FeniXX réédition numérique (Isoète)

  • Alain Gerber parle d'un rivage qu'il aime : la Guadeloupe, et d'un être qu'il connaît comme sa poche : lui-même. Ce n'est pas une fiction, plutôt une confession, un portrait de l'artiste qui fait songer par l'étonnante liberté de son style à La Couleur Orange, son oeuvre de jeunesse. Trente jours de farniente dans l'un des derniers paradis terrestres, voilà l'occasion rêvée, à bientôt cinquante ans, de faire le point, de « jeter l'encre ». Mais l'oisiveté, c'est bien connu, fait remonter les humeurs et il en résulte un florilège de réflexions féroces et drolatiques. Gerber tire sur tout ce qui bouge - touristes pollueurs, bandits manchots, empêcheurs de fabuler en rond - sans oublier sa propre image qui grimace dans le miroir du temps : celle d'un ballot, nous dit-il, d'un incurable sentimental. « Je n'ai peut-être jamais autant dit ma vérité, surtout la pas bonne à dire ! ».

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