Éditions Actes Sud

  • Raphaël Enthoven et Jacques Perry-Salkow nous convient ici à esquisser une histoire buissonnière de la pensée, dans un livre qui offre à l'appétit du savoir un banquet grave et malicieux, un dialogue incessant où les lettres parlent et où le philosophe répond (ou l'inverse).

  • Vingt-neuf textes parus dans la presse au cours des dix dernières années - chroniques politiques, réflexions sur l'écriture et l'exil, essais mixtes sur les actions gouvernementales, les pesanteurs archaïques et les clichés à l'oeuvre dans la vie quotidienne en Turquie - qui éclaireront le profil d'essayiste engagée de Asli Erdogan et permettront de comprendre pourquoi l'auteur, victime de la chasse aux sorcières déclenchée en juillet 2016, est actuellement en prison. L'écriture toujours soignée et traversée de fulgurances poétiques de la romancière trouve ici un autre terrain d'expression, non moins convaincant.
     
     

  • Ce que vous mangez peut-il déterminer la durée et la qualité de votre vie ? La réponse est oui. Mais un oui cliniquement prouvé. Près de trente années de recherches sur les liens entre la nutrition, les gènes, le vieillissement et les maladies ont permis au Pr Valter Longo d'élaborer une stratégie unique pour avancer dans l'âge en bonne santé. Comment ? En adoptant au quotidien son régime de longévité et en pratiquant trois à quatre fois par an une Fasting-Mimicking Diet (FMD) - littéralement une diète qui imite les effets du jeûne - cinq jours durant. Grâce à la FMD, vous tirerez tous les bénéfices du jeûne sans en subir les inconvénients (la faim, le manque d'énergie, les difficultés d'endormissement, etc.). Les effets de cette stratégie combinée : une perte de poids et une réduction du tour de taille ; un allongement significatif de la durée de vie ; une prévention de la perte de masse musculaire et osseuse ; une protection contre les maladies. De quoi vivre sainement, longtemps et... pleinement !
    Valter Longo dirige l'Institut de la longévité de l'université de Californie du Sud (Los Angeles) et le Programme oncologie & longévité à l'Institut Firc d'oncologie moléculaire (IFOM, Milan), qui compte parmi les meilleurs organismes de recherche européens sur le cancer. Il s'est fait internationalement connaître par ses travaux sur le jeûne, en montrant ses effets bénéfiques dans le traitement du cancer.

  • Intense, fripon, voluptueux, sentimental, libre, grivois, romantique, solennel, saugrenu, clandestin, cru... L'amour a mille et une variations que Laurence Castelain et Jacques Perry-Salkow effeuillent avec un plaisir communicatif. Décidément, la langue de Molière porte en germe le génie de l'amour. Et, à n'en pas douter, l'amour et l'anagramme étaient faits pour se rencontrer : l'un met sens dessus dessous les coeurs et les corps ; l'autre, les mots.

  • Cette maudite race humaine regroupe cinq textes d'un recueil de courts essais de Mark Twain, écrits à la fin de sa vie, publiés de manière posthume en anglais et encore jamais traduits en français. Tendre satire sur « le complexe de supériorité » de l'homme, cette volée de flèches désopilante sur la tendance anthropo-centrée de l'homme, révèle - s'il en était encore besoin - la causticité irrévérencieuse de cet auteur culte. Avec une préface de Nancy Huston.

  • Dans son livre le plus personnel à ce jour, Alberto Manguel raconte comment il a assouvi sa propre curiosité par le commerce incessant qu'il a entretenu sa vie durant avec les livres grâce auxquels ils s'est frayé un chemin dans l'énigme et la complexité du monde. Et réaffirme les vertus du pacte que curiosité et lecture ne cessent de reconduire au bénéfice des plus féconds accomplissements que nous réserve notre imaginaire.

  • Le vide, comme le temps ou la matière, a hanté l'histoire de la philosophie et celle de la physique. Mais les philosophes et les physiciens parlent-ils de la même chose ? Les premiers considéraient que le vide n'existe pas vraiment, alors que les seconds prouvent son existence au milieu du XVIIe siècle. Étienne Klein nous montre que la vie du vide est contre toute attente une vie dense... Et de plus en plus dense à mesure que la physique progresse. Au XXIe siècle,le vide est devenu un concept central qui a partie liée avec les plus grandes découvertes et donne lieu à d'intenses controverses.

  • Une invitation aussi magistrale que délectable à retrouver les plus légendaires personnages de la littérature mondiale : du Petit Chaperon rouge à Dracula en passant par Alice au pays des merveilles, Faust, la Belle au bois dormant, Don Juan, Robinson Crusoé, Superman, Quasimodo, Sindbad-le-marin, Frankenstein et le capitaine Nemo. Ou comment ces personnages inoubliables débordent de leurs livres pour nous guider sur le chemin de la vie, par l'un des plus éminents bibliophiles au monde. Une préface tout en intimité et 40 illustrations de la main de l'auteur viennent compléter ce livre-talisman.

  • Toute personne qui projette de passer un week-end à Venise devrait emporter ce livre dans ses bagages, car c'est un merveilleux instrument de décryptage de l'objet culturel appelé Venise. Au fil des chapitres, et des années, la forme évolue, du traditionnel récit de voyage à une déambulation sans but précis, au gré de la mémoire de l'auteur, de sa culture, des associations d'idées ou des images qui le frappent durant les flâneries où il se perd plus ou moins volontairement. Venise fonctionne ici comme un précipité de toute l'Histoire et de toute la culture européennes, un héritage qui disparaît lentement dans les eaux... Au lieu de s'en désoler, l'auteur nous prête en souriant son immense érudition pour nous permettre d'en jouir tant qu'il en est encore temps

  • Des formes primitives du nomadisme au Land Art, en passant par Dada, le Surréalisme et le Situationnisme, une histoire et une théorie de la marche comme pratique esthétique. Ouvrage culte pour les urbanistes et les architectes, Walkscapes passionnera aussi les flâneurs et les explorateurs qui font de la ville leur terrain de chasse privé.

  • À travers cet entretien aussi loyal qu'approfondi qui aborde l'oeuvre sur un mode thématique, le lecteur revisitera l'univers des fictions de Paul Auster dont il découvrira des aspects inédits ou encore insuffisamment identifiés. Il s'agit là d'un dialogue ouvert, d'une oeuvre collaborative dans laquelle Paul Auster s'est investi de manière authentique, notamment pour rester fidèle à l'ADN si spécifique de ses romans, dont chacun constitue un voyage en terres inconnues - pour lui-même, comme pour le lecteur. Un ouvrage indispensable pour les nombreux lecteurs que son oeuvre d'exception a valu au grand écrivain américain.

  • En 1930, l'architecte Léon Claro, grand-père de l'auteur, fait bâtir, au pied de la Casbah d'Alger, une « maison indigène », à la fois hommage au style néo-mauresque et célébration du centenaire de l'Algérie française .De cette maison (qui existe toujours) ce livre est une visite - intime, historique, littéraire, politique -  une « boîte noire » dont Claro extrait la mémoire, laquelle inclut Albert Camus, Le Corbusier, le poète Jean Sénac ou Lucchino  Visconti, tous fascinés par la ville blanche ou pris dans la tourmente de la guerre d'Algérie  - et chacun détenant, à sa façon, une clé de la « maison mauresque ». Ce livre force  donc des serrures, pousse des portes, dont une, inattendue, qui donne sur une pièce que l'auteur croyait vide : celle du père.

  • "A quoi ça sert d'inventer des histoires, alors que la réalité est déjà tellement incroyable ?". "L'Espèce fabulatrice" est la réponse à cette question liminaire. Ou l'Art de la fiction, selon Nancy Huston.

  • Pour commémorer le centenaire de la mort du philosophe, la biographie de Rüdiger Safranski plonge au coeur d'une existence exceptionnelle vouée à une philosophie 'agissante'.

  • L'anagramme est une porte dérobée. Et il faut aimer les perspectives inattendues, curieuses ou cocasses pour goûter le plaisir d'un tel jeu, qui consiste à mélanger les lettres d'un mot, d'une expression, en vue de former un nouveau mot, une nouvelle expression. Cette fois, le plaisir est musical, et notre duo, Karol Beffa et Jacques Perry-Salkow, nous entraîne dans une vagabonderie qui lui ressemble intimement, une fantaisie sur les oeuvres et leurs compositeurs. Anagrammes de Jacques Perry-Salkow.Textes de Karol Beffa.
     
     

  • Dans un monde de plus en plus virtuel, où se trouve notre juste place, si ce n'est en nous-mêmes ? Rencontrer cette identité à l'aide du corps, en visitant les sensations en profondeur, sans nier aucun aspect de notre être, telle est la proposition de ce tantrisme contemporain. Aliam Rizzi, praticien tantrique pour hommes depuis dix-sept ans, s'appuie sur un double constat : la sexualité est devenue un endroit de rupture et de tension, mais maniée avec conscience, elle devient un outil de révélation et de transformation lorsqu'on lui rend sa juste place.

  • Les livres nous soignent. Tandis que fleurissent les salons de "développement personnel " et les premières thèses de médecine sur le pouvoir des livres, Régine Detambel, écrivain et kinésithérapeute de formation, s'est donné pour tâche de montrer que la littérature comme remède doit se défier tout autant du pouvoir médical que des lieux communs du bien-être de masse.

  • Face à la question de la montée de l'intolérance dans nos sociétés, Alberto Manguel, dressant de fascinants parallèles entre les réalités individuelles et politiques du monde contemporain et celles que prennent en charge le mythe, la légende et le récit, propose de prêter attention, plutôt qu'au discours d'autorités prétendûment "compétentes", à ce qu'ont à nous dire, sur la manière de bâtir une société, les visionnaires, les poètes, les romanciers, les essayistes et les cinéastes, forts du commerce de longue date que chacun d'entre eux entretient avec l'énigme du coeur humain.

  • Une série d'essais combinant intelligence, émotions et passion, où Siri Hustvedt, explorant les multiples facettes qui caractérisent la personnalité de tout écrivain, débusque les préjugés culturels à l'oeuvre au coeur de la littérature comme de la vie.

  • Dans ces quinze brefs essais dont la plupart ont été publiés en revues ou dans des ouvrages collectifs, Paul Auster visite quelques figures de son panthéon littéraire (de Georges Perec, Jacques Dupin, André du Bouchet ou Alain Robbe-Grillet à Samuel Beckett, George Oppen, Edgar Allan Poe, Joe Brainard mais aussi, de manière moins attendue, son ami le cinéaste Jim Jarmusch) et évoque ses rencontres tant livresques que réelles avec ces créateurs aimés tout en interrogeant avec profondeur et humour la pratique de l'écriture dans tous ses états - et notamment la sienne propre.

  • Pour ne pas perdre le nord (minuscule en général, majuscule quand il s'agit de la région d'un pays) ; pour ne pas donner du mister (Mr) à monsieur (M.) ni de trait d'union à saint Jacques, sauf quand c'est le nom d'une église ( Saint-Jacques-de-Compostelle); pour distinguer le Premier ministre du président de la République, même si l'un rêve toujours d'être l'autre; pour laisser leur minuscule au roi et à l'empereur sauf en cas de mégalomanie (Napoléon); pour ne pas écrire 1ère mais 1re; pour conserver l'accent sur les capitales, donc la lisibilité d'un texte en dépit de toutes les paresses et de toutes les pressions numériques... bref,pour ne pas se perdre, un seul fil d'Ariane, le Lexique des règles typographiques. C'est la bible de tous les académiciens quand ils rédigent le Dictionnaire, la règle du jeu de la langue française. Le jeu en vaut la chandelle.

  •   À travers quelques figures majeures des arts plastiques (peintres, photographes, cinéastes...), Siri Hustvedt, fidèle à son engagement vis-à-vis de la cause des femmes, évoque la nature et les implications du regard, bien souvent manipulateur voire prédateur, que les artistes de sexe masculin tendent, dans leurs oeuvres, à poser sur les femmes. Une problématique d'une actualité brûlante à l'heure de la théorie du genre, des polémiques qu'elle suscite ou des scandales qui, à l'échelle planétaire, ont récemment affecté des pans entiers de la société.

  • Dans l'antiquité, l'otium était considéré comme l'un des moments les plus désirables de l'existence. Libéré des tâches vitales, affranchis des préjugés, des croyances et des intérêts, les hommes libres pouvaient s'y livrer à la culture du for intérieur, du goût, du jugement, à la quête désintéressée du sens, de la beauté, des valeurs, de la vérité. Cette part d'humanité menacée par l'injonction d'efficacité que nous impose le marché, peut être précisément désignée par l'otium. Loin de toute nostalgie, il s'agit d'éclairer les sources d'une liberté et d'une créativité aujourd'hui compromises par l'hégémonie du marché. Il s'agit aussi d'identifier la responsabilité de l'État démocratique dans l'accès de tous à ce loisir studieux et émancipateur.

  • Après la mort de l'auteur, le fragment d'un livre sur la Corse a été trouvé - quatre magnifiques morceaux de prose qui, ici, sont rassemblés avec quatorze essais littéraires jamais publiés en France. Qu'il parle de Piana, de Nabokov, de musique, de Handke ou de Jean Améry - la voix de Sebald est identifiable entre toutes.

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