Institut français de Pondichéry

  • Relevant du genre de la campu (mélange de vers et de prose), l'ouvrage se présente comme un dialogue entre deux génies divins (gandharvas) qui, montés sur un char céleste, parcourent l'Inde du Nord au Sud. Tandis que l'un dénigre les cités, les habitants et les dieux, l'autre en souligne les qualités et les mérites. Reprenant le thème du voyage aérien (suivant le modèle du Meghadta de Klidsa), le poème célèbre les principaux lieux saints de l'Inde, plus particulièrement du Tamil Nadu. Ce pélerinage peut se lire comme un hymne rvaiava Vekadhvarin fait l'éloge de ses maîtres spirituels, Rmnuja et Vedntadeika, et de leur doctrine. Le dialogue abonde en figures variées, au premier rang desquelles le lea ou double sens. Nombreuses sont aussi les formes de la comparaison sous leurs multiples dénominations.

  • This book is a revised version of a Ph. D. Thesis submitted to the University of Utrecht. It is the first doctoral dissertation about Kannada literature submitted at a university in the Western world. The book is an attempt at learning about the culture of Karnataka as reflected in contemporary Kannada fiction. It surveys Kannada fiction of the post-Independence era, in the light of certain "culturally specific themes". Through a literary analysis of 35 works, the author of the book has focused on such themes as Indian womanhood, aspects of Hinduism, its confrontation with other faiths, the implications of the caste system and so on. The book contains elaborate summaries of the literary works discussed.

  • Pionnier de la littérature tamoule contemporaine, C. S. Chellappa lui donne avec son chef-d'oeuvre, Vâdivâçal, un texte fondateur de la fiction moderne. La langue, colorée, dense, précise, est nouvelle, chargée des saveurs dialectales, vibrante de la vie intime des villageois. Le sujet est plus neuf encore : décrit minutieusement, le jallikkattu, jeu taurin millénaire en train de disparaître, est le cadre d'un conflit dramatique entre un taureau exceptionnel et la vie et l'honneur de deux générations, père et fils, de tombeurs de taureaux. La vision zoome, alterne et halète entre la foule festive et complice et le drame du duel entre l'homme et l'animal, l'empathie de l'auteur allant à tous, pour plus d'émotion et de vérité. « Quand vous aurez lu ces pages, vous garderez le souvenir du taureau, de l'homme et du vâdivâçal. J'ai conscience de vous introduire dans un monde nouveau. » (C.S. Chellappa, préface)

  • This book brings together for the first time in English all the major essays written by François Gros on Tamil literature. An impressive range of topics is covered here from studies of Cakam literature and devotional texts of the Tamil Bhakti traditions to contemporary Tamil novels and short stories. Many of the essays include an overview of French Indological work over past three centuries made available to the English speaking scholarly world for the first time here. While the author urges European and American scholars of Tamil history and culture to take the intellectual discourses of Tamil scholarship seriously, he insists at the same time that Tamil not be ghettoized but should rather be read alongside texts in other South Indian languages, with reference to the evidence of epigraphy, numismatics, archaeology and art history.

  • Ce brahmane déconcerte : à travers une ultime décennie de bohème et d'errance, cet homme de bonne caste, d'une carrure tant physique qu'intellectuelle au-dessus de la moyenne, abolit toute respectabilité et s'applique à s'autodétruire. Telle est l'image que GN laisse de lui-même en fin de vie, réussissant ainsi à brouiller notre vision de son oeuvre par l'ombre qu'il projette inévitablement sur elle. Ecrivain d'une rigueur et d'une densité rares, ses thèmes et son style incisif tranchent sur une littérature tamoule de coteaux moyens, plus tournée vers le divertissement. Il lui impose un monde étranger à son lectorat bourgeois et fort peu exploré en tamoul avant lui, celui d'un `prolétariat' urbain grouillant de vie. Sans jamais sombrer dans le misérabilisme ni dans l'idéologie progressiste des intellectuels militants qu'il a fréquentés d'abord, il anticipe brillamment d'une génération sur l'explosion globale des littératures `dalit' mais sans pour autant être intégré à celles-ci. Seul, ignoré ou admiré, il reste largement à découvrir. Son oeuvre de fiction, ni réaliste ni populiste, est d'une précision clinique. Le talent de l'écrivain, très conscient mais rebelle à toute théorisation, consiste à peindre en l'éclairant de la lumière la plus crue, sous des angles variés mais toujours impitoyables, la société dans laquelle il situe une action exorcisée de toute métaphysique comme de tout misérabilisme, imperméable à toute sensiblerie, une vision du monde à travers ses soubassements. C'est par en-dessous qu'il en lait découvrir les mécanismes, intéressé par les manipulateurs de tous calibres, petits truqueurs ou `brokers' parvenus, autant et plus que par leurs victimes, fasciné par la complexité des comportements humains et de leur enchaînement.

  • Ce volume présente une version de la geste divine de Skanda très populaire en Inde du Sud, fournissant des thèmes à l'iconographie et, lors de la fête du dieu, à des représentations théâtrales. Le Kandapuram est un texte tamoul dont l'auteur, Kacciyappacivcriyasvmi, était originaire de Kñcipuram au Tamil Nadu ; il pourrait dater du xiie siècle. Kacciyappa passe pour avoir fondé son ouvrage sur un texte sanskrit, la akarasahit. Le Kandapuram, qui diffère complètement du texte connu et habituellement désigné sous le nom de Skandapura, est l'un des recueils fondamentaux des légendes méridionales sur Skanda. Il est ici résumé en français et illustré de photographies prises dans les temples du Sud.

  • En 1795 fut fondée à Paris l'École des langues orientales vivantes. Garcin de Tassy y reçut la chaire d'hindustani, créée en 1828. L'on doit de nombreux travaux à ce grand savant, qui connaissait également l'arabe, le persan et le turc ; il s'est intéressé en particulier à la langue ourdoue et à la religion musulmane. Le présent ouvrage, après une introduction historique sur les études indiennes en Europe aux xviiie-xixe siècles, retrace le parcours de cet érudit et présente l'ensemble de son oeuvre littéraire dans une étude divisée en cinq rubriques: langue et littérature hindoustanies, traductions, sociologie et islamisme, comptes rendus et notices nécrologiques, oeuvre inédite.

  • Now, however, there are voices representing millions of Dalits - people who certainly do speak for themselves, but many of whom cannot write for themselves, and would not be published if they did. Some of those voices, translated from Tamil into English, are contained in this volume, along with an extensive introduction. Each of the nine Dalit authors collected here has contributed an essay on his or her own experience as a Dalit writer; seven of them also contributed previously unpublished short stories or poems. Their works often display an in-yourface character, but there are also subtle nuances and carefully drawn characters and situations. Dalit literature is fresh and new, and old and stale, all at the same time. It arises directly out of lived experiences in an unjust world.

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