Librairie Droz

  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Essai sur le gout

    Montesquieu

    Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Intitulé République des Lettres, République des Arts, ce volume de « Mélanges » témoigne du rayonnement scientifique de l'oeuvre de Marc Fumaroli et manifeste les nombreux liens d'amitié qu'il a noués au long de sa carrière à la Sorbonne et au Collège de France, pendant ses séjours dans les universités d'Europe et d'Amérique, et qu'il continue d'entretenir depuis l'Académie française. Les trente-trois auteurs participant à cet ouvrage explorent les multiples aspects de l'histoire de la culture et des représentations, des formes symboliques et des genres d'expression qui ont suscité l'intérêt de Marc Fumaroli, de la Renaissance au XIXe siècle, en passant par l'âge Baroque et les Lumières. Institutions savantes et diffusion des doctrines ou des croyances ; mythes littéraires et lieux communs de l'imagination profane ou sacrée ; figures du discours et catégories esthétiques ; action et fonctions de la rhétorique ; rapports de la parole éloquente avec la raison ­politique et philosophique, avec la vie sociale et la création artistique : autant de sujets traversés par l'érudition et la pensée de Marc Fumaroli, dont les contributions ici réunies illustrent la fécondité.

  • Le manuscrit français 2188 de la Bibliothèque nationale de France est le témoin unique d'un curieux texte, le plus long et le plus leste des fabliaux, copié dans la seconde moitié du XIIIe siècle et qui nomme son auteur, aussi méconnu que son ouvrage est esseulé, Douin de Lavesne.
    Trubert, cet antagoniste de la courtoisie et de la sagesse, est " un sauvage et un sot ". Vilain borné, inculte, impie à force d'ignorance, il est aussi trompeur, détrousseur, égrillard, éventreur. En le dotant de la nature trouble des fous, et en le plongeant dans un " roman à rire ", Douin fournit le contre-exemple de la tradition hostile au vilain. Au rythme des fables qui s'accumulent dans ce gros fabliau, Trubert satisfait son appétit du gain, assouvit son appétence jouissive et surtout exerce son goût immodéré pour l'acharnement méchant. Tant de malfaisance risible de la part d'un seul - tour à tour négociant simplet et chanceux, médecin fruste et fourbe, chevalier Haudecoeur effarant et efficace, travesti Coillebaude profiteur et prophète, dérisoire David aux prises avec un nouveau Golïas -, pique l'attention, force la complaisance pour ses affaires et établit en définitive notre indulgence pour le personnage.

  • Mystère et paradoxes entourent le personnage de Louise Labé, à la réputation controversée de courtisane, ainsi que la publication en 1555 de son unique ouvrage, les Euvres de Louïze Labé Lionnoize, dont l'édition originale est ici reproduite dans son intégralité. Trois élégies et vingt-quatre sonnets lui ont assuré une gloire universelle de poète, alors même que l'ouvrage comporte un long « Dialogue de Folie et d'Amour » en prose et qu'il est composé pour un tiers d'écrits dithyrambiques à sa louange, pièces non signées de poètes contemporains qui ne parleront ensuite plus jamais d'elle.
    A restituer le cercle de ces poètes de Louise Labé, dans le Lyon fastueux du milieu du XVIe siècle, il apparaît que les Euvres, opération collective élaborée dans l'atelier de Jean de Tournes par des auteurs très impliqués dans la production de ce dernier, ne sont qu'une supercherie brillante. Celle-ci ne devait pas faire illusion au lecteur lyonnais de 1555, habitué aux masques et aux déguisements, aux momeries et aux figures allégoriques comme mythologiques qui hantent Fourvière (le forum de Vénus), attaché à la littérature paradoxale alors à la mode dans cette cité où l'on débat entre néoplatoniciens italiens et français des vertus de l'Amour. Le projet marotique ancien de « louer Louise », inspiré du « laudare Laure » de Pétrarque, adapté dans des circonstances très particulières, se révèle finalement comme une mystification de poètes facétieux qui ont cyniquement couché sur le papier une femme de paille dont ils se sont joués.

  • Le discrédit qui pèse sur l´érudition depuis les Lumières et la sentence rendue à son encontre par la théorie et la critique littéraires au XIXe siècle n´ont pas occasionné, tant s´en faut, l´éreintement de la notion. Détournée de ses fins de connaissance, dégagée de l´établissement d´un savoir fiable, l´érudition s´en fut hanter la conscience des écrivains, Flaubert en tête. Michel Foucault aura été l´un des premiers à noter l´empire qui s´ensuivit de la fiction sur le savoir et la mémoire. Ainsi promue affaire d´imagination, l´érudition s´implante dans le roman, qui représente des démarches savantes, des enquêtes critiques : Aragon, Borges, Nabokov, Queneau, Simon, Pinget, Perec, Roubaud, Quignard, Yourcenar s´en emparent. L´érudit que donnent à voir leurs récits est moins qu´un savant qu´un fou ayant le goût de l´archive, un excentrique esseulé dans une bibliothèque ou formidable ou fabuleuse, un mélancolique égaré dans un monde qu´écrase une mémoire impuissante. De ce fond aride, l´érudition imaginaire tire, elle, une étonnante fécondité : elle invente des dispositifs insolites, elle débauche la langue et le lexique, elle modifie la conduite du récit en s´appropriant les méthodes érudites. Critiqué, déstabilisé, mais réenchanté, le savoir devient objet de fabulation. Il livre alors des personnages supposés, des histoires fictives, des sources apocryphes. Ce faisant, il signe la suprématie du roman sur les autres formes de récit, en le rendant capable de s´accaparer tous les discours, y compris le discours critique.

  • Nombreux sont les poètes, à la belle époque de la Pléiade, qui ont écrit des odes. Pourquoi ce choix ? Prestige d'Anacréon et de Pindare, tradition du grand héroïsme, mais aussi forme qui s'adapte à des sujets intimes, comme les couplets du chant. M. Rouget suit ces diverses tendances, d'un poète à l'autre, évoque les thèmes de prédilection, les métaphores préférées, sans oublier les rythmes (repris dans des tableaux synoptiques) et fait revivre tout un âge de la poésie.

  • A l´époque moderne, l´éclatement de la chrétienté en confessions rivales, en un "catholicisme" et des "protestantismes", a suscité le développement de la controverse et l´élaboration d´une immense littérature religieuse. L´écrit, et particulièrement l´imprimé, devenait l´instrument du débat théologique et philosophique. Ce faisant, l´interprétation des écrits - la Bible, les Pères, les auteurs spirituels -, l´établissement du sens des textes et l´émergence de l´ " auteur " au sens moderne du terme entraînaient à leur tour un problème philosophique autant que théologique et donnaient naissance à des disciplines autonomes, l´exégèse et l´herméneutique. Les travaux rassemblés dans ce livre constituent un essai d´interprétation de plusieurs corpus textuels, d´oeuvres de philosophes, de théologiens et d´auteurs spirituels. Ils fournissent une réflexion sur la constitution ou la modification des références fondatrices (le rapport à une origine, les structures psychiques ou anthropologiques). Que les questions de la spiritualité, de la dévotion et de l´institution soient centrales dans ces recherches n´étonnera pas : l´homme moderne y est engagé, s´affirmant comme sujet de son expérience.

  • Quand Michael Maar publia en mars 2004 dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, aussitôt relayée par le Times Literary Supplement, qu'une nouvelle intitulée Lolita avait paru près de quarante ans avant le célèbre roman de Vladimir Nabokov, il déclenchait un débat de portée internationale et provoquait un vif émoi parmi les Nabokoviens. Son propos est né de la découverte, extraordinaire, de la Lolita publiée par Heinz von Lichberg, nom de plume d'Heinz von Eschwege, à Darmstadt en 1916. Or, le motif littéraire développé par Lichberg est déjà celui qui, en 1955, animera l'inoubliable nymphette. Pour faire bref, on peut dire qu'entre 1916 et 1955, de Lichberg à Nabokov, de la pâleur d'une Lolita, Darmstadt au scandale qui agita Lolita, Texas, on passe d'une ébauche façonnée par un journaliste plumitif, désormais tombé dans l'oubli, à un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale. Il n'en demeure pas moins que de singuliers liens surgissent, qu'il suffise de citer les sources hoffmanniennes de Lichberg et l'attraction d'E.T.A. Hoffmann sur Nabokov ; la vie d'exilé menée par ce dernier à Berlin de 1922 à 1937, et sa fréquentation du milieu littéraire ; l'enchâssement de citations et d'allusions auquel a excellé Vladimir Nabokov et dont il a émaillé son oeuvre tout aussi bien que l'exégèse ironique qu'il en a donnée ; enfin, et surtout, la question irrésolue de la source et du chef-d'oeuvre que l'on aimerait croire produit ex nihilo. Autant de sujets qu'examine Michael Maar en convoquant tour à tour les arguments historiques et la critique littéraire pour ébranler l'édifice hasardeux de la coïncidence.

  • Le présent essai a un double objectif : étudier la cohérence interne d´une oeuvre particulière (les vingt volumes de la série familiale des Rougon-Macquart, publiée par Zola entre 1870 et 1893) et explorer les conditions d´une théorie générale du personnage de fiction, ce "vivant sans entrailles" dont parle Valéry. La notion de "système" et celle de "personnel" impliquent une étude minutieuse des relations qui unissent tous les acteurs de la série. En chemin, et dans un cadre d´analyse globalement narratologique (pas de théorie du personnage sans une théorie du récit), on évaluera le poids des contraintes a priori que le "cahier des charges" naturaliste (décrire exhaustivement, secteur après secteur, et après enquête, le "monde du Second Empire; être "objectif", etc.) fait peser sur le personnage, comment son statut de "fonctionnaire" d´un projet descriptif et sociologique ("rendre" le réel, le "document humain"sur lequel il est bâti) conditionne sa dimension "fictionnaire" d´être de papier support et moteur d´une intrigue inventée.

  • Le laberynthe

    Mireillle Huchon

    Les « Poëtes de Louïze Labé », comme ils se nomment, lui ont offert des pièces, apparemment d'hommage, qui constituent le tiers de l'unique recueil des Euvres de Louise Labé Lionnoize. À les suivre dans leur dédale d'ingénieuse construction, avec le fil de leur fiction concertée, des personnages sciemment dissimulés, extravagants et impudents, ou autrement célèbres, sortent de l'ombre. Des coïncidences de textes, des conjonctions de cercles de poètes invitent à de nouvelles lectures des vers, sulfureux, de Louise Labé, occultés par le préjugé de la signature féminine. Derrière « Louïze Labé Lionnoize », se cachent les « mignons des Muses », prêts à toutes les expériences, en un temps d'« illustration » du français où sont récupérées les figures antiques pour créer un Panthéon français. L'invention de la Sappho lyonnaise s'inscrit, en regard des scandaleuses Folastries inspirées de Catulle, comme un brillant témoignage des plus belles créations littéraires de ce milieu du xvie siècle.,,

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Le Curieux Désir

    Hans Staub

    Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Ce 52e volume des Etudes rabelaisiennes, réalisé à l'occasion de l'agrégation de lettres 2012, est constitué de communications données au Centre d'Études Supérieures de la Renaissance de Tours et à Toulouse, auxquelles on a ajouté quelques contributions inédites de jeunes chercheurs français. L'ensemble démontre à la fois le dynamisme des études du corpus rabelaisien et la variété des approches possibles pour ce texte bigarré. OEuvre complexe s'il en est, le Quart Livre se prête en effet à toutes ces mises en perspectives, lectures internes ou contextuelles, éclairages littéraires ou historiques. Bien loin de se contredire, ces interprétations convergent pour faire, avant tout, du texte de Rabelais « un joyeux quart de sentences ».

  • A travers l'étude de l'interaction des notions de paradoxe, de scandale et de propriété dans l'une des intrigues les plus déroutantes de la littérature narrative du XVIe siècle, cette enquête vise à approfondir les enjeux d'un récit où sont repensés le rapport des personnages au monde, la nature de leurs engagements et leur marge de liberté. Suivant la ligne directrice d'une recherche de la " propriété " perdue, illustrée par la mise en scène comique d'un personnage exproprié redécouvrant ses ressources propres, elle tente d'éclairer l'itinéraire philosophique et les choix narratifs qui régissent l'intrigue.
    La question centrale, celle de la légitimité du paradoxe et du scandale dans l'univers mental du XVIe siècle, touche en effet aux remaniements conceptuels amenés par le problème du libre-arbitre à propos des comportements hors norme. Cet ouvrage conjugue donc une analyse des discours et des visions du monde revendiqués par les personnages à une étude des débats contemporains sur le paradoxe et le scandale. En faisant des provocations de Panurge le point de départ d'une investigation sur le statut des infractions à l'opinion et à la norme, il tente de retrouver dans le Tiers Livre les traces d'une réflexion sur les ressources " propres " de l'homme dans le contexte de l'émergence de la Réforme.

  • Comment Sébastien Castellion, traducteur honni par les Réformés comme par les Catholiques, crée-t-il une langue et un style particuliers pour traduire la Bible à l'intention des plus simples ? C'est la question centrale de cet ouvrage de Carine Skupien Dekens, coéditrice de la Genèse de Castellion (2003).,Convaincu que l'Esprit Saint « laisse la liberté des mots et de la langue à l'orateur ou à l'écrivain », Castellion a cherché à exploiter toutes les possibilités de la syntaxe française, encore malléable au XVIe siècle, pour modeler une langue « entendible aux idiots ». Après avoir montré comment le traducteur se représentait ses destinataires, cette étude situe cette traduction dans le contexte linguistique complexe de la France du XVIe siècle. L'analyse de la syntaxe française permet de comprendre comment Castellion a adapté au simple peuple, auquel il s'adresse, sa grammaire et son style. On voit alors apparaître une langue dans laquelle la syntaxe est au service d'un style aisément compréhensible mais savamment construit. ,

  • Ce travail comparatiste étudie la posture énonciative du boniment et ses rapports avec la production fictionnelle dans quatre oeuvres comiques du XVIe siècle : le poème macaronique de Folengo, Baldus (versions de 1521 et 1552), les romans de Rabelais, de 1532 à 1552, l'anonyme espagnol Lazarillo de Tormes (1554) et le roman du pamphlétaire élisabethain Thomas Nashe, The Unfortunate Traveller (1594). Aux seuils de la modernité, alors que le livre se trouve pris dans un réseau commercial élargi, souvent difficile à maîtriser, la promotion du récit par une figure auctoriale bouffonne, comparable au charlatan ou au mauvais prédicateur, permet de discuter les pouvoirs respectifs de la transmission orale et de l'imprimé. En interrogeant les mécanismes de la croyance, cette prise de rôle figure, sur un mode ironique, les tensions entre un auteur faisant l'éloge d'un bien idéal et son lecteur curieux. Elle déplace finalement la réflexion sur la fiction, de la traditionnelle alternative vérité-fausseté, vers une autre question : à quoi la fiction est-elle utile ?

  • Introduction - Jean Céard
    Première partie: Codes et interprétations
    - La disputation par signes et la "philichirosophie" - Claude La Charité
    - Le souffle et le sens. A propos du Physétère (Quart Livre, ch. 33-34) - Frank Lestringant
    - Les mouches et les mousses aux orifices du corps. Les niveaux de sens dans le chapitre 15 du Pantagruel - Jacques Berchtold
    - La disposition au sens d'une anecdote rabelaisienne (Quart Livre, LXVII) Maistre François Villon, ou la construction d'une auctoritas par le jeu des voix - Pierre Johan Laffitte
    - "Les âmes anglaises sont andouillettes". Nouvelles perspectives sur l'épisode des Andouilles (Quart Livre, ch. 35-42) - Paul J. Smith
    - Le Pantagruelion. Reflexions sur la notion d'exégèse littéraire - Louis- Georges Tin
    Deuxième partie: Polysémies
    - Les "Y gregoys" de Rabelais - Stéphan Geonget
    - Cornes et cornemuses. Panurge architecte et maître du sens - Myriam Marrache-Gourraud
    - Le Tiers Livre, le temps et le sens - Oumelbanine Zhiri
    - Sens et non-sens chez Bridoye - Barbara C. Bowen
    - Réécriture et production du sens - Véronique Zaercher-Keck
    - Des croisements signalés. Mots et gestes sibyllins - André Tournon
    Troisième partie: un surplus de sens ?
    - Le sens littéral dans l'oeuvre de Rabelais - Marie-Luce Demonet
    - La chimère d'un Rabelais kabbaliste - Jean-François Maillard
    - Le lieu du sens. Les réécritures de la scène initiatique dans la fiction rabelaisienne - Gilles Polizzi
    - "Sustinere assensum, sustinere sensum". Gelées rabelaisiennes du sens - Emmanuel Naya
    Conclusion: Le sens suspendu - Marie-Luce Demonet

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