Gallimard (patrimoine numérisé)

  • Tome I :
    Les essais réunis dans ce volume sont consacrés ´r des romanciers étrangers, ´r l'occasion de la publication en français d'un ou plusieurs de leurs ouvrages. L'air qui souffle dans ces pages vient du large : d'ou leur titre. Si l'on excepte des essais sur Stevenson, Stephen Crane, Valle-Inclán, les textes rassemblés ici ont trait ´r des romans contemporains, de Faulkner ´r Kerouac, de Tibor Déry ´r Yukio Mishima, d'Ivy Compton-Burnett ´r Iris Murdoch, de Pavese ´r Günter Grass, de Saül Bellow ´r Gombrowicz, James Baldwin, Susan Sontag, etc. Plus de soixante écrivains venus du monde entier : c'est un essai sur l'art qui se dessine.

    Tome II :
    'Ce recueil [tome I] ayant été reçu avec faveur, j'ai pensé pouvoir réunir, dans un second volume, d'autres essais de longueur et d'importance inégales.
    Certains ont été écrits comme préfaces ´r des éditions d'uvres classiques ; d'autres, plus brefs, ont paru dans des journaux, hebdomadaires et quotidiens.
    Certains auteurs (Thomas Mann, Pavese) figurent dans l'un et l'autre recueil. Je répcte, ici, ce que j'indiquais dans la note en tete du premier : ces essais ne sont pas exhaustifs. Je n'ai eu d'autre ambition que d'étudier un aspect particulier d'un romancier, ou l'un de ses ouvrages, me bornant ´r quelques perspectives d'ensemble.
    Les romanciers anglo-saxons ont la plus grande part, ce qui est naturel pour qui les a pratiqués professionnellement, au long d'une carricre d'éditeur.' Michel Mohrt.

  • Dans ce nouveau livre, Jean Rostand a réuni d'importantes études, encore inédites, qui touchent aux problèmes généraux de la biologie et à certains de ses retentissements sur le plan philosophique ou simplement humain.
    Celle qui donne au volume son titre (Science fausse et fausses sciences) traite des manières diverses dont la vérité scientifique peut se trouver faussée par les «sorciers» de toute espèce, par les fanatiques de toute idéologie, et même, à leur insu, par les véritables savants, ainsi qu'il ressort de l'histoire fantastique des rayons N qui eût réjoui le grand Fontenelle.
    Non moins enrichissantes sont les autres études. Qu'il s'agisse des conséquences juridiques de la biologie (La Biologie et le Droit), des singulières expériences que la nature réalise dans l'espèce humaine (Les Singularités de l'Homme), des conditions organiques de l'inadaptation mentale (Biologie et Enfance inadaptée), de la valeur du cinéma comme instrument de découverte et de compréhension des phénomènes vitaux (Cinéma et Biologie), on retrouve en ces pages la lucidité et la probité intellectuelle de Jean Rostand.

  • Jean Rostand continue à tirer de la biologie des enseignements propres à faire réfléchir utilement le philosophe, le psychologue et le moraliste. Il montre, en particulier, comment les dernières découvertes de laboratoire sont en voie de modifier profondément les grandes notions humaines, et notamment celles de personne, de procréation et de mort. Les mots : être, enfanter, mourir, n'ont plus aujourd'hui tout à fait le même sens qu'ils avaient hier. Ainsi, qu'on le veuille ou non, c'est bien un véritable et nouvel humanisme qui s'édifie sous nos yeux, dans la mesure où non seulement la biologie élargit et précise notre connaissance de l'homme, mais encore augmente les pouvoirs dont l'homme dispose à l'égard de sa propre nature.
    On trouvera aussi, dans Biologie et humanisme, d'importantes études historiques sur l'évolution des idées transformistes, sur la génétique avant Mendel, sur la pensée biologique de Diderot, sur Fontenelle épistémologiste, etc., et enfin un savoureux et profond éloge de la grenouille - tout à la fois confession et profession de foi - où Jean Rostand nous dit, avec sa netteté et sa chaleur habituelles, ce que représente pour lui l'animal auquel il a, depuis un si long temps, consacré tant d'études.

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