Editions Michalon

  • Il est d'usage de parler de la langue de Shakespeare. Cet ouvrage démontre qu'on pourrait tout aussi bien parler du droit de Shakespeare. Poète national qui forge le roman politique et juridique de la nation anglaise au tournant de la Renaissance, Shakespeare est l'archétype de ces « législateurs cachés » dont parle Shelley.

  • Tout au long de son existence, Franz Kafka (1883-1924) vit un conflit entre la nécessité de se conformer aux règles de sa communauté et les exigences de sa vocation littéraire. Quel est le sens de ces assauts que lancent les exclus, doubles de l'auteur,

  • L'aveu peut-il délivrer le coupable de sa faute ? L'institution judiciaire est-elle en mesure de provoquer un tel aveu ?
    Pourtant, même perverse, même coupable, la justice reste un passage obligé pour la conscience coupable. En quel autre lieu la faute pourrait-elle est confessée à la face du monde ?

  • Juriste de formation, abbé de son état, lexicographe par passion, Antoine Furetière, l'un des Quarante de l'Académie française, en fut honteusement expulsé en 1685 pour avoir outrepassé le monopole royal dont bénéficiait l'Académie en matière de dictionnaire. En 1690, il publia son Dictionnaire universel, dont la modernité lui valut un succès immédiat.

  • Depuis longtemps déjà, la satire d'un droit encombré de procédures paperassières avait placé les personnages de Rabelais sur le chemin d'une loi plus maigre et d'un juge d'équité. Plus de nerf et moins de chair, pourraient dire ces nostalgiques de l'âge d'or, dont l'économie normative semble faire écho à notre libéralisme politique.

  • Poète, romancier, essayiste, critique littéraire et musical, historien d'art, homme de radio et de télévision, Max-Pol Fouchet a pour ami de jeunesse Camus. Ensemble, ils ont rêvé d'écrire et de changer le monde, avant de se séparer définitivement pour cause de rivalité amoureuse. Cent après sa naissance, Adeline Baldacchino nous propose un récit en forme de quête et s'interroge sur les ressorts de la mémoire et de l'écriture: "

  • Comme l'écrivit La Bruyère, il apparaît de temps en temps sur la surface de la Terre des hommes rares. Tel fut Albert Camus. Ennemi du terrorisme d'État, ennemi du terrorisme tout court, il fut la voix de ceux que l'on privait de parole. Pour lui, l'axe fondamental de l'action politique devait être de ne pas consentir au Mal et de ne pas légitimer le meurtre. Une leçon qui ne sera jamais perdue.

  • Jean-François Duval fait revivre Buk et les Beats, tout en nous montrant les liens et les contradictions entre « le poète des caniveaux » et les « anges de la désolation » du mouvement beat, au travers d'un essai inspiré, d'une bibliographie, d'un Who's Who exhaustifs, et d'illustrations originales, et suivi d'un entretien réalisé jusque tard dans la nuit du 17 février 1986 au domicile de Bukowski, à San Pedro.

  • Par une association d'idées fortuite, Catherine Neykov brise un secret de famille et retrouve le souvenir de Juliette, sa tante et marraine, qu'elle visitait enfant à l'hôpital psychiatrique de Maison-Blanche. Née dans l'Indochine coloniale, cette jeune femme gracieuse mais réservée s'y fiança à un homme que ses parents l'empêchèrent d'épouser. Une recherche à travers l'univers parfois kafkaïen des archives va révéler le parcours singulier de cette amie de jeunesse de Marguerite Duras, qui inspira vraisemblablement le personnage d'Hélène Lagonelle dans "L'Amant". Conseillère d'orientation dans les années 1950, elle milite pour l'accès des filles aux études secondaires quand, victime de harcèlement moral, elle est internée à l'initiative de sa hiérarchie. Juliette Ropion était-elle vraiment schizophrène ? L'examen du dossier médical, analysé avec l'aide d'un psychiatre historien, montre que non et constitue un témoignage accablant sur la pratique asilaire de l'époque. Une enquête historique et littéraire sur les traces d'une héroïne oubliée, portée par une écriture exigeante, élégante et poétique.

  • « Sensible et philosophe, Jean-François Duval m'a dès notre première rencontre réjoui de par sa joie espiègle, qui perce à travers les pages qui vont suivre. Son livre est comme un guide de voyage pour assumer allègrement le tragique de l'existence, sortir des oeillères du moi et aimer librement, à tout vent. Lui emboîter le pas, c'est assurément rester en mouvement, comme le voulait Montaigne, faire route toujours et être gentiment convié à une exploration perpétuelle, quand bien même il n'y aura jamais, et heureusement, de réponses définitives. » (Alexandre Jollien)

    Avec "Bref aperçu des âges de la vie", Jean-François Duval nous livre un récit original et plein de fantaisie sous forme de petites proses, ainsi qu'un regard très personnel sur les grandes questions qui nous traversent au fil des trois âges de la vie : la jeunesse, l'âge d'exister et l'âge de mourir.



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