Editions Rue d'Ulm

  • Le Goethe-und-Schiller-Archiv de Weimar conserve un document fascinant : les « Instructions pour la réalisation d'une carte générale des langues » adressées par W. von Humboldt à Goethe le 15 novembre 1812. Elles devaient fournir à ce dernier les indications nécessaires à l'établissement d'une carte des langues d'Europe qu'il avait appelée de ses voeux à la suite d'un séjour commun à Carlsbad en juin 1812. Bien que Goethe se soit attelé à la tâche, jusqu'à faire monter sur des planches à dessin des fonds de carte d'Europe afin de les colorer, rien ne prouve que la carte ait été effectivement produite. Seul subsiste aujourd'hui ce document. Encore inédit en Allemagne, il est reproduit en fac-similé et traduit ici pour la première fois.
    Témoin d'un projet plus vaste de cartographie des langues du monde, le texte ouvre une fenêtre sur un moment particulier de l'histoire, et de la rencontre, des études linguistiques et de la cartographie. Outre la carte elle-même, réalisée aujourd'hui, nous proposons au lecteur des voies d'approche pour mieux comprendre ce projet dans son contexte scientifique et littéraire, en retraçant ses étapes successives, en explorant le rapport entre langues et géographie chez Humboldt, en le replaçant dans le contexte de l'histoire de la cartographie et en éclairant le rôle des représentations spatiales et des cartes dans l'oeuvre de Goethe.
    Édition de David BLANKENSTEIN, Julien CAVERO, Mandana COVINDASSAMY et Sandrine MAUFROY.

  • Nul, au temps de Shakespeare, n'a su autant que lui transmuer l'obscénité verbale en énergie dramatique, jusqu'à produire sous l'intrigue officielle de ses pièces un tout autre spectacle, fait des péripéties salaces du langage lui-même.
    C'est à cette production parallèle, à cet autre théâtre, le plus souvent désopilant, que nous sommes invités à assister ici. On y découvre un pan méconnu du génie créateur de Shakespeare. Car ce montreur d'hommes est aussi un pornographe hors pair, assurément le plus doué de sa génération. De sa première à sa dernière (39e ?) pièce, il a cultivé systématiquement une double entente saturée d'obscénité, qui va bien au-delà de la trouvaille ponctuelle, dans le cadre d'une véritable stratégie dramaturgique de l'équivoque.
    Ce voyage d'exploration pourra éclairer les anglicistes, les traducteurs ou les gens de théâtre. Il se lit aussi comme un recueil des mille et un contes grivois qui composent, pourrait-on dire, le Décaméron de Shakespeare.

  • Dans cet essai inédit en français qui est devenu un classique sur la question du traduire, Folena fait dialoguer avec les grands théoriciens de notre temps nombre d'auteurs anciens (d'Aristote à Cicéron et Jérôme, de Marie de France à B. Latini, Boccace ou L. Bruni...), sans négliger les avancées théoriques de Dante. Comment se définissait l'exercice de la traduction médiévale et humaniste ? Quels étaient ses critères ? Que visait la transposition d'une langue à l'autre ? Facteur crucial de la diffusion de la culture et de l'expérience religieuse et littéraire entre le XIIIe et le XVe siècle, la traduction s'affirme peu à peu, à travers les néologismes traducere ou tradurre, comme une pratique artistique autonome, affranchie de l'autorité des langues sources, ouverte aux échanges entre langues voisines - une nouvelle herméneutique.

    Traduction d'Anouchkka Lazarev et Lucie Marignac
    Édition de Lucie Marignac
    Postface de Christophe Mileschi

  • Premier philosophe américain, Ralph Waldo Emerson (1803-1882) s´est aussi rêvé poète, chantre d´une Amérique qui, au XIXesiècle, tarde encore à s´inventer en littérature. L´écrivain de génie dont il annonce l´avènement a le pouvoir de percevoir dans la nature la divinité de l´homme. Représentatif de tous, lui seul peut fonder la communauté et permettre l´accomplissement de sa destinée démocratique. Mais s´il prétend déceler dans la nature les lois collectives, c´est surtout son propre reflet qu´il contemple, car le monde est d´abord le double de l´esprit. Nature et nation deviennent alors ses oeuvres : parlant à leur place plutôt qu´en leur nom, il leur impose les caprices de sa volonté et menace de réduire la démocratie promise à l´empire d´un seul.Rejouée de texte en texte, la tension entre individu et société donne à l´oeuvre d´Emerson sa scansion singulière. De Nature aux Essais, à Representative Men et The Conduct of Life, Thomas Constantinesco suit le cheminement d´une pensée au gré des contradictions de l´écriture, toujours «en transition», et s´intéresse aux rapports complices et conflictuels qu´en Amérique la littérature entretient avec la politique. Préface de Mathieu Duplay

  • Herman Melville (1819-1891), auteur de Moby-Dick, de Billy Budd et de « Bartleby », est aussi celui du non moins original Escroc à la confiance (The Confidence-Man, 1857). C'est un maître incontesté de l'art de l'allusion, que le présent livre se propose d'étudier.
    Sa relation avec John Milton (1608-1674) n'est nullement exclusive - car il entretient des liens importants avec la Bible, Shakespeare, le romantisme anglais et le transcendantalisme américain entre autres - mais elle est particulièrement prégnante. Sans rival si ce n'est Dieu, le Satan du Paradis perdu (1674) hante les ténèbres de L'Escroc.
    Ludique, satirique, impie ou mélancolique, l'allusion n'est pas ici de l'ordre du supplément, mais fait partie de la trame même du texte. Oblique et déroutante, elle n'en sert pas moins la grande ambition melvillienne : « énoncer la Vérité ». C'est de manière allusive, en effet, que le romancier décrit à la fois les travers de l'Amérique, l'aliénation du moi et la terreur des « sphères invisibles ».
    La satire de l'homme libéral - démon portant le masque de la charité et de la « confiance » - mène à une révélation plus sinistre encore : celle d'une escroquerie aux dimensions cosmiques, d'une extinction généralisée des lumières. Par un tour de force d'écriture, Melville parvient à faire apparaître une obscurité si extrême qu'elle ne saurait être exprimée sans détour. Il y a dans ce roman souvent décrit comme illisible - et qui, assurément, ne se laisse pas réduire à des formes plus familières - une puissance de fascination étrange, quelque chose que l'on croit reconnaître et qui nous fixe implacablement.

    L'Escroc à la confiance de Melville est au programme de l'agrégation d'anglais 2019 et 2020.

  • En 1934, Gertrude Stein retourne aux États-Unis, son pays natal, après plus de trente ans d'exil, pour y donner une série de conférences. L'écrivain a alors soixante ans. Établie à Paris, elle y est connue pour sa collection d'art, son amitié avec Picasso, sa poésie réputée difficile. Elle est aussi nouvellement célébrée pour L'Autobiographie d'Alice Toklas, publiée en 1933, qui lui apporte une attention dont elle était jusque-là relativement frustrée. La tournée américaine durera huit mois et connaîtra un important succès ; Stein y expose ses idées sur la littérature en général et sur la sienne en particulier. À l'invitation de Thornton Wilder, universitaire et romancier, elle intervient à l'Université de Chicago pour quatre conférences qui sont publiées aux États-Unis dès 1935 sous le titre Narration, et sont traduites pour la première fois en français dans ce volume. Stein tente d'y définir ce qui constitue la spécificité de la littérature américaine, la ligne de séparation entre poésie et prose, les conditions de possibilité du récit. Elle ne propose cependant pas une théorie des genres ; la langue des conférences contourne l'explication académique, provoque plutôt la pensée par sa poésie propre.

  • Comme Don Quichotte ou Robinson Crusoé, Shylock est l'une des grandes figures de la littérature mondiale, que l'on ait lu ou pas, vu représenter ou non le Marchand de Venise. C'est aussi l'un des personnages les plus complexes et les plus controversés du répertoire théâtral : acteurs, metteurs en scène, critiques et spectateurs s'y sont confrontés depuis plus de quatre cents ans.
    Bourreau ou victime ? Tragique ou comique ? Comment Shakespeare le concevait-il, comment le percevons-nous depuis ? Interprété par des acteurs de légende (Charles Macklin, Edmund Kean, Henry Irving, John Gielgud, Laurence Olivier...), Shylock a inspiré Hazlitt, Heine, Proust ou Henry James, non sans les troubler. Symbole économique convoqué par Marx ou Ruskin, il a aussi fait la joie des psychanalystes. Surtout, il a une place à part dans l'histoire de l'antisémitisme. Devenu un archétype, il permet une analyse passionnante des rapports entre la littérature et la vie. Après ce qu'a connu l'Europe au XXe siècle, nul ne peut voir Shylock sur scène sans frissonner.

    Traduit de l'anglais par Janice VALLS-RUSSEL et Lucie MARIGNAC

  • Longtemps attendue, l´émergence du livre numérique annonce l´arrivée de biens et d´acteurs qui vont ébranler le secteur de l´édition et de la vente de livres. Ce secteur est-il en mesure de réagir à l´implantation d´une nouvelle chaîne

  • Il y a chez Gertrude Stein (1874-1946) une constante propension autobiographique. Son oeuvre entière s'entend comme un monologue dramatique ininterrompu, un peu à la manière de Rousseau, mais sans confessions, et plus proche de Nietzsche par le caractère réflexif. Dans les années qui suivirent L'Autobiographie d'Alice Toklas (1933), sorte de remarquable « Comment j'ai écrit de si bons livres », elle écrivit, autour de son unique - et triomphal - voyage de retour en Amérique, deux textes inclassables : Quatre en Amérique (1934) et L'Histoire géographique de l'Amérique (1936), à quoi il faut ajouter l'extraordinaire roman policier raté qu'est Du sang sur le sol de la salle à manger (1933). Stein y relance de manière plus ou moins indirecte les enjeux de son identité, littéraire, intime, linguistique. La période se clôt avec L'Autobiographie de tout le monde (1937), qui, derrière l'annonce d'un texte écrit au nom de tous les autres, se révèle théâtre de la reconnaissance et de la disparition de l'image de soi. Cet essai s'attache ainsi à un moment, relativement tardif dans l'oeuvre de Stein, que l'on pourrait dire hyper-autobiographique. Pourtant, l'autobiographie semble être un genre impossible pour qui, comme elle, ne croit pas à la possibilité de témoigner pour l'autre ou pour l'histoire, et recherche une langue hors évènement. Mais c'est aussi un genre idéal pour qui, comme elle encore, croit que chaque instant n'existe que s'il s'écrit, que s'il devient littérature.

  • Que penser de l´ampleur des résurgences actuelles du Moyen Âge ? Pourquoi sont-elles souvent le fait d´oeuvres expérimentales ? En explorant les domaines du récit littéraire, du théâtre et du cinéma, cet ouvrage analyse comment, tout en revendiquant le brouillage des références et la discontinuité de leurs emprunts, des oeuvres de fiction contemporaines exaltent les caractéristiques majeures de la poétique médiévale : reprises par variation et combinaisons formelles, vibration de la voix et du corps, souffle d´une langue jeune, puissance inventive de la mémoire. Réunissant commentaires sur des oeuvres et entretiens avec des écrivains d´aujourd´hui (Valère Novarina, Florence Delay, Jacques Roubaud), Passé présent nous fait comprendre la force des formes, leur rôle dans la création, et nous éclaire sur ce qui lie l´innovation à la tradition, les époques antérieures à l´invention artistique. Nous sommes ainsi invités à nous interroger sur ce qui, du Moyen Âge, nous importe ici et maintenant, et contribue à dessiner l´espace de notre « contemporain ».

  • Parallèlement à l'étude de la tradition manuscrite, les mécanismes de transmission des textes peuvent être abordés sous l'angle de la réception. Une telle approche, centrée sur les modalités d'appropriation intellectuelle des oeuvres, permet de restituer leur épaisseur historique aux pratiques de lecture et d'écriture dans l'Antiquité.
    Les analyses rassemblées dans ce volume révèlent, au-delà des différences d'époque, de genre littéraire ou de langue, des constantes de lecture propres au monde antique, qui trouvent leurs prolongements jusqu'à l'époque moderne. À travers l'examen de concepts clefs (réécriture, modèle, tradition directe et indirecte, corpus) apparaissent différents scénarios de réception qui fondent pour les textes la possibilité d'une vie nouvelle.

  • Les Nuées, qu´Aristophane même considérait comme la plus « savante » ou « habile » de ses oeuvres, inaugure avec éclat la longue histoire des rapports de l´intellectuel avec le monde. Le chemin qui conduit à l´abolition des dettes contractées par un fils dispendieux passe-t-il par celui des connaissances ? Le père endetté, qui répond au nom transparent de Strepsiade - M. Retourneur -, tente sa chance. En vain : c'est un lourdaud. Lui-même emberlificoté par un fils qui excipe de la leçon des philosophes pour le frapper, il se retournera finalement contre le « Pensoir », l'école philosophique dont Socrate est ici le représentant attitré. La pièce d´Aristophane, avec la virulence propre à la comédie et les ressources propres au théâtre, parle de la relation entre la théorie et la pratique, mais aussi de celle entre les Nuées, divinités aussi suprêmes que complexes, et les simplets que nous sommes tous ; elle parle aussi de la langue et des théories philosophiques, dont elle construit l'unité sous-jacente et dénonce la complicité profonde, par-delà leur confrontation de surface. En fin de compte, la comédie se révèle aussi école de pensée. Platon saura s'en souvenir.
    Préface de Monique TrédéSous la direction de Rosella Setta Cottone

  • Les liens entre Alfred Nobel et l'Italie remontent à la création, en 1901, du prix le plus prestigieux au monde dans le domaine de la connaissance. C'est à San Remo que l'industriel passa les dernières années de sa vie et établit le testament visant à récompenser ceux qui auraient « contribué le plus au bien de l'humanité ». À partir de matériaux d'archive inédits, ce livre enquête sur le processus et les critères d'attribution des différents prix décernés entre 1906 et 2007 (vingt Nobel, auxquels s'ajoute une médaille Fields) et s'interroge sur leurs conséquences scientifiques, sociales et culturelles. Marconi, Fermi, Levi-Montalcini, Carducci, Pirandello, Dario Fo... Nous sommes en présence de certaines des plus grandes figures scientifiques et artistiques italiennes du XXe siècle, suivant avec elles au plus près les voies de leur reconnaissance internationale.
    108 illustrations N&B
    Traduction de Lucie Marignac

  • À la suite des États-Unis, la plupart des pays européens ont réformé leurs hôpitaux au début des années 2000 avec un nouveau système de tarification visant à accroitre l'efficience dans la délivrance des soins. Ces réformes ont introduit une forte pression sur les hôpitaux afin qu'ils réduisent leurs coûts. C'est pourquoi leur mise en oeuvre peut susciter soulever des inquiétudes sur la qualité des soins. Une solution est d'encourager une concurrence en qualité entre les hôpitaux.
    Le but de cet ouvrage est de présenter les résultats théoriques et empiriques concernant l'impact de la concurrence sur la qualité des soins hospitaliers. Les contributions ici rassemblées émanent d'économistes universitaires qui sont les meilleurs spécialistes du sujet au niveau international. Ils s'intéressent aux questions suivantes : intensifier la concurrence à prix fixe entre les hôpitaux conduit-il à une meilleure qualité des soins ? Les objectifs ou le statut - public ou privé - des hôpitaux peuvent-ils modifier l'impact de la concurrence ? Doit-on attendre un impact identique quel que soit le cas ou la maladie traités ? Est-il pertinent d'introduire de la concurrence entre des hôpitaux qui ont des cahiers des charges différents ?

    Competition between Hospitals: Does it Affect Quality of Care?

    Following the example of the United States, most European countries reformed their hospital regulations in the early 2000s, with the introduction of a new payment system aimed at encouraging efficiency in care delivery. Because they put strong pressure on hospitals to lower their costs, wide implementation of these reforms raised concerns for some about quality of care. One solution has been to encourage quality competition among hospitals.
    The purpose of this volume is to bring together relevant theoretical and empirical results regarding the impact of hospital competition on the quality of care. Contributions come from academic economists recognized as the best specialists of the topic worldwide. They address the following questions: Does more intense competition among hospitals operating under fixed price systems always result in improved quality of care? Do hospital objectives and/or ownership matter? Is the impact identical for different diseases? Is it appropriate to introduce competition among hospitals with different mandates?

  • Avant-propos par Nathalie MAURIAC DYER

    Correspondance inédite
    Trois lettres à Albert Flament, par Françoise LERICHE
    Une lettre à Léon Bailby, par François PROULX
    Trois lettres à Marcel Proust, de Robert Proust, Georges de Lauris et Jacques Copeau, par Caroline SZYLOWICZ

    Biographie, formation philosophique, réception : autour de documents inédits
    Sur une photo prise par Alfred Agostinelli, par Jean-Yves TADIÉ
    Les Puslowski, parrain et marraine de Robert Proust, avec une lettre inédite d'Adrien Proust, par Pyra WISE
    Proust et la philosophie de l'habitude. Un élève d'Alphonse Darlu et de Paul Janet, par Marco PIAZZA
    Analyse d'un manuscrit de Pierre Klossowski sur À la recherche du temps perdu, par Guillaume PERRIER

    Proust et la culture médiatique de son temps
    Proust, un sens publicitaire aigu, par Françoise LERICHE
    Superficie et profondeur. La lecture et le médiatique dans les articles de Proust, par Yuri CERQUERIA DOS ANJOS
    Proust lecteur du Courrier musical. Éloge de la contradiction, par Cécile LEBLANC
    Les voix ensevelies. Quand la grande presse quotidienne nourrit la doctrine à long terme de Proust, par Luc FRAISSE
    Les ambivalences de l'actualité chez Proust et à La Nouvelle Revue Française, par Max McGUINNESS
    Réponses à une enquête, par Christophe PRADEAU
    Adieu au journalisme, usages de la presse. L'exemple de « l'Homère de la vidange », par Nathalie MAURIAC DYER

    Notes de lecture par Guillaume PERRIER et al.

    Les activités proustiennes
    Les ventes
    Les manifestations
    Les publications

  • Bip 49

    Mauriac Dyer Nathali

    Le Bulletin d'informations proustiennes fait le point, chaque année, sur le travail entrepris par l'équipe Proust de l'Institut des textes et manuscrits modernes (CNRS) : inventaire, classement, transcription et exploitation critique des brouillons et des manuscrits.
    La seconde partie du BIP est consacrée aux nombreuses activités proustiennes dont elle tente de dresser la liste par rubriques : cours ou conférences, expositions et ventes, publications prochaines, travaux inédits ou en cours.

  • Le « Bulletin d'informations proustiennes » fait le point, chaque année, sur le travail entrepris par l'équipe Proust de l'Institut des textes et manuscrits modernes (CNRS) : inventaire, classement, transcription et exploitation critique des brouillons et des manuscrits.
    La seconde partie du BIP est consacrée aux nombreuses activités proustiennes dont elle tente de dresser la liste par rubriques : cours ou conférences, expositions et ventes, publications prochaines, travaux inédits ou en cours.

  • Études de littérature ancienne 8 Les auteurs se sont attachés à saisir les diverses nuances du rire « littéraire » dans les oeuvres comiques de l'Antiquité.
    De cet art comique, la comédie reste l'expression privilégiée et Aristophane, Ménandre et Plaute sont au coeur de ces études.

  • Partant de l´idée que la Nouvelle-Angleterre désigne moins une région ou un territoire aux frontières clairement délimitées qu´elle ne figure un projet politique aux formes changeantes, cet ouvrage analyse le rôle prédominant qu´y a joué la littérature, non seulement en tant que production intellectuelle visant à s´émanciper du modèle culturel européen, mais aussi « en tant que littérature ». Du récit de captivité de Mary Rowlandson à Washington Irving, de Ralph Waldo Emerson à Henry David Thoreau, de Nathaniel Hawthorne à Susan Howe en passant par Emily Dickinson ou Henry James : qu´ils examinent les modalités de l´intrication du singulier et de la communauté ou qu´ils interrogent le rôle ambigu que jouent les lettres dans la constitution d´un espace commun, tous les articles s´accordent sur le fait que la littérature induit un rapport inédit au monde. Couvrant un intervalle de près de quatre siècles, ils montrent, chacun à sa manière, que la littérature de Nouvelle-Angleterre est toujours de nature politique, mais aussi, peut-être, que la politique est sans cesse travaillée par des pratiques de langage que la littérature invite à repenser.

  • Principalement à l´attention des agrégatifs 2012 et 2013, le 8e volume des « Actes de la recherche à l´ENS » est consacré au célèbre The Sun Also Rises d´Hemingway. Tandis que les grands romans modernistes des années 1920 renouvelaient les représentations de l´intériorité par la technique du courant de conscience ou du monologue intérieur, tandis que s´expérimentait un autre rapport à la temporalité, à travers des jeux sophistiqués sur les anachronies du récit, Hemingway mettait au point dans ce roman ce qui allait devenir le grain distinctif de son célèbre style : une écriture « blanche », comme on la qualifierait plus tard, au ras de l´expérience, journalistique, factuelle, objective. Cet effet de transparence obtenu, entre autres, par un effacement scrupuleux des marques d´une littérarité réflexive, allait, pour un temps, faire paradoxalement écran au raffinement du récit et à un art virtuose du dialogue. Les études de ce volume intitulé Ernest Hemingway, The Sun Also Rises. Entre sens et absence, réexaminent sur nouveaux frais le modernisme singulier de l´écrivain : plutôt que de faire parler à toute force ce texte laconique, elles interrogent les modalités formelles de sa réserve, à la fois comme retenue et comme promesse d'une nouvelle dispensation du sens.

  • Cahier V.L. Saulnier n° 6 Lieu de rencontre entre texte et images, entre auteur et artistes, le livre illustré recouvre de multiples formes. Parmi elles, le roman de chevalerie, le poème satirique, le pamphlet, le recueil d'emblèmes, le traité de botanique ou de géographie.
    Plusieurs livres illustrés sont étudiés dans le présent ouvrage, riche de nombreuses illustrations (manuscrits illustrés, gravures sur bois, etc.).

  • Bip 45

    Collectif

    Le Bulletin d'informations proustiennes fait le point, chaque année, sur le travail entrepris par l'équipe Proust de l'Institut des textes et manuscrits modernes (CNRS) : inventaire, classement, transcription et exploitation critique des brouillons et des manuscrits.
    La seconde partie du BIP est consacrée aux nombreuses activités proustiennes dont elle tente de dresser la liste par rubriques : cours ou conférences, expositions et ventes, publications prochaines, travaux inédits ou en cours.

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