P.I.E-Peter Lang S.A., Éditions Scientifiques Internationales

  • L'invasion allemande d'août 1914 suscite en Belgique un véritable sentiment patriotique qui se manifeste par la résistance imprévue de l'armée belge. À Noël 1914, les troupes impériales sont enlisées dans les plaines de la rive droite de l'Yser.

    Le viol de la neutralité belge comme les violences de la soldatesque déchaînent un sentiment antiallemand qui anéantit du jour au lendemain l'admiration vouée jadis par les Belges à l'Allemagne. Ce rejet concerne dès lors tout ce qui touche à la culture germanique. Or, l'adoption du suffrage universel pour les hommes au sortir du conflit met progressivement fin à la « Belgique française ».

    Ce deuxième tome de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone aborde l'impact de ces événements sur les grands auteurs de la génération léopoldienne. Ensuite, il s'attache, à travers la nouvelle génération d'écrivains, à l'affirmation du fantastique réel chez un Hellens ou un Thiry, ainsi qu'aux novations langagières et formelles des Michaux, Nougé, Plisnier ou Crommelynck. Il dialectise ces esthétiques souvent remarquables avec l'hypostase de plus en plus exacerbée de la langue française et de la France, portée à son acmé par le Manifeste du lundi. Il rend également compte de la mise en place d'une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications du Manifeste.

    Portée par les fourgons de la défaite de mai 1940, la reviviscence du mythique chez Maeterlinck, Ghelderode, Hergé ou Nothomb surgit comme une réponse très belge à la faillite du réel. Les contrepoints de Victor Serge à l'égard des deux conflits mondiaux le confirment à leur manière.

    Les deux premiers volumes de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone ont été récompensés en 2017 du prix Lucien Malpertuis. Le présent ouvrage, deuxième volet, s'est quant à lui vu décerner en 2018 le prix annuel de l'Académie des littératures 1900-1950.

  • Cette cartographie de la production littéraire brésilienne actuelle révèle des dynamiques spatiales originales, en rapport avec l'émergence de nouveaux acteurs et mouvements sociaux, et donne une vision panoramique des tendances de cette production tout en scrutant chacun des éléments qui participent à la définition de ses contours. Les différentes études visent à préciser les mutations thématiques et formelles qui inaugurent de nouveaux enjeux esthétiques et repositionnent le discours littéraire dans ses façons de voir, d'évoquer et d'interpréter des espaces, des acteurs et des mouvements sociaux. De quel(s) Brésil(s) cette production parle-t-elle ? Quelles images du Brésil saisit-elle et engendre-t-elle ? Quels paysages réels et imaginaires privilégie-t-elle du Brésil ? À quelles modalités thématiques et formelles a-t-elle recours pour dire et (re)signifier le présent ? De quelles stratégies particulières la littérature brésilienne dispose-t-elle pour intervenir dans le discours social de son temps (inscription, dialogue, transgression de la convention sociale) ? Centrée sur les rapports entre faits sociaux et pratiques discursives d'une part et l'imaginaire de l'espace brésilien d'autre part, cette cartographie littéraire du Brésil offre ainsi au public de langue française un témoignage de la diversité et du bouillonnement qui caractérisent aussi bien le domaine de la création que celui de la critique littéraire brésilienne.

  • Pratique constante et rPratique constante et récurrente de la création littéraire et, plus généralement, culturelle, la réécriture a, paradoxalement, été peu étudiée en tant que phénomène autonome. Gérard Genette, avec Palimpsestes (1982), est l'un des rares théoriciens contemporains à s'être spécifiquement penché sur les variétés et les fonctionnements des relations transtextuelles que peut entretenir un texte. Cet ouvrage se propose de cerner les enjeux critiques suscités par les oeuvres littéraires dès lors qu'elles s'élaborent comme de nouvelles versions d'oeuvres, de mythes ou de discours préexistants. Une perspective ouverte, élargie à une diversité d'auteurs francophones, d'époques variées, offre une contribution significative et novatrice au champ des études littéraires actuelles, tout en faisant le lien entre les théories genettiennes, d'autres méthodologies et les oeuvres des écrivains. C'est donc sous l'appellation de « réécrivains » que ce livre propose de réunir un certain nombre d'auteurs francophones chez qui la pratique de la réécriture joue, momentanément ou itérativement, un rôle décisif qu'il est instructif d'élucider.

  • Que peut-on attendre d'un « citoyen du monde » dans l'espace européen à venir ? Que représente le cosmopolitisme en Europe ? Voici quelques-unes des questions posées par cet ouvrage qui présente les réflexions de chercheurs européens et non européens sur le cosmopolitisme. Les regards des spécialistes sur la question sont variés et la réalité est analysée à partir de différentes disciplines. Ainsi, science politique, histoire, droit, langues, littérature et civilisation se conjuguent pour présenter une vision toujours évolutive, parfois idéale, du cosmopolitisme. On considère souvent le cosmopolitisme comme obsolète. N'est-ce pas, au contraire, une des réponses possibles à la crise que traverse l'Union européenne en ce début de XXIe siècle ?

  • Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, s'attachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci s'attache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des oeuvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude. D'Hubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien d'autres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux d'affirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers d'une plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de l'entrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que l'empreinte du silence d'Auschwitz sur la dynamique de cette génération.

  • Que serait le territoire de l'errance lorsqu'il perd ses frontières au coeur du langage ? Une plongée extatique dans la violence et l'indicible ? Un geste poétique qui délivre les chairs et les êtres pour mieux les oublier ? Une mémoire sans cesse revendiquée qui inscrit son exigence dans les amnésies du passé ? Ou le chant désespéré d'une écriture qui fouille et écartèle les sources de la voix et les origines de la création ? Architecture de la composition et de la décomposition, rétive à toute soumission, l'oeuvre de Raharimanana puise dans les formes esthétiques malgaches, les textes sacrés et les traditions orales pour les conjuguer aux inventions langagières les plus vivifiantes. L'oeuvre littéraire permet ainsi une appropriation unique de la déchirure, la transgression ouvrant à l'hypothèse d'une union. Si les corps sont meurtris, si les enfants se jettent sur les rochers et si les mères sont violées, c'est dans la volonté d'interroger la littérature quand elle échappe aux classifications et aux normes pour proposer en hallucinations les vérités de la misère et de la domination. N'hésitant pas à plonger dans les pages les plus noires de l'histoire coloniale, le livre de Jean-Christophe Delmeule met en exergue une des écritures francophones parmi les plus singulières et les plus audacieuses.

  • Cet ouvrage propose une lecture critique et traductologique d'un vaste corpus de littérature de jeunesse, allant des contes créoles, persans et roumains jusqu'aux textes ludiques contemporains, en passant par des textes classiques de Charles Perrault, Carlo Collodi ou Hector Malot. Dans un premier temps, l'ouvrage se développe à partir des concepts de lecture, de relecture, de réécriture, avant de se pencher ensuite sur ceux d'adaptation, de remaniement, de retraduction, en accordant une place privilégiée aux stratégies traductives visant à rendre la dimension culturelle d'un texte pour enfants. Cet ouvrage, à travers la triple expérience de l'auteur comme enseignante, traductrice et traductologue, témoigne d'une ouverture vers des littératures moins connues et explorées, ainsi que d'un intérêt constant pour le dialogue interculturel.

  • La thématique du crime, de l'enquête ou du suspect, en termes de vraies et de fausses pistes, suffit-elle encore pour faire avancer la recherche sur les frontières entre le roman policier et les autres formes du récit ? Cette question est au centre des réflexions de ce livre. Cet ouvrage explore les zones opaques de l'écriture romanesque et ses voiles identitaires et imaginaires. Il aide à mieux décrire la production de sens dans le roman par le biais des modèles issus de la linguistique, de la pragmatique, de la sémiologie, de la poétique et de la narratologie, qui ouvrent plusieurs perspectives sur l'aspect mystérieux du récit romanesque dont l'oeil narratif accompagne le silence des personnages et engage le lecteur dans une vaste entreprise d'élucidation. Il exploite les ressorts épistémologiques et esthétiques d'un type de narration fondée sur le manque et l'inadaptation.

  • « Le Suisse trait sa vache et vit paisiblement », disait Victor Hugo. Au tournant du XXe siècle, de jeunes écrivains romands mettent en question leur adhésion aux mythes officiels et aux clichés romantiques sur le pays des Alpes. Face au tourisme et au folklore, dans la confrontation aux mutations politiques et sociales de la modernité, un contemporain de Ch. F. Ramuz, Gonzague de Reynold (1880-1970), exprime sa propre vision de la Suisse. Dans une série de textes publiés de 1909 à 1920, Cités et pays suisses, la diversité helvétique s'exprime par la multiplication des genres, des registres et des points de vue : le livre est tour à tour essai, page d'histoire ou d'archive, poème en prose et récit de voyage.
    En promenant son lecteur de villages en châteaux, des collines du Plateau au Jura bâlois, de l'Albula à Genève, le poète-promeneur cherche à promouvoir de nouvelles valeurs helvétiques. « Passéistes », aristocratiques, anti-modernes ? Tant que l'on voudra. Sans pour autant que ce livre, considéré parfois comme « bréviaire de la conscience nationale », sacrifie de manière univoque aux mythes helvétiques de l'Alpe, de l'âge d'or et de l'insularité.
    Dans le prolongement, la confirmation et parfois la correction des travaux classiques sur l'identité suisse et les intellectuels en Suisse, la présente étude examine le traitement du mythe helvétique dans Cités et pays suisses ; elle souligne à son tour la mise à distance de l'helvétisme traditionnel opérée par Reynold. Au travers d'une lecture serrée des textes, elle s'interroge en particulier sur la portée inextricablement poétique et politique d'une quête d'identité qui devient pour son auteur une édification de soi et une vocation littéraire.

  • La notion de Francographie est essentiellement contestataire, polémique. Elle affirme une autonomie idéologique et une certaine distance critique vis-à-vis de ce que l'on nomme alors « littérature (s) francophone (s) » d'Afrique ou d'ailleurs. Elle ne se réclame ni du centre ni de la périphérie, mais laisse en avant-garde l'idée d'une diversité dépouillée de toute connotation politiste et hégémoniste. L'on peut y voir une littérature « d'un monde » parmi « des mondes», qui ne se mesure ni ne s'épanouit qu'au gré des tensions autour et sur le sens. Les francographies africaines actuelles sont donc des lieux où se mettent en place les schèmes révélateurs d'une reconfiguration non seulement des systèmes de relation au monde et au sein de l'espace francophone, mais surtout des reconstructions identitaires. Au-delà des problèmes d'ordre épistémologique, ces francographies soulèvent de grandes préoccupations au plan de l'esthétique ; signe de la prégnance de motifs d'une multi-culturalité bientôt rebelle et dissidente au détriment d'une perspective interculturelle.

  • Au sommaire de ce livre, les oeuvres de cinq écrivains que l'on rapproche rarement. L'Algérien Rachid Boudjedra, le Belge Henry Bauchau, l'Ivoirien Ahmadou Kourouma, le Marocain Driss Chraïbi et le Québécois Hubert Aquin.
    Cinq écrivains francophones, cinq territoires, tous différents à maints égards. Cinq styles également mais cinq tentatives, homologues, pour dire en français hors de France des Histoires et des destins pris dans des situations occultées par les discours dominants.
    À la croisée des théories sémiotique, herméneutique, philosophique et postcoloniale, cette étude transversale montre que les fictions francophones proposent souvent, et de façon comparable, une refonte des paradigmes des imaginaires en s'efforçant d'imprimer un cours nouveau à l'Histoire comme aux façons de la dire.
    Dès le xixe siècle et Charles De Coster, les romans francophones se sont adossés à l'Histoire pour la réinterpréter. Dissidence, désir de réappropriation et d'invention de nouveaux langages ont été ainsi à l'ordre du jour de façons de dire - et de faire vivre - des identités singulières, minorisées. Leur confrontation avec les Histoires monumentales, anglaise ou française par exemple, et leurs discours, créait une irrésolution. Ces textes la transformèrent en invention d'un transcendant d'un autre ordre, tout sauf monolithique.
    Ce livre montre que les romans francophones construisent un éventail de savoirs et d'images à même de corriger falsifications, oublis et silences de l'Histoire monumentale. Chaos, absurdité, voire folie, ne débouchent pas forcément sur du nihilisme. La fictionnalisation du réel dans les espaces francophones ne s'arrête donc pas au constat de la négativité mais commence en ce point aveugle.
    Où l'on voit que de ces « périphéries », auxquelles on aimerait réduire les littératures francophones, naissent des oeuvres inventives, qui sont précisément le fruit des marges, et la nécessité de créer d'autres formes d'approches du fait littéraire et des oeuvres.

  • Marcel Proust était écrivain et homosexuel à une époque où la réprobation officielle était plus forte qu'aujourd'hui. Il savait donc qu'en s'affichant, il pouvait compromettre sa réputation mondaine mais aussi l'espérance d'être publié, d'autant plus qu'il avait placé, au centre de son oeuvre, le « vice honteux ».
    Pour ne pas compromettre son statut social et son métier d'écrivain, il lui fallait donc une parade, en l'occurrence se déguiser en hétérosexuel, mais en un hétérosexuel spécialiste de l'inversion. Son oeuvre serait alors une étude devant beaucoup à sa propre vie. Le héros Marcel est certes un hétérosexuel irréprochable mais il est confronté à l'homosexualité de son ami Charlus et de sa maîtresse bisexuelle Albertine.
    La présente recherche nous conduit dans le labyrinthe des vérités et contrevérités des aléas de la condition homosexuelle dans la vie de Marcel Proust mais aussi dans son oeuvre monumentale. La première partie est une biographie, fondée sur la recherche de l'homosexualité dans la vie de Proust. La deuxième est consacrée aux passages traitant d'homosexualité dans l'oeuvre, principalement À la recherche du temps perdu. Cette « anthologie » met en évidence le fait qu'au centre de la grande oeuvre court un véritable « roman » de l'homosexualité. La troisième partie est consacrée à la mise en parallèle des deux premières, elle nous propose analyses et conclusions.
    Laissant une large place à la citation, ce travail se situe au confluent de l'histoire de la littérature et de l'histoire de l'homosexualité ; tout en répondant aux exigences scientifiques, il s'adresse aussi au grand public, tant proustien que « gay ».

  • Primo Levi e la chimica delle parole è un titolo che intendeva significare il binomio tra chimica e letteratura il quale ha certamente contribuito a rendere l'opera di Levi fondamentale nel suo genere. Gli atti di questa giornata restituiscono la multiformità della riflessione sviluppatasi nella giornata leviana a Lussemburgo. Primo Levi et la chimie des mots est un ouvrage qui veut mettre en évidence la binarité entre chimie et littérature qui a certainement contribué à rendre l'oeuvre de Levi unique en son genre. Les actes de ce volume présentent la réflexion multiforme qui s'est développée pendant la journée dédiée à Levi au Luxembourg.

  • This book revisits the notion of World Literature and its applications in Comparative Literature. It suggests the notion not as a means to sift out international paradigms for reading literatures, but as a set of guidelines for the construction of interlocking and/or reciprocally illuminating multilingual literary clusters. These ensembles are of very diverse shapes: the world, a region, a country, a language block, a network of cross-cultural «interferences» - while the so-called minor literatures invite to question the use of these ensembles. Within this frame, fourteen essays respond to the basic paradox of World Literature: how may specific methodological and critical outlooks allow expression of the universal? The answers to this question can be arranged in three groups: 1. Recognition of the need to break loose from European or Western critical perspectives; 2. Presentation of macro- and microcosmic dimensions connectedness and its processes; 3. Definitions of the methodological efforts and hermeneutic orientations to be applied.

  • The works of Giorgio Scerbanenco repeatedly articulate and explore the implications of new forms of criminality that emerged in Italy's post-war transformation towards its «economic miracle». An indepth analysis of Scerbanenco's Duca Lamberti series constitutes the critical focus of this study, and in particular the psychological resonances of the role played by the author's controversial representation of the urban space, its violence, (in)justice and gender roles. In what way do these elements heighten and/or exaggerate the nature of the criminal acts and the reader's experience? This study therefore investigates a reader's potential response to the content, the settings, and, above all, the characters Scerbanenco portrays in these four novels.

  • In the ecological challenges of the twenty-first century, interculturally sensitive understandings of nature, place, and environment are essential for the development of a planetary community. Acknowledging that the future of humankind is global, this volume explores the multi-faceted semantics of ecology in contemporary Indigenous theater and performance. Focusing on works by such eminent Indigenous artists as Tomson Highway, Drew Hayden Taylor, Marie Clements, Yvette Nolan, Kevin Loring, Wesley Enoch, Hone Kouka, Briar Grace-Smith, and Witi Ihimaera, the volume brings together a spectrum of ecological perspectives from Europe, North America, and Oceania. By tracing the multiple Indigenous configurations of the relationships between humans and their environment, the essays collected in Enacting Nature offer contributions to the fields of comparative Indigenous Studies, performance studies, and ecocriticism alike.

  • Robert Musil's Der Mann ohne Eigenschaften is not only a towering masterpiece of German literature but also an impressively rich and razor-sharp assessment of life in the beginning of the twentieth century. Musil can be regarded as one of the most original and hard-hitting cultural critics of his time. This book explores in detail the cultural critique at work in Der Mann ohne Eigenschaften. Firstly, the place of morality and ideology in Musil's critique is explained and how his writings function as an ideology critique. Secondly, the question of Musil's utopianism is clarified. His utopianism is not a future or ideal place but an increased awareness of the possibilities in the present, opened up by the process of critique. Thirdly, the function of the `pathological' in Der Mann ohne Eigenschaften is analyzed. Musil's novel was meant to be an intervention into a condition which he compared to a pathological affliction. Finally, this book takes up the difficult question of whether Musil's analysis and original ideas still have relevance today.

  • This volume advances the study of how the high arts and literature are reciprocally illuminating and interactive. Seventeen scholars from North America, Asia, Africa, and Europe demonstrate the dynamics of cross-referentiality and mixtures involving also newer and popular arts and media: photography, film, video, comics, dance, opera, computer imaging, and more. They consider an expanded universe of discourses embracing contemporary science as well as traditional subject matters. Discussions of theoretical and methodological approaches keep company here with intensively focused case studies of works in which discourses and media establish new relationships. Together, the chapters constitute a dazzling introduction to the diverse realm of imaginative products that the human mind can conjure in pondering the «when», «where», and «how» of existence.

  • The volume is a collection of essays focussing on the cultural construction, perception and representation of public and private spaces in 20th and 21st century Italian culture. Through the study of a variety of spaces, this book provides an exploration of the notions of private self and public sphere and considers their interaction. It focuses on areas where the spheres of public and private merge, meet or clash, and assesses the role played by spatial practices and representations in the complex coexistence, mutual definition and constant negotiation of public and private. It offers a variety of approaches, ranging from literature to history, art history, film and cultural studies. It brings to the fore issues relating to the production of space, such as perceptions and definitions of the self and privacy, the politics of the private and public, gender representations, the construction of collective and cultural memory, and the relationship between the individual and the urban environmnent.

  • Partiendo de la práctica intermedial como una de las grandes señas de identidad de la estética contemporánea, este volumen colectivo se centra en las diversas estrategias del diálogo escritura-imagen. Escribir, mirar, leer, escuchar, son operaciones simultáneas habituales hoy en día que, con frecuencia, originan auténticas simbiosis, intersecciones y tensiones. La aportación de este libro consiste precisamente en la reflexión sobre éstas últimas, al situarse en el entredós problemático entre lo visible y lo legible, o escriptible. De todos los lenguajes que pueden participar en este complejo intercambio, por el que sin duda la narrativa contemporánea resulta vivificada y enriquecida, se han elegido tres de los grandes lenguajes icónicos: pintura, fotografía y cine. Ello explica los tres grandes capítulos del estudio, enmarcados por una primera propuesta que abre múltiples cauces de reflexión, seguidos, desviados o enriquecidos por los trabajos posteriores. Sus autores se valen de distintas perspectivas metodológicas, en consonancia con la riqueza del diálogo intermedial. La búsqueda identitaria que en muchos casos lo sustenta se formula gracias a la memoria - a veces desmemoria o postmemoria - y se produce siempre en relación a una imagen que dilata la fugacidad entrevista del instante, dimensiona los recuerdos y espolea hacia el futuro.

  • Taking its cue from Eugene O'Neill's questioning of «faithful realism», voiced by Edmund Tyrone in Long Day's Journey into Night, this book examines the distant legacy of the Irish American playwright in contemporary multiethnic drama in the U.S. It explores the labyrinth of formal devices through which African American, Latina/o, First Nations, and Asian American dramatists have unconsciously reinterpreted O'Neill's questioning of mimesis. In their works, hybridizations of stage realism function as aesthetic celebrations of the spiritual potentialities of cultural in-betweenness. This volume provides detailed analyses of over forty plays authored by such key artists as August Wilson, Suzan-Lori Parks, José Rivera, Cherríe Moraga, Hanay Geiogamah, Diane Glancy, David Henry Hwang, and Chay Yew, to give only a few prominent examples. All in all, Labyrinth of Hybridities invites its readers to reassess the cross-cultural patterns characterizing the history of twentieth century American drama.

  • The end of the twentieth century was marked in Britain by a renewal of academic and public interest in the Great War, which remains one of the most defining historical events in British national consciousness. Focusing on questions of memory, this book examines some of the First World War narratives that were published during what has been called the late twentieth-century «war books boom». It provides a panoramic overview of these new war stories and offers close readings of texts written not only by best-selling authors such as Pat Barker and Sebastian Faulks, but also by less well-known writers who deserve greater academic attention, such as Robert Edric and Helen Dunmore. It investigates military historians' claims about the lack of historical perspective of recent Great War writers, their perpetuation of «myths» and their inability to move beyond what has already been imagined and said. Positioned at a mid-point between literary analysis and history, this study challenges monolithic views of the war and creates a dialogue rather than a confrontation between the two disciplines. It shows how the selected narratives engage both with the writings of the trench poets and the preoccupations of their postmodern world in order to offer alternative perspectives on the war, exploring in the process complex issues regarding, among other things, the ethics of historical representation, traumatic memory, the politics of memory, and the significance of remembrance for later generations.

  • Ce volume rassemble les actes d'un colloque qui s'est tenu à l'université de Bretagne occidentale (Brest). La publication des lettres adressées par Nathalie Sarraute, lors de son premier séjour en Amérique du nord, à son mari Raymond, du 1er février au 14 mars 1964, a fourni l'occasion de s'interroger sur le succès que remportèrent outre-Atlantique des romanciers ayant pour point commun de se détourner des modes traditionnels de narration.
    Les États-Unis ont en effet souvent reconnu avant la France les écrivains du « Nouveau Roman ». Ils y ont rapidement été traduits, on les y a invités, leur oeuvre y a rayonné alors qu'elle restait marginale dans leur pays d'origine.
    Des spécialistes de renommée internationale analysent les séjours que firent aux États-Unis dans les années 60 Michel Butor, Claude Simon, Alain Robbe-Grillet, Samuel Beckett, Claude Ollier, Marguerite Duras et Robert Pinget, ainsi que la diffusion et la traduction de leurs romans en Amérique du nord. Ils démontrent aussi la façon dont fonctionnaient les réseaux américains. La réactivité des universitaires, traducteurs, attachés d'ambassade, dans le domaine culturel, leur a permis d'être les premiers à détecter les avant-gardes.

  • Dans une perspective critique et comparatiste, ce livre prétend explorer la place de la littérature écrite par les femmes dans le canon littéraire en France et en Espagne dans l'actualité. Il cherche ainsi à analyser dans quelle mesure les instances de légitimation littéraire continuent à créer des modèles de lecture et d'analyse binaires de genre, en discriminant - ou pas - les écrits de femmes. Les contributions offrent aussi bien des réflexions générales sur les rapports entre le genre et la littérature que des lectures critiques sur des oeuvres représentatives de cette période. Sont inclus, également, des entretiens à trois autrices contemporaines où elles donnent leur point de vue sur le champ littéraire et le canon. En dernière instance, ce livre prétend promouvoir la diffusion et la reconnaissance de la littérature écrite par des femmes dans les deux pays.
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    Desde una perspectiva crítica y comparatista, este libro pretende explorar la situación que ocupa la literatura escrita por mujeres dentro del canon literario en Francia y en España en la actualidad. Busca así analizar en qué medida las instancias de legitimación literaria continúan creando modelos de lectura y de análisis binarios de género, discriminando -o no- los escritos de mujeres. Los distintos capítulos ofrecen tanto reflexiones generales sobre la relación entre género y literatura en la actualidad como lecturas críticas sobre obras representativas de este período. Incluye, asimismo, entrevistas a tres autoras contemporáneas en las que reflexionan sobre el campo literario y el canon. En última instancia, esta obra pretende promover la difusión y el reconocimiento crítico de la literatura escrita por mujeres en ambos países.

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