Éditions Prise de parole

  • Dans «(12) abécédaires», Herménégilde Chiasson développe une pensée riche et originale, une lettre à la fois. Sur un mode fragmenté, il revisite des thèmes comme l'Acadie, la langue, la culture, l'identité, l'art, la psychanalyse, la spiritualité, le rapport à l'autre et au territoire - et bien d'autres encore. Au fil de ses exporations, Chiasson pose autant de questions qu'il apporte de réponses : il est un défricheur qui ne recule devant aucun territoire et il se tient à distance des vérités toutes faites. S'il aspire à l'universalité, le penseur se fait aussi polémiste et provoque le débat sur des sujets qui dérangent, comme l'acculturation ou le repli identitaire.

    Les douze abécédaires qui composent ce livre ont été lus en public au fil de diverses rencontres; ils sont ici rassemblés et publiés pour la première fois.

  • David Lonergan a beaucoup écrit sur le milieu culturel acadien au cours de sa carrière de journaliste et de chroniqueur. Dans «Regard sur la littérature acadienne (1972-2012)», il propose un regard éclairé sur les principales oeuvres publiées dans les quarante ans qui ont suivi la fondation des Éditions d'Acadie. Au récit centré sur les oeuvres s'ajoutent quelques indications biographiques et des mises en contexte pertinentes.

    Cet ouvrage, écrit dans le style direct et facile d'accès qui caractérise la plume de l'auteur, saura intéresser les passionnés de littérature acadienne tout comme ceux qui désirent s'y initier. Formant un diptyque avec Paroles d'Acadie?: Anthologie de la littérature acadienne (1958-2009), il témoigne de la grande vitalité de la production acadienne contemporaine.

  • «Des mines littéraires» propose, à partir d'une analyse d'oeuvres marquantes de Daniel Saint-Germain, Jeanne-Mance Delisle, Jocelyne Saucier, Jean Marc Dalpé, Doric Germain, Hélène Brodeur, Michel Ouellette et d'autres, une lecture comparative de l'imaginaire littéraire minier de l'Abitibi et du Nord de l'Ontario, deux régions fondées sur l'industrie extractive.

    Basé sur la notion de chronotope de Bakhtine - les éléments de description spatiaux et temporels des récits -, l'ouvrage est divisé en trois parties. La première se penche sur la typologie de la mine mythique et l'imaginaire des mines industrielles de la littérature européenne ; la deuxième, sur l'esthétique nordique et la notion de frontier, qui structurent la littérature des mines en Amérique du Nord. La dernière partie analyse l'impact du chronotope minier sur les rôles conférés aux personnages fictionnels, à leur fatalité de n'exister que pour servir le mythe de la mine. L'ouvrage s'intéresse également aux particularités différenciant les deux corpus, qu'il s'agisse par exemple de l'importance accordée au militantisme ouvrier ou à la dimension symbolique de la mine.

    Avec cette étude, Isabelle Kirouac Massicotte creuse un champ de recherche peu exploré dans les études littéraires au pays.

  • Cet ouvrage collectif, rédigé par des de chercheurs et d'artistes sous la direction de deux spécialistes de la littérature franco-ontarienne, vient restituer le parcours personnel de Robert Dickson et rendre compte de son oeuvre littéraire.

    Anglophone d'origine, Dickson adopte la culture francophone dès les années 1960. Grand mentor du milieu littéraire, il dépiste et accompagne de nombreux auteurs et joue un rôle crucial dans l'essor des Éditions Prise de parole jusqu'à son décès en 2007. Le poète Dickson laisse une oeuvre marquante, originale, qui intéressera trop peu une critique plus portée à parler de l'homme et de sa contribution au milieu qu'à recenser et analyser ses écrits. Le présent ouvrage vient pallier cette lacune. L'ouvrage se penche également sur son oeuvre de traducteur : on lui doit des traductions vers le français, dont «Champion et Ooneemeetoo», de Tomson Highway, mais aussi vers l'anglais ; il est le premier, notamment, à traduire Jean Marc Dalpé dans cette langue. Sa contribution méconnue au cinéma, que ce soit à titre de comédien, de scénariste, de personnage, de narrateur, de sous-titreur, est ici enfin recensée.

    Avec des textes de Louis Bélanger, Jean Marc Dalpé, Emir Delic, Lucie Hotte, Jean Marc Larivière, Catherine Leclerc, Élise Lepage, Johanne Melançon et Claudine Moïse.

  • David Lonergan a accompli ce que personne d´autre n´avait réussi avant lui : assurer une critique littéraire et artistique des productions acadiennes sur une longue durée. Il agit en passeur entre l´auteur et le lecteur, un passeur informé et attentif, respectueux des oeuvres qu´il critique et des lecteurs auxquels il s´adresse.

    Plus de 120 oeuvres d´une soixantaine d´auteurs y sont commentées. Comme l´affirme le professeur et spécialiste de la littérature acadienne Raoul Boudreau dans sa préface : « Les textes réunis ici contiennent l´essentiel et donnent une idée tout à fait représentative et globale de la littérature acadienne de ces années. » Le poète et artiste multidisciplinaire Herménégilde Chiasson, lui-même sujet de plusieurs de ces chroniques, considère que « l´idée de recueillir ces chroniques pour en faire un livre est un projet admirable, qui rassemble dans un même ouvrage un discours foisonnant et une pensée plurielle, composant un puzzle dont tous les morceaux recomposent un tableau complet et surprenant. » Écrit dans un style simple, limpide et vivant, sans autre prétention que de faire découvrir et apprécier la littérature acadienne, «Tintamarre» s´adresse à tous ceux et celles qui aiment la littérature qu´ils soient lecteurs, étudiants, enseignants ou professeurs.

  • Études en marge de «La distance habitée» de François Paré En 1993, François Paré remportait le prix du Gouverneur général pour «Les littératures de l'exiguïté» (1992), un essai sur les cultures et littératures francophones minoritaires au Canada et dans la francophonie mondiale. Dans «Théories de la fragilité» (1994) et «La distance habitée» (2003), il a prolongé et enrichi son thème de prédilection. De nombreux chercheurs se sont inspirés de ses travaux.

    Les articles regroupés ici s'inspirent des grands thèmes de l´essayiste pour éclairer des oeuvres de genres aussi divers que la chanson, le roman et l'essai et d´artistes aussi divers que France Daigle, Michel Ouellette, Daniel Poliquin, Gabrielle Roy, Michel Tremblay et Gisèle Villeneuve. Des réflexions sur la langue, la mémoire, la migration et les frontières tant culturelles, linguistiques que textuelles sont menées par huit chercheurs de l'Ontario, du Québec, de l'Est et de l'Ouest canadiens, dont Catherine Leclerc, Johanne Melançon et Jean Morency. En postface, François Paré prolonge cette réflexion qu´il développe depuis une vingtaine d'années.

  • Roger Levac saffaire à « lautobiographie dun échec », le sien, le nôtre. Armé dindignation à défaut despoir, il cherche à dire la vérité sur une situation fausse. De quelle nature, au juste, sont les rapports entre la majorité anglophone et la minorité francophone de lOntario? Oeuvre troublante qui tient à la fois de lessai et du journal intime, « lAnglistrose » rassemble sous une soixantaine de rubriques des réflexions mordantes, cruelles, drôles et amères, nourries de lobservation de ses proches et de soi-même. Au fil de ses sautes dhumeur et de son questionnement angoissé, Roger Levac compose une sorte de chronique des asservissements, des trahisons et des mensonges par lesquels les Franco-Ontariens accomplissent chaque jour leur « disparition tranquille ».

  • Roger Bernard ne craint pas, avec son essai De Québécois à Ontarois, de révoquer en doute certains dogmes auxquels souscrivent les promoteurs de la société franco-ontarienne. Ainsi, écrit-il, « le défi à relever est de savoir ce que sont devenus ces Québécois qui s'installent en Ontario depuis plus d'un siècle. Forment-ils un groupe ethnique? Sont-ils différents des Québécois? Comment s'effectue le passage de Canadiens français à Franco-Ontariens, de Franco-Ontariens à Ontarois? Quelles sont leurs chances de survie?». Cette dernière question prend tout son sens, mesurée à l'aune d'un commentaire aussi laconique que saisissant de l'ancien Premier ministre du Québec, René Lévesque, qui, quelques années avant sa mort, déclarait que les francophones hors Québec sont des « dead ducks ».

    /> Déployant une armature conceptuelle qui s'inspire aussi bien des sociologies européenne (Bourdieu, Touraine et Weber), américaine (Gordon, Barth) que canadienne (Breton, Juteau), alliée à une profonde connaissance de la société franco-ontarienne, Roger Bernard analyse les enjeux auxquels celle-ci est confrontée.

    Publié pour la première fois en 1988, De Québécois à Ontarois demeure un ouvrage essentiel pour quiconque veut comprendre la société franco-ontarienne dont Roger Bernard est l'un des analystes les plus éclairés.

  • « Pourquoi certains hommes peuvent-ils si facilement, si innocemment aimer, alors que d'autres seront à tout jamais exilés de leur essence ? » Ces mots évoquent la quête du jésuite Fernand Dorais au fil des deux oeuvres - « Trois contes d'androgynie » et

  • Issus d'un colloque tenu à l'Université Laurentienne de Sudbury en 2008, les articles ici réunis abordent l'uvre de neuf écrivaines : Antonine Maillet, France Daigle, Hélène Brodeur, Anne Claire, Tina Charlebois, Andrée Christensen, Marguerite Andersen, Gabrielle Roy et Simone Chaput. Les textes sont organisés selon un parcours géographique - d'Acadie en Ouest, en passant par l'Ontario - et auraient pu être regroupés selon les thèmes suivants : une parole féminine qui participe au changement social ; l'affirmation d'un «je» féminin contemporain ; le rapport de soi à l'autre ; et la transformation du mythe en rapport avec les figures féminines. Plusieurs études examinent également l'aspect intimiste des uvres, en lien avec l'autobiographique et le mémoriel.

    Treize chercheurs, tous spécialistes de la littérature du Canada français, signent ces articles.

  • Dans Aveux et confidences, Maurice Henrie adopte, à la manière des essais de Montaigne, le ton familier du compagnon fidèle, du confident qui se livre sans retenue.

    D'une manière libre, il évoque autant d'anecdotes tirées de sa riche expérience de vie qu'il entame de réflexions profondes sur les sujets qui le captivent, tels que la politique (au grand jour comme en coulisses), les histoires (la grande et les petites), la démocratie, la condition minoritaire, les avancées scientifiques, le rire, le sport, l'amitié des hommes et celle... des femmes. Pour lui, rien de trop banal ni quotidien, de trop beau ni trop grand qui ne puisse retenir son attention. Ses réflexions le révèlent fin observateur de la condition humaine.

    /> L'ensemble en apparence hétéroclite que constitue Aveux et confidences est étroitement uni par le regard de l'homme arrivé à maturité qui reprend tranquillement des questions qui l'ont animé toute sa vie.

  • La société Charlevoix est une amicale vouée à l´étude de l´Ontario français. Fondée à Sudbury en 1992, elle se compose d´universitaires appartenant à des disciplines différentes et provenant de Sudbury, d´Ottawa et de Toronto. Elle honore la mémoire du jésuite Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761), qui a laissé des observations remarquables sur le territoire ontarien. Cette société publie les « Cahiers Charlevoix » depuis 1995.

    Les « Cahiers Charlevoix 7 » contiennent les articles suivants:
    « L´École du fort Frontenac (1676) : faits et mythes » de Gaétan Gervais;
    « Le Chercheur de trésors ou l´influence d´un livre. Marius Barbeau et le Romancero du Canada » de Jean-Pierre Pichette;
    « L´Ontario français du Centre et du Sud-Ouest, 1940-1970 » de Yves Frenette;
    « Usage et représentation d´Internet chez les jeunes.Comparaison entre les francophones et les anglophones du nord de l´Ontario » de Simon Laflamme;
    « Diversification du parler des adolescents franco-ontariens : le cas des conjonctions et locutions de conséquence » de Raymond Mougeon;
    « Un exemple de « groulxisme » appliqué : l´Association de la jeunesse franco-ontarienne de 1949 à 1960 » de Michel Bock; Chronique, Notes rassemblées par Michel Gaulin, La Société Charlevoix, La Société des Dix.

  • En 2005, dans « Pour un enseignement réussi du français langue maternelle », l´auteur traçait un bilan dynamique de l´évolution de l´enseignement du français et de l´enseignement en français en situation minoritaire au Canada. Dans « Langue et culture », Benoît Cazabon poursuit sa réflexion sur la didactique du français, mais dans une perspective plus large, qui englobe une vue sur la langue, la culture et l´identité des francophones en contexte minoritaire. Il soulève une question centrale: « Comment se fait-il que parler français soit si peu une habitude pour autant de Canadiens français vivant en milieu minoritaire? » L´ouvrage se divise en deux parties. La première, Réflexions, comprend cinq articles de fond portant sur la sociolinguistique. À partir du journal de bord d´étudiants universitaires, l´auteur propose des grilles d´analyse de la représentation de ce qu´est être minoritaire. Il développe un portrait des maintiens ou régressions des usages linguistiques et culturels, fait ressortir les ambiguïtés et les contradictions présentes dans le discours identitaire et propose des pistes de recherche. La seconde partie, Engagements, réunit quatorze textes et autant d´exemples des luttes qu'a menées l´auteur pour faire reconnaître les droits de sa communauté d´appartenance. Les interventions touchent différents secteurs dont ceux de l´éducation, de la santé, ainsi que la gouvernance en matière de dualité linguistique.

    Monique Lebrun, UQAM, qui signe la préface affirme:
    « L´ouvrage de Benoît Cazabon nous démontre à quel point l´identité culturelle est un processus dynamique et multidimenssionnel aboutissant à une construction sociale. [Il] propose aux minoritaires francophones un modèle de l´identité culturelle qui est d´abord prise de conscience de soi, puis action communautaire. Il donne l´exemple le premier par sa vigilance de tous les instants face aux dénis politiques dont les francophones font régulièrement l´objet. On peut donc véritablement parler de son ouvrage comme d´un témoignage d´engagement éclairé. »

  • Si la critique littéraire a longtemps perçu la littérature franco-ontarienne comme homogène autant à cause de sa prédilection pour certains thèmes - l'identité, la marginalité, l'espace franco-ontarien - que de sa préférence pour certains genres, notamment le théâtre et la poésie, ou encore de son attrait pour une langue familière, il lui est désormais impossible de réduire la production littéraire à ces éléments.

    Il ne fait aucun doute que l'arrivée de nouvelles voix sur la scène littéraire a largement contribué à une diversification des pratiques d'écriture. D'abord, la prise de parole d'une nouvelle génération d'écrivains, plus jeunes (et même moins jeunes), a modifié la thématique des oeuvres. Les préoccupations de jeunes écrivains et leur expérience de vie ne sont pas nécessairement les mêmes que celles de leurs prédécesseurs. Aussi les thèmes liés à la survie collective tels que l'assimilation et la marginalisation ont-ils cédé la place, dans une large mesure, à des questions plus individuelles.

    P

  • Trois études examinent la nature, le développement et la situation actuelle des littératures régionales francophones du Canada : de l'Acadie, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, des Cantons de l'Est, de la Mauricie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l'Abitibi-Témiscamingue, de l'Ontario français et de l'Ouest canadien.



    La première étude définit la littérature régionale en la mettant en parallèle avec la littérature nationale. La deuxième décrit les conditions d'émergence et de développement des littératures régionales au Québec et au Canada : l'apparition de la foi en la littérature, la volonté « d'engagement » qui anime les écrivains, l'identité régionale des écrivains et l'existence d'un corpus spécifique. La troisième étude renseigne sur l'état de la recherche et de l'enseignement des littératures régionales. Un outil de référence précieux pour ceux et celles qui s'intéressent à la littérature régionale du Québec et du Canada français.

  • « LÉcho de nos voix » est un essai sur la littérature dite « du vacuum », et qui est propre à lOntario français. Lauteur pose les questions suivantes : Quest-ce qui distingue lespace littéraire franco-ontarien de linstitution littéraire québécoise ou même de la république des lettres ? Au delà des différences damplitude caractérisant chacun de ces milieux, ny a-t-il pas des conditions particulières démergence, depuis 1973, dune littérature propre à lOntario français ? Y a-t-il lieu de rendre compte de l'impact du vacuum social et culturel dans lequel s'est développée la littérature franco-ontarienne ? C'est ce à quoi tentent de répondre les quatre conférences regroupées dans « L'Écho de nos voix ». La première présente la problématique des littératures du vacuum, alors que les trois autres en explorent les applications, en éclairant respectivement les trajectoires littéraires de Jean Éthier-Blais, dAndré Paiement et de Robert Dickson.

  • L´oeuvre de Daniel Poliquin s´impose actuellement comme l´une des plus remarquées au Québec et au Canada. Signe du haut profil de l´auteur, la liste impressionnante des prix littéraires remportés, la traduction systématique de ses romans vers l´anglais et, en 2006, la consécration de son oeuvre dans le cadre d´un colloque universitaire.

    «Lire Poliquin» réunit les articles des treize chercheurs réputés qui ont participé à ce colloque, dont François Paré, Robert Yergeau, Lucie Hotte, Jean Morency et François Ouellet, le directeur de cet ouvrage. Entre autres, ils ont scruté le fonctionnement narratif des textes, abordé la construction identitaire des personnages et examiné l´attention accordée à l´oeuvre au Québec. L´ouvrage contient également l´allocution prononcée par Daniel Poliquin lui-même lors de la rencontre et un état des recherches sur l'oeuvre de Poliquin.

  • Jusqu'à la parution, en 1996, de «La littérature franco-ontarienne : enjeux esthétiques», les oeuvres créées durant les années 1970 et 1980 en Ontario français avaient été essentiellement analysées sous l'angle identitaire, rarement en vue d'en dégager les caractéristiques et les enjeux d'écriture propres. À la suite de la parution de cette étude, la littérature franco-ontarienne faisait son entrée dans le champ de la recherche savante. Qu'en est-il de cette littérature vingt ans plus tard ? Quels sont les auteurs qui ont émergé au cours de cette période ? Et quelles sont leurs préoccupations esthétiques ?
    Sous la direction de Lucie Hotte et de François Ouellet, l'ouvrage réunit une douzaine de chercheurs. Sont analysées des oeuvres fortes des deux dernières décennies, comme celles d'Andrée Lacelle, de Margaret Michèle Cook, de Gilles Lacombe et de Claude Guilmain, oeuvres qui, souvent, ont été occultées par le succès des écrivains franco-ontariens consacrés.
    «La littérature franco-ontarienne depuis 1996. Nouveaux enjeux esthétiques montre» que les deux dernières décennies ont été marquées par l'apparition d'une littérature fortement décloisonnée, s'inscrivant en rupture avec la production qui a précédé ; l'étude met au jour ce que signifie écrire en Ontario français au 21e siècle.

  • Raconter des histoires est au coeur même de la condition et de l´activité humaine. De la tradition orale aux romans postmodernes, elles épousent des formes et développent des thématiques différentes. Ces études s´intéressent aux histoires que racontent les écrivains francophones du Canada, pour en saisir la diversité, les thèmes de prédilection, les courants littéraires. Les 33 articles sont variés, tant selon l´époque, le genre et les thématiques que les approches analytiques. Ils sont regroupés selon le genre (théâtre, contes, chansons...), l´origine (Acadie, Ouest canadien, Ontario français) ou les aspects narratifs (temps, espace, écriture au féminin...). L´ensemble fournit un regard vaste, original et éclairant sur de vastes pans du corpus littéraire francophone du Canada.

  • « Être francophone, qu´est-ce que cela signifie ? » Ce terme n´est pas soumis à un cadre de référence précis; il transcende les frontières nationales en véhiculant un sentiment d´attachement et une solidarité interétatiques. Pourtant, la francophonie est bel et bien à l'origine d´une certaine activité dans le contexte national. Le questionnement sur soi et sur les liens qui nous rattachent à cette nébuleuse qu´est la francophonie perdure au sein de la population et des institutions et associations de l´État.

    Considérant qu´aucun cadre, politique ou social, n´est capable d´orienter ce questionnement, dix-neuf spécialistes de disciplines diverses envisagent la francophonie sous une forme moins ambitieuse, en privilégiant une approche relationnelle. Selon eux, la francophonie se réincarnerait dans les processus sociaux, politiques et institutionnels sans pour autant être une transposition de balises officielles établies par l´État. Il importe donc de miser sur l´aspect social de la définition en engageant, par rapport aux signes de la francophonie, un dialogue critique sur les circonstances de leur apparition, les moments de leur énonciation, les péripéties de leur réception et les imprévus de leur appropriation. Les articles ici réunis aspirent ainsi à comprendre la façon dont les définitions qui s'opèrent au sein des interactions construisent la réalité.

  • « De l'enfermement à l'envol, rencontres littéraires » est un ouvrage unique qui présente des textes de création issus d'ateliers littéraires menés en milieu carcéral ou communautaire. Les ateliers ont eu lieu aux prisons Leclerc (pour hommes), Joliette (pour femmes) au Québec, ainsi qu'à la prison pour femmes de Marseille en France. Ils ont également été tenus dans les centres Elizabeth Fry (Gatineau), Les Impatiens et La rue des femmes (Montréal). Ils ont été menés par des auteurs de l'Ontario français, sous la direction de Sylvie Frigon, professeure et chercheure à l'Université d'Ottawa, spécialisée en création en milieu fermé.

    Des artistes « du dehors » ont joint leur voix à ces oeuvres en créant à leur tour des textes inspirés par l'enfermement : Jane Evelyn Atwood, Natalie Beausoleil, Chrystine Brouillet, Margaret Michèle Cook, Denise Desautels, Valérie Descroisselles-Savoie, Claire Jenny, Andrée Lacelle et Michel Ouellette.

    Cette initiative est une collaboration entre l'Association des auteures et auteurs de l'Ontario français et la Chaire de recherche « La prison dans la culture, la culture dans la prison » de l'Université d'Ottawa. L'ouvrage est publié en coédition par les Éditions du remue-ménage et les Éditions Prise de parole.

    Les textes de l'ouvrage couvrent une vaste gamme de genres littéraires courts, passant du poème au slam, du théâtre à l'épistolaire, du récit bref au conte. La parole y est le plus souvent directe et sans fard. Elle est parfois profondément liée au quotidien, dont elle traduit avec force les enjeux, les trahisons et la quête. Ailleurs, elle se pare de merveilleux, s'habille de la métaphore pour faire un clin d'oeil à la vie.

  • À la fois introduction à la littérature franco-ontarienne et exploration des enjeux liés à la production littéraire minoritaire, «Introduction à la littérature franco-ontarienne (1970-2008)» témoigne de l´essor fulgurant que connaît cette littérature depuis le début des années 1970.
    Dans une introduction substantielle, les directrices de l´ouvrage présentent les particularités du corpus et effectuent un survol de la production littéraire en Ontario français des origines -1610 - à 1969, situant ainsi l´émergence de la littérature franco-ontarienne dans son contexte historique, politique et culturel. L´ouvrage comporte ensuite cinq chapitres, rédigés par des spécialistes, chacun abordant l´un ou l´autre des principaux genres littéraires s´étant développés depuis 1970 : théâtre (Jane Moss), poésie (François Paré), chanson (Johanne Melançon), roman (Lucie Hotte) et nouvelle (Michel Lord).

  • Paru initialement en 2003, sous le titre «La littérature franco-ontarienne: état des lieux», l'ouvrage a été revu et augmenté. En plus de proposer une vision panoramique de la littérature franco-ontarienne, il comprend des textes qui abordent les différents genres littéraires - dont la poésie, la nouvelle, le roman au féminin, le théâtre -, ainsi que des réflexions sur l'écriture de l'exil, la réception critique et l'institution littéraire.

    Les interventions des quatorze chercheurs mettent en relief les aspects saillants de cette littérature. Ainsi, «Perspectives sur la littérature franco-ontarienne» dresse « l'état des lieux » d'une littérature en émergence, examine les contours, les limites et les possibilités de cette « littérature de l'exiguïté » en perpétuel devenir et témoigne de la vigueur et de la richesse du corpus.

    Les directeurs de l'étude affirment : «[...] nous sommes persuadés que ces perspectives sur notre littérature au tournant du nouveau millénaire constitueront un jalon historique dans le développement et l'évolution d'une écriture ayant acquis ses lettres de noblesse à travers la province et la nation. Les essais de ce livre montrent sans ambages que la littérature franco-ontarienne est prête à transcender les frontières nationales et internationales pour faire entendre l'originalité et la pertinence de ses voix dans le concert de l'universel sans perdre pour autant son cachet.»

  • « [...] l´écriture de Jean Marc Dalpé fracture le silence, répète à qui veut l´entendre, jusqu´à la vocifération, la nécessité absolue de la voix, source de toute affirmation et de toute dignité.» L´oeuvre riche et consacrée de Jean Marc Dalpé - trois prix du Gouverneur général - passe ici sous la loupe de dix-sept spécialistes, dont Lucie Hotte, François Ouellet, Dominique Lafon et Mariel O´Neill-Karch, et sous le regard de créateurs, dont Robert Dickson (prix du Gouverneur général). Il s´agit du premier examen en profondeur des trente ans d´écriture de Dalpé : son théâtre, sa poésie, ses romans et nouvelles.

    Les chercheurs étudient sa langue, «obscure, compacte, fulgurante », et explorent les résonances culturelles et collectives de ce langage «pétri et poli». Ils analysent le sous-texte, le riche non-dit et le tragique qui en émane, « sourd, brutal, invisible comme le vent et qui éparpille les êtres». Ils se penchent sur les rapports de force entre les personnages, le noyau oedipien et la fiction du bâtard. Enfin ils définissent l´ouvrier d´un dire comme acteur social, dont l´influence agit sur les générations de créateurs qui ont suivi.

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