Mon Petit Editeur

  • Au commencement le sacré était féminin. Le culte d'une « Déesse Mère » est probablement la plus ancienne religion du monde. Ses racines remontent très loin dans l'histoire. Dieu fut d'abord une femme, Dieu fut d'abord une Déesse ! Dès le paléolithique, la société était donc régie par les femmes, les hommes étant soumis à un régime matriarcal. Certains historiens ont évoqué la théorie de l'existence d'une civilisation pré-indo-européenne appelée « culture préhistorique de la déesse » ou « matrilocale » qui aurait existé au début du paléolithique supérieur jusque vers 3000 avant J.C., quand le patriarcat se serait peu à peu institué. Dès le IVe siècle, la Sainte Vierge Marie, la Mère de Dieu, devient aussi Reine de la terre et Reine des cieux. Apparemment, elle a absorbé peu à peu tous les attributs des anciennes Grandes Mères dans le monde. Assurément Sa Sainteté durera à jamais, tant qu'il y aura de générations !

  • Les auteurs mettent en exergue les nombreuses résistances à l'esclavage qui se sont manifestées pendant des siècles d'oppression ; ils estiment que ce sont toutes ces résistances qui constituent notre épopée, à nous peuples de la Caraïbe ; ils proposent l'établissement d'un jour spécial, le même dans tous les pays du monde qui ont participé ou vu sur le sol le phénomène esclavagiste ; de même que les juifs ont la Shoah, les noirs devraient avoir le Deuil noir.

  • Peut-on faire un travail approfondi sur un auteur avec qui on ne partage rien ? Non, sans doute, et bien des critiques se sont même laissés vampiriser par le sujet de leur recherche. Jusqu'à croiser dans la rue les personnages de ses romans, voire l'auteur lui-même, pourtant mort depuis des lustres. À l'inverse, jusqu'à quel point le critique peut-il souffler à son auteur ses propres souvenirs et ses propres émotions ? François Le Guennec, spécialiste de la littérature féminine (de Marie de France à Renée Vivien), passe dans ce livre comme dans la vie de la critique littéraire à la fiction. Et vice-versa.

  • Au XIXe siècle, les liens qui unissent la littérature et la peinture, bien qu'existants auparavant, se renforcent à trois niveaux : les inspirations communes, les techniques similaires, les visées comparables. Néanmoins une inversion se produit avec l'avènement de l'Impressionnisme : ce n'est plus le peintre qui puise dans la littérature mais le littéraire qui trouve son inspiration dans la peinture. Avec Fernand Cormon, membre de l'Institut de France, puis président de l'Académie des Beaux-Arts, peintre officiel de la France entre 1868 et 1924, l'alliance entre ces deux arts est marquée par le courant romantique qui constitue la colonne vertébrale de ses compositions à travers des fonds littéraires, historiques, religieux, orientalistes, préhistoriques, monumentaux, décoratifs, narratifs et sociaux. S'il s'oppose aux Impressionnistes - sa fonction l'y oblige - il fait preuve d'ouverture d'esprit en les défendant de manière dissimulée comme le témoignent l'histoire de sa vie et l'analyse critique de son oeuvre.

  • Cet essai résulte d´une volonté de revenir sur la double injustice dont a souffert la réception scandaleuse de la première partie de l´oeuvre de Colette jusqu´au brusque revirement que l´on peut situer dans les années 1920. Colette : par-delà le bien et le mal ? propose une réflexion sur la légitimité des critères moraux sur lesquels reposait ce procès d´intention. Et donc, une relecture particulièrement attentive - et pourquoi pas recréatrice - de l´oeuvre de Colette. Mais d´abord, qu´est-ce que la morale ? « C´est l´ensemble des règles de conduite considérées comme bonnes de façon absolue » (Petit Robert). Pourtant, l´absolu n´existe pas... et soulève des interrogations telles que : qu´est-ce que le Bien ? Qu´est-ce que le Mal ? Colette nous aidera à y répondre...

  • Il est fini depuis longtemps déjà, le temps où l´on pouvait espérer faire toute sa carrière au sein d´une même entreprise. Certains dans leur for intérieur l´espèrent encore. Ils ont tort. Ils ne se sont certainement pas aperçus que le monde bouge à une vitesse grand V autour d´eux, ou au contraire, l´ont ressenti et se sont inconsciemment recroquevillés sur eux-mêmes comme pour se protéger. Dans les deux cas, c´est peine perdue, personne ou presque ne pourra plus effectuer sa carrière dans une seule entreprise, fût-elle internationale. Et ce n´est même plus recommandé, même si certaines entreprises parlent encore de plan de carrière, qu´elles ne pourront presque jamais tenir. L´auteur, doué d´une expérience de près de quarante années dans les ressources humaines, donne des conseils pour gérer une carrière, éviter les embuches, se trouver toujours le plus possible en situation favorable. Et cela commence dès la sortie de l´école, voire un peu avant. Penser à soi, à son avenir, ne pas se laisser « absorber » par une seule entreprise, même si l´on s´y sent bien ; au contraire, c´est souvent lorsque tout va au mieux professionnellement et familialement que l´on est le plus fort, le plus apte à trouver l´emploi que l´on aurait choisi sans contrainte. Daniel Moinier s´adresse ici également aux jeunes à la recherche de leur premier emploi. Une seule phrase en tête : « Gérer sa carrière et ne pas se laissez gérer par elle ».

  • Impressions d'une marche de nuit faite en 1995 entre Roanne et Thiers et en 1996 entre Thiers et Roanne. Marches effectuées les premiers week-ends de décembre "J'aperçois la stèle dédiée à Lucien Clairet. Elle est de l'autre côté de la route, sous les premiers sapins. Pour cela je suis contraint à marcher dans la neige pour m'y rendre... Les inscriptions gravées sur la pierre redisent la création de la marche créée en 1925 par Lucien Clairet avec ses dates de naissance et de décès: 1904-1967; il avait donc 21 ans quand il a fait le pari de partir à Thiers à la sortie du cinéma..."

  • L'âne est de son naturel aussi humble, aussi patient, aussi tranquille que le cheval est fier, ardent, impétueux ; il souffre avec constance et peut-être avec courage les châtiments et les coups ; il est sobre et sur la quantité et sur la qualité de la nourriture, il se contente des herbes les plus dures, les plus désagréables que le cheval et les autres animaux lui laissent et dédaignent. L'âne, humble animal biblique et riche en symboles, a toujours eu une place importante dans la vie des peuples méditerranéens : en Provence, en Corse et même en Catalogne. Aux États Unis d'Amérique, l'âne est le symbole du parti démocrate et au Kurdistan, il y a « le parti des ânes » qui a érigé une statue d'un âne en cravate au milieu de la place centrale de la ville de Suleimaniya. Cet animal jouit également d'une symbolique très riche dans les religions monothéistes ainsi que dans les traditions des Juifs, Chrétiens et Musulmans.

  • L´autofiction, considérée dans l´Histoire littéraire, est un genre nouveau. Mais cette classification générique, envisagée précisément, peut nous paraître déjà ancienne, tant elle a fait l´objet d´articles, de débats, de polémiques, d´attaques et de plaidoyers. Autofiction : pratiques et théories regroupe des recensions et des articles publiés depuis une dizaine d´années sur des sites littéraires, dans des revues universitaires ou associatives. On y retrouve analysées les récentes parutions d´écrivains emblématiques de l´écriture de soi tels que Christine Angot, Christophe Donner ou Camille Laurens mais aussi les dernières publications universitaires qui questionnent le genre sous différents angles - historique, génétique, politique... - ou qui en font un outil d´analyse permettant l´étude du travail d´écrivains aussi différents que Proust, Colette ou Frédéric Beigbeder. Tenter de voir plus clair dans le bouillonnement théorico-littéraire de l´autofiction, saisir les enjeux de cette nouvelle écriture de soi, telle est l´ambition du présent ouvrage.

  • Les femmes sont peu nombreuses dans l´histoire des lettres. Pourtant aucune époque n'en a manqué, certaines ont connu le succès et la gloire. D'autres furent souvent rééditées. Cependant, après quelques temps, elles disparaissent des catalogues, et l'histoire leur refuse une influence et une postérité. Les choses ont changé récemment ; l'exemple le plus brillant est sans doute celui de la duchesse de Duras. D'autres auteures se trouvent aujourd'hui plus aisément en librairie, comme Riccoboni ou Charrière. Le choix que voici est une invitation à creuser, à sortir de l'oubli d'autres écrivaines. Il aura peut-être le bonheur de faire consacrer à l'une d'elles une belle recherche universitaire. Il est néanmoins subjectif. Parmi près de six cents noms, j'ai choisi des auteures très rares et d'autres presque célèbres ; certaines fort érudites et d'autres véritablement incendiaires. Mais toutes sont des figures d'une grande sincérité, que l'on aime autant que leurs écrits.

  • Avec Rupert Brooke, l'ange foudroyé, Christian Soleil fait revivre non seulement un des plus grands poètes de son époque mais aussi le monde disparu de l'Angleterre d'avant la Premiere Guerre mondiale. Rupert Chawner Brooke (3 août 1887 - 23 avril 1915) est un poète anglais connu tant pour ses poèmes idéalistes que pour les poèmes qu'il a écrits en temps de paix. Il était aussi connu pour sa beauté juvénile, ce qui amena W. B. Yeats à le décrire comme « le plus beau jeune homme d'Angleterre » (« the handsomest young man in England »). Brooke voit le jour au 5, Hillmorton Road à Rugby, dans le Warwickshire. Il est le fils de William Parker Brooke, un maître d'école à Rugby, et de Ruth Mary Brooke née Cotterill. Il fut élève à Hillbrow Prep School avant d'être éduqué à la Rugby School. Tout en voyageant en Europe, il prépare une thèse intitulée John Webster and the Elizabethan Drama, ce qui lui valut une bourse d'études pour King's College (Cambridge), où il devint un membre des Cambridge Apostles, aida à fonder le club de théâtre « Marlowe Society » et joua dans plusieurs pièces. Brooke se fit des amis parmi un groupe d'écrivains, le « Bloomsbury Group », dont certains membres admiraient son talent, alors que d'autres étaient plus impressionnés par sa prestance. Brooke appartint à un autre groupe littéraire connu sous le nom de « Georgian Poets », et fut le membre le plus important des « Dymock Poets », au nom associé au village de Dymock, dans le Gloucestershire où il passa quelque temps avant la guerre. Il vécut également dans une maison appelée Old Vicarage, à Grantchester (une maison qui est maintenant occupé par Jeffrey Archer et sa femme Mary Archer).

  • Des origines vers la fin, un parcours initiatique témoin et acteur d'une philosophie de l'existence. Il se propose, avec modestie, à ceux pour qui rien n'est donné d'avance. À tous ceux qui cherchent et doutent encore avec courage.

  • On change de monde. Le chômage des diplômés est un problème mondial, planétaire. Dans ce livre vous trouverez les clés pour développer une employabilité réelle, car aujourd'hui la relation diplôme-employabilité n'est plus valable. Avant, il suffisait de faire des études, de longues études de préférence, pour se garantir un emploi. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Malheureusement...ou heureusement ? Cela dépend de vous. Il vous faut comprendre la dynamique économique aujourd'hui à l'oeuvre, les changements profonds du visage de l'emploi. Et prendre la bonne vague... Je vous aide à faire émerger vos talents cachés, à les transformer en compétences, les perfectionner, les rendre visibles ensuite et les mettre en valeur, pour renverser en votre faveur le rapport de force classique employeur-employé. Je vous invite aussi à rêver d'avenir, lancer les bases d'un projet de vie. Un projet de vie ça vous permet de sortir du lot des milliers de diplômés et d'envisager des solutions individuelles. Un projet de vie c'est comme une feuille de route, une envie de devenir ainsi ou pas ainsi dans dix ans ...

  • Bassien était d'une incomparable beauté. Il devait la grâce de ses traits, à sa mère, odalisque syrienne, formée, pour se prélasser sur les couches de soie, quand son air martial, son nez aquilin, et sa nervosité lui venaient de son père présumé, l'impétueux Caracalla. Son visage était doré, au Soleil, des Elohim cananéens, qu'il adorait, comme le sublime, El ha Gabal, et son tempérament, aussi fougueux que celui du dieu des batailles, Hadad. Comme son père, et Septime-Sévère, auparavant, Bassien était natif du Bélier, mais il n'est pas exclu que sa versatilité lui fût venue de la Balance, régie par Vénus-Astarté, elle-même. Ainsi, Bassien résolvait-il, en lui-même, et dans son horoscope, l'opposition des contraires, dans l'harmonie, l'équilibre, et la symétrie du tracé de ses symboles astrologiques : Le Bélier, signe de Feu, face à la Balance, signe d'Air. Le Bélier, signe de Mars diurne, face à la Balance, signe de Vénus nocturne. Le Masculin face au Féminin.

  • Le serpent

    Jean Sadaka

    Au commencement était le serpent. C'est du moins ce que croient quelques anciennes mythologies, pour lesquelles le serpent serait à l'origine de la vie sur terre. Le serpent est, sans doute, de tous les animaux, celui dont la symbolique est la plus riche. Il n'y a pas d'animal qui ait frappé davantage l'imagination des peuples. Toutes les religions font au serpent une place de choix en bien ou en mal.

  • Dans la philosophie de Paul Ricoeur, l'herméneutique du soi révèle que l'homme est un être de capabilités, c'est-à-dire un être qui s'atteste, s'estime comme sujet capable d'actions intentionnelles, selon des raisons réfléchies, et en outre capable d'inscrire ses intentions dans le cours des choses par des initiatives qui entrelacent l'ordre des intentions à celui des événements du monde. Eu égard au nihilisme qui menace le berceau de l'humanité et qui l'entraîne facétieusement vers la sépulture, l'herméneutique du soi en serait le palliatif. En effet, elle est ce par quoi l'homme africain expulsera tout ce qui est négatif aussi bien en lui qu'autour de lui. L'herméneutique du soi ne s'avère-t-elle pas une éthique par-delà le nihilisme africain ? Avec Paul Ricoeur, nous voulons, penser l'autrement qu'être de l'imaginaire social africain en nous attestant comme des sujets capables d'actions intentionnelles.

  • On a souvent réduit l'oeuvre d'Hervé Guibert à sa seule trilogie du sida dans laquelle le narrateur se fait l'observateur de lui-même et des conséquences sur son corps de la lente progression du virus. Si l'auteur de "À l'ami qui ne m

  • L'anticonformisme à démystifier est un essai sur un phénomène contemporain : l'idolâtrie de l'individu, aux dépens de l'essence même de l'être, et l'auteur attribue ce fait de société aux magouilles des combinards à demeure dans les institutions culturelles. À la différence de "Poètes ou imposteurs", oeuvre à caractère pamphlétaire, ...

  • Qu'est-ce que la vie et comment est-elle apparue ? Comment une matière à l'origine inerte et soumise aux seules lois physico-chimiques parvient-elle à s'organiser si admirablement pour finalement acquérir le qualificatif de « vivant » ? Quel mystère est à l'origine de cette manifestation ? Le « vivant » est porteur d'une dimension autre que sa ...

  • Après le succès de son recueil de poésie intitulé Déclamations atones, Takhmazov confronte dans ce premier essai deux monuments de la littérature décadentiste que sont Giuseppe Tomasi di Lampedusa et Thomas Mann. Une analyse qui permet de découvrir toute l'importance de l'Histoire dans l'histoire, les différents points de vue auctoriaux qui déterminent le degré d'historicité des récits et les rapprochent, toute mesure gardée, de l'autobiographie ou de la biographie. Les similitudes entre les personnages, les décors et les situations, dans les incipit comparés, sont nombreuses, bien que les bourgeois de Mann auraient été les ennemis jurés des aristocrates de Lampedusa. Les deux castes, toutefois, assistent, impuissants, aux débuts de leurs fins. Outre les diverses conjectures respectives qui les détruiront inéluctablement, le fléau commun de leurs ruines n'est pas tant l'action des protagonistes, mais l'inaction inhérente à leurs désirs aporétiques de conserver leurs rangs, leurs fortunes, leurs habitudes, dans des mondes qui, pourtant, changent et dont les progrès les enterrent. C'était, sans doute, tout simplement leur destin...

  • Ce texte de « pseudo-fiction » évite la banalité des souvenirs personnels en privilégiant l'approche du vocabulaire comme base de la mémoire. C'est bien par les mots que la mémoire atteint un but parfois surprenant. Elle est notre patrimoine qui se désintègre quand les mots n'ont plus d'écho. Le passé ressurgi conduit moins à la nostalgie qu'à l'étonnement. Ce qui fut vécu apparaît comme relevant de l'inconnu. Il en résulte une évocation - où l'humour n'est pas absent non plus qu'une discrète poésie - qui aboutit à une sorte d'ethnographie traitant des humbles - essentiellement ceux du monde paysan - mais aussi d'un style d'éducation et de formation intellectuelle devenu exotique. Les guerres qui ont ravagé les terres picardes sont vues par des témoins « d'en bas » avec une authenticité prenante. Les modes de vie d'une ruralité à jamais disparue laissent des traces inscrites dans le langage. Un personnage féminin au parcours modeste s'impose au gré des souvenirs en dépit de son apparente insignifiance. L'écriture alternant les formes verbales du passé et du présent rend perceptible le jeu de la mémoire et des mots. Ces pages sont un hommage à la langue française, à la variété et à la richesse des mots qu'il convient de révérer et de préserver, sans que le parler du vieux pays soit oublié, celui des gens dont nous venons avec plus ou moins d'intermédiaires.

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