Editions Jets d'Encre

  • « Dans les années précédant la crise finale, le monde occidental se mit à ressembler de plus en plus à la Rome de Pétrone.

    Sitôt élus, ses dirigeants se hâtaient d´oublier les électeurs et les promesses qui les avaient portés au pouvoir, pour se comporter en empereurs. Entourés de courtisans empressés à leur plaire et surtout à ne pas leur déplaire, protégés par des médias obséquieux et soucieux, telle la presse de Napoléon, d´occulter les vérités fâcheuses, adossés aux ressources financières d´un club très fermé d´entrepreneurs qui les avaient faits rois, ils foulaient aux pieds, avec une superbe désinvolture, les principes fondateurs de la démocratie gravés sur les frontons des palais républicains. »

  • Tombées de ses carnets noircis au fil des années, les réflexions que Stéphane Scotto Di Rinaldi nous livre dans ce recueil de pensées sont percutantes comme des aphorismes, rythmées comme dans un slam, empreintes de jeux de mots tout à fait sérieux, et témoignent d´une conversation avec lui-même particulièrement riche. Qu´il parle de sa solitude, de son rapport aux autres, du temps qui passe ou de la mort tout au bout du chemin, les mots claquent, dénotant un pessimisme certain, voire une misanthropie paradoxalement touchante. Plus qu´un exutoire personnel, cette oeuvre prend tout son sens dans l´exploration de thématiques universelles, créatrices d´échanges et porteuses d´humanité. Un recueil plein d´une triste ironie et d´un désarroi d´une sincérité tout à fait émouvante.
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