Indigène éditions

  • S.o.s. culture Nouv.

    C'est l'ouvrage d'un homme qui, en théoricien, en praticien, en activiste, dédie sa vie à la défense de l'exception culturelle française qui a longtemps su échapper aux règles du marché et de la libre concurrence. L'auteur dénonce « les dogmes mortifères de la concurrence sans rivage et de la performance managériale ». La culture peut-elle changer la vie ? Oui, répond l'auteur car « elle donne un sens profond à des gestes ordinaires ». Un texte vraiment nécessaire alors que « les souverainistes », sous prétexte de s'opposer à la mondialisation, veulent occuper le haut du pavé et rassembler les foules tout en détruisant, eux aussi, la diversité.

    Serge Regourd, docteur en Droit public, est l'auteur de plus de deux cent cinquante publications qui portent sur la culture, la télévision, le cinéma, notamment L'Exception culturelle (PUF, 2004) et Éloge des seconds rôles (Séguier, 2005). En 2015, il s'engage en politique. Élu conseiller régional, il devient président de la Commission Culture de la Région Occitanie. En 2016, Serge Regourd, parfois surnommé le "professeur citoyen" devient professeur émérite à l'université Toulouse-1-Capitole.

  • Gaël Derive, 40 ans, docteur ès sciences, est aujourd'hui l'un des experts les plus actifs et les plus engagés sur les questions de dérèglement climatique. Après avoir travaillé dans les laboratoires de recherche (CNRS, IRD, INRA), il s'implique dans l'un des premiers Plans Climat français des collectivités. Il est l'auteur de deux films remarqués pour leur vision à la fois pragmatique et humaniste du sujet : L'Odyssée du climat (2009) et Une planète et une civilisation (2012).
    "La planète se moque de posséder une banquise et de grands espaces vierges totalement englacés. La planète se moque d'être recouverte d'un océan plus haut de un ou dix mètres..." Mais pour l'espèce humaine, la terre représente tout, une ressource, une protection. L'auteur a osé sortir des rapports scientifiques pour aller éprouver les effets déjà bien réels du dérèglement climatique auprès de Satu, éleveur en Ethiopie ; Nipa, rizicultrice au Bangladesh ; Donildo, chasseur en Amazonie ; Jeannie, l'Inuite de l'Arctique ; Tsering, cultivatrice au Népal et Karakaua, pêcheur aux îles Kiribati. De ces rencontres, le scientifique revient bouleversé, avec cette certitude : si l'on veut éviter à l'humanité de demain la précarité alimentaire, l'absence d'eau potable, l'errance climatique et l'extension des violences, il faut se saisir de cette crise comme d'une chance pour construire des modèles économiques et sociaux qui nous permettront de "prospérer sans croissance". Faute de quoi, peut-être eût-il mieux valu rester des singes...

  • Alors que l´écrivain le plus lu des Français fait l´objet de récupérations éhontées, - de l´Elysée aux philosophes de Cour et tristes vulgarisateurs -, il nous a paru essentiel de rappeler l´attachement viscéral, indémenti de Camus à ce qu´il appelait « le génie libertaire » et qu´ont nié ou minimisé tous ses biographes. Il lui doit notamment d´avoir pu résoudre son horreur de la violence, dans les pas de Gandhi et au service de la vie aujourd´hui meurtrie par une société étatiste, industrielle. Plus que jamais brille alors la phrase de l´anarchiste russe Lazarévitch : « Nous sommes en présence d´un des rares écrivains qui n´acceptent pas de se laisser corrompre. »

  • La radicalité conduit à une impasse» reconnait Sartre dans son dialogue avec Benny Lévy, publié dans Le Nouvel Observateur grâce à Jean Daniel Et Benny Lévy de renchérir : « Si l'idée de la révolution s'identifie à l'idée terroriste, elle est foutue. » Par contre, nuance Sartre, « c'est l'intention qui doit être radicale ». Et en ce sens, l'idée de révolution peut être sauvée, mais il s'agit alors d'une 'révolution métaphysique qui transcende l'Histoire, la politique, au service de « l'unité des consciences ».

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