Libretto

  • Publié pour la première fois sous sa forme complète en 1963, ce recueil mythique manquait à tous les amoureux du Romantisme allemand. Hölderlin, Jean-Paul, Tieck, Novalis, les frères Schlegel, Chamisso, Hoffmann, La Motte-Fouqué, Kleist, soit les plus grands, sont bien sûr ici sur le devant de la scène, représentés chacun par un ou plusieurs de leurs textes majeurs. Mais l'on découvrira aussi quelques-uns de leurs compagnons injustement oubliés : Wackenroder, Contessa, Bettina von Arnim et la touchante Caroline von Günderode (la suicidée des bords du Rhin). Sans oublier le cortège des romantiques dits tardifs, où brillent encore plusieurs inoubliables : Eichendorff, Büchner, Grabbe, Mörike...

    Un florilège unique en notre langue, tant par son abondance que par la qualité des traductions retenues, notamment celles d'Albert Béguin et d´Armel Guerne lui-même.

    Poète, essayiste et traducteur, Armel Guerne est né en 1911 à Morges en Suisse. Il publie son premier ouvrage, Oraux, en 1934. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il cesse toute activité littéraire pour entrer dans la Résistance et s´engage dans le réseau britannique Prosper-Physician du Special Operations Executive. Lors de son effondrement fin juin 1943, il est arrêté par la Gestapo, mais réussit à s´évader du train qui l´emmène à Buchenwald, et rejoint Londres. Rentré en France, il traduit de nombreux auteurs : Novalis, Rainer Maria Rilke, Friedrich Hölderlin, les frères Grimm, Herman Melville, Virginia Woolf, Friedrich Dürrenmatt, Lao Tseu et Yasunari Kawabata... pour n´en citer que quelques-uns, tout en poursuivant son oeuvre personnelle. Il compte parmi ses amis Mounir Hafez, André Masson, Georges Bernanos, Emil Cioran, enfin, avec qui il entretient pendant une vingtaine d´années une longue correspondance. Armel Guerne meurt en 1980 à Marmande, à quelques kilomètres du moulin à vent de Tourtrès en Lot-et-Garonne, où en 1960 il avait choisi de se retirer.

empty