Les Presses de l'Université Laval (PUL)

  • Gilbert Durand est connu dans le monde entier pour ses travaux sur l'imaginaire. Des milliers d'images et de symboles façonnent nos manières de vivre, de penser et de rêver. Dans ses ouvrages, Gilbert Durand montre comment les images et les symboles s'assemblent à certaines époques et influencent alors les hommes et leurs oeuvres.??Dans ce livre, nous proposons une lecture des travaux de recherche durandiens sur l'imaginaire. Nous insisterons, notamment, sur l'origine de la formation des images. Pour nombre d'anthropologues, de littéraires, de sociologues, de spécialistes des religions et de l'esprit humain, les structures de l'imaginaire décrites par Gilbert Durand apparaissent comme un modèle d'une extraordinaire richesse pour comprendre les individus et les sociétés.

  • « In the Land on the Free and the Home of the Brave »: la phrase ferme chacun des couplets de l'hymne national américaine The Star-Spangled Banner, composé en 1814 par Francis Scott Key (1779-1843), avocat et poète amateur de race blanche. Cri du coeur patriotique, elle magnifie aussi on ne peut mieux le « rêve américain ». Celui-ci est-il accessible à toutes les personnes qui peuplent le territoire? En principe, oui, depuis les amendements apportés en ce sens à la Constitution de 1787. De facto, la route est infiniment plus facile si l'on a eu l'immense chance d'appartenir par la naissance à la « bonne » race, celle de Francis Scott Key. La divergence entre le principe démocratique d'égalité et ce qui se donne à voir dans la pratique a inspiré notre sous-titre : le paradoxe racial.
    Dans une perspective sociologique et non pas d'abord littéraire, ce livre examine l'oeuvre romanesque courageusement bâtie par les écrivains africains américains, des hommes et des femmes, depuis la seconde moitié du XIXe siècle jusqu'à nos jours. Avec leur plume, ces ouvriers de l'imaginaire s'attaquent d'entrée de jeu à l'arbitraire de la stigmatisation raciale, font tout pour réduire les effets du paradoxe ci-dessus et aider leur minorité à pouvoir légitimement participer au « rêve américain ». Ils aspirent en même temps à se gagner une place au sein de la littérature universelle afin d'y être reconnus et respectés comme des artistes de haut niveau, s'exprimant à partir de leur situation particulière de Noirs américains.
    Une profonde leçon d'humanité se dégage de cette trajectoire intellectuelle hors du commun, remarquablement illustrée entre autres par la grande figure de Toni Morrison, fière récipiendaire du prix Nobel de littérature pour l'année 1993.

  • Si plusieurs spécialistes de la littérature ont défini le rôle de l'intrigue dans le fonctionnement des récits, on ne s'était pas encore intéressé à comprendre la diversité des intrigues, la richesse de leurs occurrences dans la culture et ce que les récits en disent eux-mêmes lorsque, par exemple, des personnages de roman s'interrogent sur les motifs des intrigants. Ce livre propose pareille aventure en remontant à la source de la notion d'intrique (intricare, intrigo) et en découvrant comment le goût pour les intrigues s'instaure travers l'histoire de la narrativité et ouvre-t-il un espace de jeu entre la communauté et l'autorité qui la fonde, entre le pouvoir temporel et l'autorité divine ? C'est dans le passage de la figure médiévale du diable aux mentalités de la conspiration que se déploie, dans un premier mouvement, le sens de l'intrigue. Mais c'est aussi à travers ses sources ludiques - l'émergence d'un rire burlesque, le façonnement de l'individu moderne, la liberté de l'intrigant -, ses paradoxes et ses apories que la narrativité se transforme à la faveur des intrigues. Des procédures de l'Inquisition médiévale aux réflexions historiographiques sur le temps, en passant par Aristote, la courtisanerie, De Foe, Dostoïevski, Stevenson, Sabato, Tex Aveny, Antonioni et Hitchcock, le sens de l'intrigue découvre son jeu.?

  • Jean Duvignaud est un sociologue qui a profondément marqué le champ de la sociologie des imaginaires sociaux. Ses travaux sur le théâtre, l'anomie, le don, la fête, le rire continuent à nourrir la réflexion. Toute son oeuvre est dominée par les figures sociales du don, de la gratuité, de l'improductif, du prix des choses sans prix. Toujours, il s'agit de l'élégance de vivre dans le don du rien, mais d'un rien qui fait toute la valeur de l'existence individuelle et collective. Le sentiment aigu que les meilleures choses de l'existence sont éphémères, jamais cumulées, toujours perdues, mais que dans ces moments culmine le goût de vivre, un enchantement qui ne vaut que de se perdre. Des ouvrages comme La sociologie du Théâtre, Le don du rien, Chebika, L'anomie, hérésie et subversion, Fêtes et civilisations, Rire et après et tant d'autres sont devenus des classiques. Personnage multiple : écrivain, dramaturge, grand voyageur, inlassable fondateur de revues (Arguments, Cause commune, Internationale de l'imaginaire, entre autres). Il est président de la Maison des Cultures du monde à Paris et dirige la revue Internationale de l'imaginaire.

  • Antiquisant de réputation internationale, Jackie Pigeaud est aussi un grand historien de nos traditions culturelles ; en particulier de la pensée médicale, dont en maintes occasions - notamment dans L'art et le vivant, publié en 1995 aux Éditions Gallimard - il a montré quels rapports elle entretient avec la théorie et la pratique artistiques. À cet égard comme à d'autres, les nombreux travaux qu'il a menés à l'Université de Nantes et à l'Institut universitaire de France ont ouvert des champs nouveaux à la connaissance humaniste. Qu'ils traitent de Galien ou de Winckelmann, du bouclier d'Achille ou de la psychiatrie naissante, de la maladie de l'âme ou de la poésie du corps, ils soulignent tous la « modernité de l'Antique ».

    La pensée, qui selon la formule ancienne consiste à « faire surgir des apparitions », s'exerce chez Jackie Pigeaud dans les domaines les plus variés, avec une érudition rêveuse qui donne son unité profonde à leur apparente discontinuité. À l'originalité et surtout à la fécondité de cette approche, quelques amis, collègues et disciples ont voulu rendre hommage dans un ouvrage collectif, qui mérite pleinement de s'intituler Une traversée des savoirs.

  • Les entrées solennelles en France au cours des XVIe et XVIIe siècles furent des événements souvent spectaculaires dont les chroniqueurs, poètes et scriptores variés s'ingénièrent à préserver les traces dans les relations écrites qu'ils publièrent à leur suite. Aujourd'hui, seuls ces textes préservent la mémoire de ces solennités éphémères hautement symboliques qui fêtaient l'arrivée dans une ville d'une figure d'autorité, qu'elle soit politique ou ecclésiastique. Immense et hétéroclite, le corpus textuel des entrées solennelles appelle une diversité de savoirs et de compétences disciplinaires. Le présent volume restitue, substantiellement étoffées et organisées selon une cohérece que seule permet un certain recul critique, les contributions au colloque international Vérité et fiction dans les entrées solennelles à la Renaissance et à l'Âge classique, qui s'est déroulé en mai 2006 au Centre d'Études Supérieures de la Renaissance de l'Université de Tours. Dans leur ensemble, ces contributions entendent interroger de façon variée les rapports entre la « vérité » de l'événement histoirique, et la « fiction » de ses réécritures.

  • L'imaginaire du corps est sans bornes, mais chaque culture lui impose des limites qui la caractérise et donnent lieu à des représentations verbales et visuelles. Le présent ouvrage explore les images et les usages du corps tel que décrits et illustrés dans les fictions romanesques de l'Ancien Régime à travers l'Europe et la France, sans négliger les arts, les croyances et les connaissances qui en affectent les représentations narrées et gravées.

    Trois grandes catégories se dégagent de la topique du corps romanesque et constituent les trois principales parties de l'ouvrage. La première partie, Corps souffrant, étudie la vulnérabilité du corps qui, voué à la douleur et à la mort, appelle des soins voire une rédemption. La seconde partie, Corps éloquent, étudie l'expressivité du corps dont l'apparence peut révéler l'identité, la sensibilité, le caractère et dont les gestes exemplaires suscitent l'admiration. La troisième partie, Corps surprenant, s'intéresse aux mystères du corps tantôt volatile, tantôt opaque, souvent équivoque et généralement irréductible et insaisissable. Chacune de ces catégories topiques est développée par dix articles offrant des aperçus historiques, ainsi que des enquêtes plus ponctuelles sur des auteurs ou des oeuvres en particulier. On verra ainsi les représentations topiques des anciens et des auteurs du Moyen Âge se modifier au cours des siècles de la Renaissance à la Révolution et même un peu au-delà.

    Pour clore ce triple parcours éclairant le corps des personnages qui peuplent récits et romans, une quatrième partie, Corps métaphore, met en jeu le roman lui-même. Cin études montrent que la poétique et la rhétorique évoquent bien souvent le corps afin qu'il figure par mtaphore la vie et les formes de la création littéraire et de l'écriture romanesque. Puis, placé entre les mains d'un corps qui s'adonne à la lecture, le roman en tant que livre devient enfin lui-même l'objet d'une image topique largement diffusée en peinture, mais habilement subvertie par les illustrateurs de romans...

  • À l'Université de Waterloo, en 2005, un peu plus de 10 ans après la première rencontre sur les femmes écrivains de l'Ancien Régime sous l'égide du groupe MARGOT, était organisé le colloque « Dix ans de recherche sur les femmes écrivains de l'Ancien Régime : influences et confluences » sous la présidence d'honneur de Hannah Fournier. C'est à la fois afin de rendre hommage à notre collègue, co-fondatrice du groupe MARGOT et pionnière des études sur les femmes, et de souligner le dynamisme et la diversité des études sur les femmes écrivains de l'Ancien Régime que nous avons décidé de regrouper, au sein du présent recueil, seize articles témoignant de la vitalité d'un champ de recherche si longtemps oublié. Du Moyen Âge au Siècle des Lumières, études d'oeuvres de femmes écrivains, réflexions théoriques et analyses des conditions de production se succèdent afin de mieux explorer les « circonvolutions » du passé des femmes écrivains de l'Ancien Régime.

  • Je n'ai jamais lu un essai qui pose de façon aussi convaincante les rapports entre la forme romanesque et la pensée nietzschéenne et, plus largement, avec l'esprit nihiliste. Il s'agit d'une réflexion contemporaine sur le nihilisme et le désespoir et il y a une invitation dans ce texte à conserver la lucidité nietzschéenne moderne afin de dire oui à la vie et à la création et à ne pas sombrer dans le désespoir stérile. Je pense qu'il y a là un travail essentiel et nécessaire à l'heure actuelle. De plus, la langue et le " je " du livre rendent celui-ci accessible. Il y a ici un véritable essai où l'auteure inscrit une subjectivité forte qui permet au lecteur de la suivre et de ne jamais se perdre. C'est un vrai bonheur de lecture qui nous est donné.

  • Ce classique de l'oeuvre de Jacques ferron, qui a fait de son auteur le patriarche des ferroniennes, a été ici augmenté de six textes écrits et publiés entre 1970 et 1996.

  • 1919-1933. La vie littéraire québécoise prend de l´ampleur avec Lionel Groulx, de l´altitude avec le poète Alain Grandbois et de la popularité avec l´écrivain Georges-Henri Grignon. Ouvrage indispensable pour ceux et celles qui veulent connaître l´effervescence littéraire du Québec au début du 20e siècle.

  • « Passion de vie, passion de récit », voilà les enjeux essentiels sous-tendant la délicate restitution littéraire du soi à laquelle se livre Gabrielle Roy dans sa célèbre autobiographie posthume. Consacrée à l'analyse de la dimension passionnelle du récit de vie, dernière oeuvre qu'a laissée la romancière québécoise, francophone nord-américaine, l'étude de Cécilia W. Francis révèle combien l'évocation poétique de cette pulsion du vivant s'investit d'une profonde ambivalence.

    Inscrit dans le prolongement des travaux consacrés à la sémiotique des passions, inaugurée par Algirdas J. Greimas, cet ouvrage constitue un apport singulier au domaine de la discursivité royenne. Il fait converger l'autobiographe et le théoricien autour d'une question fondamentale: l'impérieuse irruption de la vie, du corps, des souvenirs, des émotions et des passions, surgie au terme d'une entreprise de création que l'on croyait pouvoir maîtriser. La valeur de l'investigation proposée réside dans les interrogations qu'elle soulève. Comment un effet de sens extrêmement diffus, la tonalité intimiste, se transmet-il par le langage?? Pourquoi cette oeuvre littéraire, si lisse de facture, est-elle traversée de tension, habitée de tourments qui souvent n'atteignent que le seuil du dicible?? Et comment expliquer que cette modulation entropique demeure intrinsèquement rattachée à la transcendance par la joie, à la propension du sujet à se tourner vers le monde et autrui??

    L'analyste remonte le fil des noeuds de tensivité qui imprègnent cette démarche intimiste remarquable et offre un nouvel éclairage sur l'inhérente cyclothymie royenne, à la racine du tiraillement affectif opposant la «?détresse?» à l'«?enchantement?». Ce faisant, elle élabore une approche méthodologique inédite pour l'examen de la prose autobiographique et de la subjectivité en littérature.

  • Proposition d´une grille d´analyse sur la qualité de l´écriture de quatre dimensions des textes : l´aspect général, l´aspect syntaxique, l´aspect lexico morphologique et l´aspect textuel.

  • Pour convaincre un lecteur, un texte biblique se sert de divers mécanismes textuels; les études réunies dans ce livre devraient toutes à leur façon faire mieux comprendre ces mécanismes.

  • En puisant dans les oeuvres littéraires et artistiques, cet ouvrage trace différents portraits de femmes en exil.

  • L'écriture n'est jamais neutre. Les écrivains méchants nous font éprouver la violence, la cruauté du monde, les traumatismes communautaires ou personnels. Ils crient, éructent, déforment le monde, lui crachent dessus. C'est terrible, mais est-ce bénéfique ? L'écriture de la méchanceté, assurément, nous réveille, nous fait sortir de la torpeur d'une époque où la confusion règne et où la violence guerrière - par les mots, par les actes - est à l'ordre du jour.

  • Cet ouvrage fait suite au bilan présenté dans L'Écriture de l'essai (L'Hexagone, 1994), mais, grâce à la magie du dialogue qui permet de donner la parole à des voix différentes, légèrement discordantes parfois, le ton a complètement changé, suscitant même des apports nouveaux: une analyse détaillée de la valeur suggestive du mot essai, l'élucidation du problème de l'ambiguïté constitutive de l'essai, qui affecte le concept même de littérature, la mise en lumière de la structure ironique de l'essai, l'étude de la nature exacte du je de l'écriture, au coeur de l'essence littéraire de l'essai, la prise en compte de l'hybridité formelle de certains textes et le constat de la regrettable méconnaissance de l'essai comme symptôme d'une désaffection à l'égard de tous les modèles de la culture.

  • Victor-Lévy Beaulieu n'a pas fait qu'écrire des livres ; il a, avant tout, écrire une oeuvre par laquelle il espérait trouver le meilleur de lui-même, et tant mieux si d'autres allaient s'y retrouver à leur tour. Après des décennies d'écriture et plus de 80 ouvrages, il est n=bon de mesurer l'ampleur de cette oeuvre.
    Dans cet essai, Pierre Laurendeau propose de suivre le périple de cet immense écrivain qu'est Victor-Lévy Beaulieu en faisant l'inventaire de ses romans, essais, pièces de théâtre, téléromans, anthologies, récits autobiographiques, etc., et en les regroupant en six grandes périodes. Connaissant son amour des bêtes, chaque période est par ailleurs présentée sous le signe de l'une d'entre elles.
    À mesure que l'on entre dans l'oeuvre, on découvre non seulement toutes les couleurs de la québécitude, mais aussi un homme qui cherche à faire le tour de ce que l'être humain a fait de lui-même, afin de le conduire à la liberté et à l'amour. Le projet que l'écrivain s'était donné - rendre le cycle de La vraie saga des Beauchemin dans toutes ses grosseurs - est tout simplement grandiose.

  • Intertextualité, interdiscursivité et intermédialité. L'évidence de l'existence lexicale et la familiarité relative des termes masquent leur polysémie. Au sens le plus fondamental, intertextualité, interdiscursivité et intermédialité apparaissent évidemment dans la coprésence et la corrélation, respectivement, de plusieurs textes, de plusieurs discours et de plusieurs médias. Reste - et ce n'est pas la moindre des choses - à préciser le statut, les modalités et les effets de ces interactions en général et dans des productions attestées.

    Ce livre entend faire progresser le savoir sur l'objet de connaissance recouvert par chacun des trois termes et qui se crée à leur rencontre. Il convoque différentes disciplines : sémiotique, linguistique, littérature, théâtre, cinéma, architecture, communications, télévision, histoire de l'art, etc. Il étudie différents objets : écriture, textes littéraires, témoignages génocidaires, architecture des lieux de culte, mode vestimentaire, etc. Il comporte notamment des chapitres de Jean-Marie Klinkenberg, de Claude Zilberberg et de Bernard Lamizet.

  • Le Mahâbhârata est un texte majeur de la littérature ­universelle : principale épopée du monde indien, attribuée à Vyâsa, un sage d'autrefois, écrite entre le IVe siècle avant Jésus-Christ et le IVe siècle de ­notre ère, elle narre un conflit entre deux branches d'une même famille. Conflit mondial engageant tous les peuples connus et aboutissant à une destruction générale. Conflit cosmique nécessitant l'incarnation des dieux et se situant à la fin d'un cycle temporel.

    Le tome I (La Genèse du monde) présente trois textes où le mythe affleure encore.

    Le tome II (Rois et guerriers) rassemble des épisodes conflictuels et significatifs du traitement épique des événements.

    Le tome III (Les Révélations) réunit des textes à visée eschatologique ou philosophique.

    Le tome IV (La Treizième année) est constitué de la fin du Livre III et du Livre IV in extenso. Il s'agit du départ de la forêt et du séjour incognito des héros Pândava à la cour du roi Virâta. Période de renaissance, temps de reconquête du pouvoir. Le déguisement des héros préfigure une théâtralisation de l'épopée : de nombreux éléments mythiques anciens sont en filigrane.

  • Cet ouvrage réunit, en hommage au linguiste franco-québécois Yves Charles Morin, quinze articles de linguistique française, couvrant les domaines de la phonologie et de la morphosyntaxe, dans des perspectives historique, structurale ou sociolinguistique. Les articles présentés s'intéressent à la fois au français de référence et aux variétés régionales, de par et d'autre de l'Atlantique, ainsi qu'aux relations entre ces variétés de français.

  • C'est le pari qu'on fait les valeureux auteurs de cet ouvrage dont la tâche consiste à traquer la bête effrayante sur un terrain de chasse particulier : celui du littéraire. La quête ici participe à la multiplication des monstres qui apparaissent désormais un peu partout entre les lignes.

    Que ce soit en tant que procédé ou en tant que métaphore de l'écriture, le monstrueux anime tout un pan de la littérature. On comprend que ce système d'excès fait du monstre la minifestaion d'infinis possibles, ce que la littérature voit comme une force et une contrainte à l'origine de l'inspiration.

    Les études réunies dans ce volume déterminent la spécificité des oeuvres qui naissent de cette influence. Car, définir le monstre, c'est aussi définir la communauté de normes dans laquelle il s'insère. Si l'anomalie est le premier degré de l'écart, celui de l'altération de la norme, l'énormité, en est le second, puisqu'il suppose l'émergence d'une autre norme engendrée par la naissance d'une entité é-norme. En effet, parce qu'il se présente comme un écart, le mostre réfléchit la norme, étant entendu qu'il la projette et la pense. Métaphoriquement, le monstre (monstrum), c'est l'écriture qui montre et se montre, qui attire l'attention. Cette représentation, cette (démon)stration, trouve en la littérature un terrain d'accueil unique dans la mesure où l'oeuvre permet au mostre de laisser une marque, de rendre ostentatoire son passage ou son existence.

  • Comment le geste de raconter prend-il forme dans les productions culturelles contemporaines au Québec ? Les études formant les volumes de ce diptyque, consacrées tant à la littérature qu'au théâtre, montrent comment le récit participe activement des oeuvres actuelles - dans leur construction, mais aussi comme objet d'une réflexion et d'une expérimentation continuelles.??Volume 1. La littérature et ses enjeux narratifs.

  • Comment le geste de raconter prend-il forme dans les productions culturelles contemporaines au Québec ? Les études formant les volumes de ce diptyque, consacrées tant à la littérature qu'au théâtre, montrent comment le récit participe activement des oeuvres actuelles - dans leur ?construction, mais aussi comme objet d'une réflexion et d'une expérimentation continuelles.??Volume 2. Le théâtre et ses nouvelles dynamiques narratives??

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