, les évolutions qu´a connues la production romanesque syrienne de 1967 jusqu´aux années 90, ouvrant la voie aux écrivains du XXIe siècle.

  • Abdel Rahman Mounif (1933-2004) compte sans conteste parmi les grands romanciers arabes du XXe siècle. Il est l'auteur de quinze romans, deux recueils de nouvelles et divers ouvrages de critique littéraire et artistique, d'histoire, de sciences politiques, ou encore d'économie. Paradoxalement, un seul de ses romans (À l'est de la Méditerranée) a été à ce jour traduit en français. Al-Nihâyât (Les Fins) est un roman du désert, espace privilégié de la littérature arabe classique, mais souvent négligé des romanciers contemporains. Il occupe une place singulière tant dans l'oeuvre de Mounif que dans la production arabe romanesque contemporaine. Cette édition bilingue, accompagnée d'une présentation de l'oeuvre de Mounif, contribuera à mieux faire connaître cette figure majeure de la littérature arabe moderne.
    />

  • Dans les premiers siècles de la littérature arabe, la poésie occupe une place d´honneur. Jusqu´à la fin du IIe siècle de l´Hégire, les Arabes écrivent avant tout une littérature en vers qui présente, en outre, des caractères assez originaux qu´il est souvent impossible d´apprécier dans une traduction. Afin d´expliquer les traditions immuables de la poésie classique arabe et de comprendre les facteurs qui déterminaient et modelaient sa composition, Amjad Trabulsi a entrepris dans ce livre une étude systématique de la critique poétique des Arabes en choisissant de se concentrer sur l´examen des origines et du développement de celle-ci durant sa période la plus brillante qui, du début du IIIe siècle de l´Hégire (IXe apr. J.C.), va jusqu´à Ibn Rasiq (m. 463/ 1071). Après avoir évoqué les évolutions historiques principales de ces textes théoriques (la critique orale aux Ier et IIe siècles de l´Hégire, la fixation de la littérature en vers, puis le développement de la poétique Arabe du IIIe au Ve siècle de l´Hégire), il aborde les différentes problématiques qui y sont soulevées : l´essence de la poésie, sa forme, le fond, ses genres... etc. Ce faisant, Trabulsi a rempli la double mission qu´il s´était fixée son avant-propos : servir l´histoire de la littérature arabe, et mettre à la disposition des spécialistes de la littérature comparée une étude capable de les renseigner sur la poétique classique des Arabes durant les trois siècles d´or de leur poésie.

  • Cette étude tente d'analyser les stratégies narratives d'un manuscrit de conteur de la recension damascène de Sirat al-Malik al-

  • Ce livre est consacré à l'inventaire et à l'analyse des oeuvres poétiques si`ites jusqu'au troisième siècle de l'Hégire. Le travail de notre collègue Taïeb El-Achèche est le fruit d'une longue et patiente recherche sur les poètes si`ites « mineurs », ainsi appelés parce que les auteurs d'anthologies les ont dédaignés ou que les recenseurs ne les ont pas jugés dignes d'avoir un diwan à leur nom, soit que leurs dons poétiques fussent trop modestes, ou leurs vers trop dispersés dans les ouvrages généraux d' adab et d'hérésiographie, dans les chroniques historiques ou dans les sommes biographiques consacrées à telle doctrine, telle école juridique ou telle branche du savoir. À cet égard, les quelque 229 notices groupées dans cet ouvrage constituent, à leur tour, un dictionnaire biographique spécialisé réunissant des poètes établis tels qu'al-Kumayt al-Asadi ou al-Sayyid al-Himyari, et une foule d'autres personnages que la circonstance, l'ardeur d'un combat, la déploration d'un martyr, ont érigés, pour un temps et d'aventure, en poètes.

  • La ville jordanienne a historiquement peu contribué à la construction nationale, l'élément décisif ayant été l'allégeance directe à la monarchie hachémite. L'urbain serait en Jordanie un espace peu favorable à l'expression d'une citoyenneté détachée des appartenances primaires.. Pourtant, au sein de la capitale, des citadins parviennent à lancer des initiatives de participation citoyenne au service de la collectivité, manifestant leur appartenance à une élite urbaine post-moderne et faisant même participer la ville à une « citoyenneté mondiale ». Ce livre aborde par la ville la question abondamment étudiée de l'identité nationale et de la citoyenneté en Jordanie, en montrant les formes d'intégration et de démarcation des différentes composantes de la population dans l'espace urbain. Il adopte une approche diachronique qui présente le rôle des villes dans la construction nationale jordanienne, puis les modes de gestion des espaces urbains et enfin les pratiques individuelles de l'urbain détachées des affiliations primaires.

  • En étudiant la ville et la femme dans l´oeuvre d´al-Ujaylî, la réflexion suit un double cheminement. La façon dont l´auteur a donné corps à son espace est, en effet, un premier fil conducteur. Cette démarche d´approche sociocritique conduit vers des considérations plus fondamentales touchant à la référence identitaire des espaces concernés.
    Aller à la rencontre de la femme et de la ville est le second fil d´Ariane, présenté d´abord comme une mise en relation des partenaires : le héros et la ville, le héros et la femme, celle-ci et celle-là. Cette conduite d´analyse s´est étoffée pour cernet les visées de l´auteur : quelles valeurs conférer à ce désir de ville, à ce désir de femme, à ce désir de femme en ville ?
    Ces deux grands mouvements de la réflexion se nouent dans l´appréciation du message qu´al-Ujaylî essaie de délivrer et, plus exactement, dans ce que l´on a pu en discerner.
    En mettant en scène la ville et la femme, ce ne sont pas deux aspirations parallèles qui sont évoquées mais, par leurs combinaisons, bien des espérances et bien des désenchantements de l´homme arabe, donc d´une société. C´est à proprement parler la thèse défendue tout au long de ces pages. La combinaison ville-femme a une vertu d´exemplarité des problèmes contemporains du monde arabe. En ce sens, Abd al-Salâm al-Ujaylî, écrivain néoclassique et réaliste, place au premier rang de son oeuvre l´homme dans la société.

  • Au début du Ve/XIe siècle, l'Espagne musulmane connut une grave crise politique qui aboutit à l'abolition du califat et au morcellement du pays en petits États souverains. Paradoxalement, cette situation, désastreuse politiquement, provoqua un essor culturel sans précédent, et poètes et prosateurs ne furent jamais aussi nombreux qu'à cette époque. La production littéraire fut exceptionnellement abondante et variée. Les Hispanos-Musulmans traitèrent tous les genres et tous les thèmes poétiques tout en réservant une place spéciale à la vie de plaisir et à la nature. Cependant les circonstances politiques voulurent que ce fût avant tout une poésie de cour vivant du mécénat. La prose fut dominée par l'emploi du sa

empty