FeniXX réédition numérique (Gallimard)

  • Dans les années 1960, à Paris, Pauline a rencontré Nicolas et l'a aimé. A 18 ans, on ne sait pas « bien » aimer. Surtout quand on a lu beaucoup trop de romans. Nicolas, un an après, tombe amoureux de la meilleure amie de Pauline, Julie. Nicolas et Pauline se ressemblent : après le bac, ils errent en faculté. Pauline fait de la politique. Nicolas réunit les éléments dont il a besoin pour écrire son premier livre. Julie, recalée du bac, est contrainte « à travailler pour vivre ». Tous les jours (ouvrables) elle prend le train gare Saint-Lazare pour se rendre dans les bureaux de l'usine Simca à Poissy. Pauline, Nicolas et Julie ne se quittent plus. Nicolas trahit Pauline et Julie. Dix ans après. Nicolas est un jeune écrivain à la mode. Julie, mariée, gagne bien sa vie. Pauline, toujours errante, rencontre Martin, professeur quinquagénaire. Avec lui, Pauline revit ses amours perdues. Avec Martin, Pauline tente de reconstruire son existence. Mais, sur les décombres de sa jeunesse, elle ne peut rien bâtir. Pauline quitte Martin, Paris, ses vingt ans. Elle part. Gare de Lyon. Vers le Sud.

  • Rassemble les chronologies mensuelles qui paraissent dans Le Monde au cours de l'année, enrichies d'un index détaillé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pourquoi l'histoire est-elle si injuste et la science si dangereuse ? Insensible à la beauté et à la morale, l'histoire n'a cessé de dérober leur caractère sacré aux objets et aux expressions auxquels les hommes se sont successivement attachés. Elle n'est conséquente que dans l'élaboration de la connaissance, sa vocation est logique. La théorie que propose ici Charles Morazé respecte le mystère que cachent les hasards ; elle ne nie pas le caractère aléatoire de l'action, mais précise que ses enjeux relèvent de nécessités. Elle conduit à une dialectique du possible et du certain. Développée rigoureusement, cette méthode simplifie la connaissance du passé, dont l'essentiel donne aux affrontements d'hier et de demain le même sens qu'aux impératifs de la science technologique. Tout conduit alors à la solidarité générale des hommes prophétisée par Marx, même si elle paraît se réaliser autrement qu'il ne l'avait prédit.

  • La consultation de quelques dictionnaires, la plupart du siècle dernier, parmi lesquels le Littré et le Bescherelle, se révèle éclairante pour comprendre d'où et comment naissent chez Rimbaud ces étonnantes images que d'aucuns attribuèrent à la synesthésie, d'autres à l'usage du hachisch ou à l'abus de l'alcool. On s'aperçoit alors que Rimbaud met en place quelques mots, à partir desquels tout le poème se développera. Les idées vont naître les unes des autres, émanant de termes qui vont garder en puissance leur réserve de sens différents. C'est ce que Rimbaud appellera dans Voyelles « les naissances latentes ». Il reste cependant maître de sa création. Rimbaud bannit de son vocabulaire les mots recherchés ou rares qui pourraient freiner la lecture. Il confie la garde de son secret aux mots les plus courants. Le lecteur ne pense pas devoir les interroger tant il est certain de les connaître. Or ces mots recèlent d'autres sens que ceux qui sont coutumiers. Ainsi, route, employé plusieurs fois par Rimbaud, fait surgir dans son oeuvre des hommes en nombre. C'est que route a signifié bande, troupe et aussi défaite. Le procédé de travail de Rimbaud, comme « La lettre volée » d'Edgar Poe, en évidence sous le regard de chacun, défia longtemps toute découverte.

  • Tout est-il baroque ou le mot ne désigne-t-il qu'une utopie de l'esthétique ? La musique peut-elle être mêlée au débat ? À son endroit, les historiens de l'art qui reconnaissent le Baroque se montrent au moins circonspects. C'est d'un air soupçonneux que les musicologues, pour leur part, considèrent le Baroque. Est-ce pour cela que l'on parle tant aujourd'hui de « musique baroque » ? Admettre l'usage du terme revient à questionner, aussi bien que la musique, les arts, les lettres, l'histoire sociale et religieuse. Les forces qui se jouent dans ce vaste mouvement semblent divergentes et se manifestent parfois par intermittence sans pour autant attenter à l'existence du Baroque, aussi inconséquent dans ses apparences, aussi divers dans ses gestes qu'un être humain. La musique appartient à l'être baroque ; on n'avait guère songé jusqu'ici à lui demander son avis. Peut-être vaut-il la peine de lui faire quitter son « domaine réservé » pour entendre sa voix dans la controverse actuelle...

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