Hachette Littératures

  • « L'Oréal a pris ma maison » : cet étrange leitmotiv, si souvent entendu dans la bouche de sa mère, a marqué l'enfance de Monica Waitzfelder. C'est pour en percer le mystère que la jeune femme se lance dans une véritable enquête policière.
    Elle découvre un passé tragique : ses grands-parents, les Rosenfelder, ont possédé une propriété, à Karlsruhe en Allemagne. Ils ont dû l'abandonner en 1937, ainsi que tous leurs biens, pour se réfugier en France avec leur jeune enfant, la mère de Monica : juifs, ils subissent persécutions, spoliations et sont victimes de la Shoah.
    Après la guerre, tous les biens ne sont pas restitués : sur l'emplacement de rêve de la maison des Rosenfelder, au coeur de Karlsruhe, l'entreprise de cosmétiques L'Oréal a construit son siège social allemand.
    Aujourd'hui, devenu l'un des plus grands groupes mondiaux et ayant fait la richesse de la famille de ses fondateurs, L'Oréal refuse encore de reconnaître les faits. Le passé politique trouble de ses premiers dirigeants, acteurs d'une extrême droite proche de l'idéologie nazie, continue de peser sur le présent.
    L'enquête de Monica Waitzfelder, appuyée sur des documents d'époque, est un témoignage stupéfiant qui mêle souvenirs douloureux, vies brisées et grande histoire.

  • Tintin a existé et Hergé est son biographe. Tel est le constat de départ de cet ouvrage original, prolongement naturel aux albums. L'auteur donne un relief inattendu aux personnages et révèle enfin quelques-uns des mystères restés jusqu'à ce jour inviolés: pourquoi Louis XIV a-t-il donné le magnifique château de Moulinsart au chevalier François de Hadoque? Quel est le dstin de cette famille au cours des deux siècles qui séparent le corsaire du roi et le capitaine au long cours? En quoi la vie de Tintin, Haddock et Tournesol, va-t-elle être transformée du jour où ils deviennent châtelains, entourés d'amis de passage et des habitants du village? Poussez la grille du château; vous en serez les invités privilégiés. Attention : la lecture de La Vie quotidienne à Moulinsart vous donnera envie de redécouvrir tous les albums de Tintin!

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le Directoire n'est pas seulement l'époque des Incroyables et des Merveilleuses. Sans négliger la vie parisienne pittoresque et bouillonnante des années qui suivirent Thermidor, Jacques Godechot s'est attaché à décrire la réalité quotidienne dans un pays resté aux trois quarts peuplé de paysans. La France est alors en pleine mutation. La bourgeoisie consolide sa prépondérance tandis que les militaires qui se veulent les seuls représentants authentiques de la République jacobine se coupent de plus en plus de la Nation. La liberté religieuse fait timidement son apparition dans un pays coupé en deux par le schisme. Les structures politiques ont été bouleversées depuis six ans, les structures économiques, profondément modifiées par les réformes de la Constituante, et par la guerre. Mais les esprits et les moeurs n'ont pu suivre cette évolution accélérée. Voilà qui donne à la vie sous le Directoire, son aspect si original. Quel sera l'avenir alors que vont s'apaisant les grandes tempêtes soulevées par la Révolution ? La France hésite, cherche sa voie mais brutalement, le 18 Brumaire, Bonaparte interviendra.

  • Succédant à Montmartre voué au tourisme folklorique, Montparnasse, à partir de 1905 et jusqu'en 1930, fut le quartier des peintres. Encore aujourd'hui, prononcer son nom c'est faire surgir les figures dramatiques ou pittoresques de Modigliani, Soutine, Foujita, Kisling, Zadkine... C'est évoquer les cafés enfumés du carrefour Vavin, les boîtes exiguës d'où partit la mode du jazz et des blues, les cités d'artistes, misérables demeures du génie. Dépassant cet aspect désormais légendaire, l'auteur analyse les raisons du succès de ce quartier occupé, au début du siècle, par les couvents, les écuries et les exploitations maraîchères. Avec lui, on découvre que Montparnasse ne fut pas seulement la création des peintres de l'École de Paris, étrangers pour la plupart, mais peut-être davantage celle des poètes symbolistes, des surréalistes et des écrivains américains. Il évoque les assemblées de gens de lettres autour de Paul Fort à « La Closerie des Lilas », les spectacles populaires de la rue de la Gaîté, le salon de la baronne d'OEttingen, forum des « Soirées de Paris », les séances de « Cadavre exquis » chez Jacques Prévert, l'étonnant milieu du « Sphinx », Hemingway et Miller, le studio de Gertrude Stein et la librairie de Sylvia Beach...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Chaque année, plus de cent mille couples divorcent et des dizaines de milliers d'autres se séparent. Souvent, l'enjeu principal est alors de régler la question de la garde des enfants. Mais de plus en plus de familles font le choix de la résidence alternée qui permet à chacun de conserver sa place et son rôle au sein du nouveau modèle familial.
    Le droit de la famille a dû s'adapter à l'émergence de ces nouveaux comportements qui ne sont plus des cas isolés. Sauf motif grave, l'autorité est accordée à chaque parent, préservant ainsi l'intérêt de l'enfant. Il a désormais le droit de vivre avec l'un et l'autre. Ce livre tente de saisir la réalité de la résidence alternée à la lumière des témoignages de professionnels (psys, sociologues, médiateurs familiaux, avocats, juges, etc.), de parents et d'enfants qui la vivent au quotidien : quel est l'itinéraire d'une famille qui fait ce choix ? Comment vivre entre deux maisons ? Quels sont les écueils à éviter ?
    En posant un regard sur la famille nouvelle, Sylvia Tabet laisse entrevoir la possibilité d'un « bien-vivre ensemble » au-delà de la séparation.

  • « Je m appelle Dembo, j habite Pantin, dans le 93, cité des Courtillières. Si vous voyez un petit Noir avec une grosse tête et des jambes arquées, c est moi. Les gens disent que c est parce que ma mère me portait beaucoup sur son dos, mais je ne pense pas que ce soit ça. Je fais partie d une famille nombreuse. J ai quatre soeurs, trois demi-frères et trois demi-soeurs. Comme dirait un de mes oncles, il en manque plus qu un pour faire les douze salopards. » La cité, c est comme partout, en pire. Tout petit, Dembo sèche la maternelle ; au collège, il revend des carnets de correspondance, dévalise l hypermarché avec son « équipe » et entre en guerre contre le quartier rival. Puis il bascule dans la criminalité : recel, cambriolages, violences... et à 17 ans, il commet le braquage de trop. Cette fois, c est la prison. À la sortie, il retrouve la cité et ses embrouilles. Difficile de ne pas replonger, de résister à la tentation de l argent facile. Mais une rencontre va changer le cours des choses, celle, déterminante, avec le réalisateur Jacques Doillon qui le fera travailler sur son film Petits Frères. Aujourd hui, Dembo Goumane a 27 ans. Il élève sa fille de 4 ans. Son témoignage est un vrai polar moderne, argotique et drôle, qui raconte la violence extraordinaire d une jeunesse mise au ban.

  • "Qui a entendu le nom de Giraudoux l'associe au théâtre. Il faut dorénavant l'associer au roman. Le théâtre, certes, entra un jour dans sa vie et lui apporta la gloire. Mais ce succès a fabriqué une naturalité qui n'est pas fondée. L'oeuvre majeure de Giraudoux est romanesque et c'est ainsi qu'il faut le découvrir. D'autant que ses romans confirment cette nouveauté que Gide et Proust lui accordent. Alors que la plupart des romans combinent traditionnellement un roman essentiel (ce que l'auteur a réellement à dire, son affirmation propre) et un roman inessentiel (roman de l'intrigue, des ambivalences qui viennent jeter le doute sur l'affirmation offerte). Giraudoux n'écrit que le roman essentiel. Et pour cela, il use d'une langue qui ignore l'interdit l'empêchant de se mouvoir librement de son pôle poétique à son pôle prosaïque. Romans de poète, romans de porcelaine ? Nullement. Romans de la vigueur de vivre, romans de Giraudoux." Natacha Michel est écrivain et directeur de programme au Collège International de philosophie. Elle a notamment publié aux Editions Gallimard : Ici commence (1973) et Le Repos de Penthésilée (1980) ; aux Editions du Seuil (coll. "Fictions & Cie") : Impostures et séparations (1986) ; Le jour où le temps a attendu son heure (1990) et Ciel éteint (1995) ; aux Editions Hatier (coll. "Brèves") : Le Rameau subtil (avec Martine de Rougemont, 1993) ; aux Editions Verdier (coll. Philia") : L'Ecrivain pensif (1998).

  • Parti aux États-Unis en 2007 pour découvrir un candidat démocrate que l'on croyait marginal, Niels Planel a suivi sa campagne de l'intérieur. Il montre comment le jeune avocat devenu sénateur de l'Illinois surpasse la formidable machine de la favorite Hillary Clinton, pour devenir le premier candidat afro-américain nominé par le Parti démocrate et enfin le premier président noir des États-Unis, au terme d'une prodigieuse bataille. Mais ce succès n'est pas seulement symbolique : en orientant sa campagne vers ceux qui avaient depuis longtemps déserté la politique, en proposant de concilier justice sociale et autonomie des individus, Barak Obama rénove aussi en profondeur l'argumentaire et la stratégie de la gauche américaine. La crise financière, puis économique que connaît l'Amérique lui aura finalement permis de triompher de son adversaire républicain, en réhabilitant le volontarisme politique. De quoi nourrir la réflexion d'une gauche européenne et surtout française en panne de projet. Au moment où ce noir américain de quarante-sept ans prend ses fonctions, alors que tant d'attentes, en Amérique et dans le monde, pèsent sur ses épaules, ce livre recense et analyse les défis auxquels il est confronté.

  • "A travers les redites et les négligences du texte, cependant, une voix perce, passe, magnifique, nous frappe en plein coeur. Le pathétique, l'éloquence naturelle de cette voix, nul ne les conteste. Mais quelques-uns s'étonnent de l'audience qu'elle rencontrait. Car l'autorité de Bernanos excédait de beaucoup celle de la foi religieuse et politique dont il était le héraut. Que Bernanos fût écouté par ceux-là mêmes qui ne partageaient ni sa croyance en une rédemption surnaturelle ni sa nostalgie d'un passé traditionnel - qu'il l'ait été, parfois, par ceux-là plus que par les autres -, que sa parole, sans effort, se soit élevée à une sorte d'autorité élémentaire et universelle : voilà le mystère, voilà le scandale." Gaétan Picon (1915-1976), agrégé de philosophie, a été directeur des Arts et Lettres au ministère des Affaires culturelles, puis directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études. II est l'auteur de très nombreux ouvrages, tant sur l'art que sur la littérature. Parmi eux : Panorama de la nouvelle littérature française (Gallimard, dernière éd., 1988), Admirable tremblement du temps (Skira, coll. "Les sentiers de la création", 1970).

  • « Je me souviens. A l'instant où je comprends que mon enfant ne pourra vivre, je dois en quelques secondes affronter l'imbrication du passé, du présent et de l'avenir dans le néant. Cette confusion soudaine des temps dans le rien. Mon passé devient brutalement la somme de souvenirs fugaces et ancrés se définissant en quelques étapes. Le tout se mêle et devient presque indissociable. Sans pouvoir me formuler la nature de ce tout qui affleure brutalement, et prise dans une peur immense, je sens bien que cette cristallisation condensée de l'intime indicible et de la conscience aiguë de mon rapport au monde sont la marque des grands chocs de la vie. » Un témoignage déchirant et juste, excluant voyeurisme et émotion facile.

  • Chaque année, en février, Rome sacrifie des animaux à Terminus pour le remercier de surveiller ses bornes. Le dieu protège le territoire acquis, mesuré par ses arpenteurs. Les siècles passant, ceux-ci ont achevé de quadriller le monde ; il n'y a plus de terre à conquérir, d'ailleurs l'ONU l'interdit. La fin de la conquête nous laisse devant un nouvel inconnu : habitués à nous projeter toujours plus loin, l'esprit et la botte conquérants, nous ne parvenons pas à concevoir une intendance commune, une « politique intérieure mondiale », comme si l'absence de nouvelles terres à prendre avait asséché nos ressources d'imagination.
    Les frontières ne sont pour rien dans nos difficultés, elles sont le prétexte de nos querelles, non la cause. L'auteur défend leur innocence et raconte celles qu'elle connaît, les siennes, le long de son itinéraire personnel qui part d'un ruisseau franco-suisse pour s'en aller aux confins de l'Afrique et de la Chine. Parcourant ces cicatrices du monde, elle affirme qu'elles ne valent pas de nouveaux sacrifices : elle congédie Terminus.

  • Saviez-vous qu'il y a, depuis la création de l'Etat hébreu, davantage de réfugiés juifs contraints de quitter les pays arabes que de Palestiniens partis de chez eux ? Que l'idée d'un Etat juif est bien antérieure à la Shoah ? Que Jérusalem n'est pas citée dans le Coran comme une ville sainte ? Que le grand mufti de Jérusalem avait, avant-guerre, fait alliance avec Hitler en vue d'éliminer leur ennemi « commun » ? Qu'il existe des « murs » de protection dans d'autres pays, y compris démocratiques, comme aux Etats-Unis, en Irlande ou en Hollande ? Qu'Arafat apparaît, dans le classement Forbes des fortunes mondiales, au sixième rang dans la catégorie « rois, reines et dictateurs » ? Que l'arabe est la deuxième langue officielle en Israël ? Que les Palestiniens n'ont pendant très longtemps jamais réclamé d'Etat, tant leur espoir avoué était la disparition d'Israël ? Que les massacres de Sabra et Chatila furent commis par des phalangistes libanais chrétiens ? ...
    L'auteur, sur la base d'une enquête rigoureuse et du rappel des seuls faits historiques, dénonce les contrevérités que colportent trop souvent la presse et la diplomatie sur le conflit israélo-palestinien. Dans le concert d'imprécations qui condamne le régime de Sharon et parfois l'Etat d'Israël en tant que tel, ce livre tente de faire entendre la voix de la raison.

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