Éditions La Pierre Philosophale

  • Mais en quoi ce conte hermétique doit-il être rattaché à la pseudo-initiation de François 1er chez les Charbonniers ?
    Depuis longtemps déjà, bien antérieurement à cette période, les forêts étaient devenues le refuge des corporations ouvrières liées au travail du bois : charpentiers, menuisiers. Ces corporations furent les ancêtres de la franc-maçonnerie actuelle. Il s'agissait d'une maçonnerie du Bois ou de la Forêt, une maçonnerie opérative. En quoi était-elle opérative ?
    En hermétisme ou Alchimie. Au XVllle siècle, la Maçonnerie dégénéra, abandonnant la pratique pour les spéculations ; toutefois le courant opératif subsista. Contraint de « s'enterrer », il se cacha au sein de différents groupements, continua de transmettre son savoir de façon souterraine. Au XIXe siècle, la Charbonnerie connut un prolongement engagé politiquement : le Carbonarisme...
    Mais ceci est une autre histoire ..!
    Le loup, dans les textes hermétiques, est toujours pris pour le symbole du mercure des Sages, l'agent mystérieux capable d'ouvrir les métaux, de les rendre philosophiques, propres à servir dans la suite du processus. Les fêtes qui étaient, autrefois, consacrées au loup vert, en France, sont éloquentes concernant cette fonction puisqu'elles s'entendent par «l'ouvert.»

  • C'est par la présentation du conte intitulé «Le Chat Botté» que s'achève cette trilogie présentée par Richard Khaitzine.
    Trois contes sont ici réunis pour la première fois dans cette nouvelle collection et abordés sous l'angle de l´hermétisme.
    Après Peter Pan, archétype d'Hermès tout de vert vêtu voici venir le tour du « Petit Chaperon Rouge », médiateur entre le Ciel et la Terre. Un loup noir, un beurre blanc et un chaperon rouge, les trois couleurs du Grand-OEuvre alchimique.
    Le troisième conte inédit proposé à notre réflexion sera « le Chat Botté » ! Trois contes dits pour enfants sages où tradition hermétique et vertu maçonnique s'épousent dans l'athanor du langage !
    Richard Khaitzine laisse trace, indique les pistes, restitue au conte sa dimension traditionnelle pour le plus grand bonheur du lecteur.
    Lis, lis, Relis, Pries, Travailles, et tu Trouveras.

  • La tradition orale fut confiée au peuple lequel, s'il est ignorant de la somme de connaissances qu'il transporte, n'oublie jamais rien.
    D'un siècle à l'autre, les contes, les comptines et les jeux se sont transmis avec une rigoureuse exactitude, sans que la moindre virgule en ait été omise, la moindre règle transformée. Sous des dehors naïfs, les contes bleus, bleus comme le manteau de Jupiter (il y a là matière à réflexion pour les francs maçons des loges bleues... n'est-ce pas ?), également appelés contes de bonne femme ou Contes de fées, sont destinés à nous délocaliser, à nous mettre dans un état de plus grande réceptivité. Il est évident que les histoires en question sont des contes à dormir debout. Soit!... Pour ce faire, les artistes utilisèrent un langage particulier basé sur les à-peu près phonétiques. Les rébus, les charades, les homophonies, les jeux de mots furent autant de moyens dont usèrent les Philosophes afin de masquer leur pensée. Ainsi qui s'est aperçu que « Peter Pan » (la Pierre Universelle) n'était qu'une allégorie d'Hermès (maître des lieux souterrains, de la mer et des airs) et de la Pierre Philosophale ?

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