FeniXX réédition numérique (Parenthèses)

  • Ce petit livre, que je consacre au Bleu du ciel, vient - après plus de vingt ans - régler le compte de ma propre lecture (de mes lectures), vient en suivre le chemin, pour en reconstituer l'histoire qui recoupe l'histoire de son écriture. Écrit en 1935, sur un coup de sang, Le bleu du ciel n'est publié que douze ans après la fin de la guerre qu'il annonce (1957). Même si cette cuisante promiscuité de la vérité littérale de son propos, le rend terriblement fort, ce n'est pourtant pas par là qu'il nous trouble avec tant de violence. C'est plutôt par le tremblement, qui le maintient à la fois si proche qu'il semble s'adresser à la part la plus secrète de nous, et si lointain qu'il en devient insaisissable, glissant, nous échappe, entre l'urgence du politique qu'il affirme dans la dérision, le déchirement intime qui le soulève, et ce retard de publication où pourrait bien se lire le geste même de l'écriture.

  • Ce petit livre, que je consacre au Bleu du ciel, vient - après plus de vingt ans - régler le compte de ma propre lecture (de mes lectures), vient en suivre le chemin, pour en reconstituer l'histoire qui recoupe l'histoire de son écriture. Écrit en 1935, sur un coup de sang, Le bleu du ciel n'est publié que douze ans après la fin de la guerre qu'il annonce (1957). Même si cette cuisante promiscuité de la vérité littérale de son propos, le rend terriblement fort, ce n'est pourtant pas par là qu'il nous trouble avec tant de violence. C'est plutôt par le tremblement, qui le maintient à la fois si proche qu'il semble s'adresser à la part la plus secrète de nous, et si lointain qu'il en devient insaisissable, glissant, nous échappe, entre l'urgence du politique qu'il affirme dans la dérision, le déchirement intime qui le soulève, et ce retard de publication où pourrait bien se lire le geste même de l'écriture.

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