Editions du Cerf

  • Qu'est-ce que la criminologie ? Cet ABC répond pour la première fois de façon exhaustive et critique à cette question en offrant un panorama sans précédent de cette discipline en plein développement en France. On y trouvera : un dictionnaire fondamental pour comprendre les concepts ; plus de 40 notions, allant d' « anthropologie criminelle » à « victimologie », en passant par « justice », « technique de neutralisation », « prévention » ; une anthologie des écrits essentiels, certains traduits pour la première fois, pour comprendre les sources ; pus de 50 textes d'auteurs de toutes nationalités, des Lumières à aujourd'hui, de Cesare Beccaria à Michel Foucault en passant par Émile Durkheim ou encore Gabriel Tarde. Un guide intuitif, érudit, riche, dans lequel Alain Bauer démontre ses talents de pédagogue et livre les clés de cet univers dont il est l'un des pionniers.

  • Fille, femme, mère ou épouse, la femme musulmane intrigue et représente un sujet de perpétuel questionnement. Les amalgames et les aprioris sont nombreux en ce qui la concerne, et par voie de conséquence, l'appréciation de l'islam s'effectue souvent par ce seul prisme. S'intéresser à la répudiation musulmane, c'est s'intéresser à la femme musulmane et à l'islam au sein du couple. D'origine essentiellement religieuse, la répudiation est la rupture unilatérale et discrétionnaire du mariage décidée par l'époux. En droit musulman, elle permet au mari de mettre un terme à la relation maritale sans avoir à se justifier. En France, cette institution est critiquée et même rejetée tant elle paraît étrangère à la civilisation européenne. Pourtant, à y regarder de plus près, la rupture unilatérale et discrétionnaire du couple existe également en droit français avec le divorce pour altération définitive du lien conjugal ou la rupture unilatérale s'agissant du PACS et du concubinage. Alors que la répudiation ne peut être mise en oeuvre que par l'homme, les ruptures unilatérales résultant du droit français peuvent être décidées par l'homme ou la femme. Toutefois, fondamentalement, les effets sont les mêmes : l'un décide, l'autre subit. Refuser de reconnaître l'existence de modes de ruptures unilatéraux et discrétionnaires, c'est faire preuve de cécité. Sous couvert de liberté individuelle, nombre de conjoints, de partenaires et de concubins sont « répudiés » par la volonté d'un seul. Dans ce cas, et comparativement, pourquoi les répudiations musulmanes sont-elles si décriées ? Peut-on avoir une position critique à l'égard de la répudiation musulmane lorsqu'il existe au sein même de son dispositif législatif des modes de ruptures ayant une très forte filiation avec la répudiation musulmane ?

empty