Mémoire d'encrier

  • Felwine Sarr propose une nouvelle manière d'Habiter notre monde en le fondant sur la production de relations de qualité, c'est ça le vrai progrès, vers un progrès de notre humanisation. Ceci amènera à renouveler tous les imaginaires de la relation (politique, économique, épistémologique). Cela permettra de parler de l'imaginaire comme d'une catégorie centrale du renouveau de la culture. Ce livre évoque des catégories conceptuelles, des relations internationales, de la démocratie... Montrer comment nous devrions Habiter ce monde que nous avons en partage et comment travailler à une montée en humanité.

  • Cette anthologie est une plongée dans la culture et dans l'imaginaire des Premières Nations, des Métis et des Inuits.

    C'est aussi l'esquisse d'une pensée autochtone par les Autochtones. Pour un vivre-ensemble, pour échanger et établir la relation, commençons par découvrir la profondeur de ces histoires et de ces univers.

    Anthologie dirigée par Marie-Hélène Jeannotte, Jonathan Lamy et Isabelle St-Amand
    Traduction de Jean-Pierre Pelletier
    Préface de Louis-Karl Picard-Sioui

    Résumé
    Cette anthologie rassemble des points de vue d'écrivain.e.s et des textes théoriques. À la fois personnels et engagés, ces écrits montrent la richesse et la fécondité de la
    pensée autochtone. En plus de fournir des clefs pour la lecture et l'enseignement des
    littératures des Premières Nations, des Métis et des Inuits, ce livre permet de mieux comprendre les enjeux liés à leurs territoires, leurs cultures et leurs imaginaires. Ces voix invitent à penser le monde à partir des histoires qui nous fondent.

    Extrait de la préface de Louis-Karl Picard-Sioui
    « S'il y a une chose dont je suis certain, c'est que ce livre est un incontournable pour toute personne - autochtone ou allochtone - voulant se lancer dans l'étude des littératures autochtones... Ces pages sont riches en expériences concrètes, en théories
    et réflexions éthiques, critiques et philosophiques, et en précieux conseils pour tout chercheur s'approchant, trop souvent de façon bien naïve, de ce champ miné. À leur façon, ces textes racontent aussi des histoires. Des histoires d'humains qui, au creux de la nuit, tirent à bout portant des mots-flèches contre le grand mensonge colonial. Des histoires nous invitant à désapprendre pour mieux savoir. »

    Auteur.e.s
    Jeannette Armstrong, Thomas King, Lee Maracle, Gerald Vizenor, Drew Hayden Taylor, Sherman Alexie, Neal McLeod, Daniel Heath Justice, Renate Eigenbrod, Sam McKegney, Tomson Highway, Jo-Ann Episkenew, Emma LaRocque, Keavy Martin et Warren Cariou.

  • Ce texte, qui est la reprise et l'approfondissement de différents travaux (articles, colloques, conférences), peut être lu comme une introduction à la poésie d'Aimé Césaire. Souvent jugés hermétiques, les poèmes de Césaire se montrent à la lumière de cet essai dans ce qu'ils ont de plus déchirant, de plus profondément humain : cette part intime par où les grands textes littéraires nous arrachent, et en même temps, nous ramènent, à nous-mêmes.

  • Ceci n'est pas un paradis se situe aux frontières du récit de voyage, de la nouvelle et de la chronique intimiste. Ces récits qui mêlent cultures et territoires s'enracinent dans ce qu'il y a de plus touchant en l'humain : la générosité, la force et le courage. Se dessine également en arrière-plan l'image d'une
    Égypte en mouvement.

  • Une enfance sénégalaise: itinéraires et personnages de la vie quotidienne défilent au gré des jours. Des villes et des quartiers s'offrent à nos yeux étonnés. Au-delà du sentiment géographique, des êtres touchent par leur vérité. Beauté, humour, tendresse, sobriété et simplicité... Comme si l'enfance était un royaume.

  • Résumé
    Parlures régionales, formes non écrites, hybridées, dominées, colonisées, marginales, migrantes, illettrées, clandestines, domestiques... S'articulent ces langues subalternes, dévaluées, ces manières du quotidien, ces lieux de mémoire et de l'intimité. Elles persistent,
    migrent, opèrent une cartographie souterraine, portent la mémoire du continent et les traces de l'histoire coloniale. S'opèrent alors des pratiques de liberté, des audaces philosophiques et littéraires qui
    laissent la porte ouverte à tout ce qui est susceptible d'initier une « machine intime de décolonisation ».

    Extrait de l'introduction
    Tout en gardant les deux pieds solidement ancrés dans la matière foncièrement hybride de l'expression vernaculaire, continuum vivant auquel nous participons constamment et intensément sans pourtant y prêter attention, cet ouvrage invite au voyage, à l'hospitalité, à la curiosité et à une pratique de soi qui puissent initier une machine intime de décolonisation - un « autre métabolisme passé-futur »...

    Échos de presse
    Le brillant essai de Dalie Giroux, Parler en Amérique, trace l'esquisse d'un projet de société alternatif, celui de décoloniser les littératures et langues subalternes.
    André-Anne Côté, Impact Campus

    L'essai Parler en Amérique témoigne d'une réflexion théorique approfondie, qui est toutefois rendue de façon limpide et accessible. Il défend avec éloquence les langues marginales comme autant de fragments de mémoire collective et de formes de résistance au pouvoir.
    Camille Toffoli, Nouveau projet

    L'auteure
    Née à Lévis en 1974, Dalie Giroux enseigne la théorie politique à l'Université d'Ottawa.

  • Le légendaire Frankétienne présente Chaophonie, un ouvrage testamentaire, réflexion sur le temps, l'écriture et la ville, sous la forme d'une longue lettre à son fils Rodney Saint-Éloi. De Port-au-Prince à Montréal, la voix du vieil écrivain de Port-au-Prince roule en échos, éclatant en mille saveurs et délices cette langue dont lui seul connaît les folles arcanes.

  • L'architecture maure survivant dans la Giralda de Séville, dans la Mezquita de Cordoue et dans l'Alhambra de Grenade m'a fait découvrir l'identité andalouse à travers les fantômes qui l'habitent. L'effet hypnotique de la pénombre des mosquées et des synagogues transformées en églises m'a révélé le souffle intérieur d'un pays. La musique de la guitare de flamenco a donné un rythme à mes promenades ethnographiques à travers les allées des
    anciennes médinas arabes et les ruelles des Juderias. J'ai marché dans les pas des écrivains possédés par l'esprit d'une ville, de Walter Benjamin évoquant les «galeries et passages » du « Paris, capitale du XIXe siècle » à Italo Calvino personnifiant ses « Villes invisibles » sous la figure de femmes aimées. Comme pour Joe Christmas, personnage de Faulkner, toutes les rues où j'ai déambulé se prolongent, en se confondant, dans une seule et même rue qui est sans fin.

  • Images et mirages des migrations dans les littératures et les cinémas d'Afrique francophone évoque les thèmes de l'errance et de l'exil dans les productions littéraires et cinématographiques d'Afrique et de la diaspora. Comment se négocient les notions d'espace de soi versus espace de l'autre sur les plans culturels et professionnels? Dans ce rapport postcolonial, comment se vivent l'idéologie communautaire ou le fardeau familial des immigrants au contact de l'individualisme occidental? Quelles solutions sont proposées face aux questions de race, de citoyenneté, de légalité, d'égalité et de préférence épidermique? Au plan esthétique, quels sont les aspects de la représentation du migrant (comiques et dramatiques, esthétiques, etc.) qui sont privilégiés? Comment sont mises en scène les rencontres? Comment éviter les dérives identitaires sur fond de préjugés raciaux et culturels? Comment organiser le vivre-ensemble à l'ère de la mondialisation? Les auteurs interrogent-de Herzog à Sembène Ousmane, de Tahar Ben Jelloun à Dany Laferrière, d'Henri Lopès à Alain Gomis, de Mahmoud Zemmouri à Marie Binet- les espaces migrants, symboliques ou réels et leurs représentations.

  • Résumé
    Vivre la diversité est un guide incontournable pour quiconque veut comprendre la diversité et les questions raciales afin de lutter contre les préjugés. Shakil Choudhury y évoque des expériences concrètes et propose des outils pratiques, une feuille de route pour réconcilier les
    différences, renforcer l'équité et l'inclusion dans nos sociétés. Ancré dans la psychologie, la justice sociale et la méditation, Vivre la diversité constitue pour les organismes et les entreprises une référence pour le vivre ensemble.

    Pour l'auteur Shakil Choudhury
    Alors que l'ère d'Obama semblait sonner la fin du contexte post-11 septembre, la montée du nationalisme blanc et de la politique trumpiste dans les pays occidentaux replongeait à nouveau le monde dans la division. Le clivage « eux » et « nous » est à son point le plus extrême, du jamais vu depuis l'époque du mouvement pour les droits civiques il y a un demi-siècle. Que des individus et des organismes aient pu trouver, grâce à Vivre la diversité, des repères utiles pour naviguer à travers ce moment critique de l'histoire m'honore et m'émeut.

    Extrait de la préface
    Les difficultés associées à la diversité ne relèvent pas de la connaissance. Les bonnes idées pour assurer un vivre-ensemble, où chacun se sent valorisé, ne manquent pas. Les blocages se situent au niveau des sentiments, de l'inconscient. Face à une personne racisée ou différente, c'est le soi émotif et inconscient qui réagit en premier. Or, ce sont les approches cognitives ou fondées sur la rationalité qui dominent aujourd'hui. On ne peut se fier seulement à la raison pour défaire des noeuds à caractère émotif. Aussi bien lancer un extincteur à une personne qui se noie ! Ce n'est tout simplement pas le bon outil.

    L'auteur
    Shakil Choudhury est éducateur et conseiller en diversité et inclusion. Il accompagne de nombreux organismes, aide à établir un dialogue interculturel au sein de communautés en conflit à travers le monde. Il vit à Toronto.

    Traduit de l'anglais par Yara El-Ghadban

  • « C'est que notre époque se trompe sur elle-même : elle se croit rationnelle et l'est fort mal ; révolutionnaire, et n'est sans doute que totalitaire. Le totalitarisme, ce virus, rend les uns euphoriques de bien-être et les autres enragés de destruction. Que faire alors, pour le salut de l'homme ? Que peut en particulier un poète, pour qui ce salut et la parole humaine ne font qu'un ? La même chose, toujours : forcer accès à la lumière jusqu'au coeur de notre nuit
    organisée contre elle. Il n'est d'espérance, de confiance en l'homme, d'authentique optimisme qui ne passe par cette nuit pour en débusquer notre nature et l'aiguillonner vers la vérité. »

    Ô mes frères dans les prisons vous êtes libres
    libres les yeux brûlés les membres enchaînés
    le visage troué les lèvres mutilées
    vous êtes ces arbres violents et torturés
    qui croissent plus puissants parce qu'on les émonde
    et sur tout le pays d'humaine destinée
    votre regard d'hommes vrais est sans limites
    votre silence est la paix terrible de l'éther.

  • Pour commémorer le dixième anniversaire de la mort d'Émile Ollivier (1940-2002), écrivain,sociologue, éducateur, le pari est lancé de révéler au grand jour le visage multiple de cet intellectuel passionné. Cet ouvrage retrace les paris, les combats, les questionnements, les pensées et le double enracinement - Québec et Haïti - ayant marqué cette trajectoire. Auteurs, universitaires, chercheurs et amis font découvrir les diverses facettes de l'oeuvre: exigence d'une écriture, paysages de l'exil, errance des êtres déplacés, échos du pays natal et du monde, et surtout ce fervent souci de la cité. Découvrons la complexité et la cohérence d'un univers. Émile Ollivier, le schizophrène heureux est présent parmi nous.

  • Dix-huit romanciers déclinent le multiple visage de l'Afrique.
    Cette Afrique dont on discerne les contours dans l'intimité de sa littérature pour aller droit au coeur des mythes, des histoires coloniale et postcoloniale, des guerres, des génocides, des exils.
    Perce également, en contrepoint des clichés ordinaires, l'implacable beauté des êtres et des choses : ces mots, ces paroles qui rendent conte...

  • Le féminin dans les lettres francophones est un complexe de métadiscours et de représentations parfois engagées, parfois ambivalentes, mais toutes très parlantes : ces rhétoriques pointent à l'horizon des nouvelles productions littéraires les enjeux d'une partie des littératures francophones où la femme - et subséquemment le féminin -, quitte le décor pour prendre la scène, et désavoue le rôle de la victime pour échanger le pilon contre le crayon.

  • Chantre de la négritude, Aimé Césaire est un maître de la poésie contemporaine, son oeuvre est capitale. Né en Martinique le 26 juin 1913, il est décédé le 17 avril 2008.

    Nègre fondamental, Aimé Césaire a deux patries, sa Martinique natale et la légendaire Haïti. Un séjour de six mois en 1944 au pays de Toussaint Louverture aura suffi à canaliser ses énergies cosmogoniques. Il vivra toute sa vie dans la sublime rencontre de cette terre, belle et magique, où la négritude se mit debout pour la première fois. Son oeuvre, chant ample et poignant, est marquée par cette saison en Haïti. Cet essai rend hommage à Césaire, à sa passion d'Haïti et de son peuple. Magistrale leçon de vie que cette poésie tellurique qui nomme les terres pour qu'elles soient au bout de leur matin gages de leur lumière.

  • À travers le rapport au territoire qu'elles convoquent, les oeuvres littéraires des Premiers Peuples nous invitent à repenser les fondements des sociétés américaines, québécoise dans notre cas, à partir de la perspective autochtone. Dans cet essai, Jean-François Létourneau définit une poétique du territoire inspirée par le travail d'écrivains autochtones. Ces derniers actualisent dans leurs textes des sensibilités qui s'enracinent dans l'histoire millénaire de l'Amérique. Ils convoquent une vision du monde en phase avec l'histoire et la culture de leur nation tout en renvoyant les lecteurs aux non-dits qui grèvent les sociétés américaines, notamment dans leur façon de concevoir le territoire.

  • « Un élargissement des frontières herméneutiques de la spatialité littéraire et
    cinématographique en francophonie constitue un important et nécessaire moment de réflexion que les études réunies dans ce volume veulent marquer. »

    Cet ouvrage est l'un des premiers travaux scientifiques consacrés aux littératures et aux cinémas francophones sous l'angle d'une géocritique postcoloniale. Développée au début des années 2000 autour des travaux de Bertrand Westphal, la géocritique est un nouveau champ d'étude de la représentation des espaces référentiels dans les narrations littéraires et non littéraires. Cet ouvrage en analyse les potentialités
    sémantiques dans les textes et les films francophones contemporains et montre comment des villes comme Dakar, Bizerte, Paris, Port-au-Prince, Libreville, Cyrthe ou le Cap révèlent de nouvelles topographies
    urbaines dont les formes architecturales et les histoires humaines sont reconstruites de manière surprenante dans les romans et les films francophones.

    Collaborateurs : Françoise Naudillon, Mbaye Diouf, Sihem Sidaoui, Obed Nkunzimana, Sada Niang, Whitney Bevill, Mouhamadou Cissé, Morgan Faulkner, Srilata Ravi, Josias Semujanga, Vincent Simédoh, Désiré Nyela, Kodjo Attikpoé, Lamia Mecheri.

  • Amériquoisie

    Jean Desy

    C'est au fil de mes pérégrinations dans tout le territoire de la péninsule Québec-Labrador, dans les villes le long du Saint-Laurent, au sud, mais surtout au nord, sur la Côte-Nord / Nitassinan, à la Baie-James / Eeyou Istchee et dans le Grand Nord / Nunavik, que j'ai fini par mieux comprendre les extraordinaires qualités de la vie métisse. À n'en point douter, l'avenir harmonieux de ce pays passe par la métisserie.

    Amériquoisie rassemble des essais portant sur l'autochtonie, le nomadisme, le paysage et la nordicité. Témoin, auteur, promeneur et acteur, Jean Désy court le territoire et nous parle de cette aventure dite métisserie.

  • Les thèmes récurrents des discours et essais de Jidi Majia portent sur la poésie et son rôle social et spirituel. Ils abordent l'appartenance à une tradition et une culture, et son inscription dans la modernité. On y retrouve aussi des essais sur les écrivains qui ont influencé son travail (Leopardi, Lu Xun, Pouchkine, Ai Qing). Jidi Majia fait l'éloge de la diversité culturelle et environnementale, tandis qu'il exprime son inquiétude quant aux conséquences du processus de destruction de notre ère. Au nom de la terre et de la vie a reçu la mention China Classics International, qui est une marque de distinction décernée par la State Administration of Press and Publication (SAPP), un organisme du gouvernement chinois. Celui-ci classe les ouvrages sélectionnés comme faisant partie des classiques qui font rayonner la culture et la littérature de la Chine à l'étranger.

  • Littératures autochtones explore différents espaces littéraires autochtones: discours sur leur communauté et regards sur le monde. Du Maroc au Québec/Canada, de la Polynésie française à la Nouvelle-Calédonie, revisitons les lieux imaginaires, les pensées et les formes qui ont longtemps nourri les territoires et les vies. Histoires littéraires. Traces et mémoires. Analyses et réflexions critiques. Cet essai, qui rassemble chercheurs, enseignants et créateurs, est le tout premier du genre en langue française à présenter une vision globale sur les littératures autochtones.

  • Mort le 10 août 2010 à 53 ans à Paris, Bolya Baenga est l'écrivain le plus doué de sa génération. En 1986, il a reçu le Grand Prix littéraire de l'Afrique noire pour son roman Cannibale. Journaliste, essayiste, romancier, ce Congolais qui se définit comme « nomade cosmopolite mais sédentaire de l'éthique » est un esprit brillant, d'une culture prodigieuse, un briseur de tabous, un homme engagé.
    Bolya a consacré sa vie au développement du continent africain à travers plusieurs essais où il propose une approche inédite, voire révolutionnaire, une nouvelle voie de sortie du sous-développement (L'Afrique en kimono, 1991 et L'Afrique à la japonaise, 1995). Il a aussi contribué à fonder l'école congolaise du polar en mettant en scène l'inspecteur nègre dans La polyandre (1998) et dans Les cocus posthumes (2001). Ses derniers combats sont livrés contre le viol, arme de guerre (La profanation des vagins, 2005) après avoir dressé dans Afrique, le maillon faible (2002), un portrait pessimiste du continent africain, terre où se livre la plus barbare des guerres, celle de la mondialisation sauvage, de laquelle nul ne réchappe.
    Promenade biographique et érudite, cet ouvrage, souvenirs et études critiques, lui rend hommage.

  • « Mais je n'ai aucune preuve du cinéma. » De Sotto l'immagine, l'on peut dire qu'il s'agit d'un texte sur la dictature, ou la pluie. Partant d'un fragment d'Antonioni, et axé sur une idée fugitive de l'image captée, il pourrait tout aussi bien être un traité de l'intraduisible.
    Pris entre une photographe et un cinéphile, il énonce un état des lieux d'une pensée anachronique infiltrée par un présent cinématographique.
    De langue en lacune, l'histoire, qui se réclame d'une absence d'antériorité, est celle d'une déroute interrogée par des voix venues de différents ailleurs - Orson Welles, Ingeborg Bachmann, Sergio Larraín, Alejandra Pizarnik, Galina Oustvolskaïa... Mais peut-être s'agit-il d'un étonnement, tout simplement.

  • « Grâce à la mort, nous avons appris à raconter des histoires, et grâce aux histoires, nous avons appris à apprendre.» Nous sommes en 2115. Puisque la fiction est le meilleur mode de programmation des êtres humains, on a demandé à une cohorte de 2000 cyborgs écrivains d'enseigner la mort aux robots dotés de conscience, deuxième génération, les T******-******-879. Ce livre leur enseigne comment mourir. Si vous ne faites pas partie de cette catégorie, veuillez ne pas tenir compte de ce livre. Il n'a pas été écrit pour vous.

  • La traversée d'une pièce sur le point d'un départ réitéré. Comme d'une géographie précisément bousculée. Avec comme unique impulsion une phrase qui dit à la fois la porte et le palier, l'insoluble traversée d'une limite sans cesse dénoncée et qui fait se décliner le verbe être avec une brutalité qui appartient à son secret - à son rejet apparent. Laisse: si c'est une photographie elle n'est documentaire que par sursis, par l'épuisement qui fait se refondre les murs d'une ville à leur seule idée.

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