FeniXX réédition numérique (Presses universitaires de Vincennes)

  • Dans le cadre des Cahiers de Paris VIII, Jean-Louis Boissier a rassemblé propos, analyses, documents, photos, permettant de répondre à plusieurs questionnements essentiels, parmi lesquels : dans le processus même de l'image, qu'est-ce qui relève de l'esthétique ? l'image a-t-elle encore un rapport avec l'art ? y-a-t'il une perte de l'image qui vient de la perte de la lecture et de l'écriture ?

  • Racontant des histoires, Flaubert sonde le langage : il écrit l'histoire des langages de son temps (ceux de la science, de la religion, du politique, ou de la conversation quotidienne), et dit leur faillite ou leur vide désespérant. C'est cette étrange fable, dispersée dans le récit, qu'on a voulu reconstituer. Travail critique, cette étude se veut également contribution à une poétique du dialogue. La réflexion théorique, privilégiant des catégories du récit comme la description, a jusqu'alors négligé la parole des personnages. On tente ici d'en cerner la construction, la manière dont elle s'inscrit dans une écriture qui la parasite : le dialogue de la fiction se double d'un dialogue entre le narrateur et le lecteur. L'écriture fait parler. Dans la singularité de cette pratique réside le mystérieux et paradoxal plaisir du texte flaubertien : le dialogue, où s'exhale la méfiance de Flaubert à l'égard du langage, témoigne pour le lecteur de la réussite d'une écriture, sublimant la parole bête. Ce livre convie donc aussi, en compagnie de M. Homais, de Bouvard et Pécuchet, guides infaillibles, aux enchantements de la sottise.

  • Finir, ne pas finir... le point final, le mot de la fin, comment et pourquoi faire une fin ? En ce lieu stratégique tout écrit met en jeu à la fois sa cohérence, son rapport au monde et sa lecture. Programmée ou non, assumée ou déniée, la fin est inéluctable, et la rhétorique en a fixé depuis toujours les protocoles et les topoï. Pourtant, chaque texte doit inventer sa fin, c'est-à-dire simultanément la construire et la déjouer, sans parler de ceux qui, par nature, ne sauraient avoir de fin. L'étude des fins, comme celle des incipit, relève de la génétique autant que de la poétique et de la sociocritique. C'est en croisant ces trois approches qu'on explore ici cette problématique d'une écriture des fins, à partir des manuscrits et à travers quelques exemples majeurs empruntés à différents genres, de Balzac à Beckett, de Michelet à Ponge, de Flaubert à Zola et à Sartre.

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