Le Manuscrit

  • L'oeuvre de Pierre Michon, contemporain majuscule, rencontre un public toujours grandissant. Mais alors que
    l'importance du sacré y est manifeste, elle n'avait encore jamais été étudiée pour elle-même. C'est à quoi s'attache
    cet ouvrage, parcourant les différents textes de Pierre Michon pour y mettre en évidence la nature et la fonction
    du sacré. Sacré chrétien et sacré archaïque s'y rencontrent, s'y affrontent, dans un tressage de références qui irrigue
    la prose de Michon et participe à son identité même.
    Essentiel à l'élaboration d'une écriture qui voit en Dieu le dédicataire de l'art, le sacré ne saurait pourtant se réduire
    à la littérature : le traitement que lui réserve Michon le fait apparaître comme l'un des centres de gravité de sa vision
    du monde.

  • Dix études sur le roman et la loi ; hommages à Norman David Thau (1959-2005) Nouv.

    Comment le roman se situe-t-il par rapport à la Loi ? Comment la conteste-t-il ? Que devient-il quand disparaît la transcendance religieuse et morale ? La modernité occidentale semble liée au refus, voire à la disparition de la Loi, entendue comme absolu,

  • La plume et l'idée Nouv.

    « Le Neveu de Rameau, ou la supériorité du « fou » sur le « philosophe » ? Et si c´était le contraire ? Les Liaisons dangereuses, un éloge masqué du libertinage ? Voire... La révolte au sérail à la fin des Lettres persanes, une dénonciation déjà féministe

  • Albert Camus : l'exigence morale ; hommage à Jacqueline Lévi-Valensi Nouv.

    Jacqueline Lévi-Valensi, présidente de la Société des Études Camusiennes disparue en 2004, ne cessait de souligner l'actualité et la force de la pensée d'Albert Camus, «pensée qui refuse la démesure et qui, n'oubliant jamais l'exigence morale, en fait le principe de toute action.» Pour lui rendre hommage, des penseurs et des chercheurs interrogent cette pensée et le mode de rapport au monde, à l'homme et à l'Histoire qu'elle implique. Visitez le site web Albert Camus: www.webcamus.free.fr

  • La scene litteraire postcoloniale Nouv.

    Comment lire avec justesse les littératures neuves des pays anciennement colonisés, les apprécier dans leur dimension esthétique, sans méconnaître leur signification politique ? Comment tenir compte de l'héritage colonial dont elles portent la marque sans les enfermer dans cette condition historique ? Cet essai propose des éléments de réponse à ces questions en construisant « une scène littéraire postcoloniale », librement inspirée par les Postcolonial Studies. Quelques oeuvres y sont convoquées : Le Quatrième Siècle (Edouard Glissant), Maps (Nurridine Farah), Pagli (Ananda Devi), Hombo (Chantal Spitz). Leurs auteurs sont issus d'aires géographiques éloignées (Martinique, Somalie, Polynésie Française, Maurice) qui n'ont de commun que d'avoir subi la violence coloniale. Dans l'espace de confrontation transdisciplinaire ainsi dessiné s'élaborent la figure contemporaine de « l'écrivain postcolonial » et les singularités de l'« écriture du trauma » qui ordonne son travail.

  • Albert Cohen et la modernité littéraire Nouv.

    Si Belle du seigneur avait paru en 1939 et non en 1968, et que l'ensemble de la fresque romanesque eût été publié d'un seul tenant, l'histoire du roman français se fût écrite de manière sensiblement différente. Les inventions de Cohen seraient probablement apparues avec plus d'éclat dans le contexte littéraire de la fin des années trente que dans celui des années soixante, déjà bien occupées par une « autre modernité ». C'est cette histoire tourmentée de l'oeuvre qui lui donne une patine légèrement anachronique ou, si l'on préfère, inactuelle. Ces Cahiers n°17 explorent divers territoires de la modernité cohénienne : rapport à la langue, rapport au genre romanesque, dialogue inédit avec deux grands contemporains, Faulkner et Bergson.

  • L’exil et le royaume: de Camus à Vergílio Ferreira Nouv.

    "Nom majeur du patrimoine littéraire et philosophique du XXe siècle, Albert Camus a écrit que « la vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent ». Son contemporain Vergílio Ferreira, lui aussi romancier et philosophe, semble partager avec Camus cette même urgence de l'action généreuse, « parce que la vie est la valeur maximale ».
    Dans le sillage d'autres initiatives camusiennes au Portugal, à l'occasion du Centenaire de la naissance de l'auteur de l'Étranger et soixante-dix ans après la création de Manhã Submersa/Matin Perdu, le roman le plus connu de l'écrivain portugais, la collection « Exotopies » célèbre les lumières que l'oeuvre d'Albert Camus et celle de Vergílio Ferreira, toutes deux imprégnées d'engagement, de révolte et d'humanisme, continuent de propager aujourd'hui sur la pensée et la critique contemporaines. Au croisement entre la littérature et la philosophie, des passerelles se dessinent autour du dialogue interdisciplinaire instauré au sein de ce volume entre les deux écrivains. Ceci pourrait bien révéler le cheminement de la réflexion à la création, mettant au jour l'historicité de leur oeuvre ainsi que leur consécration dans le patrimoine culturel européen.

  • L'oeuvre immense de Jules Verne ressortit à ce type de
    monument littéraire à propos duquel on a le sentiment que
    tout a déjà été dit, et pourtant...
    Ce volume a la modeste ambition d'apporter quelques
    contributions critiques à une réflexion mise à l'épreuve par
    le vaste imaginaire vernien.
    En creusant le grand théâtre du monde, les composantes
    technologie et science, les parcours de réception ou les
    enjeux traductifs et textuels, l'actualité de Verne assume
    et convoque, en somme, nombre d'aspects et d'approches
    dont le présent ouvrage se veut le catalyseur.

  • Les sirènes de la Belle Epoque ; histoire des passions toxicomanes en France au début du XX siècle Nouv.

    Des observations médicales aux récits autobiographiques en passant par des narrations romanesques d´avant la Grande Guerre, les documents retenus dans ce recueil esquissent le portrait d´individus asservis à leur passion pour des substances psychotropes, tout en retraçant le chemin qui les mènera de l´expérience du plaisir à la dépendance et, conséquemment, à la souffrance. Leurs vécus de cocaïnomanes, morphinomanes ou opiomanes sont autant de témoignages précieux pour l´écriture de l´initiation aux paradis artificiels et la reconstitution des états d´âme et d´esprit ainsi que des rituels liés à la consommation de ces drogues pendant la Belle Époque. L´association de ce phénomène à l´essor d´un commerce de produits fortifiants et euphorisants, dans une société en quête de sensations fortes et hantée par les discours sur la fatigue, participe à la composition d´un tableau de psycho-histoire.

    A l´heure des mélancolies et des médias nostalgiques qui inondent les écrans d´images apocalyptiques, il était important de laisser transparaître des bribes d´ombre et d´intime de cette «Belle Époque» qui ne fut pas, elle non plus, le jardin des Délices.

  • Retour sur Mangeclous Nouv.

    Albert Cohen publie en 1938 un roman intitulé Mangeclous, tiré, dit-il, de l'énorme manuscrit de Belle du Seigneur pour faire plaisir à sa fille et aux éditions Gallimard qui attendent depuis huit ans la suite de Solal. Dans ce roman, rabelaisien par bien des aspects, les Valeureux, cousins céphaloniens du personnage principal, vivent une vie faite de chimères et d´initiatives souvent catastrophiques. Dans ce livre hanté par l´approche du second conflit mondial, Albert Cohen développe un humour sans frein qui ne sera égalé dans aucun de ses autres livres. Jamais le roman Mangeclous n´avait fait l´objet d'une étude spécifique. Il fallait combler cette lacune.

  • Ecrivain prolixe, Eric Chevillard est l´un des plus grands talents du paysage littéraire français contemporain. Avec à son plus d´une trentaine de publications variées, il est perpétuellement engagé par son oeuvre dans une entreprise de construction-démolition des codes, l´une n´allant jamais sans l´autre. Mourir m´enrhume, premier opus publié en 1967, inaugure un univers loufoque marqué par l´humour, la fantaisie et le jeu avec langage et logique. Ce monde carnavalesque opère un renversement des des conventions - en priorité celles du roman et de sa dimension réaliste - de l´esprit de sérieux ou encore de la raison triomphante. Car la littérature, pour Eric Chevillard, est un art de la contre-attaque. Cet ouvrage met en lumière une oeuvre encore partiellement inconnue dans toute sa saisissante cohérence et sa flamboyante originalité.

  • Aux amis, faux frères et malades imaginaires des Lumières Nouv.

    Ce petit essai, composé entre juin et août 2008, ne se pose qu´un seul défi : faire court. Dès lors, il faut taper plus fort sur la tête du clou. Quitte à se faire mal aux doigts et écraser le bois dont on prétend s´échauffer. On dira que les Lumières se prêtent d´elles-mêmes au jeu. Ne l´ont-elles pas presque inventé, dans la plus célèbre bataille entre idées ? Peut-être. Mais elles n´ont pas tiré les premières. Elles répondent aux noires soutanes, toujours là et bien là. Qu´est-ce pourtant que les Lumières qui, parties d´Europe au tournant du Moyen Âge, entendent rayonner sur le monde et délivrer l´Humanité de ses fables, la raison de ses erreurs, la société de ses malheurs ? On se l´est souvent demandé, et il faut continuer. Faire bref ne signifie pas à tout coup faire simple. Aufklärung, Enlightenment disent mieux un procès historique croissant et multipliant. Lumières désigne plus clairement la pluralité des options, des moments, des pays, des groupes et individus. Par la force des choses, il est beaucoup question de la France. C´est la faute à ma langue, à mes goûts, à la concision, tout autant qu´au lecteur visé. Mais si la France se distingue d´autres pays, elle va dans le même sens, et ne se prive pas de commercer. Lumières veut dire débats et combats. Donc, je débats et me bats, sans oser trop tremper la plume dans l´eau froide.

  • Littérature, histoire et politique au XX siècle : hommage à Jean-Pierre Morel Nouv.

    Depuis quarante ans, Jean-Pierre Morel est celui qui s´est le plus directement attaché à faire pleinement perdurer une recherche portant sur les relations entre la littérature et l´histoire, en leur associant la politique - longtemps bannie des études littéraires - dans une démarche comparatiste interrogeant l´esthétique et la modernité. Les 21 textes publiés ici, de collègues de longue date ou de jeunes chercheurs qu´il a constamment encouragés, entrent en dialogue avec une oeuvre de traducteur et de critique qui a fait connaître au public francophone des auteurs anglosaxons, allemands et russes comme Brecht, Heiner Müller, Kafka ou John Dos Passos, aux côtés d´écrivains moins connus.

  • Le roman de la quête esthétique Nouv.

    Les instants de beauté que nous font vivre un être, un paysage, un tableau, un livre, une voix, une symphonie, la rumeur d´un aéroplane... sont parmi les plus forts de nos existences. Mais que faire des impressions esthétiques ? Quel prolongement leur donner ? Faut-il même chercher à les prolonger ? Faut-il leur consacrer nos vies ? De quelle façon ? Plus généralement, quel est le bon rapport au beau ? Aucune époque de l´histoire de la littérature n´aura été plus habitée par cette question que celle des années 1870-1920. Et les romans de Wilde, Huysmans, Proust, D´Annunzio, Thomas Mann, etc. offrent, à travers discours et situations, des réponses d´une richesse inépuisable. Il s´agit ici de retrouver les termes du débat en faisant constamment dialoguer les oeuvres entre elles, comme si elles s´interrompaient les unes les autres pour se compléter, se corriger ou se contredire. Cet essai aura atteint son but s´il fait ressortir leur cohérence, s´il éclaire les positions défendues et leurs implications, s´il aide le lecteur à analyser voire à déterminer son propre rapport au beau. Qui sait ? Peut-être avons-nous encore quelque chose à apprendre, nous qui vivons à l´ère de la « consommation des biens et des services culturels », d´une littérature centenaire.

  • Musique et roman Nouv.

    Les auteurs du présent volume (publié avec la collaboration d´Aude Locatelli) s´interrogent sur les fonctions que l´évocation de la musique peut assumer au sein des romans. De Balzac à Echenoz, en passant par Robert Musil, Thomas Mann, Virginia Woolf et b

  • écritures de la douleur ; dostoïevski, sarraute, nabokov ; essai sur l'usage de la fiction Nouv.

    La douleur est un espace de silence dans lequel on ne peut s'aventurer qu'avec la prudence d'un artificier : chaque mot doit être désamorcé avant que ne soit prise ou donnée la parole, véritable bombe à retardement dans les oeuvres de Dostoïevski, Sarraut

  • Le poème et le phénomène ; lectures de noms propres Nouv.

    Les poèmes se forment au regard et au passage des noms propres. Est poème tout énoncé pensant à un nom propre. Le poème répète (célèbre) le singulier ou la survenue (le phénomène) appelée d'un nom propre. Le nom propre fait (« poieitai ») le poème , déliv

  • Sillage de Kafka Nouv.

    Le sillage de Kafka, c´est la postérité paradoxale d´un écrivain dont la stérilité en tous domaines était devenue le tourment, et qui n´en a pas moins inexorablement transformé notre manière de lire, d´écrire, et d´appréhender le monde. L´oeuvre de Kafka

  • Audiberti ; chroniques, romans, théâtre Nouv.

    Le centenaire de sa naissance a remis l'oeuvre immense d'Audiberti sous les feux de la critique. Le colloque qui s'est tenu à la Sorbonne Nouvelle en novembre 2005 propose l'exploration d'oeuvres de l'auteur antibois moins connues que le mal court à qui l

  • Diderot : paradoxes sur le comedien Nouv.

    Peut-être avec une certaine exagération calculée, Jacques Attali affirmait-il, en 2012, que parmi les personnalités dont il avait fait la biographie, de Pascal à Karl Marx, de Gandhi à Diderot, celle de Diderot avait été celle qui lui avait fait comprendre de façon la plus enthousiaste l'actualité : « à mon sens, dans un siècle, il sera probablement le seul philosophe des Lumières à voir son étoile grandir. Le seul, en tout cas, qui nous sera encore utile, par ses idées comme par sa façon de réfléchir». Selon lui, c'est chez Diderot, « que Pirandello, Beckett, Butor, Kundera, notamment, trouveront une part de leur inspiration ». En effet, Diderot, connu surtout comme l'éditeur de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, est un penseur qui mérite d'être étudié aujourd'hui bien au-delà de son travail d'éditeur. Ce deuxième volume de la collection « Entr'acte » projette un regard critique sur la pensée diderotienne sur le Théâtre, les Arts et les Sciences, ainsi que sur sa fortune, en France ou à l'étranger, notamment au Portugal et en Espagne.

  • Lumières d'Albert Camus ; enjeux et relectures Nouv.

    Si le nom d'Albert Camus continue de s'imposer, aujourd'hui, comme une figure incontournable de la littérature et de la pensée françaises du XXe siècle, il n'en est pas moins demeuré une personnalité cosmopolite, sensible à ce que la culture ne s'accomplit véritablement qu'en l'absence de sectarisme, qu'en présence de l'autre _x001A_ avec ou envers lui, peu importe. C'est aussi tout le sens de la collection « Exotopies » de l'Association portugaise des études françaises (A.P.E.F.) qu'inaugure ce volume : présenter des travaux sur la langue et la culture françaises, mais d'un point de vue singulier, celui d'un autre pays. En lisant ce bouquet assez restreint, mais en même temps assez diversifié de travaux sur l'oeuvre d'Albert Camus, on relèvera donc qu'il ne s'agissait ni d'un hommage, ni d'une commémoration, si contraires au vif esprit de la littérature, mais de s'aviser de l'exceptionnelle variété et actualité de son oeuvre. En ce sens, il n'est de meilleure figure pour débuter cette collection à visée cosmopolite que celle d'Albert Camus, chez qui le geste d'écriture est totalement inscrit dans une vocation humaniste. Celle-ci ne s'entend pas dans un sens moraliste, mais dans un sens existentiel _x001A_ sinon existentialiste _x001A_, qui veut que chacun se définisse par le souci qu'il a de l'autre, et que l'humanité s'apparaisse comme le perpetuum mobile de l'histoire, en même temps que son point fixe, son sens dernier.

  • Palco da ilusao ; ilusao teatral no teatro europeu Nouv.

    Problematizar o conceito de ilusão no espaço teatral europeu e o modo como críticos, dramaturgos e encenadores se têm posicionado relativamente à determinação de uma especificidade teatral propensa à ilusão constitui o grande desafio do primeiro volume da colecção Entr´acte: études de théâtre et performance do Centro de Estudos de Teatro da Universidade de Lisboa.




    Aimitação teatral na acepção aristotélica propiciou a transformação do palco num verdadeiro theatrum mundi e instituiu, como sabemos, diferentes posicionamentos perante o conceito de verosimilhança tendo motivado a poética do texto dramático durante largos séculos e moldado, de diferentes formas, a intensidade da ilusão no teatro. Ilusão da verdade, imitação da imitação, imago veritate imitatio vitae, speculum consuetudinis, a criação teatral não podia, por isso, alienar-se da sua função essencial de delectare e iludere. Determinar a axiologia representativa referencial/ilusionista ou não-referencial/anti-ilusória permite-nos delinear a forma como cada autor/tradutor/encenador, nas suas sucessivas produções artísticas, foi ilustrando e teorizando a problemática da ilusão e da mimese. Sabemos como certos agentes do mundo teatral foram criando, ao longo dos tempos, diversificadas técnicas que permitiram dar resposta a esta questão complexa da correspondência entre o real e a criação de uma certa visão do mundo, de entre as quais a mise en abyme e o teatro no teatro constituem apenas algumas ilustrações.

  • Littérature et saveur ; explications de textes et commentaires offerts à Jean Goldzink Nouv.

    Dans Le Peuple, Michelet a cette phrase à propos des élèves des grandes écoles fondées en l'an III par la Convention : « Spectateurs de l'invention continuelle de leurs maîtres, ils allaient inventant aussi. » Jean Goldzink n'a jamais voulu passer pour un maître, mais il est un inventeur de cette sorte. Pendant près de quatre décennies passées à l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud/Lyon, il a lu et relu les textes de la littérature française en y cherchant ce qu'ils apportent de singulier, de fort, de neuf. Il a formé des générations d'enseignants-chercheurs à ce type d'enquête, dans le double souci de la trouvaille et de l'élégance. Ses élèves et collègues lui rendent ici hommage avec une quarantaine d'études, explications de texte ou commentaires. Les auteurs étudiés s'échelonnent du Moyen Âge au XXe siècle, de Chrétien de Troyes à Claude Simon.

  • Art et création chez Théophile Gaultier Nouv.

    Admiré par Baudelaire et Mallarmé, Théophile Gautier n'est plus vu aujourd'hui comme le « génie limité » décrit par Lanson au  début du XXe siècle. L'effervescence des études critiques de ces  dernières décennies a bien rendu justice à l'oeuvre d'un écrivain à la fois reconnu et marginalisé par ses contemporains. Cet essor des études gautiériennes et la présence de son oeuvre et de sa  pensée au  Portugal, soit par la circulation de ses oeuvres en version originale ou en traduction, soit par la prégnance de son imaginaire sur les artistes lusophones, justifie pleinement que l'on s'y attache et que l'on accorde à cet écrivain une place au sein de la collection Exotopies. À l'occasion du centenaire de la naissance de l'auteur de Mademoiselle de Maupin, les études réunies dans ce volume s'intéressent au sujet majeur des rapports de Gautier avec l'art, certains concepts gautiériens comme celui de « l'autonomie de l'art  » étant révélateurs d'une nouvelle esthétique ancrée sur l'unité et l'historicité du Génie. Placé sous l'égide de sa diversité créative - poésie, récit, théâtre, danse, peinture -, c'est surtout la verve et l'esprit résolument poétique de Théophile Gautier comme critique d'art, critique littéraire et critique dramatique qui sont mis en avant dans ce volume. Une  étude des   sources picturales de ses oeuvres tout comme de son esthétique ainsi qu'une approche de ses écrits critiques pourront éclairer d'un jour nouveau les contours de la vision du monde de l'écrivain et de ce qu'il appela lui-même la « transposition de l'art ».

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