Michel Lafon

  • Après Paris et les routes de France, Lorànt Deutsch aborde un sujet passionnant où son talent de conteur fait merveille !Première surprise : l'ancêtre du français, ce n'est pas le gaulois mais le " roman ", la langue romaine issue du latin de Jules César, le vainqueur de la Gaule !
    En effet, au fil des invasions et de nos propres conquêtes, ce latin s'est transformé et enrichi de multiples apports : germaniques avec les Francs, nordiques avec les Vikings, arabes au moment des croisades, italiens à la Renaissance... avant de devenir un français triomphant dans toutes les cours d'Europe au xviiie siècle, grâce à nos philosophes.
    Entre-temps les troubadours ont inventé l'amour et les femmes écrivains réclamé leur émancipation, les grammairiens se sont occupés de la syntaxe et la réforme de l'orthographe a déjà rendu quelques linguistes fous ! Enfin, l'école obligatoire acheva de permettre à tous les citoyens français de communiquer. Aujourd'hui, l'abus des termes anglais, les mots issus de la culture urbaine et les raccourcis de nos Smartphones inquiètent les puristes... Ils ont tort : le temps fera le tri. Et de ce bouillonnement créatif continuera d'émerger une langue vivante, ouverte à tous : la langue française est une langue d'accueil.

  • " J'ai attendu très longtemps pour rendre hommage à Françoise Sagan en racontant nos quinze années de vie intense et décousue. Notre aventure a été une succession de moments rares, entrecoupés de drames sur lesquels je ne m'étendrai pas pour simplement parler de la Françoise que j'ai aimée, des heures que nous avons passées ensemble dans le désordre que l'on peut imaginer.
    La première fois qu'elle m'a invitée chez elle, je suis arrivée en retard. Pour me justifier, j'ai inventé une histoire nulle. Personne ne m'a crue, surtout pas Françoise qui m'expliquera plus tard la différence entre mensonge et imagination. Première leçon d'une grande romancière. Autre mensonge, par omission celui-là : je ne lui ai jamais dit que je n'avais pas lu Bonjour tristesse. Là non plus, elle ne m'aurait pas crue. Et pourtant, c'était vrai. J'ai commencé à le lire quand je l'ai mieux connue. Pour ne jamais la perdre. "
    Ingrid Mechoulam

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