Les Presses de l'Université Laval (PUL)

  • « Le temps vient de secouer l'ascendant des philosophies extrinsèques : de repenser la méthode du droit en la puisant à l'expérience particulière des juristes ». Par ces mots, Michel Villey (1914-1988) nous donne le code (comme aurait dit Jasper) de compréhension de sa philosophie du droit. Ce livre analyse l'oeuvre du plus célèbre philosophe du droit français de manière à mettre en lumière cette préoccupation première de Michel Villey : le métier de juriste.

    Le livre de Stéphane Bauzon, Le métier de juriste. Du droit politique selon Michel Villey ne laisse pas indifférent. L'auteur qui en est l'objet, Michel Villey, a été diversement apprécié de ses collègues. Il a été par eux plus combattu que compris.

    /> L'expression « droit politique » ne renvoie pas du tout au droit constitutionnel, aux libertés politiques ou au droit social, mais à un ensemble intellectuel proche, dans une perspective pratique, du jus civil des jurisconsultes romains. Il s'agit « de dire ce qu'est le droit pour le praticien, à l'intérieur de son métier ».

    A la fois simple et profond, ce livre est d'une grande utilité aux juristes confirmés et aux étudiants en droit. Les uns pourront réfléchir sur les perspectives ouvertes par Stéphane Bauzon dans le métier de juriste et les autres pourront être très agréablement initiés aux problèmes fondamentaux de la philosophie du droit.

  • Ces dernières années ont été marquées, dans les milieux de la formation des pays post-industriels, par un effort collectif en faveur de l'établissement de passerelles pour favoriser les apprentissages tout au long de la vie. Ces passerelles en viennent à mettre en correspondance la formation par l'expérience et la formation par le diplôme, hier encore en forte concurrence. Il s'agit ainsi de susciter, en les validant sur un mode formel, les engagements dans l'apprentissage - que ce soit pour le travail, la vie citoyenne ou la vie familiale et personnelle - afin que les adultes et les collectivités soient en mesure de faire face aux changements qui caractérisent leur époque de flexibilité en participant à une société du savoir.

    De façon plus pragmatique, ces passerelles peuvent être conçues pour accélérer les reconversions professionnelles dans des domaines en pénurie de mains-d'oeuvre ou pour favoriser la mobilité continentale ou internationale des travailleuses et des travailleurs. A travers ces passerelles, entre la quête de reconnaissance des uns et la volonté de retracer puis d'encadrer et d'évaluer l'apprentissage des autres, on ne peut réduire la validation des acquis à une approche strictement technique. Le présent ouvrage étudie les phénomènes de reconnaissacne qui sont en place pour les adultes dans le travail actuel de systématisation des procédures de validation des acquis de l'exprérience. Cette étude est faite à partir d'une diversité de contributions de l'espace francophone (France, Québec, Suisse) ce qui permet une approche comparative.

  • A travers les errances de l'homme, aussi bien dans son rôle de coupable que dans son état de victime, Stamatios Tzitzis cherche à définir les traits fondamentaux de l'humanisme d'aujourd'hui. L'auteur étudie la possibilité d'actualiser les valeurs classiques qui ont fait prospérer l'humanité. Il explique comment les éthiques modernes sont impuissantes à combler le vide existentiel engendré par les morales déconstructives et envisage la personne comme le vecteur de la reconnaissance du mérite et de l'unicité de chaque homme tout en consolidant les relations d'altérités. Pour Stamatios Tzitzis, il n'y a de véritable respect d'autrui qu'en admettant la singularité de chacun et en mettant en exergue la dignité personnelle.
    Qu'est-ce que la personne ? (Armand Colin, 1999), La personne, l'humanisme et le droit (Presses de l'Université de Laval, 2002) et La personne. Criminel et victime constituent une trilogie mettant en lumière la personne, dans ses multiples rôles existentiels, face à l'ordre, à la fois contraignant ou protecteur, du droit.

  • L'humour malavisé inquiète le pénaliste. L'éclat de rire à la vue d'une infraction rend-il complice ? Quel sort réserver au canular terroriste, au toucher sexuel déplacé, à l'exhibitionnisme, à l'ironie diffamatoire, à l'entartage, au bizutage, aux menaces proférées à la blague, à l'individu qui s'amuse à effrayer autrui en brandissant une arme à feu ? La plaisanterie mérite-t-elle le rôle de moyen de défense ? Au carrefour du droit, de la philosophie, de la sociologie et de la psychologie, le thème de la répression de l'humour et du rire oblige à départager le comportement déplacé et le comportement proprement criminel.
    Le jeu, le rire, l'humour ont pour but d'échapper au sérieux de ce monde. Le défi consiste à définir la sphère de liberté ludique de l'homme. Force est de cerner le seuil de tolérance du droit criminel et de tracer la ligne de partage entre l'humour discutable et l'humour foncièrement coupable. Soucieux de ménager à l'homme des zones de non-droit, le présent ouvrage se livre à l'élaboration d'une théorie juridique du rire.

  • A l'heure de la mondialisation des échanges, autant culturels qu'économiques, les droits démocratiques et la reconnaissance des identités forment, sans doute, deux des axes qui questionnent le plus en profondeur les fondements de nos institutions juridiques contemporaines. L'idée même de « droits démocratiques » suggère un dialogue plus soutenu, plus ouvert et plus concret entre la société civile et l'institution juridique. Plus encore, elle présuppose la nécessité d'un réexamen des relations entre le citoyen et le droit.
    Dans quelle mesure ces deux entités sont-elles, au-delà de leur volonté, compatibles, aussi distinctes que soient leurs modalités ? Au premier regard, il est vrai, ces deux entités semblent diamétralement opposées. En quoi le simple citoyen peut-il avoir une influence sur les décisions juridiques ? Si on ne peut concevoir qu'un Etat démocratique ne puisse être soutenu par une institution judiciaire fidèle à ses principes, il ne va pas de soi que cette même institution use elle-même de procédés démocratiques.
    Roberto Andorno, Josiane Boulad-Ayoub, Paul Dumouchel, Isabelle Duplessis, Louis LeBel, Geneviève Nootens, Paule-Monique Vernes, Luc Vigneault

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