Archipoche

  • " Qui aura lu ce livre ne sera pas en état de conduire une ruche, mais connaîtra à peu près tout ce qu'on sait de certain, de curieux, de profond et d'intime sur ses habitants ", écrit Maeterlinck, prix Nobel de littérature 1911 et apiculteur avisé, en préambule de cet ouvrage (1901) devenu introuvable, qui est aussi un livre de réflexion sur les sociétés humaines.
    " Qui aura lu ce livre ne sera pas en état de conduire une ruche, mais connaîtra à peu près tout ce qu'on sait de certain, de curieux, de profond et d'intime sur ses habitants."
    Apiculteur éclairé, Maeterlinck a tout lu sur les abeilles. Sans chercher à produire un traité scientifique, il est parti de ses propres observations pour décrire avec rigueur - et fascination - les prouesses architecturales des "blondes avettes", leur sens inné du sacrifice, la conception mathématique de la ruche, la division du travail, les parades nuptiales.
    C'est dans un esprit philosophique, poétique, voire politique, qu'il observe ici l'apis mellifica, modèle d'organisation sociale et presque de vertu. Bien plus qu'un traité d'entomologie, un exercice d'admiration, source de réflexion et d'humilité pour l'espèce humaine.
    Préface de Fabrice van de Kerckhove

  • Sens inné de l'organisation, système de communication élaboré, vie sociale intense et sophistiquée... Le microcosme des fourmis a encore beaucoup à nous apprendre. Ce livre (1930), l'un des plus populaires de Maeterlinck, était devenu introuvable.
    Ayant toujours vécu à la campagne, Maeterlinck croyait tout savoir de l'" insecte inévitable " qu'est la fourmi: "son intelligence, son industrie, sa diligence, son avarice, sa prévoyance, sa politique ".
    Se penchant de plus près sur son univers minuscule et prodigieux, il y découvre quantité d'analogies avec les sociétés humaines. Si certaines fourmis se sont spécialisées dans l'élevage, d'autres ont appris à cultiver les aliments. Quant à leur système de communication, il n'est pas sans rappeler la télépathie...
    De cet exercice d'émerveillement, il tire la leçon que l'étude des fourmis et de leurs moeurs " nous aidera peut-être à démêler la pensée et l'arrière-pensée de la Nature et certains de ses secrets ".

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