FeniXX réédition numérique (Balland)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À l'initiative de la Maison des Écrivains, et en rapport avec les bouleversements survenus à l'Est, douze écrivains français sont partis à la fin de l'hiver 1990 dans plusieurs de ces pays pour se mettre à l'épreuve des faits et en rapporter, en toute liberté, leurs premières impressions. Daniel Pennac et Jean-Marie Laclavetine se sont rendus à Yalta, lieu symbolique où s'est effectué le partage de l'Europe. Olivier Rolin a choisi de traverser les Républiques baltes, point sensible de l'actuel empire soviétique. Jean-Philippe Domecq a passé le mur de Berlin quelques jours après son effondrement. Jacques Roubaud est parti à la recherche de quelques-uns de ses amis poètes de l'Allemagne de l'Est. Didier Daeninckx a quitté l'Afrique et ses troubles du moment pour les événements de Bulgarie. Danièle Sallenave, séjournant d'abord à Sarajevo, a parcouru ensuite, en tenant son journal de voyage, différentes régions de la Yougoslavie. Marie Nimier a pris le parti de vivre le quotidien des habitants de la banlieue de Prague. Dominique Desanti, à travers la Pologne, a tenté de retrouver certains de ses anciens étudiants. Alain Nadaud a profité de l'occasion de se rendre dans ce même pays pour voir ce qu'il en était d'Auschwitz, un demi-siècle après. Leslie Kaplan, de passage en Roumanie, a porté son attention, entre autres, sur l'état des hôpitaux de Bucarest et de ses environs. Renaud Camus, entre Buda et Pest, a donné libre cours à sa perplexité face à une Hongrie illisible et déchirée.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Une étude sur Montaigne et une lecture des Essais, livre profond et souriant qui ne cesse de poser des questions fondamentales pour l'homme.

  • Cet essai montre pourquoi la notion de vitesse commande et inaugure les temps modernes et comment elle est devenue le fondement de notre société.

  • « J'eus dans la rue, en rentrant chez moi, une illumination : je n'existais pas. C'est bien simple : j'avais trente ans ou presque, et je n'étais nulle part. Pas plus que je n'avais occupé d'usine, je n'étais allé danser sous des fenêtres de ministère pour réclamer la tête d'un gouvernant. C'est pour ça qu'on m'avait mis sur un cube, au milieu de garçons et de filles bien plus jeunes que moi et qui me regardaient avec gêne, comme, dans les petites classes, le type qui a redoublé vingt fois et a déjà une grosse voix et du poil au menton. » Être un jeune adulte aujourd'hui, ce n'est pas rêver du grand marché européen, des communications rapides, de la révolution technologique, de la civilisation de l'image. C'est d'abord se sentir seul. Seul, au coeur de la grande kermesse médiatique. Seul, obligé de s'opposer aux effigies que les médias tentent de vous coller sur le visage. Ce livre est donc une réaction contre une fausse image de la « jeunesse », mais traduit aussi une aspiration à découvrir ses véritables traits, entendre sa voix et trouver son langage.

  • Dans cet essai, l'auteur conjugue les thèmes majeurs de la tradition juive, sa conception du temps et le travail de la mémoire à l'analyse littéraire de grandes oeuvres de la littérature occidentale contemporaine.

  • Au cours d'une longue existence marquée par les bouleversements d'un siècle finissant. Geneviève Straus a connu un destin d'exception. Fille du compositeur Fromental Halévy, épouse de Georges Bizet, remariée à Emile Straus après la mort du musicien, cette femme d'une beauté mystérieuse et sensuelle tiendra l'un des salons les plus brillants et spirituels de Paris. Elle y réunira avec talent des figures éminentes de la littérature, de l'art et de la politique : Maupassant, Degas, Bourget, Montesquiou et surtout Proust qui parera la duchesse de Guermantes de sa grâce et de son esprit. Tous la célébreront et feront d'elle leur égérie. Tous lui voueront une tendre fidélité admirative, réclameront ses lettres lui reconnaissant un talent épistolaire digne du XVIIIe siècle et Proust lui rendra ce rare hommage : « Ah ! comme j'aimerais écrire comme Madame Straus ! » En 1897, elle n'hésitera pas à mettre en péril la réputation de son salon en affichant des convictions dreyfusardes et en réunissant chez elle, au nom de la tolérance et de la justice, les partisans de la révision du procès. Elle n'oubliait pas, en l'occurrence, qu'elle était juive et tenait à l'affirmer. Souvent injustement maltraitée par les biographes de Bizet et de Proust, Geneviève Straus dont l'influence pourtant ne fait aucun doute, figure emblématique d'une Belle Époque révolue, est une grande dame du siècle passé et méritait de reprendre se place : celle d'une des femmes des plus éblouissantes de son temps.

  • Les sensibilités se succèdent et articulent l'Histoire. Elles marquent les époques et leur donnent un visage, leur imposent un nouvel art de percevoir et de penser, leur dictent un goût, des moeurs, une mode. Mais comment exercent-elles leur pouvoir ? Pour répondre à cette question sur la nature, le rôle, l'origine d'une sensibilité, le groupe d'écrivains, de critiques, de peintres, d'intellectuels qui, au début du siècle, s'installe dans le quartier de Bloomsbury, au nord de Londres, adopte et porte son nom, est exceptionnellement bien placé. Parmi eux on compte une romancière géniale, Virginia Woolf, un écrivain de grand talent, E.M. Forster. On y retrouve aussi un historien et critique littéraire éblouissant : Lytton Strachey ; un peintre et critique d'art éminent qui va imposer Cézanne en Angleterre : Roger Fry. Le mari de Virginia Woolf, Leonard Woolf, se consacre à la politique et devient le secrétaire du Comité des Affaires étrangères du parti travailliste, cependant que leur ami intime, Keynes, va révolutionner la pensée et la pratique économiques mondiales. D'autres personnes satellites vont compléter la constellation de Bloomsbury. À travers le labyrinthe des passions, brouilles et amitiés, leurs vies demeureront assez unies pour former une sorte de personnalité collective. Par les différentes voies qu'ils ont empruntées, cependant, ils ont donné forme et dessin à une vision artistique et intellectuelle du monde, dominée par l'amour de personnes et de belles choses, que leur avait inspirée leur maître, le philosophe G.E. Moore. Ce moment ultime de la sensibilité anglaise représente, avant le retour de la barbarie et de la guerre, sur le plan esthétique, philosophique et politique, un sommet de la civilisation européenne et mondiale.

  • Edgar Reichmann, chroniqueur littéraire à l'Arche et au Monde, retourne après trente-cinq ans d'absence dans cette Roumanie où il est né et qui a inspiré son oeuvre romanesque. Au cours d'une longue nuit d'insomnie, sur la montagne magique de son enfance, il part à la recherche de son passé. Roumain ? Français ? Juif ? À l'image du Danube qui un temps s'était assoupi, la mémoire s'éveille aujourd'hui en précipitant l'auteur dans une succession d'urgences. Lucidement, Edgar Reichmann brosse le portrait d'une vie qui nous éclaire sur notre propre histoire et celle du Sud-Est européen. Sa quête demeure essentielle.

  • C'est en relation avec les autres que l'enfant se constitue une image de son corps. À travers son histoire personnelle et ses expériences propres, l'enfant réagit et se développe. Devenu l'un des principaux acteurs de la consommation, il est sollicité par de multiples influences provenant de la société qui lui propose, en le choyant et en le séduisant, des images de son corps toujours plus attrayantes. Celui-ci devient alors l'objet d'intérêts mercantiles, ses jeux sont transformés en marchandises par les fabricants d'imaginaire. L'enfant se transforme en un spectateur fasciné par tant de choses qui l'attirent et qui l'éloignent d'une réalité à laquelle, pourtant, il doit se confronter. Ainsi, l'image de son corps se trouve déformée, abîmée, fragilisée. L'auteur mène là une réflexion originale et met en évidence que ce ne sont pas seulement les apprentissages de l'enfant qui sont influencés par les médias, mais bien plus profondément ses premiers rapports à l'émotion, à la sensibilité et à son propre imaginaire. L'enfant de la consommation peut-il être considéré comme un authentique candidat au bonheur de vivre ?

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