Iconoclaste

  • Jean-Claude Guillebaud est un témoin capital.
    Grand reporter, il a arpenté le monde et les guerres du dernier demi-siècle. Lecteur passionné, familier des intellectuels et des poètes, il construit une oeuvre salutaire. À chaque livre, il s'épure, comme concentré sur l'essentiel. Quand un virus survient, la société craque et se révèle fragile, menacée par les inégalités, la violence, les illusions d'une époque qui a érigé l'individu en alpha et oméga de tout. À rebours des professeurs d'apocalypse, ce livre est un manifeste d'espérance : la douceur peut devenir une arme de combat et l'entraide briser la loi du plus fort. Un essai lumineux pour les temps obscurs, qui fait appel au meilleur de nous-mêmes.

  • L'une est restée, l'autre est partie. C'est l'histoire de deux vies, l'histoire de deux France.

    Retournant dans la petite ville qui l'a vue naître, elle retrouve sa meilleure amie d'enfance, qui, elle, n'est jamais partie. Elle raconte l'histoire de deux filles. L'histoire de deux France.

    Durant tout son lycée, elle ne rêve que d'une chose ; fuir sa petite ville de Province. Fille d'ouvriers d'origine marocaine, elle gravit les étapes une à une. Fait deux grandes écoles, devient journaliste, interview des décideurs, dirige un média. Mais au fond d'elle, naît une culpabilité ; celle d'avoir abandonné sa ville, Romorantin, au moment où cette dernière avait le plus besoin de ses enfants - lorsque la crise était à son comble, que les usines fermaient. Alors, elle décide de revenir. En arpentant les rues, elle se rend compte avec désolation que la plupart des boutiques du centre ont mis la clef sous la porte. Elle essaye de comprendre. Pour cela, elle retrouve son amie d'enfance, Caroline est responsable de rayon au M. Bricolage de Romorantin. Engagée dans les gilets jaunes. Elle n'est jamais partie. Alors qu'elles sont nées au même endroit, leur vie n'a maintenant rien à voir. C'est alors l'occasion de peindre un portrait de la France à deux visages.

  • Jamais encore Jean-Claude Guillebaud ne s'était livré avec tant de confiance. Il touche au plus profond. Ses questions, ses peurs et ses blessures sont les nôtres. Alternant l'aveu intime et la réflexion, son itinéraire nous éclaire sur nous-mêmes. Porté

  • L'une et l'autre

    Collectif

    Ces romancières ont une oeuvre, un lectorat fidèle et sont estimées des libraires. Elles sont habitées par la passion des mots et ont chacune une voix puissante et singulière. Elles ont choisi des auteures qui leur sont proches, et racontent ces vies de femmes habitées par la création.
    En creux, on devine à travers ces héroïnes un peu d'elles-mêmes et beaucoup des femmes en général, leur rapport à liberté, le choix d'avoir des enfants, l'amour. Collectif littéraire, L'une et l'autre est aussi un livre sur les femmes d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

  • Lazare mon amour

    Gwenaelle Aubry

    « Un jour, on me demande d'écrire sur une autre, poète ou romancière, qu'importe, vivante ou morte (plutôt). Et tout de suite ce nom s'impose : Sylvia Plath. Je relis ses textes hypertendus, électrifiés, je regarde ses photos caméléons. Je fais défiler ses masques, je bats les cartes de son tarot : la supernormal teenager et le Roi des abeilles, l'amante éblouie et la mère-épouse prisonnière de l'Amérique des fifties, les vierges folles, le rameau de peur, le vieux démon mélancolique, l'Oiseau de panique. À travers cette fragile image, cette icône suicidée, je cherche le point d'ajustement de l'écriture à la vie. Je cherche à comprendre ce que, par l'écriture, elle a sauvé de la vie et ce qui, de l'écriture, l'a sauvée elle aussi. Car je crois que Plath a été, dans les deux sens du terme, une survivante : pas seulement une qui est revenue d'entre les morts (lady Lazare) mais aussi une qui a vécu à l'excès. » Gwenaëlle Aubry

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