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  •  0500 Avec cette règle simple qui préfère l´illusion au trucage, Jean-Eugène Robert-Houdin (1805-1871) révolutionna le spectacle de la magie.

    Horloger comme son père et inventeur prolifique, il mit sa passion de la mécanique et sa fantaisie au service d´un art qu´il rénova de fond en comble : la prestidigitation. Il inspira des générations d´illusionnistes jusqu´à nos jours, parmi lesquels le fameux Harry Houdini, qui prit ce nom en hommage à son illustre devancier.
    Voici réunis les textes que Robert-Houdin consacra à la magie. Outre ses mémoires, on trouvera, expliqués et commentés, ses tours révélés, véritable méthode pour le magicien débutant ou confirmé : la référence absolue en matière de prestidigitation.

    Une vie d´artiste, mémoires ?Comment on devient sorcier:les secrets de la prestidigitation et de la magie?L´Art de gagner à tous les jeux?Magie et physique amusante?Le Prieuré, organisations mystérieuses pour le confort et l´agrément d´une demeure Edition présentée par Francis Lacassin0300Horloger comme son père et inventeur prolifique, Jean-Eugène Robert-Houdin mit sa passion de la mécanique et sa fantaisie au service d´un art qu´il rénova de fond en comble : la prestidigitation.Une vie d'artiste, confidences d'un prestidigitateur(1858)Les souvenirs de Robert-Houdin sont passionnants. Son père, horloger, l'initie à la mécanique de précision. Impressionné par le spectacle d'un bonimenteur de rue, et découvrant la magie dans un livre qu'il acquiert par hasard, il se passionne pour "l'escamotage", art qu'il développera en compagnie d'un forain. Mais il se consacre tout d'abord à la conception et la fabrication d'automates, obtenant même une médaille d'argent à l'Exposition de 1844, où il fera la connaissance de Louis-Philippe.Il se lance dans la prestidigitation en 1845 en ouvrant un théâtre sur les Grands Boulevards. Le triomphe est immédiat. Par ses innovations, il révolutionne l´art de la magie, et conquiert l´Europe. Les costumes comme les codes du spectacle que nous connaissons aujourd´hui lui doivent tout. Sa réputation est telle qu´en 1856, alors qu´il s´est retiré, il est envoyé en Algérie par les autorités pour y impressionner les populations, alors sous la coupe de marabouts : sa mission est un succès, il les ridiculise, et ramène le calme en Kabylie.Outre le récit de sa vie parfois aventureuse, qu´il truffe d´anecdotes, Robert-Houdin brosse également un panorama historique de la magie et que des automates (dont le célèbre « joueur d´échecs »). Comment on devient sorcier(1868)« L´art de la prestidigitation tire ses artifices de l´adresse des mains, des subtilités de l´esprit et de tous les faits merveilleux que produisent les sciences exactes. »Il était inconcevable à l´époque pour un magicien de décrire ses tours au grand public. C´est pourtant ce que fit Robert-Houdin dans cet ouvrage. Outre les principes généraux sur la prestidigitation, il explique et décrit trucs et tours : escamotage de pièces de monnaie, tours d´adresse, de cartes, de boules, de foulards, d´anneaux... ; l´usage de la baguette, des poches, des manches est décryptée. Des centainesde coups sont révélés, dessins et graphiques à l´appui. Voici un B.A.-BA de la magie. Les Trucs des Grecs dévoilés, ou l´art de gagner à tous les jeux(1861)Dans l´argot du XIXe, le Grec est un escroc. Anecdotes et souvenirs à l´appui, Robert-Houdin dévoile les astuces des tricheurs, aux cartes, bien entendu, mais également au bonneteau, aux jeux de société ou à la roulette. Magie et physique amusante(posthume, 1877)Robert-Houdin était un artiste qui privilégiait l´adresse et l´illusion à l´utilisation d´artifices ou de doubles fonds. Il a pour cela utilisé les ressources de la mécanique, de l´optique, de l´acoustique ou de l´électricité, qu´il explique ici : par exemple : un coffre est donne l´impression d´être très lourd ou très léger selon qu´un électro-aimant est activé ou non ; des images apparaissent par simples jeux de vitres et de miroirs ; comment, dans son théâtre, il allumait cent bougies d´un seul coup ; etc. Des dessins et graphiques illustrent


  • La Rochelle, coup de coeur de Simenon, cité de la mer et d'atmosphère...
    Trajets de vie essentiels du créateur de Maigret entre 1927 et 1940.

    Cité de mer et d'atmosphères, La Rochelle, ce fut pour Georges Simenon un immense bonheur, une fascination picturale et gourmande, des amitiés, des prédilections féminines, une société plurielle qu'il a auscultée, mais aussi des lieux connus ou secrets qui lui ont inspiré une trentaine d'ouvrages.
    Michel Carly, grand spécialiste de Simenon, a tenu aussi à explorer l'autre face de l'homme et du romancier durant ces années rochelaises, de 1927 à 1940. Il rend compte de l'incroyable rituel dont Simenon s'entoure pour écrire à La Richardière à Marsilly, de sa première paternité, de la fêlure de son couple, sans oublier son engagement pour les réfugiés belges en 1940.
    Michel Carly détaille enfin la création des romans et l'élaboration des personnages de Simenon qui s'ancrent à jamais à La Rochelle, du Testament Donadieu à La Vérité sur Bébé Donge, du tueur en série des Fantômes du chapelier au couple lumineux du Train...
    Sur les pas du créateur de Maigret, une déambulation littéraire passionnante émaillée de révélations que Michel Carly a collectées dans des sources inédites - archives, collections épistolaires - ou auprès de ceux qui ont connu Georges Simenon en Charente.

  • Fumisteries

    COLLECTIF

    Fumisteries Naissance de l'humour moderne, 1870-1914 A la fin du XIXe siècle, une bande d'insolents jeunes gens vient secouer l'ordre établi. Ils se donnent comme nom les Vilains Bonshommes, les Zutistes, les Hydropathes, Les Fumistes, les Hirsutes ou les Incohérents, ils fréquentent les alentours du Quartier latin et du Chat Noir montmartrois. Dans leur sillage, un volcan d'inventivité fait éruption, balayant sur son passage les institutions, la famille, l'honorabilité, les poètes officiels - et jusqu'au langage lui-même. Tout est prétexte à fantaisie, parodie, non-sens et sarcasme.
    De Xavier Forneret, Erik Satie, Alphonse Allais ou Cami à Gustave Flaubert, Anatole France, Jules Renard en passant par Lautréamont, Jules Laforgue, Léon Bloy, Villiers de l'Isle-Adam ou Alfred Jarry - sans compter une pléiade d'écrivains méconnus ou oubliés - s'expérimente l'humour moderne dans tout ce qu'il a de plus subversif, d'inventif et d'irrespectueux. Les trois cents textes de cette anthologie - récits, contes, poèmes, aphorismes ou saynètes - permettent de retrouver les formes les corrosives d'un rire qui sait prendre des risques.


    " Les gendarmes ont grand tort de malmener les criminels. Sans eux, ils n'existeraient pas. " Alphonse Allais " La mer est remplie d'eau, c'est à n'y rien comprendre. " Erik Satie Choix et présentation de Daniel Grojnowski et Bernard Sarrazin

  • Ouvrage de vulgarisation mais aussi de référence dans le domaine de l'étymologie, le Gougenheim n'est ni un lexique, ni une histoire de la langue, mais plutôt un guide proposant d'innombrables promenades ou itinéraires de découvertes.
    Les mots y sont présentés par familles, autour d'une notion, d'une activité, d'un thème, d'un métier, d'une espèce animale, etc. Au total quelque 3000 mots d'usage courant y sont analysés, commentés et mis en relation avec l'histoire de la civilisation. Sans prétention à l'exhaustivité, le Gougenheim cherche surtout à faire comprendre la vie des mots et à doter le lecteur d'une méthode sûre pour l'explorer.
    La plupart de ces chroniques ont été rédigées à l'intention des maîtres qui enseignaient le français à l'étranger.Table des matières :I. Les mots français à travers l'histoire Le temps :Le temps qu'il fait ; Le nom des saisons ; Les divisions du temps ; Le jour et ses divisions La lumière :Feux et flammes ; La lumière Les bruits La terre : Lieu, place, endroit ; Par monts et par vaux ; Les champs, la campagne et les camps ; Pierres et cailloux ; L'eau Le monde animal : Quelques animaux sauvages ; Du côté de la basse-cour ; Au royaume des abeilles ; Fruits de mer ; Venin, poison, toxique ; Cor et corne ; Bec et ongles ; « Faute de grives on mange des merles » ; Chenille et papillon ; Quelques noms de serpents ; L'oiseau et son nid ; Les ennemis du poulailler ; Les cétacés; La chasse Le monde végétal : Les végétaux ; Les céréales ; Les légumes ; Fruits et arbres fruitiers ; De la vigne au vin ; Les épices; Les grands arbres de nos pays La tête et le visage ; Le teint du visage ; La droite et la gauche ; Chaleur et froid ; La force et le courage ; Piété et pitié ; Reconnaissance et ingratitude ; Talent et génie ; La colère ; Dévouement et dévotion ; De la haine à l'antipathie ; L'expression de la tristesse ; Fierté, orgueil et vanité ; Curieux et curiosité ; Habitude, habituer, habituel ; Courtois, civil, poli ; Le rire et ses variétés ; Inquiétante douceur ; Heur, bonheur et malheur ; Rancune, rancoeur et ressentiment ; Les dénominations de l'avare ; Tromperie et déception ; Sommeil, songe et rêveIV. La vie sociale La famille ; Bourgeois, citoyen, citadin ; La loi ; Pauvres fantassins ! ; Histoire du mot « cour » ; Autour de la maison ; Portes, fenêtres et volets ; De la cave au grenier ; Voies urbaines et rurales ; La lettre et le message ; Dons, présents et cadeaux ; Personne, personnage, personnalité ; Patron et client ; Serf et esclave ; La parole en public ; Mercier et marchand ; Rôle et contrôle ; Art et artifice ; La notion d'« étranger » ; Un siège confortable, le siège du tribunal, le siège d'une ville ; Un être vivant, les êtres d'une maison, l'aître d'une église ; Comment « hôtel » a-t-il supplanté « hôtellerie » ? ; L'observation du langage d'un enfant royal au XVIIe siècle d'après le journal d'HéroardV. Les activités humaines L'idée de « travailler » ; Quelques noms de métiers ; Pâtre, pasteur, berger ; Engin et machine ; L'atelier et l'usine ; Les noms des monnaies ; Dépenses et frais ; De l'échoppe au magasin ; Le papier, le livre et le journal ; Tympan et timbre ; Outil, instrument, appareil ; Le travail du bois ; L'art de la vannerie ; Couper, tailler, trancher ; Le cirque ; La pêche ; Le tourisme ; Pâtissier et confiseur ; Vaquer, vacant, vacance(s), vacation(s) ; Le matériel agricole ; Dessin, peinture, gravure ; Caisse, boîte, coffre ; Bure et bureau ; Le chauffage ; Le couvert ; Les serrures Les verbes les plus employés; Blesser, navrer, meurtrir ; Ouïr et entendre ; Nager et naviguer ; Parler ; Quelques couples d'adjectifs ; Les noms de couleur ; Appeler et nommer ; Chercher et fouiller ; Aller, marcher, courir ; Sauter et danser ; Manger et boire ; Prendre, saisir, s'emparer ; Crier, clamer, hurler ; Les adjectifs signifiant « tranquille »VII. Faits de prononciation et de langueANNEXE :Les grands classiques témoins de leur temps

  • Les plus belles pages des Lumières, pour le plaisir de lire et le bonheur de comprendre.
    Tolérance, liberté, éducation, égalité, progrès¿ Nous savons tous ce que nous devons aux Lumières : des idées et des valeurs qui sont à la fois les fondements les plus solides et les rêves les plus fous de notre société.
    Diderot, Voltaire, Rousseau¿ mais aussi Bougainville, Condillac, Beaumarchais, et des oubliés comme Mme du Châtelet ou l¿incroyable curé Meslier¿ à eux tous, ils ont allumé un feu de joie dont l¿éclat brille encore. Légers et profonds, ils n¿écartaient aucun genre : romans, contes, récits de voyages, lettres, expériences, poésie, épigrammes¿ Voici réunis 160 textes, les plus célèbres, les plus surprenants, les plus amusants, les plus émouvants, mis en rubriques de façon à éclairer ce qui a fait du XVIIIe un siècle révolutionnaire.


    Présenté par Catherine Bouttier-Couqueberg

  • De 1975 à 2000 : une fin de XXe siècle racontée au prisme de ses écrivains, artistes, intellectuels de tous bords, interrogés par les collaborateurs du magazine Lire. Plus de 150 entretiens essentiels.
    « Tout y est. Pour le meilleur et pour le pire. Pour s'en convaincre, il suffit de relire ces entretiens menés souvent avec brio par les nombreux collaborateurs de Lire depuis ses origines. Que l'on nous permette de tirer argument du jugement de Michel Leiris, au risque d'avoir à assumer certaines contradictions, pour dire qu'en un temps où l'on ne se parle plus, ces tête-à-tête, dont l'esprit relève moins du face à face que du côte à côte, réhabilitent la conversation chère à l'honnête homme. Et c'est ainsi que l'interview s'est élevée au rang d'un des beaux-arts. » Pierre Assouline, extrait de la préface.

  • "L'histoire d'un mot qui a vécu dans la langue est complexe. Souvent en français on retrouve l'influence latine propagée par les lettrés. Parfois cette influence a joué et a incliné le mot français dans le sens du mot latin. Mais il est arrivé aussi que des circonstances n'aient pas permis à l'influence latine de s'exercer efficacement. Les tentatives des latinistes sont restées éphémères et superficielles et le mot français a poursuivi sa carrière." G. G.

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